Search Results for 'iphone'

E-books et TVA

Vu sur l’édition 2012 du Rapport de l’International Publishers Association sur la TVA sur les livres   (merci à GC pour le signalement) :
« En 2012, 45% des pays analysés n’accordent aucune exemption ni aucun taux réduit pour les publications électroniques, un pourcentage qui reste inchangé par rapport à 2011. Ce traitement fiscal discriminatoire entre livres imprimés et électroniques se poursuit en violation des recommandations et des études comparatives de l’OCDE, qui préconisent une politique non-discriminatoire et l’application d’allègements sur les publications numériques. Comme l’usage de livres électroniques augmente particulièrement rapidement dans les pays du marché anglophone, et commence à être adopté dans d’autres pays, il devient vraiment urgent de se saisir de cette question. »
En effet, car les conséquences de cette TVA inadaptée sur le livre électronique sont multiples :
– maintien de coûts élevés sur des ressources que les lecteurs s’attendent à payer moins chers et dont les auteurs espèrent retirer un bénéfice plus important
– recul des initiatives pour le développement du numérique, dans l’éducation notamment
– pénalisation des lecteurs handicapés (qui ne peuvent pas, selon le handicap, utiliser de livres imprimés)
L’argument avancé le plus fréquemment par les tenants d’un fort taux de TVA étant la difficulté à repérer les livres électroniques parmi le reste des contenus numériques, on en revient à l’importance de bien définir ce qu’est un livre numérique (comme cela a déjà été évoqué lors des journées Couperin sur les e-books). Le rapport mentionne la définition utilisée par la ville de New-York, où un « produit » (ie un livre électronique) remplissant les conditions suivantes ne doit pas être taxé :
« a) L’achat du produit n’ouvre pas au lecteur l’accès à d’autres biens ou services, et toutes les révisions apportées au livre électronique sont limitées à la correction d’erreurs
b) Le produit est fourni sous la forme d’un téléchargement individuel
c) Le produit est vendu et promu en tant que livre électronique ou tout terme similaire
d) Si l’usage du produit nécessite que celui-ci soit mis à jour, ou bien fasse l’objet d’une édition nouvelle ou révisée occasionnellement, les mises à jour ou la nouvelle édition ou l’édition révisée ne doivent pas être effectuées plus d’une fois par an
e) Le produit n’est pas conçu pour fonctionner avec un autre logiciel que celui destiné à la lecture (que ce soit sur un Kindle, un Nook, un Ipad, un Iphone ou un ordinateur) »

Le rapport réaffirme en conclusion la nécessité d’aligner la fiscalisation des e-books sur celle des livres imprimés.
[photo : s_falkovw]

Bibliothécaires LOL

« L’équipe LOL (Library Outside the Library) de la bibliothèque de l’Université Cornell a pour objectif d’améliorer la visibilité de la bibliothèque et de la rendre accessible en dehors des lieux, des outils et des services traditionnels. Pour mener cette tache à bien, l’équipe trouve, paramètre, diffuse, et évalue des services et outils pour amener la bibliothèque à ses usagers, où qu’ils soient. Et pour remplir sa mission, l’équipe LOL a développé une approche « soft » pour intégrer les pratiques inovantes : elle tire profit des outils existants, en y apportant la personnalisation nécessaire le cas échéant ; elle encourage une culture de l’expérimentation et la volonté de stopper les projets qui ne fonctionnent pas ; enfin, l’équipe n’a pas peur d’adopter les tendances à la mode – après tout, c’est souvent là que se trouvent de nombreux usagers actuellement. Parmi les projets en cours de LOL figurent le développement d’une application pour iphone et une version mobile du site web de la bibliothèque de Cornell, un service de référence par SMS, et le chargement de collections importantes sur Flickr. Certaines de ces initiatives ont connu un succès tel qu’elles ont été intégrées dans les services et les missions de base de la bibliothèque. »

Pour plus de détail sur le fonctionnement de LOL, on peut consulter ces documents présentés lors de la dernière réunion des groupes de travail de la Coalition for Networked Information (CNI).

