Qu’est-ce que le KM ? (1)

Un billet en 2 parties, pour enfin comprendre ce qui se cache derrière le terme mystérieux de « knowledge management », par Julien Sempéré (@jusempere), chef de projet Learning Centre de l’Université Paris-Saclay, et accessoirement secrétaire du comité permanent sur le KM de l’IFLA. Merci Julien d’avoir honoré cette commande !

martin-adams-S3D_6eTWRyA-unsplashEcrire un billet dans un blog populaire pour expliciter une méthode, voilà une vraie démarche de Knowledge Management (KM), ou gestion des connaissances (GC). En effet, pour qu’un groupe, un service ou une institution développe ses connaissances, encore faut-il persuader du bien-fondé de la démarche. Ce billet ne prétend pas présenter le KM des origines à nos jours, mais expliquer pourquoi cette approche est à encourager dans le contexte actuel de forte transformation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Réel remède à tous nos maux de « gestion du changement » et de « mutualisation », ou simple placebo, avoir un esprit façonné au KM ne peut, dans tous les cas, pas faire de mal.

Le KM : pourquoi les bibliothécaires ?

Théorisé et mis en pratique dans l’industrie en particulier au Japon (Nonaka et Takeuchi), la GC consiste à développer une culture au sein de toute organisation pour gérer la connaissance qu’elle détient, sa transmission et sa transformation. Le KM part du constat que toute organisation possède un capital de connaissances en particulier non écrites ou tacites. Chaque personne au sein de l’organisation détient une part de ce capital et, si rien n’est fait pour capter ce capital, c’est un risque pour l’organisation de perte de culture et de savoir-faire entraînant un risque économique. A titre d’exemple, comment capter la connaissance d’un créateur de mode au sein d’une maison de haute-couture ? Si son départ est une perte irréparable, cependant, ses dessins, ses créations et ses disciples sont autant de manières de transmettre sa connaissance.

Au début des années 2000, cette gestion des connaissances s’est traduite par le développement de services ou postes de knowledge manager au sein des entreprises et a été récemment intégrée à une norme ISO 9001-2015. Théorisée de manières différentes, y compris en français (Prax), elle insiste sur des dynamiques identiques importantes :

  • Comment l’individu transfère sa connaissance personnelle à d’autres personnes qui travaillent à son contact ?
  • Comment un groupe transmet à son tour sa connaissance à d’autres groupes au sein de l’organisation ou en dehors de celle-ci ?
  • Comme l’individu acquiert de nouvelles connaissances d’autres groupes ou individus afin d’être en capacité d’innover ?

Dans le même temps, les bibliothèques se sont intéressées au KM. En effet, les bibliothèques de banques centrales en ont utilisé les méthodes au titre de la transparency, la capacité à gérer la validité et la confidentialité d’une information qui doit être consolidée, validée et diffusée de manière très ciblée au sein d’une institution. Plus généralement, les bibliothèques y ont pris part du fait de leur capacité à indexer, classer et mettre à disposition de la connaissance. C’est ainsi qu’au début des années 2000, un special interest group en KM s’est développé au sein de l’IFLA donnant naissance à une section Konwledge Management en 2011. Ce groupe était dès l’origine constitué de collègues issus de cabinets de conseil, de bibliothèques universitaires, d’institutions centrales (parlements, banques centrales, agence pour l’environnement) du fait des origines mêmes de la discipline. Cette diversité a ouvert ses travaux sur des champs assez divers : compréhension des attentes des publics, transformation de la connaissance, accompagnement du changement, validité de la connaissance, etc.

Ainsi, les travaux se sont intéressés à la transmission de la connaissance en interne, au sein de la bibliothèque ou le rôle qu’elle peut tenir au sein de son institution pour instaurer une culture du KM. Ils se sont également penchés sur la capacité des bibliothèques à échanger de la connaissance vers et depuis les publics. La littérature sur le sujet est essentiellement disponible en langue anglaise bien que le fait de professionnels issus de toutes les aires géographiques. L’ensemble des cas d’usages peut se retrouver librement sur la bibliothèque de l’IFLA : http://library.ifla.org.

Jean-Yves Prax. Le guide du Knowledge Management. Concepts et pratiques du management de la connaissance. Paris, Dunod, 2002.

Ikujiro Nonaka, Hirotaka Takeuch. La connaissance créatrice : la dynamique de l’entreprise apprenante. Bruxelles, De Boeck, 1997.

[Photo by Martin Adams on Unsplash]

Le marché du mardi n°50

Bunches of carrots for sale at the Farmer's MarketRecherche stuff

Améliorer Wikipedia via PLOS : Peu de chercheurs contribuent à Wikipedia, alors que ce sont des spécialistes qui ont toute légitimité à enrichir l’encyclopédie, et, quand ils contribuent, cette activité es difficilement  valorisable dans leurs CV, puisque la notion d’auteur est fortement diluée dans Wikipedia. C’est avec ces éléments en tête que les éditeurs de PLOS ont lancé en 2017, les PLOS  Topic Pages, qui sont des articles thématiques courts, validés par les pairs sur le wiki de PLOS, publiés dans les revues participantes au projet sous forme d’articles (avec un DOI, donc citables), ajoutés à Wikipédia, puis enrichis par la communauté. Et c’est sans APC.

