Absents mais pas inactifs

a9d8345b1577c332de0ecd175a064644.jpg« Les utilisateurs ont clairement maintenant substitué les usages virtuels aux usages physiques. Mais ce n’est pas parce qu’ils ne viennent pas qu’ils sont inactifs.Les ressources électroniques fournies via les portails de bibliothèques et internet ont apporté aux usagers des avantages bien plus conséquents que ce qu’ils auraient pu attendre quand la bibliothèque physique était la seule alternative.

Et les bibliothécaires ont plutôt réussi la transition, comme le montrent plusieurs enquêtes de satisfaction. C’est un signe très positif, qui démontre que les bibliothécaires ont fait ce qu’ils étaient à même de réussir. Vouloir attacher les utilisateurs à la bibliothèque physique n’a jamais été une option très réaliste, ceux-ci savent utiliser les stratégies qui fonctionnent le mieux pour eux. Ce qui a eu pour conséquence une baisse de la fréquentation des bibliothèques, et une augmentation de l’usage des ressources électroniques pour la recherche, l’étude et l’enseignement.

Essayer de ramener les étudiants à la bibliothèque pour leur faire utiliser les ressources imprimées peut être un échec si les enseignants ne leur imposent pas cet usage, ou si des alternatives en ligne existent. L’ajout d’un café, d’une galerie d’art, de salles informatiques, de salles de cours et d’autres services non documentaires peut faire augmenter les entrées, mais n’aura vraisemblablement pas d’influence sur les taux d’usage des documents. 53bf5bb1be860b634a3cac8246a06cfa.jpg

La fin du déclin des prêts et de l’assistance aux usagers, que de nombreuses bibliothèques constatent, n’est pas pour demain. Cela présente des difficultés considérables pour quiconque essaye de justifier une nouvelle construction ou une amélioration des budgets documentaires, et c’est là qu’il est indispensable de démontrer comment les augmentations monumentales de l’usage des collections et des services électroniques, associées à de solides investissements dans les collections papier permettront d’offrir un bénéfice optimal pour les étduiants et les enseignants-chercheurs. »

Conclusion de The Absent User: Physical Use of Academic Library Collections and Services Continues to Decline 1995–2006, article de Charles Martell qui synthétise bien la problématique, je trouve.
[photos : dynamosquito]

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