[photo : KayVee.INC]

Un Aardvark dans le moteur

Aardvark est un service de questions-réponses collaboratif monté par d’ex-cadres de chez Google en 2007, qui utilise les réseaux sociaux pour multiplier les points d’accès : on peut poser des questions et y répondre sur le site web, par messagerie instantanée, par iphone, sur Twitter (d’où la rapidité des résultats – dans les 5 minutes – ce qui est un plus). Le site est simple et plutôt convivial – il permet de renvoyer un message de remerciement à la personne qui vous a répondu, on peut accéder facilement à la liste des questions que l’on a posées / des réponses que l’on a données, ou transférer la question vers une personne plus susceptible de connaître la réponse.

Le concept de ‘recherche sociale’ appliqué ici, c’est, en gros, qu’il vaut mieux demander à celui qui sait plutôt que perdre du temps à chercher. Un réflexe qui n’est pas idiot, mais que j’aurai pensé moins répandu – que ce que j’ai plu le constater en pratiquant sur Aardvark – à l’heure où on peut trouver tout ce qu’on veut en 2 clics sur internet : certaines des questions que j’ai vu passer trouvaient une réponse par une simple requête sur Google. Ce qui me laisse perplexe : il me semble plus facile de googler quelque chose que d’aller poser une question sur un site de questions-réponses, non ? Mais bon, toutes les questions ne sont pas du même acabit, et il y a aussi beaucoup de demandes de conseils, de tuyaux, d’avis : c’est la recommandation que l’on recherche.

Le service marche plutôt bien, enfin, on peut raisonnablement le penser, puisqu’il vient d’être racheté par… Google.

[photo : axlotl]

Extension du domaine de la veille

Ce post du Vancouver Law Librarian attire notre attention sur la nécessité, pour les bibliothécaires et autres professionnels de l’information, d’étendre le périmètre de leur veille : en plus des bases de données, revues et sites web, il faut également regarder ce qui se fait du côté des applications pour mobiles, tant pour leurs aspects fonctionnels que pour les contenus proposés. En France nous avons un peu de marge – aucun éditeur juridique, par exemple, ne propose ce type d’appli, à ma connaissance – mais aux Etats-Unis on voit déjà arriver de la jurisprudence (Fastcase, Lexis-Nexis), et les éditeurs en sciences dures s’y sont mis aussi (ces jours-ci c’est Nature qui sort son appli). Alors il va falloir suivre, tester, essayer. (<digression>Mais comment on fait pour tester quand on n’a pas de smartphone ? On peut utiliser un émulateur : ça sert plutôt pour les programmeurs, mais pourquoi ne pas l’adapter à d’autres usages ?</digression>)

D’autant plus qu’il n’y a pas que les applis mobiles à avoir dans le radar, il y a aussi les extensions pour les logiciels plus traditionnels : ainsi, Lexis vient d’annoncer une extension pour les produits MS Office (Word et Outlook), qui permet de lancer des recherches dans la base, mais aussi sur l’intranet de l’entreprise, depuis les applications bureautiques, sans passer par la case navigateur… Et je ne vous parle même pas de tout ce qui gravite autour du livre électronique (livrels et autres liseuses, e-paper etc). Damned, mais comment allons-nous pouvoir suivre tout ça ? Qui va faire cette veille dans la bibliothèque ? « On n’a pas le temps de faire de la veille », vous savez bien… Et bien, m’est avis qu’il va falloir commencer à le prendre, le temps…

[photo : colodio]

Le marché du mardi, n°38

DOC ELEC

– Des nouveautés sur la plateforme pédagogique de l’UNJF en droit public : un cours sur l’expropriation et un autre sur le droit de l’urbanisme, et 2 guides méthodologiques (un sur les connaissances de base et un sur les épreuves écrites) pour préparer les concours de la fonction publique (à conseiller aussi pour les concours des bibliothèques, à mon avis).