Lens, une des alternatives au WoS : Après des années d’immobilisme, il y a depuis 2 ans pas mal de mouvement dans le secteur des outils bibliographiques. Aaron Tay, qui suit de près les progrès dans ce domaine, a fait de nombreuses analyses et comparaisons, dont notamment une revue de détail de Lens.org, qui a selon lui un fort potentiel. Et dont je n’ai pas beaucoup entendu parler par ici – est-ce que ce type d’outils commence à être utilisé (ou même juste testé) dans la profession ? Si oui je veux bien vos retours d’expérience !

Intéressant de relire les anciennes éditions du « Marché du mardi » (en cherchant le numéro à attribuer à celui-ci), ça permet de retomber sur des ressources intéressantes comme la série des Ten simple rules de PLOS computational biology, qui donnent des conseils pratiques sur la vie de chercheur.

OER stuff

Les presses numériques de l’université de l’Iowa proposent une introduction aux ressources éducatives ouvertes (Open Education Resources, OER) : The OER starting kit . Cet ebook (gratuit, CC-BY) aborde aussi bien les aspects juridiques et techniques que pédagogiques des OER.

Des OER en veux-tu, en voilà : on en trouve un catalogue multidisciplinaire, multi-niveau sur OER Commons, ainsi que des modules pour aider à créer des ressources éducatives ouvertes (Open Author).

OA stuff

Une nouveauté de l’Open Access Button passée relativement inaperçue en juin dernier : la version alpha de « Permissions« , permet de faire des vérifications par lot sur des jeux de DOI ou d’ISSN sur les politiques de dépôt et d’auto-archivage des revues. Les informations d’origine ont été récupérées de la base maintenue par les BU de l’Université de Pennsylvanie, leur mise à jour est crowdsourcée et complétée par Sherpa/Romeo. Il est prévu que le système prenne en compte les affiliations des auteurs, pour les informer sur les éventuels mandats de leurs établissements

Techniques for electronic resources management systems : TERMS and the transition to Open est une mise à jour du numéro de Library Technology Report de 2013 consacré à la gestion de le documentation électronique réalisé par le GT TERMS, qui prend en compte le mouvement généralisé vers l’OA dans les négociations, le signalement, l’accès, les statistiques… Un must-read pour qui souhaite s’initier à ces questions.

[Photo : Scott97006]

Contourner les embargos

1367763825_d6c71401fb_oJ’avais été intriguée l’an dernier à la lecture de l’article de Josh Bolick, bibliothécaire à l’université du Nebraska, Leveraging Elsevier’s Creative Commons License Requirement to Undermine Embargoes. Dans cet article, l’auteur ne faisait rien moins que démontrer une faille dans la politique de partage des contenus de l’éditeur, permettant de contourner les embargos sur le dépôt des postprints dans des archives ouvertes.

La démonstration étant un peu technique, mais la politique de l’éditeur n’ayant pas été modifiée malgré la publication de l’article, il m’a semblé intéressant de traduire le texte en français, ce que nous avons fait cet été avec Lionel Maurel, et ça donne : Tirer parti des exigences d’Elsevier sur les licences Creative Commons pour contourner les embargos.

Le pitch de l’article est le suivant : dans sa politique de partage, Elsevier fait un distingo entre archive ouverte et site web perso, le dépôt dans une archive ouverte étant soumis à un embargo (pouvant aller jusqu’à 48 mois, quand même : CarnetIST avait dès 2015 pointé les disparités disciplinaires dans leur analyse de la durée des embargos chez Elsevier), alors que la diffusion par les auteurs sur leur site web personnel peut se faire sans embargo, moyennant l’ajout d’une licence CC-BY-NC-ND. Si l’on pousse la logique jusqu’au bout, une fois que l’article est en ligne sur le site web perso avec cette licence, celui-ci devient rediffusable et donc déposable dans une archive ouverte, là aussi sans embargo.

Comme l’auteur le précise, ce dispositif n’est pas fait pour fonctionner à grande échelle, et nécessite un minimum de pédagogie de la part des bibliothécaires ; c’est d’ailleurs surtout un bon prétexte justement pour faire de la pédagogie auprès des chercheurs (sur les licences CC, sur la cession des droits, sur les conditions de diffusion des publications…). Il interroge aussi sur la notion de « site personnel », que l’éditeur oppose au site institutionnel qu’est l’archive ouverte de l’établissement : et si le site perso du chercheur est une page hébergée sur le site du labo ? Ou sa page CV sur HAL ? Il me semble que la frontière étant de plus en plus floue, ce type de clause devrait tôt ou tard disparaître de la politique de partage de l’éditeur.

