Archive for the 'Profession' Category

La reproductibilité, une corde à ajouter à l’arc des bibliothécaires ?

4048391932_b09fe9569a_oIntéressons-nous aujourd’hui à une tendance émergente dans le monde de la « bibliothéconomie des données » : la reproductibilité. En gros, il s’agit du fait de pouvoir reproduire les expériences et/ou les observations faites par des chercheurs, pour pouvoir d’une part vérifier qu’elles sont justes, mais aussi et surtout pour aller plus loin dans le travail de recherche à partir de ces données. Cela suppose notamment que les données en question soient accessibles bien sûr, mais aussi qu’elles le soient dans des formats normalisés pour pouvoir être manipulées. Et que les outils utilisés pour analyser ces données soient accessibles également.
Cela semble évident dit comme ça, mais c’est loin d’être le cas : depuis le milieu des années 2000, plusieurs études ont montré qu’entre la moitié et les trois quarts, selon les disciplines, des expériences publiées ne sont pas reproductibles, à tel point que l’on a parlé d’une « crise de la reproductibilité » scientifique. La psychologie et la médecine seraient les domaines les plus touchés par le problème.
Pour y remédier, les différents acteurs de la recherche ont mis en place différents outils et démarches : les registered reports (on détaille dans un article spécifique, avant le démarrage de la collecte des données, le processus de recherche qui va être appliqué, si celui-ci est validé, on poursuit), l’analyse collaborative des résultats (pour éviter les biais d’interprétation par un chercheur isolé), un effort sur la formation des chercheurs aux outils statistiques et d’analyse…
La New-York University elle, s’est dotée, en plus, d’une bibliothécaire chargée de la gestion des données de recherche et de la reproductibilité (« Librarian for research data management and reproductibility »). Dans l’article « Reproductibility librarianship » de la revue Collaborative librarianship, Vicky Steeves nous détaille ses fonctions (je traduis et résume) :

  • Formation des enseignants-chercheurs et des étudiants avancés sur la gestion des données de recherche, sur la curation de données, sur les critères à remplir pour être en conformité avec les obligations de diffusion ouverte des organismes financeurs. C’est un travail mené en collaboration avec le ou la bibliothécaire chargé de la gestion des données (« Librarian for RDM »), qui aborde systématiquement la reproductibilité mais aussi les questions d’éthique de la recherche. Ces questions font d’ailleurs partie de la formation obligatoire sur l’intégrité scientifique (« Responsible conduct of research« ) que doivent suivre les lauréats des bourses de la NSF et des NIH.
  • Rayonnement : programmation d’événements mettant en avant les questions de gestion des données de recherche (y compris celle de la reproductibilité), et s’articulant avec l’évolution des besoins des laboratoires selon les disciplines. Ce travail est conduit en étroite collaboration avec les bibliothécaires de chaque discipline (« liaison librarians »), qui connaissent les projets de recherche et le type de données que celles-ci sont susceptibles de générer. Cette collaboration permet d’améliorer l’offre de services à la recherche dans son ensemble. Les projets sont diffusés en libre accès, et présentés lors de différentes manifestations professionnelles nationales.
  • Support et création d’outils : veille sur les outils et techniques d’aide à la reproductibilité, et diffusion de celle-ci auprès des publics concernés, participation à la création d’une infrastructure de stockage et de gestion des données pour les enseignants-chercheurs de l’établissement, développement de méthodes et de workflows pour la ré-utilisation et la conservation de jeux de données. L’outil open source développé par la NYU, ReproZip, permet d’enregistrer les données, les paramètres et l’environnement logiciel avec lesquels la recherche a été faite, et de les « rejouer » sur une autre machine, quel que soit l’environnement de travail. Il permet également de modifier les paramètres pour faire avancer les hypothèses de recherche. C’est un moyen très parlant pour sensibiliser chercheurs et étudiants à l’intérêt de la reproductibilité de la recherche.

