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JOA 2015 : le chaud et le froid

12375616634_a680cc00b6_zRassurez-vous tout de suite, ceci n’est pas un CR exhaustif des 6èmes Journées Open Access organisées par Couperin il y a quelques semaines : 30 interventions réparties sur 4 demi-journées, c’est bien trop dense pour un billet de blog !

Impression générale de chaud et froid : des interventions positives (souvent celles témoignant de projets ou de réalisations dans les établissements, d’ailleurs) alternant avec des interventions nettement plus nuancées, qui suggèrent qu’il nous reste encore quelques étapes avant d’arriver à un consensus sur ce que devrait être une politique de l’open access en France, contrairement à ce qui se fait chez nos voisins européens (UK, NL), qui ont opté pour une approche globale (qu’elle soit en faveur du gold ou du green).

Ce que je retiens de cette édition :

  • L’open access est bien un enjeu économique fort  : l’intervention déprimante (sur le fond, pas sur la forme) mais salutaire de Sami Kassab, l’analyste d’Exane BnP Paribas, montre clairement que chaque initiative marquante en faveur de l’open access (lancement de PLoS, obligation de dépôt des NIH, rapport Finch…) se répercute sur la performance du cours de bourse d’Elsevier ; de menace pour le secteur de l’édition académique, l’OA est devenu depuis 2012 une opportunité de croissance pour les éditeurs, avec l’avènement du modèle gold-avec-APC.jao2015
  • On s’en doutait, maintenant c’est prouvé, chiffré par les anglais : l’OA hybride coûte 3 fois plus cher que l’OA gold ! Et les APC représentent désormais 12% de la dépense globale pour les articles (1% pour les frais de gestion, et les 87% restants pour les abonnements), selon une étude menée par un groupe d’universités britanniques.
  • L’UE peut jouer un rôle moteur pour l’OA en Europe : l’obligation de dépôt du programme H2020 est un puissant outil de sensibilisation des chercheurs aux questions de diffusion des résultats de recherche et de conservation des données. L’approche volontairement flexible adoptée pour la diffusion des données (« aussi ouvert que possible, aussi fermé que nécessaire ») semble fonctionner
  • Tout le monde n’est pas dans le brouillard : il y a des établissements qui ont une vision claire de ce qu’est l’OA, et de comment y arriver (INRIA, INRA, Strasbourg), ça rassure.
  • L’évaluation pose toujours question : du côté des revues, avec les éditeurs prédateurs – mais des initiatives comme Quality Open Access Market, QOAM se mettent en place pour clarifier le paysage – , en ce qui concerne les chercheurs par contre, il semble qu’il faille encore un peu de temps avant que les modes d’évaluation intègrent la publication en OA au crédit du chercheur.

Les vidéos des interventions des JAO 2015 sont disponibles en streaming et en téléchargement sur le site de CanalU.

[Photos : Lydia Brooks, @mdelhaye]

Trouver des articles en OA chez Wiley

Suite de mes expériences de repérage des revues et articles en libre accès chez les éditeurs traditionnels (commencées avec Elsevier), avec Wiley. L’éditeur propose du « gold OA », avec une collection de revues libellées « Wiley Open Access », et un programme hybride d’articles en libre accès  financés par l’auteur ou son institution, « Online Open ».
Les revues Wiley Open Access (revues « gold »)
Elles disposent d’un site qui leur est propre, qui explique dès la page d’accueil la nature de la collection, met en avant une sélection de titres, et donne accès à des pages d’explications complémentaires spécifiques pour les auteurs, pour les institutions et les financeurs, pour les sociétés savantes et pour les institutions (avec la liste des établissements disposant d’un « compte OA », leur permettant de gérer le financement des articles de leurs chercheurs). On peut facilement accéder à la liste des 28 titres concernés, qui donne pour chaque titre des liens vers une présentation de la revue, vers les instructions aux auteurs, vers la soumission d’un manuscrit, et vers une zone « pricing information » qui peut déconcerter de prime abord : on n’y retrouve pas de tarifs d’abonnements, mais bien le détail des coûts de publication (les fameux Article Publication Charges, APC). Les articles sont intégrés à la plateforme de publication générale de l’éditeur. La rubrique pour les institutions et les financeurs fournit également du matériel de promotion du service (flyers de présentation des fonctionnalités OA, traduits dans 4 langues, bannières et logos, courriel-type), ainsi qu’une liste des bases dans lesquelles les revues en OA sont indexées et la liste des mandats avec lesquels les revues de l’éditeur sont compatibles. La collection « Wiley Open Access » est présente sur les réseaux sociaux (tag open access sur le blog de l’éditeur, compte Twitter, page Facebook dédiée).