LIBER 2019

mdeJ’ai eu la chance d’assister à la conférence LIBER, qui avait lieu cette année au Trinity College, à Dublin. La thématique de cette année, « Research libraries for society« , a fait émerger un volet de la science ouverte que j’ai assez peu vu traité jusqu’ici, en tout cas dans le milieu des BU françaises : celui de la « Citizen science », c’est à dire la science « participative » ou « citoyenne » en bon français. J’ai participé au workshop dédié, qui a donné lieu au lancement du groupe de travail éponyme au sein de Liber – un projet à suivre.
C’était une édition de bonne tenue, trois jours très denses, du coup pas de compte-rendu exhaustif mais quelques notes sur des interventions fort intéressantes :

Are we plan S ready ? Level of compliance at the University of Vienna
Support : https://zenodo.org/record/3258038
L’université de Vienne est une grosse université (90 000 FTE), avec un service OA dédié, en charge de l’archive ouverte, de la gestion des accords et des fonds pour le financement de la publication en gold OA, du conseil et de l’accompagnement des publiants. Elle a conclu des accords transformants avec des éditeurs traditionnels et avec des pure players de l’édition OA.
Un accord transformant, c’est :

  • un accord entre les éditeurs et les financeurs/les institutions

  • dont l’objectif est la transition des revues vers une diffusion entièrement OA

  • avec un passage du modèle de l’abonnement (on paye pour lire) à un modèle prenant en compte le volume de publication (on paye pour publier)

Les bibliothécaires ont cherché à savoir dans quelle mesure les accords transformants sont-ils compatibles avec le plan S. Pour ce faire, ils ont analysé le champs ‘financement’ des publications des enseignants-chercheurs autrichiens extraites du WoS et de Scopus sur l’année 2017, en regardant celles publiées dans des revues participant à un accord transformant et dans des revues présentes dans le DOAJ.
Résultats : 57% des publis sont disponibles sur des plateformes compatibles avec le plan S (+ 5% en cours de négociation), les 38% restants étant publié dans des revues sur abonnement (majoritairement chez Elsevier), sans accord négocié.
Difficultés rencontrées :

  • Financement de la publication en OA : le fait d’être à coût neutre reste une sorte de Graal, qui n’est pas facile à définir (notion de chiffre d’affaire historique, volume de publications, volume d’APC déjà payés) ; les bibliothécaires pointent par ailleurs la nécessité de trouver des sources de financement complémentaires pour payer l’OA gold (mais pas de piste évoquée), ainsi  que leurs inquiétudes face aux éditeurs qui augmentent leurs revenus avec les APC, sans qu’il y ait une compensation sur la dépense en abonnements.

En conclusion : être compatible avec le plan S n’est pas impossible, mais nécessite un mix entre la voie verte et la voie dorée. Je note aussi l’intérêt des accords transformants, dont on n’a pas encore vraiment fait l’expérience en France (à part avec EDP Sciences, mais je n’ai pas encore vu de retours de ce type sur cet accord).

Is the library open ? Correlating public access to academic libraries with open access support
Support : https://zenodo.org/record/3258040
Il s’agit d’une initiative originale menée par COKI (Curtin Open Knowledge Initiative), une équipe pluridisciplinaires hébergée par le Centre de culture et de technologie de l’université de Curtin, Australie. L’équipe a voulu savoir, en gros, si les campus étaient « ouverts », et dans quelle mesure, en prenant l’ouverture des bibliothèques comme représentative du niveau d’ouverture des campus ; l’idée est de regarder si l’accès physique à la BU est cohérent avec les politiques OA de l’institution.
A partir d’un set de 20 institutions, de tous les continents, on met en parallèle les catégories d’usagers et les droits qui leur sont alloués dans les BU : accès physique, prêt, consultation sur place, impression, accès aux ressources électroniques sur place, wifi, accès à des ordinateurs, aide d’un bibliothécaire, PEB, accès aux ressources électronique distant. On regarde aussi les coûts pratiqués pour les extérieurs – plusieurs raisons à ces coûts : compensation, financement supplémentaire, moyen de gestion de la demande (mais est-ce que les BU dont l’accès est gratuit sont forcément mieux financées ?). On regarde ensuite les informations disponibles sur le web public, on agrège les politiques OA, la présence d’une archive ouverte, d’un fonds de financement pour les APC, l’absence de restriction à l’accès physique aux BU, l’absence de coût pour cet accès pour déterminer des scores pour chaque établissement étudié.
Résultats :

  • Les politiques OA sont généralement plus « open » que les politiques d’accès physique aux BU

  • On note pas mal de disparités entre les 2 dimensions

  • Intéressant graphique sur la répartition par région du monde entre green et gold

  • Importance d’une bonne communication, claire sur les politiques d’accès

C’est un travail qui se poursuit, l’équipe compte à terme inviter les BU à examiner leurs propres données, et inclure d’autres établissements dans son étude.