– Springer « innove » avec Exemplar, un moteur de recherche d’articles dans ses fonds, y compris ceux de BiomedCentral (racheté par Springer il y a 18 mois), qui présente une vus « statistique » des résultats et les mots-clé en contexte. A cette occasion, j’ai re-découvert Authormapper, un mashup qui permet de localiser sur une carte les auteurs d’articles scientifiques (ça peut être intéressant pour analyser les zones de production par thème, par exemple)

– Un portail comme on aimerait en voir plus souvent :  Scholars Portal est le point d’entrée à la documentation en ligne des universités de l’Ontario ; je ne sais pas ce que ça donne en utilisation réelle (l’accès aux services nécessite un login), mais je trouve les pages de présentation plutôt claires et bien fichues.

– Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de voir Summon, « l’outil de découverte » de Serial Solutions en action : allez donc voir l’interface de recherche fédérée des BU de l’Arizona, Library One Search. Couplé avec SFX, ça le fait.

Mobile Medline Plus est un site conçu pour la consultation de Medline depuis un téléphone mobile – et alors ? Alors c’est un site spécifique, qui va bien pour tous les mobiles, pas une app qui ne tourne que sur les iphones… Et ça c’est une chose à laquelle il faudra penser, à être « oecuméniques », le jour où les poules auront des dents les bibliothèques investiront ces modes de consultation.

VIDEO STUFF

– L’Exploratorium, un musée des sciences à San Francisco, propose Explo.TV, une chaîne de webcasts scientifiques.

– Télé toujours : Elsevier lance Scopus TV, avec à la fois des tutoriels et des interviews sur les différentes métriques disponibles grâce à cet outil. Dont une sur SJR et SNIP, les derniers indicateurs intégrés à la base suite au partenariat annoncé il y a peu entre Elsevier, le Centre for Science and Technology Studies (CWTS) et le SCImago Research Group. J’en profite pour signaler la parution du dernier numéro de Documentaliste/SI consacré aux « Indicateurs de la recherche et politique documentaire », accessible sur Cairn dans toutes les BU (entre parenthèses, si quelqu’un de chez Cairn passe par ici, merci de penser à faire des fils rss un peu moins pourris plus lisibles un jour)
– Le département droit de la bibliothèque du Congrès propose sur sa chaîne YouTube des conférences et autres débats sur l’actualité juridique nationale et internationale.

EUscreen va, si j’ai bien compris, alimenter pendant 3 ans Europeana en contenus télévisuels issus de 19 pays partenaires. On peut suivre tout ça via un fil rss, Facebook et Twitter, si si.

BIBLIO STUFF

– La semaine dernière a eu lieu la 4ème édition de Library day in the life : le but du projet est de raconter le quotidien de sa vie de bibliothécaire (on avait fait un truc du même genre il y a 2 ans avec Daniel, plus orienté geek & 2.0). L’opération a encore remporté un franc succès, près de 180 bibliothécaires s’étant pris au jeu (majoritairement états-uniens, mais 2 ou 3 finlandaises aussi). On peut suivre les twitts, posts et photos grâce au wiki et au netvibes créés pour l’occasion (et pour une fois je trouve que c’est une utilisation pertinente de netvibes – c’est rare).

OPEN STUFF

– Plus d’un million de morceaux de musique libre sur Dewey music, la nouvelle interface de l’Internet Archive pour la musique

– Les archives numérisées de Paris sont accessibles en ligne, on y trouve l’état-civil complet pour la période 1860-1902, partiel depuis le 16ème siècle, ainsi que des plans de la ville et des communes avoisinantes des mêmes époques. Attention tout de même, « Ces images ne peuvent être réutilisées sans l’autorisation des Archives de Paris ».

– Un état de l’art sur les données publiques en France est proposé – en anglais – sur le blog de l’Open Knowledge Foundation par l’association Regards citoyens, qui est derrière le site NosDéputés.fr

[photos : marcdonn, didierB77]

Université d’été du CLEO – Table ronde 1/2

2311309574_29ebef6f1b_m.jpgJ’ai pu assister le mois dernier à la table-ronde organisée en clôture de l’Université d’été du Centre pour l’édition électronique Ouverte. C’était très intéressant, même si, soyons franche, il n’y avait pas foule (pas plus d’intervenants que de public mais pas loin, et aucun bibliothécaire – sauf moi). Et il tombait des cordes, mais je m’égarre. J’ai pris pas mal de notes, du coup je scinde le compte-rendu en 2 posts distincts. Première partie : les différentes plateformes du CLEO, leurs évolutions, et un retour sur l’Université d’été.

