Archive pour octobre 2007



Feedbooks

4f225afe2e3d4182983b38ec124931fd.jpgVu chez LibrarianInBlack, Feedbooks est une plateforme dédiée à la lecture d’e-books sur des terminaux mobiles : les contenus sont disponibles en pdf (standard ou personnalisé), au format Sony Reader, au format iLiad. Le site, en beta, se partage en 3 zones : consultation (on peut consulter près de 1800 titres en texte intégral, dont plus de 250 en français), partage (on peut télécharger ses propres contenus) et news, qui permet en théorie de générer une newletter en pdf à partir de différents contenus issus du web, notamment des fils rss (on peut même ajouter une rubrique sudoku). Je dis en théorie, parce que les exemples sur le site ne sont pas vraiment convaincants, mais bon, c’est en beta. Et puis si ça se trouve sur un mobile ça rend bien, je n’ai regardé que les versions pdf standard sur PC.
[credit photo : rod@scott]

BDD juridiques : du tout en un

38c73a06fc5260073c42699d729905c6.jpgVu chez Doctrinal, de nouveaux contenus, lancés ou à venir : une base de jurisprudence, de la législation en texte intégral.

La semaine dernière, c’est Dalloz qui annoncait sa base de jurisprudence, elle vient s’ajouter aux « Bases matières » déjà proposées sur la plateforme. Ce qui fait que toutes les grandes bases juridiques offrent désormais à peu près les mêmes types de contenus : encyclopédies et/ou ouvrages spécialisés, revues, jurisprudence. Et, à la vitesse à laquelle les tarifs augmentent – certains éditeurs en sciences sociales semblant s’être fixé comme objectif de rattraper les coûts prohibitifs de l’édition en sciences ‘dures’ – le bibliothécaire va vraisemblablement bientôt devoir faire des choix.

Dans l’optique de cette délicate – mais inévitable – opération de sélection, voici quelques points et réflexions qui me viennent :
– les clauses d’archivage : si j’arrête mon abonnement à Lamyline, que me reste-t-il ? Certains proposent l’envoi de cédéroms d’archives, mais ce n’est pas le cas partout.
– l’ergonomie de la plateforme de consultation : des évolutions de type export vers des systèmes de gestion des références bibliographiques sont-elles prévues (oui, parce que jusqu’à présent AUCUNE de ces bases ne propose de solution d’export dans un format standard pour ce genre d’opération (type RIS) ? L’ajout de fils RSS ? Le service technique est-il à l’écoute des retours des utilisateurs ?
– la qualité des contenus : les bases avaient au départ un « produit phare » qui faisait leur intérêt (le dépouillement bibliographique pour Doctrinal, le recueil pour Dalloz, les Juris-Classeurs chez Juris-Classeurs…), peuvent-elle arriver au même niveau de qualité sur les autres produits ? Au lieu de lancer des produits concurrents, n’auraient-elles pas plutôt intérêt à se distinguer en améliorant leur produit phare et en travaillant à une meilleure interopérabilité avec les autres plateformes ?

Bien sûr, nous sommes dans un système hautement commercial, et mes remarques peuvent paraître naïves, mais bon, j’ai le droit de réfléchir à voix haute… 😉
[Crédit photo : thejesse]

Du PEB à l’AO

db370f9e98c1e3a7b2b22a79f0d8cb65.jpg« Du PEB à l’AO : une transition naturelle

Quand les articles seront en libre accès, on n’aura plus besoin du Prêt Entre Bibliothèques (PEB). Il devrait y avoir globalement, une corrélation inverse entre le nombre d’articles en libre accès et le nombre de demandes de prêt entre bibliothèques : au plus il y a d’articles en libre accès, au moins il y a besoin d’utiliser le PEB.

Ce qui libèrerait des financements (sur les charges liées au PEB) et des ressources humaines. Les fonds récupérés pourraient être redéployés pour compenser les frais de traitement des articles et financer la publication en libre accès pour les chercheurs de l’université [dans le cadre du modèle auteur-payeur, NDLT]. Les économies les plus importantes en ressources humaines bénéficieraient aux grosses bibliothèques universitaires, celles qui ont les collections les plus importantes, qui sont aussi celles qui prêtent le plus.

On pourrait alors raisonnablement se demander si les personnels actuellement en charge du prêt entre bibliothèques ne pourraient pas être formés aux tâches de gestion de l’archive ouverte. A mon avis, les personnels experts du prêt entre bibliothèques ont de grandes compétences à apporter à l’archive : ils ont l’habitude de travailler avec des documents et avec des enseignants-chercheurs, dans une relation de face à face, et sont attentifs aux métadonnées et au contrôle de la qualité des documents transmis par voie électronique.

Travailler dans un domaine où l’activité et la demande ralentissent est déprimant ; travailler dans un domaine émergent où l’activité augmente est motivant. Une transition du PEB vers l’archive ouverte bien organisée, cela signifie que la bibliothèque aura plus de personnel disponible pour l’archive, selon un modèle qui reflète le changement dans les besoins. Et, ce qui est tout aussi important, une approche intelligente de cette transition pourra amener des bénéfices substantiels : dans le moral de l’équipe, et dans une culture organisationnelle ainsi plus positive. »

Heather Morisson, From interlibrary loans to institutional repository department: a natural transition.
[Crédit photo : wise wolf]


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