Deep green – Open access transformation
Support : https://zenodo.org/record/3258069
Comment alimenter les AO en contenus ? C’est la question que tout le monde se pose, et à laquelle les bibliothécaires allemands répondent avec Deep Green. Ils partent du principe que les éditeurs ont les métadonnées qui vont bien. L’objectif du projet est donc d’alimenter les archives ouvertes avec du contenu produit par les éditeurs, en tenant compte des accords négociés et des politiques éditoriales, et ce de la façon la plus automatisée possible.
Comment ça marche ?

  • Les éditeurs déposent leurs métadonnées et leur texte intégral sur un serveur FTP

  • Deep Green fait la correspondance des affiliations (c’est le plus compliqué)

  • Deep Green livre les métadonnées et le texte intégral aux AO (via des API, SWORD, OAI-PMH)

L’infrastructure technique est open source (github) ; une version beta est prévue à l’été 2019 ; les éditeurs participants pour la première phase sont : Karger, Sage, Frontiers, BMJ, De Gruyter, MDPI + 30 archives ouvertes

Atouts : coopération avec les éditeurs + fort intérêt des institutions universitaires allemandes
Difficultés : trouver les droits de diffusion en OA, récupérer les métadonnées auprès des éditeurs. La négociation avec les éditeurs est chronophage et parfois onéreuse. Ils proposent d’ailleurs d’inclure la fourniture des métadonnées dans les négociations de façon plus systématique, y compris pour la version de référence des articles (« version of record »). La qualité des métadonnées n’est pas toujours au rendez-vous, il faudrait définir un standard de métadonnées.
Et après ? Il aimeraient étendre le système à d’autres types de documents (les ebooks sont prévus), et surtout aux pays voisins, et créer un réseau de Deep Greens – Je note qu’en France le fait d’avoir HAL nous faciliterait les choses (vu qu’on n’aurait qu’un seul tuyau à brancher, en quelque sorte), contrairement à la plupart des autres pays européens où chaque institution a sa propre archive.

Tous les supports sont disponibles sur Zenodo, ainsi que les enregistrements audio et/ou vidéo ; si vous avez un peu de temps, ça vaut le coup de s’y plonger.

[Photo : @marlened – évidemment, impossible d’aller à Dublin sans visiter The long room, « la » salle de lecture archétypale des bibliothèques. Et c’est vrai que c’est impressionnant !]

Les évolutions du plan S (en 20 points)

2943090657_2fcb658a44_oSPARC Europe a publié sur son site un rapport sur les changements dans le plan S suite à la consultation publique (dont l’ensemble des contributions vient d’être rendue publique sur Zenodo) sur le guide d’implémentation dudit plan. Voici une traduction du résumé du rapport, pour se faire une idée des principales évolutions du Plan S.

Résumé des 20 changements majeurs du Plan S

  1. La date d’entrée en vigueur a été reportée d’un an à 2021. La cOAlition S encourage ses membres financeurs à mettre en œuvre les principes du Plan S pour toutes les subventions octroyées à partir de janvier 2021, en fournissant maintenant des instructions claires sur le moment et la manière dont ces principes doivent être appliqués.
  2. Le Plan S aborde la question de l’accès ouvert (Open Access) à la recherche issue non seulement des subventions publiques mais aussi des subventions privées, élargissant ainsi la portée des contenus potentiels à “libérer” en OA. La nouvelle version de ce principe du plan S s’adresse à un éventail plus large de types de financeurs, y compris les conseils de recherche et les organismes de financement internationaux, nationaux et régionaux.
  3. Le principe fondamental, ainsi que certains autres critères du plan S incluent maintenant les archives ouvertes comme un lieu de dépôt en accès ouvert immédiat et sans embargo, au même titre que les revues et plateformes en accès ouvert. L’ancien critère consacré aux archives ouvertes devient de fait superflu.
  4. La cOAlition S procède actuellement à une analyse des écarts entre les disciplines afin d’accroître la part des revues ou des plates-formes en accès ouvert. La cOAlition S élaborera des mesures incitatives pour la constitution de nouvelles revues et plates-formes dans les domaines où des besoins et des écarts existent.
  5. La cOAlition S examinera plus en détail les risques transitoires portés par l’accès ouvert perçus par les sociétés savantes.
  6. La cOAlition S définit plus clairement la notion de plate-forme en accès ouvert, qui ne regroupe pas ou ne republie pas des documents déjà publiés, par exemple Wellcome Open Research ou Gates Open Research.
  7. Les auteurs ou leurs institutions doivent conserver leurs droits d’auteur sans avoir à payer de frais supplémentaires. La cOAlition S a également l’intention de fournir des mécanismes à l’appui en développant ou en adoptant un modèle de « licence de publication » pour leurs bénéficiaires, afin de s’assurer qu’aucun auteur n’ait besoin de négocier individuellement avec les éditeurs pour diffuser un article en accès ouvert. Les « licences de publication » accordées aux éditeurs doivent désormais garantir qu’un auteur ou une institution peut, dès la publication, mettre à disposition la version de reference (version of record, VoR), le manuscrit accepté de l’auteur (author accepted manuscript, AAM) ou les deux versions sous une licence ouverte via archive ouverte.
  8. La cOAlition S s’engage également à s’assurer que les auteurs ou les institutions conservent le droit d’auteur et le droit de mettre immédiatement à disposition une version de l’article (soit la version de référence (VoR), soit le manuscrit accepté de l’auteur (AAM) soit les deux) sous licence ouverte en le précisant dans leurs contrats ou accords de financement – si possible.