Un poste intéressant, qui montre une volonté d’intégration de la gestion des données à toutes les étapes du cycle des projets de recherche, en s’appuyant sur les compétences des bibliothécaires. Et qui demande, comme finalement souvent dans le domaine de la science ouverte,  autant sinon plus de compétences relationnelles, pédagogiques et de gestion de projet que de compétences réellement techniques. Or ces compétences, normalement, nous les avons : c’est plutôt rassurant en terme d’évolution des métiers, je trouve.
[Photo : Roel Wijnants]

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Peut-on être bibliothécaire sans être promoteur de l’open access ?

6880911245_b11eaaa6b7_mC’est une question que se pose Aaron Tay, bibliothécaire à Singapour dans ce billet. Après avoir raconté son propre cheminement personnel par rapport à l’open access (intéressant à lire aussi), il réagit à l’une des réponses reçues à sa question posée sur Twitter (tu peux être bibliothécaire et pas promoteur de l’open access « seulement si tu t’intéresses plus aux bibliothèques qu’à la recherche »), et donne son analyse :
« Au mieux, [l’open access] va fortement « disrupter » les bibliothèques universitaires, en entraînant de grandes difficultés dûes aux ajustements des missions, avant une stabilisation, au pire il va nettement réduire le besoin en bibliothécaires et conduire au déclin des bibliothèques ; je confesse que cela m’effraie pour moi et pour les BU. »

Il se demande pourtant si ses craintes sont fondées : les bibliothèques ont surmonté d’autres transitions, comme l’informatisation dans les années 60 ou la montée du web à la fin des années 90, et elles semblent s’adapter de mieux en mieux aux changements. Reste qu’il faut voir la réalité en face et se poser les questions qui fâchent :
« Quels postes vont disparaître quand l’open access sera la norme ? Quelles nouvelles fonctions vont émerger à la place ? Et il ne s’agit pas juste de définir des missions, mais également d’estimer les ETP requis pour les remplir. »

Quel futur pour l’open access et les bibliothèques ?
« Dans tous les cas, je pense qu’actuellement l’open access est inévitable, et qu’il ne sert à rien de se demander si on est pour ou contre. Nous devons nous y préparer et nous organiser pour en tirer un maximum de bénéfice pour nos usagers et peut-être même un peu de considération pour nous-mêmes. »
Pour Aaron, « il y a 3 types de bibliothécaires pour ce qui concerne l’open access :
– d’abord les avocats de l’open access les plus fervents, ce sont ceux qui sont à l’origine de toutes les initiatives géniales, ce sont les stars. Ils sont nombreux à avoir des fonctions liées à la diffusion scientifique (« scholarly communication »), mais pas tous.
– le second groupe rassemble les nouveaux bibliothécaires. Pour ce que j’en ai vu, les nouveaux bibliothécaires tendent à être pro open access, et à penser que c’est une nouvelle branche passionnante du métier. Il y a cependant une différence entre dire qu’on est pour l’open access et en savoir suffisamment pour avoir un réel impact : l’open access est quand même un truc bien compliqué, et je me demande parfois si j’en ferai jamais le tour.
– enfin il y a la grosse majorité silencieuse des bibliothécaires qui font juste leur travail et s’en tapent un peu, de l’open access, parce que ça ne les touche pas vraiment pour le moment.
Pourtant les choses peuvent changer rapidement : il y a quelques années, vous pouviez tranquillement vivre votre vie de responsable des ressources électroniques sans connaître grand chose de l’open access. Aujourd’hui, avec le nombre croissant de ressources en open access, vous devez comprendre dans quelle mesure cela peut affecter les usages des ressources que vous achetez, et il n’est pas idiot d’utiliser des outils d’aide à la décision sur les abonnements prenant en compte le volume de contenus en open access. Vous vous occupez de l’outil de découverte ? Il vaudrait mieux que vous sachiez comment fonctionnent les ressources en open access dans votre index central… »

En résumé, Aaron conclut qu’il est temps de se réveiller, et de se mettre à l’open access, en commençant par lire le bouquin de Peter Suber « Qu’est ce que l’accès ouvert ?« , dispo chez OpenEdition. Ce qui me semble être une bonne idée.