Présentation du CLEO et de l’Université d’été (Marin Dacos, Directeur)
Démarche de constitution d’une nouvelle profession : l’édition électronique – métier en cours de structuration.

Le CLEO est la coquille institutionnelle créée pour accueillir Revues.org en 2007 (alors que le projet date de la fin des années 1990), c’est depuis peu une Unité Mixte de Service (UMS) sous tutelle CNRS / Université de Provence / Université d’Avignon / EHESS. Cela dit Revues.org reste un portail « oecuménique ». Son objectif n’est pas d’être une grosse plateforme française, mais clairement d’être une petite plateforme internationale (ouverture vers les pays d’Amérique du Sud et traduction des interfaces en cours). Les 4 piliers du CLEO sont :

Hypothèses : plateforme de carnets de recherche
La plateforme, lancée en 2007? accueille une cinquantaine de blogs, dont 25 sont mis en avant sur le site principal. Un conseil scientifique procède à la sélection des blogs, il reçoit environ 1 candidature par semaine. Il existe 3 niveaux de validation :
– l’acceptation de la création du blog (qui est peu visible sur la plateforme, pour que l’auteur « se fasse la main »)
– l’agrégation : le blog apparaît sur la page d’accueil, une fois que son auteur maîtrise ses contenus et ses outils
– l’éditorialisation : il s’agit de valoriser des contenus, sans doute sous la forme d’un « Carnaval des blogs ». La sélection des contenus à valoriser pourra, pour garantir une pluralité de regards, être ouverte à d’autres personnes que les seuls membres du conseil scientifique.
Hypothèses reste un prototype, un outil en devenir ; ce stade expérimental permet de voir quelle appropriation en font les chercheurs d’une part, et de tenir compte de leurs retours pour améliorer l’outil d’autre part. Exemple des compte-rendus de lecture, nombreux sur la plateforme : un système d’ajout des ISBN va être implémenté pour agréger les compte-rendus concernant le même ouvrage.

Manuscrits : plateforme de gestion éditoriale (backoffice)
Gestion des soumissions, du blind peer-review ; peut tout à fait gérer un circuit d’édition papier traditionnel (prise en compte de toutes les étapes, jusqu’au bon à tirer)

Revues.org : plateforme de revues en ligne
La grande nouveauté de 2009, c’est l’ouverture aux livres électroniques : c’est désormais un marché, dans lequel s’impliquent des acteurs majeurs (Google, Amazon, Apple), il faut que la recherche en fasse partie. Le problème est que le livre électronique reste un objet difficile à manipuler au niveau électronique.
Par ailleurs un partenariat avec Cairn permet de diffuser la partie commerciale de 24 revues ; ce qui évite au CLEO d’avoir à gérer un département spécifique à la commercialisation (et accessoirement permet d’échapper à une « guerre des portails » néfaste).
La recherche de modèles économiques pour l’open access a abouti a une solution mixte : le freemium. Cette solution permet à la plateforme de rester gratuite en amont (pour les auteurs) et en aval (pour les lecteurs). Comme les financements publics ne suffisent pas, des cotisations optionnelles vont être proposées aux revues, ainsi qu’aux bibliothèques universitaires (en 2010) : elles leur donneront accès à une dizaine de services supplémentaires (par ex pour les revues, la possibilité d’inclure des cartes interactives, des vidéos etc. Pour les BU, accès à des statistiques de consultation, interlocuteur spécifique et journées de formation) sur les 110 services proposés au total, qui seront soumis à une barrière mobile.
Prochainement, les livres électroniques produits par le CLEO seront disponibles à la vente dans des librairies en ligne (Immatériel, Feedbooks) : l’idée c’est que les contenus sur le réseau sont gratuits, et que ceux qui s’en détachent (téléchargement sur disque dur ou liseuses) sont payants ; c’est une expérimentation (réversible) qui va être mise en place avec des éditeurs volontaires. Autre étape à plus long terme : proposer de l’impression à la demande pour les revues ou livres aux éditeurs qui le souhaiteront (plus d’épuisés).