Le dépôt du manuscrit accepté de l’auteur ou de la version de reference dans une archive ouverte constitue désormais le seul moyen d’assurer la conformité des publications dans des revues sur abonnement qui ne font pas l’objet d’accords transformants.

  1. La cOAlition S exige maintenant que la licence CC BY 4.0 soit l’option par défaut pour les articles, les alternatives secondaires étant la licence CC BY-SA 4.0 et la liecence CC0. Il autorise également la licence CC BY- ND sur demande justifiée par le bénéficiaire de la subvention.
  2. La demande de normalisation et de plafonnement des APC a été atténuée par les nouveaux critères. Elle a été remplacée par des demandes de mécanismes de tarification équitable par rapport au service offert et favorisant une plus grande transparence en matière de coûts. Ceux-ci peuvent être normalisés et plafonnés à l’avenir si des niveaux de prix déraisonnables sont observés.

La cOAlition S s’efforcera également d’obtenir la transparence sur la tarification de divers services tels que la sélection, l’examen par les pairs, le travail éditorial et la correction pour établir des prix de publication équitables. Il sera demandé aux éditeurs de fournir une ventilation des prix au niveau de l’éditeur, et si possible au niveau de la revue.

Pour plus de transparence, « La revue ou la plateforme doit fournir, sur son site Web, une description détaillée de ses politiques éditoriales et de ses processus décisionnels. En outre, des statistiques de base doivent être publiées au moins une fois par an, portant notamment sur le nombre de soumissions, le nombre de validations demandées, le nombre de validations reçues, le taux d’approbation et le délai moyen entre la soumission et la publication. »

La cOAlition S cherche également à encourager les gouvernements, les universités, les organismes de recherche, les bibliothèques, les académies et les sociétés savantes à aligner leurs stratégies, politiques et pratiques pour assurer la transparence.

  1. La cOAlition S réitère son soutien aux modèles sans APC et à une vaste gamme de plates-formes innovantes d’accès ouvert ainsi qu’à d’autres mécanismes bien établis de mise en œuvre immédiate de l’accès ouvert, et envisage d’apporter un soutien financier collectif en cas de besoin.
  2. La cOAlition S mène une action concertée pour limiter les coûts de l’accès ouvert pour les chercheurs des pays à revenu intermédiaire et à faible revenue, en élaborant des recommandations pour la réduction et la suppression des frais de publication. En outre, les revues et plateformes doivent prévoir des dérogations et des remises pour ces pays ou pour certains auteurs dont les motivations peuvent être démontrées. Il est important de noter que des statistiques sur les dérogations demandées et accordées doivent également être fournies.

Dans ce contexte, le paiement ou la dispense de frais de publication ne doit en aucun cas influencer la décision éditoriale concernant l’acceptation d’un article.

  1. Bien que les organismes financeurs de la cOAlition S déclarent qu’ils ne soutiennent pas l’édition hybride, le principe de refuser purement et simplement l’édition hybride a été supprimé. Au lieu de cela, les organismes financeurs sont autorisés à soutenir l’édition hybride dans le cadre d’accords de transformation temporaires, tandis que les chercheurs individuels, les institutions de recherche, les autres financeurs et les gouvernements sont invités à ne pas soutenir financièrement l’édition hybride.
  2. Les accords transformants seront soutenus jusqu’à la fin de 2024. La cOAlition S utilisera 3 stratégies : les accords transformants, les modèles d’accords de transition et les revues transformantes. Par exemple, les modèles d’accords de transition aideront les maisons d’édition des sociétés savantes et les petites et moyennes maisons d’édition à passer à un modèle de diffusion en libre accès. De plus, la cOAlition S « ne soutiendra financièrement les accords après le 1er janvier 2021, que lorsqu’ils sont conformes aux recommandations de l’ESAC.”.
  3. Dans le Guide de mise en œuvre, la cOAlition S clarifie précisément ce qu’elle paiera et ce qu’elle ne paiera pas pour ouvrir l’accès à la recherche.
  4. Un nouveau principe a été ajouté, exprimant l’engagement des organismes de financement de cOAlition S à évaluer les résultats de la recherche lors des décisions de financement en fonction de leur valeur intrinsèque, sans tenir compte des métriques des revues comme le facteur impact, le canal de publication ou l’éditeur. Les membres de cOAlition S intégreront ce type de principes à leurs politiques avant janvier 2021.
  5. La cOAlition S reconnaît également « l’importance pour les chercheurs en début de carrière que les institutions employeuses s’engagent à réviser leurs procédures (d’évaluation de la recherche) et à les faire progresser vers une mise en œuvre dans la période transitoire du Plan S”.
  6. Plusieurs des exigences de conformité pour les plates-formes, les revues et les dépôts en accès ouvert ont été revues à la baisse. Plus précisément, les exigences relatives aux archives ouvertes portent principalement sur l’inclusion de métadonnées de format non exclusif interopérables et de haute qualité pour les articles sous licence CC0, d’identifiants pérennes pour les versions déposées, de licences lisibles par machine, d’informations sur le type d’accès ouvert et sur la licence, ainsi que d’information sur les organismes financeurs. Un temps de disponibilité des archives de 99,7% est également demandé.