[Photo : Lea Aharonovitch]

Leadership numérique

Dans Library leadership for the digital age, la dernière synthèse publiée par l’association de consultants Ithaka S+R, Deanna Marcum adapte au monde des bibliothèques des recommandations pour le leadership numérique, en 10 points ; extraits :
1. Créer une stratégie numérique globale, qui peut être partagée largement et répliquée au sein de l’organisation

C’est sans doute l’un des plus grands défis pour les bibliothèques. Bien que beaucoup de bibliothécaires comprennent que les bibliothèques sont numériques au quotidien, il y en a toujours un certain nombre qui pensent que les activités numériques s’ajoutent au coeur du métier. Nous n’attendons plus que la révolution numérique ait lieu : elle est là. Les collections imprimées continuent à avoir une grande valeur universitaire, mais les étudiants recherchent de l’information numérique – quand ils en ont besoin, sur n’importe quel appareil, provenant de n’importe où.

2. Inclure la littératie numérique dans toute l’organisation4315941245_d0516fec53_m

Une des principales raisons pour lesquelles la plupart des personnels considèrent le numérique comme un joli ajout est qu’ils ne sont pas encore entièrement à l’aise avec le numérique. Pour les conservateurs et les spécialistes documentaires, cela signifie d’en savoir autant sur les ressources numériques que sur les revues et livres imprimés. Cela veut dire connaître les sites web qui contiennent de l’information universitaire riche et de qualité. Cela veut dire savoir comment les chercheurs utilisent les blogs et les sites web pour communiquer leurs résultats de recherche. Cela veut dire connaître les services et les produits que proposent déjà les fournisseurs. Comprendre où trouver les ressources numériques est insuffisant en soi. Les bibliothécaires doivent savoir comment identifier, acquérir et conserver ces ressources numériques. C’est plus compliqué que d’acheter et de stocker des livres dans les collections. Les acquisitions numériques nécessitent souvent la négociation complexe de droits de propriété intellectuelle. L’ajout de ces ressources aux collections de la bibliothèque demande un savoir-faire technique et une infrastructure suffisamment robuste pour assurer l’hébergement et la conservation numériques.

3. Se recentrer sur les fondamentaux

Les usagers veulent accéder à l’information, ils se fichent de savoir ce que la bibliothèque possède. En intégrant complètement les ressources numériques aux ressources patrimoniales, nous construisons le type de bibliothèque dont les usagers d’aujourd’hui ont besoin – et nous donnons en même temps de la crédibilité à notre mission traditionnelle. Le rôle de la bibliothèque change dans le monde numérique, et nous devons être honnêtes avec ces changements. Les étudiants utilisent la bibliothèque autant ou même plus qu’avant, mais ils l’utilisent la plupart du temps à distance. Les budgets des bibliothèques pour les ressources électroniques ont augmenté de façon dramatique ces dernières années, mais peu de bibliothécaires ont réellement analysé de façon sérieuse ce que cet accès distant implique en termes de personnels, d’espaces ou d’organisation.

4. Adopter les nouvelles règles d’interaction avec les usagers

4545772727_d596406d64_mLes bibliothèques doivent être prêtes à écouter les besoins des usagers. Nous ne sommes pas en position de prescription. Dans l’environnement web, plusieurs questions des usagers peuvent avoir des réponses instantanées. Si les bibliothèques veulent avoir une valeur ajoutée pour leurs usagers, elles doivent être prêtes à fonctionner [selon les règles de] cet environnement.