Calenda : agenda des événements en SHS
Plus de 10 000 événements déjà signalés, avec + de 100 000 visites par mois, c’est le plus gros poste en terme de statistiques de fréquentation.

Organisation : 1 personne à temps plein est chargée du référencement des ressources du CLEO. Les revues sont encouragées à maintenir un lien direct avec leurs lecteurs (module de création de newsletters) et à assurer aussi leur propre promotion. Côté technique, la plateforme est hébergée sur une vingtaine de serveurs à Lyon, gérée par 5 personnes.

Revues.org fonctionne avec une stratégie ouverte de management : tous les membres de l’unité ont accès à toutes les listes de diffusion ; le corollaire de cette volonté de transparence dans la communication interne est pour chacun un travail nécessaire sur la rédaction des informations et sur le vocabulaire utilisé. La diffusion de la compétence et des connaissances dans cet univers instable passe par une veille permanente sur l’édition électronique effectuée par l’ensemble des métiers de Revues.org.

2901783799_32cbf787dd_m.jpgL’université d’été du CLEO (M. Dacos)

[Mes notes reprennent le contenu du support de présentation – mais donnent moins mal au coeur ;-)]
Contexte : évolution des pratiques de lecture, le livre change mais ne disparaît pas &gt; décomposition de la galaxie Gutenberg : recul de la presse écrite, dématérialisation du livre…
Google Book Search : on n’est plus en face d’un «simple» moteur de recherche, mais d’une grosse entreprise de numérisation (déjà 7 millions d’ouvrages numérisés).
Un marché des liseuses est en train de se créer : le Kindle, c’est déjà du business (30% des ventes sur Amazon se font sur de l’électronique). Verrouillage des prix et des formats par le trio Amazon, Apple et Google.
La menace, c’est d’arriver à un Minitel 2.0 = faire d’internet un tuyau fermé, totalitaire. En France, la vitesse de circulation des données sur internet est plus grande pour la réception que pour l’envoi des informations, cela limite les possibilités des internautes pour monter leurs propres serveurs (limitation volontaire du secteur marchand)

Il faut arrêter de parler du livre, qui se désintègre et devient avant tout un texte, qui a et aura d’autres modalités :

  • fluide
  • flux
  • immatériel
  • multiformats (problèmes d’optimisation qui font grimper les coûts)
  • reproductible
  • pléthorique (1,5 millions sur l’Open Content Alliance) : on est de plus en plus dans une économie de l’attention : il y a plus de documents que de lecteurs. D’où l’importance des labels, de la recommandation.
  • indexable (fonction oubliée des premiers outils)
  • sémantisable
  • liable
  • piratable
  • annotable : tags, favoris, notes (cf commentpress)

Les connexions entre les livres apportent de la valeur ajoutée à tous les livres &gt; valeur de la recommandation, des liens de comparaison, de mise en perspective. Forge des livres = soumission / commentaires, capitalisation de la conversation scientifique, échanges internationaux (Exemple du Read Write Book, fil rouge de l’Université d’Eté).
Livre papier = objet fermé ; livre électronique = début d’une conversation (y compris pour la fiction).
Importance croissante des métadonnées (autant, voire plus que le livre lui-même) en terme de valeur ajoutée ; le problème est que cela revient très cher à mettre en oeuvre, d’ailleurs Google le fait mal (et le reconnaît : exemple de l’année 1899, qui comprend de nombreux exemplaires, et n’est en fait qu’un choix arbitraire suite à une fusion de plusieurs bases de données…)

Pour donner le meilleur du texte électronique, il faut qu’il puisse être :

  • Lisible dans un format ouvert
  • Recomposable (zoomable comme sur les iphone et ipod touch) – ce qui est une hérésie par rapport au processus de composition de l’édition traditionnelle des livres, il va falloir changer les mentalités.
  • Conservable : l’utilisation est actuellement limitée à une nombre défini de machines, ce qui interdit d’autres usages &gt; objets génétiquement périmés par les DRM.
  • Manipulable – au moins autant que le format papier :
  • Copiable/collable
  • Inscriptible (annotable)
  • Citable : identifiable, avec des url pérennes, des métadonnées correctement renseignées (importance du nommage des fichiers – cf podcasts de France Inter vs ceux de RTL). La mise en place d’une vraie politique d’enrichissement des fichiers est nécessaire.
  • Interopérable : il faut faire communiquer les livres entre eux, les faire entrer dans la conversation (détection des citations entre les livres) – traçabilité de la vie intellectuelle du livre, de ses usages.