Les critères fortement recommandés pour les archives ouvertes comprennent : des systèmes de soumission de manuscrits qui supportent à la fois les téléchargements d’auteurs individuels et les téléchargements en masse, le stockage du texte intégral au format JATS XML par exemple, le support d’identifiants pérennes (PID) comme ORCID, des données de citation ouverte (I4OC), des API ouvertes, une conformité à OpenAIRE des métadonnées et QA pour relier le texte intégral aux métadonnées bibliographiques.

Ceux-ci feront l’objet d’une étude en 2024 et pourraient alors devenir obligatoires.

  1. La cOAlition S travaillera avec certains services pour établir des mécanismes de contrôle de la conformité en accès ouvert qui seront définis dans le Guide de mise en œuvre, par exemple le DOAJ, OpenDOAR, SHERPA/RoMEO, ESAC.

La cOAlition S soutiendra également « le développement d’un outil dont les chercheurs pourront se servir pour savoir si leurs lieux de publication respectent les critères ».

  1. D’ici la fin 2024, la cOAlition S aura terminé une évaluation approfondie des conditions, des effets et de l’impact du Plan S, en accordant une attention particulière aux conséquences des accords transformants et de la diffusion en accès ouvert des articles de revue par le dépôt dans une archive ouverte.

On trouve dans le rapport complet plus de détails sur certains des principes du plan S.

[Disclaimer : je fais partie du board de SPARC Europe]

[Photo : Markus Mayer sur Flick / CC-BY-NC-SA]

Vous prendrez bien un petit Barcamp avant de passer à la conférence ?

Marlene’s corner poursuit les collaborations en accueillant un nouvel invité : Romain Féret, chargé de mission Open Access et données de la recherche au SCD de l’université de Lille, qui a bien voulu nous raconter son expérience du Barcamp berlinois organisé en marge de l’Open science conference 2019. Merci à lui.

Je suis allé à la conférence Science Ouverte de Berlin mi-mars pour y présenter un poster sur la démarche d’accompagnement de projets ANR et H2020 mise en place au SCD de l’Université de Lille (voir le poster). La conférence était précédée par un barcamp le lundi : petit retour sur ce qui s’y est dit.

Le Barcamp, c’est quoi ?

Pour les non-initiés, un Barcamp c’est un groupe de participants qui se retrouvent pour échanger sur des sujets choisis collectivement, en lien avec une thématique définie au préalable. Ensuite, on secoue et on voit ce qui se passe. Comme le principe de base est la participation, chacun est responsable de l’intérêt de la journée.

Le Barcamp déroulé et ambiance générale

Nous étions un peu plus de 70 participants à se retrouver dans les bureaux de Wikimedia Allemagne. On démarre la journée par une petite présentation brise-glace. Chacun se présente avec 3 hashtags qui lui correspondent et en profite pour donner son nom et son affiliation institutionnelle. Pour terminer la partie introductive, Claudia Göbel, de l’European citizen science association, fait une présentation sur les sciences participatives. Le Barcamp est divisé en 5 temps de 45 minutes, avec 4 sessions en parallèle, soit un total de 20 sessions. Celles et ceux qui le souhaitent proposent des thèmes, qui sont retenus ou non en fonction de l’intérêt des autres participants. La personne qui a proposé le thème anime les échanges. L’ambiance générale est à la fois studieuse et conviviale. Les échanges se font dans un cadre assez sécurisant. La Friendly space policy m’a semblé respectée. Par ailleurs, l’esprit est constructif : personne ne monopolise la parole, bonne écoute, esprit très horizontal même avec des participants qui ont parfois une certaine notoriété. Cela n’empêche pas un peu de controverse, mais c’est de bon aloi et dans l’esprit du jeu.

Petit compte-rendu des ateliers suivis

J’ai suivi 4 sessions au cours de la journée et j’en ai animé une. Voici un résumé de ce que j’ai retenu des sessions suivies. Il y a un compte-rendu pour chacune des sessions mais il est parfois (très) incomplet.