5. Comprendre les différences globales dans la façon des usagers d’accéder à et d’utiliser internet

De plus en plus de BU comprennent leur rôle-clé dans les politiques de recrutement et de suivi des étudiants de leurs établissements, elles doivent être conscientes des questions variées de diversité  et faciliter l’accès à tous.

6.Développer les compétences d’analyse de l’organisation

Au lieu de se baser sur les pratiques du passé, le leader numérique s’appuiera de plus en plus sur les données pour prendre des décisions. Que savons-nous des intérêts et des préférences de nos usagers ? Elaborons-nous nos services à partir de ces informations ?

[…] sans violer les questions de protection de la vie privée, nous devons utiliser l’analyse de données pour comprendre les comportements de nos usagers et créer des services qui répondent à leurs besoins.

7. Se concentrer sur l’expérience utilisateur

Quand nous commençons à personnaliser nos services, nous nous heurtons assez vite au manque d’expertise disciplinaire de nos bibliothécaires généralistes. Nous avons besoin de bibliothécaires qui travaillent en partenariat avec les départements universitaires, pour créer des services de soutien à leurs missions de recherche et d’enseignement.

8. Promouvoir des leaders possédant des compétences qui concilient expertise traditionnelle et expertise numérique

Les nouveaux personnels s’attendront à ce que l’établissement soit numérique. Ils seront mal à l’aise avec les règles traditionnelles. Les leaders numériques aideront les personnels les plus chevronnés à passer dans le monde numérique avec confiance et enthousiasme.7900901406_5be290fc5d_m

9. Faire attention à la compatibilité culturelle lors du recrutement de leaders numériques

Les leaders efficaces n’ont pas peur de secouer la culture établie quand c’est nécessaire.

10. Comprendre les motivations de ses employés les plus talentueux

Les bibliothèques doivent cultiver les talents parmi leurs personnels, et être suffisamment attractives pour les encourager à rester dans l’établissement. Pour ce faire, elles doivent avoir une stratégie numérique claire pour leur développement, mais surtout elles doivent entretenir une culture d’établissement qui valorise l’expérimentation et la créativité…

[Photos : Michael Dales, Limor, Viki Reed]

Audace des bibliothèques

Je pense qu’une bibliothéconomie audacieuse est le seul futur que nous ayons. A un moment donné, nous devons bouleverser les modèles existants et ouvrir de nouvelles voies. De nombreuses bibliothèques le font déjà – notre profession est, bien sûr, bien plus réactive au changement que la plupart des gens ne le croient. Mais il semble que ce soit une bibliothéconomie fondée sur la peur, ou, disons, sur une extrême prudence, qui continue de prévaloir. Les décisions sont souvent prises surtout pour ne pas déranger une minorité, plutôt que pour risquer de plaire à une toute nouvelle majorité. Souvent, il y a une bonne raison à cette approche. Mais c’est de la survie de notre profession dont il s’agit, là.

Bravery based librarianship is the (only) future, selon the wikiman.

[Photo : Coco Mault]

Usages des outils en ligne par les bibliothécaires – 2011

Webjunction a reconduit son enquête sur les usages des outils en ligne par les bibliothécaires. Cette année pas de distinction BU/BM (il semble que les répondants travaillent majoritairement en bibliothèque de lecture publique), mais un distingo entre les usages personnels et les usages professionnels.

Curieuse photographie de cette profession tout de même, qui n’utilise jamais dans le cadre professionnel d’applications mobiles, d’outils de messagerie instantanée, d’outils de gestion de bookmarks ni de fils RSS – pour la moitié des répondants ou plus… Et qui continue à consulter quotidiennement les listes de diffusion (50%), loin devant les réseaux sociaux (23%), ces 2 outils étant utilisés quotidiennement à titre personnel pour 24% (listes de diffusion) et 46% (réseaux sociaux) des répondants.