[photos : jonas_k, biblicone]

Le marché du mardi, n°35

DOC ELEC

– Plusieurs outils ont fait leur apparition ces dernières semaines pour aider les juristes (américains essentiellement mais pas que) :3988420368_4961783812_m.jpg

  • RECAP, une extension firefox qui permet d’accéder aux différents dcuments produits par la Cour fédérale (gratuitement qui plus est, contraitement au mode de diffusion officiel, qui facture 0,8 cts la page), en passant par une base miroir hébergée sur l’Internet Archive.
  • Openregs, un site pour s’y retrouver dans la jungle des réglements et autres recommandations publiés par les différentes agences, services et commissions de l’administration fédérale. Avec une couche 2.0 en plus.
  • Freie Juristische Internet projekte, un portail des projets juridiques libres, en langue allemande.

– Sur Précisément, Emmanuel Barthe signale les lettres produites par les juridictions administratives, qui intéresseront sans aucun doute les publicistes.

AIP lance son appli pour Iphone : les abonnés peuvent consulter les articles des revues de l’éditeur et en + les télécharger pour une consultation hors ligne.

AO & OA

UCOP est une base des politiques des universités en matière de droits d’auteur, à l’initiative de Creative Commons. C’est un wiki, donc tout un chacun peut y ajouter ses infos.

– Deux services autour des contenus de recherche : Scholas, un mix d’archive ouverte et de réseau social à destination des chercheurs, et Acawiki, qui propose des résumés d’articles de recherche ; le tout en libre accès.

Rémy le rappelle (avec raison !) sur twitter : l’ouvrage « Wikipédia : découvrir, utiliser, contribuer », qu’il a chroniqué dans le BBF, est disponible en ligne en libre accès – à conseiller aux formateurs en info-doc, donc.

3956794282_cd5a90b10d_m.jpgNUMERISATION

– Depuis mars dernier on pouvait consulter le fonds iconographique de Life via Google, c’est l’intégralité de l’hebdomadaire Life Magazine (1936-1972) qui est désormais disponible sur Google Books.

– Internum a fait peau neuve et s’appelle désormais e-corpus : cette plateforme, gérée par le Centre de Conservation du Livre à Arles, propose un grand nombre de documents anciens (dont ceux de mon établissement !), numérisés dans le cadre de programmes européens et internationaux, avec une thématique fortement méditérranéenne (mais pas que).

WEB 2.0

– un panorama de 8 clients pour Twitter repéré par Resourceshelf

Storytlr s’arrêtera fin 2009 et c’est dommage, si vous connaissez d’autres plateformes de lifestreaming similaires (pas Friendfeed, que je pratique déjà), merci de les signaler dans les commentaires.

[photos : tubal, Sauvageonne]

Le marché du mardi, n°34

3736092292_9a9f43283c_m.jpgE-BOOKS STUFF
– Des livres de chimie en libre accès, ça existe : Stan Sykora en tient une liste à jour.
– A voir aussi : Texbook revolution, une initiative étudiante de signalement des manuels en libre accès (toutes disciplines), qui mentionne notamment la licence propre à chaque document.

OPEN STUFF
– Une nouvelle revue juridique en OA, qui s’intéresse au logiciel libre : International Free and Open Source Software Law Review – « Free and Open Source Software has become a serious player. It deserves serious analysis. » C’est bien mon avis 😉
Plaidoyer pour le libre dans l’Education Nationale par Deeder chez Presse-Citron, qui en rappelle certains avantages dans le contexte pédagogique : pérennité, interopérabilité, sensibilisation aux questions liées au droit d’auteur pour les élèves ET les enseignants…