Participatory research challenges (lien pad)

Session animée par Claudia Göbel sur les sciences participatives. L’échange s’engage sur les freins à lever pour que les sciences participatives se développent. Une des difficultés du côté des chercheurs est que la dimension participative doit être pensée dès la conception de la recherche. Comme cela est rarement le cas, cet aspect de la recherche est souvent vu comme du travail supplémentaire en cours de recherche et la dimension participative n’existe, au mieux, qu’au moment de la dissémination des résultats. Certains participants posent aussi la question de l’indépendance des chercheurs vis-à-vis des communautés qu’ils étudient.

Du côté des participants, citoyens ou acteurs de la société civile, la différence de temporalités avec les chercheurs peut freiner leur engagement dans ce type de processus. Pour les chercheurs, la publication des résultats dans des articles de revues est souvent un préalable à d’autres formes de restitution, tandis que les citoyens et acteurs de la société civile ont des besoins de retour plus immédiats. Le manque de réciprocité de certains chercheurs vis-à-vis des participants à leurs recherches est souligné plusieurs fois. Par exemple, les participants ne sont pas toujours informés de la publication des résultats, ou ils n’ont pas accès aux publications.

Brainstorming on open science activities (lien pad)

Session animée par Helen Brinken (@helenebrinken), du projet Foster, pour échanger sur les activités de soutien à la recherche et la manière d’interagir avec les chercheurs. Parmi les idées : faire identifier un problème aux chercheurs puis les aider à le résoudre ; adopter d’abord une posture d’écoute avant de chercher à les convaincre ; engager les chercheurs dans une relation (« engagement process »). Les pratiques à éviter : dire aux chercheurs ce qu’ils doivent faire, faire des listes de listes, culpabiliser les personnes ayant des pratiques que l’on ne juge pas assez ouvertes.

L’échange s’est poursuivi avec un tour de salle sur les motivations qui ont poussé les uns et les autres à travailler ou à s’engager sur les questions de libre accès. Deux catégories de motivation se dégagent. D’un côté, pour les chercheurs présents cela a souvent démarré par des discussions avec des collègues et la prise de conscience du fonctionnement de l’écosystème éditorial et des inégalités de modalités d’accès à l’information scientifique. D’un autre côté, les personnes en charge de la documentation qui sont venues aux questions de science ouverte dans le cadre de leur parcours professionnel, avec des motivations souvent plus pratiques.

Open science as a library service (lien pad)

Session animée par Christina Riesenweber (@c_riesen) qui prendra prochainement la direction d’une bibliothèque dans laquelle elle aura pour mission de développer les services en lien avec les services à la recherche. Les échanges ont porté sur les services avec lesquels interagir dans une université, les compétences à acquérir pour les personnels de bibliothèque et sur différents exemples de bibliothèques « modèles » en matière de services à la recherche (Edimbourg, Utrecht, Helsinki).

Including open science in project management activities (lien pad)

La session que j’ai animée portait sur l’aide que les services de soutien à la recherche peuvent apporter aux chercheurs pour intégrer une dimension science ouverte à leur projet dès la phase de montage. Cela permet de s’assurer que ces activités soient prises en compte dans l’ensemble de la gestion du projet. Les échanges ont été intéressants, avec notamment le retour d’expérience d’Ivo Grigorov (@OAforClimate) qui est responsable du service de montage de projet de son institution et qui est engagé dans une démarche assez similaire à la nôtre dans le cadre d' »Open Science Clinique », porté au sein du projet Foster (voir le poster présenté à la conférence).

Le constat de départ est que la phase de soumission d’un projet de recherche est le meilleur moment pour mettre en place une démarche science ouverte. Il est par exemple préférable d’expliciter les modalités de partage des données entre les partenaires d’un projet dès son montage. Quand ce n’est pas le cas, cela peut être un sujet de conflit. Si la dimension science ouverte d’un projet est positivement évaluée par l’agence de financement, cela peut aussi être une incitation à la mettre en oeuvre en cours de projet. Yan Wang et Esther Plomp, toutes deux data stewards à Delft, ont commencé à travailler sur ce type de services depuis que les agences de financement néerlandaises ont inséré un paragraphe dédié à la gestion des données dans les trames des dossiers de demande de financement.

Researchers engagement in Open Science (lien pad)

Session animée par quatre des data stewards de l’Université technologique de Delft : Heather Andrews, Nicolas Dintzner, Esther Plomp (@PhDToothFAIRy) et Yan Wang (@yan_wang). La session a principalement porté sur la démarche d’accompagnement à la gestion des données mise en place à l’Université de Delft et la manière dont le travail des data stewards s’articule avec les autres services de la bibliothèque. 