« La référence, c’est mort »

« On a besoin de gros serveurs et d’informaticiens pour les faire tourner, » selon Neiburger. « Qu’allons-nous supprimer pour pouvoir recruter un informaticien ? Nous allons « tailler » dans le personnel du service de références. La référence, c’est mort. »
Bien qu’un bibliothécaire bien formé apporte une plus-value certaine à un entretien de référence, il se trouve que l’usager d’aujourd’hui, habitué à faire ses recherches sur Google, n’en a cure, et les bibliothécaires n’arrivent pas à s’y résoudre, d’après Neiburger.
« Les agences de voyages se sont démodées parce que les gens ont eu l’impression d’avoir un meilleur accès à l’information que ce que les agences leur proposaient. Nous sommes dans une situation similaire », ajoute-t-il. Dans son rapport « Perceptions of Libraries » de 2010, OCLC soulignait que 84% des consommateurs d’informations démarraient leurs recherches avec un moteur de recherche. Aucun des répondants à l’enquête ne commençait par un site de bibliothèque.
« Les bibliothécaires doivent accepter ce fait, et y voir une opportunité, » pour Neiburger.
« Les bibliothécaires professionnels doivent être dans les coulisses, et leur temps utilisé avec discernement. Et on peut faire beaucoup d’économies en employant du personnel de qualification différente au bureau de références. » Le fait de repenser le service de référence permettra de libérer des ressources pour construire des infrastructures de stockage et employer du personnel qualifié pour les gérer.
« Cela signifie d’avoir des informaticiens qui travaillent pour vous, et pas pour vos fournisseurs, dit-il. »

Pour Eli Neiburger, directeur adjoint de la bibliothèque d’Ann Arbor et responsable des aspects informatiques, l’enjeu c’est d’avoir le contrôle des données : l’exemple donné est celui de l’accord conclu entre la sa bibliothèque et le fournisseur Magnatune, pour la diffusion de musique en ligne – téléchargeable – à ses publics. Les fichiers sont hébergés localement et diffusés sans restrictions de type DRM. Et sa solution pour obtenir les ressources humaines nécessaires pour faire tourner tout ça, c’est de mettre des « paraprofessionnels » – en France, je pense qu’on dirait des bénévoles – aux bureaux de renseignements.
Effectivement, si la permanence au bureau de renseignements se résume les 3/4 du temps à fournir une agrafeuse/un crayon/du scotch ou indiquer les toilettes/la banque de prêt/les horaires d’ouverture, on peut peut-être se poser la question.
Geeks Are the Future: A Program in Ann Arbor, MI, Argues for a Resource Shift Toward IT
[photo : warhead]

Anticipation : 2020

« […]De quelles compétences les bibliothécaires vont-ils avoir besoin pour la bibliothèque de 2020 ?
– conception et développement web
– communication (savoir écrire pour le web, par exemple)
– maintenance informatique, pour eux-mêmes et pour leurs usagers
– intelligence politique
– marketing
– gestion de l’expérience utilisateur – en ligne et dans les espaces physiques
– relations avec d’autres professions
– pensée critique
– compétences sociales
– méthodologie de recherche
– compréhension des métadonnées – conception, normalisation, réutilisation
– sens aigü des affaires
– gestion de projet
– aisance sociale
– capacité d’auto-promotion, quel que soit l’interlocuteur
– plus d’hommes jeunes dans la profession
– ?!? 😉
– changement d’image
– compréhension des méthodes d’enseignement

Que devrons-nous laisser tomber d’ici à 2020 ?
– la duplication du catalogage – si nous devons garder le même nombre de catalogueurs, autant les faire travailler ensemble
– le prêt en masse
– des collections statiques
– les livres
– les formulaires et autres paperasses
– le perfectionnisme
– la peur de l’échec
– les groupes de travail
– le fait de réinventer la roue
– la prédominance du texte.
 »
Les réponses sont celles de bibliothécaires participant à un atelier « bibliothèque du futur » animé par Kathryn Greenhill lors d’une formation sur les bibliothèques 2.0 à Melbourne en mars dernier.

[photos : ryk_neethling]


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