NUMERISATION ET ARCHIVAGE STUFF
Images for education : plus de 500h de films (depuis les 25 dernières années), plus de 56 000 images (depuis le XIXème) mises à disposition de la communauté pédagogique du Royaume-Uni, ce projet financé par le JISC sera achevé à l’été 2010.
3719394479_2e27dc9b26_m.jpgLes fournisseurs sont aussi bien institutionnels que privés, ils versent 1 To de données par mois. L’accent est mis aussi sur la qualité des métadonnées (chaque image pourra être géolocalisée par ex).
– L’état de Californie a mis en ligne les premières collectes effectuées par le Service d’archivage du web proposé par la California Digital Library : 18 archives, 9 institutions partenaires, 940 sites web, 2.6 TB de données, le tout accessible librement pour tous.

2.0 STUFF
– Choses en 7 : 7 applis iPhone pour bibliothécaires, 7 trucs à connaître sur le microblogging
– Personne ne m’a donné son avis sur Posterous, un ouvel outil de diffusion de contenus, qui présente la particularité de ne pas nécessiter d’inscription préalable à son utilisation : il suffit de poster un contenu à une adresse mél dédiée pour créer … quoi au fait ? un blog ? un site ? une page ? un microblog (Tumblr-like) ? Ca devient difficile à dire…

[photos : fs999, keepps]

Le marché du mardi, n°32

3678672657_545cb2aac9_m.jpgE-BOOKS STUFF

– Si les chiffres de vente du Kindle sont toujours plus ou moins source de controverse, ce n’est pas le cas du nombre de bibliothèques qui prêtent des Kindle à leurs usagers : presqu’une vingtaine, selon la liste bien fournie que propose Ireaderreview.

Search User Interfaces est un e-book mis en libre accès par son auteur, professeur à la School of Information de Berkeley, avec l’accord de son éditeur, Cambridge University Press. Un exemplaire papier sera disponible à la vente à la rentrée. Un blog l’accompagne, prévu pour recevoir les commentaires des lecteurs sur le livre. Bonne initiative, trop rare dans le domaine des sciences de l’info.

– Retour de la World e-book Fair, du 4 juillet au 4 août : plus de 2,5 millions de livres électroniques en libre accès, provenant de l’Internet Archive, du Projet Gutenberg mais aussi de la World Public Library (normalement en accès payant).

MOBILE STUFF

– Des images libres de droit pour iPhone et iPod, c’est ce que proposent les bibliothèques de la Duke University sur la page Duke Mobile : environ 32000 images ont été traitées pour une consultation sur mobile. Elles s’ajoutent aux autres services de l’université déjà adaptés pour ce type de consultation : catalogue des cours, résultats sportifs, événements, vidéos…

– Calculer un taux de cholesterol ou des mesures optométriques ? Il y a une application pour ça, en tout cas pour les étudiants du Medical College of Georgia, qui propose une suite d’applis médicales pour iPhone. Pas encore de lien avec les outils de leur bibliothèque, cependant.

3678689367_8a19d0074b_m.jpgVIDEO STUFF

– Il devrait être possible d’ici quelques mois d’ajouter aux articles de Wikipedia des séquences vidéo. Elles seraient dans un premier temps puisées dans des bases existantes de vidéos du domaine public : Internet Archive, Wikimedia Commons et Metavid (qui héberge des discours et auditions du Congrès américain), et pourraient être tagguées et annotées. Les vidéos devront être bâties sur des formats ouverts. Dans un deuxième temps, la recherche serait étendue à d’autres sources suivant les mêmes principes d’ouverture, dans l’optique d’inciter les gens désireux d’augmenter leur visibilité à déposer leurs vidéos dans le domaine public.

– Les archives des Etats-Unis ont ouvert début juin leur chaîne sur YouTube, déjà 21 vidéos sont disponibles.

– La bibliothèque du Congrès est sur iTunes U : plus de 130 vidéos et de 40 podcasts, ainsi que, bizarrement, les supports des formations au catalogage, les Catalogers’ Learning Workshops – je dis bizarrement parce que les documents sont en pdf, ce qui n’est pas ce que l’on trouve sur iTunes habituellement.

[photos : twiga269]


janvier 2020
L M M J V S D
« Déc    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Archives

Licence

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 France.