Les data stewards sont répartis dans chacune des facultés de l’université. La bibliothèque coordonne le dispositif, financé par l’université. Les huit data stewards se réunissent une fois par semaine pour coordonner leur travail. Même si les défis rencontrés selon les disciplines ne sont pas les mêmes, cela leur permet de partager leur expertise sur les questions transversales. Les data stewards ne travaillent que sur les données de recherche, et renvoient vers leurs collègues de la bibliothèque sur les questions relevant des autres aspects de la science ouverte. La prise de conscience des enjeux autour des données de recherche par la communauté scientifique de l’Université de Delft entraîne un accroissement de la charge de travail des data stewards, qui ne sont pas assez nombreux pour accompagner l’ensemble des chercheurs. L’importance de travailler de manière coordonnée avec les autres services de l’université a aussi été soulignée.

De l’intérêt de suivre le Barcamp avant d’assister à la conférence

Au-delà de son intérêt intrinsèque, participer au Barcamp a été une bonne manière de préparer la conférence. C’est un moment privilégié pour identifier des interlocuteurs et échanger avec des personnes que l’on croisera au cours des deux jours suivants. C’est aussi l’opportunité de se mettre en position plus active, en particulier lorsqu’on va à un évènement où on connait très peu de collègues. Le Beercamp qui a suivi était aussi une bonne occasion de poursuivre les échanges.

Les plus du Barcamp

La prise de note collaborative, avec un référencement des pads des différentes sessions qui sont accessibles à partir du métapad. Les échanges ont été plus ou moins bien retranscrits mais c’est un bon outil pour garder une trace d’une session tout en s’impliquant pleinement dans les échanges. Par ailleurs, les collègues de Delft ont mis en ligne un article de blog qui rend compte de la quasi totalité des sessions proposées.

L’Open Science radio (@OpenSciRadio) : Konrad Förstner (@konradfoerstner) et Bernd Rupp ont interviewé l’ensemble des animateurs de session au fur et à mesure de l’avancement de la journée. Les podcasts ont été mis en ligne presque immédiatement et sont disponibles sur leur site web. Ils ont récidivé pendant la conférence les deux jours suivants, avec l’aide de Matthias Fromm (@matthiasfromm) et Christina Riesenweber au montage. Un format intéressant pour communiquer sur l’évènement et pour donner envie d’aller creuser le contenu des sessions à partir d’un média plus attrayant que les prises de note rédigées.

Bilan du pilote de SCOSS

La première campagne de financement participatif institutionnel organisée par SCOSS (présentée dans ce billet) s’est achevée sur un résultat plutôt encourageant : 135 établissements se sont engagés à financer les services sélectionnés, à hauteur de plus d’un million d’euros.

Group of people giving a thumbs up gestureLes points positifs sont nombreux. Tout d’abord cette initiative a commencé à répandre l’idée au sein des bibliothèques académiques et plus largement, des gouvernances des établissements, que les infrastructures de soutien à la science ouverte doivent être financées d’une part, et par la communauté d’autre part, si l’on veut éviter de reproduire les dysfonctionnements du modèle éditorial actuel. La variété et le montant des engagement reçus témoignent d’une prise de conscience réelle par les acteurs de la nécessité de soutenir ces services pour en garantir la pérennité.

Ensuite la campagne pilote a permis d’éprouver la robustesse des choix de gouvernance et des processus de candidature et d’évaluation de SCOSS, qui sont jugés satisfaisants par les services sélectionnés.

La communication enfin, sur le contenu des projets comme sur leur mode de financement, est un élément essentiel du processus, qui doit être fortement investi par les services sélectionnés. Le travail de promotion effectué par SPARC Europe auprès de ses membres et de ses partenaires, a été considérable et salué par les bénéficiaires de la campagne.

Des axes d’amélioration ont également été définis :
– Communication : une clarification de la communication sur le modèle économique est nécessaire, ainsi que des canaux de communication spécifiques, indépendants et complémentaires de ceux de SPARC Europe (twitter, site web)
– Fonctionnement : un forfait fixe sera prélevé sur les contributions reçues pour financer 1 ETP chargé de la coordination du projet ; une convention sera établie entre SCOSS et les services financés, définissant les rôles de chacun.9280354819_d46d7cefe2_o
– Critères de sélection : priorité à la portée globale, internationale des projets candidats, définition par SCOSS d’une liste de domaines pertinents révisée annuellement
– Critères d’évaluation : introduction d’une pondération des critères en fonctions des priorités définies pour l’année
– Montant et gestion de l’engagement : les services sélectionnés seront invités à proposer une tarification adaptée aux différents types d’organismes financeurs d’une part, et à en prévoir les conditions de gestion (comptabilité et facturation) pérenne, éventuellement en passant par une agence d’abonnements.

Des pistes d’élargissement du périmètre de SCOSS se dessinent également : aux établissements qui ne renouvellent pas leurs big deals par exemple, ainsi qu’aux pays moins représentés dans les organismes de soutien à la science ouverte.

Le rapport en VO : Progress report – An evaluation of the SCOSS pilot project

[Photos : Catherine Mosiniak-PaillierMike Cohen]

[Disclaimer : je fais partie du Board de SPARC Europe]


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