Les articles Online Open
Il s’agit du programme d’accès hybride de l’éditeur : pour un certain nombre de titres accessibles sur abonnement (ce nombre varie, selon les pages que j’ai consultées, de 700 à 1200), il est possible aux auteurs de publier leurs articles en OA, en payant des APC, fixés à 3000$ par article, sauf pour les 62 titres ayant des tarifs particuliers. La FAQ en donne la liste, sans faire de lien direct vers la page d’accueil de chaque revue, où l’on est censé trouver l’information : en fait rien n’indique les tarifs, ni sur la page d’accueil, ni dans les pages de la rubrique « For contributors » – il faut aller sur le formulaire de soumission d’article (« Online Open order form« ) et sélectionner la revue pour en connaître le tarif – franchement on a vu plus convivial.

La recherche
Je n’ai trouvé aucun moyen à ce jour d’isoler les articles en OA dans le moteur de recherche de Wiley Online Library. Dans la liste des résultats les articles sont cependant bien labellisés OA (avec un petit cadenas violet), qu’ils proviennent de revues gold ou que ce soit des articles en OA hybride. Même si on a un lien vers des « demandes d’autorisation » (« Permission requests »), un message très clair annonce que le document est sous licence CC-BY-NC et que seuls les usages commerciaux nécessitent une autorisation. On trouve également des articles « Free », avec un logo de couleur différente : ce billet de 2011 du blog de l’éditeur explique ce que l’on trouve derrière cette mention, qui peut accéder aux articles en question et s’il est possible de réutiliser les données.

En résumé : un accès optimal pour le gold, hasardeux pour l’hybride

S’il est plutôt simple de retrouver des contenus en OA publiés dans les revues gold de Wiley (site dédié, moteur de recherche spécifique, grosse présence de la branche OA de l’éditeur sur les réseaux sociaux), ça se complique pour les articles hybrides : on ne peut que tomber dessus au détour d’une recherche, et pas cibler sa recherche sur ce critère.

Et là je m’étonne : comment se fait-il que l’OA hybride soit si mal signalé ? Alors que, comme le montre l’infographie ci-contre, il y aurait eu (en 2014) plus d’articles en OA publiés dans les revues hybrides que dans les revues gold ? Comment peut-on payer aussi cher pour un service aussi minable insuffisant ?

Serait-ce à dire que le chercheur se borne à publier en OA pour satisfaire aux exigences des financeurs, en se préoccupant uniquement du prestige de la revue et en se désintéressant de l’accessibilité réelle de son travail ? Non, je ne pense pas, mais cela montre bien la nécessité d’une sensibilisation des chercheurs à ces problématiques d’accès (au) public, et l’intérêt d’un travail conjoint chercheur-bibliothécaire sur les questions d’open access.

Thor

7189078481_ba4fc3814b_zThor (pour Technical and Human infrastructure for Open Research) est un projet financé par la commission européenne dans le cadre de H2020. Son objectif est de faciliter le repérage et les citations, et de pérenniser les liens entre les chercheurs, les publications, les jeux de données, les institutions en créant un réseau d’identifiants pérennes pour la production de recherche. Il s’appuie sur plusieurs initiatives existantes : ORCID (identifiants de chercheurs, ce que j’en disais en 2010), Datacite (citation de données), Dryad (hébergement de données), ainsi que sur des acteurs de l’information scientifique tels que PLoS, le CERN, la British library, le lab d’Elsevier. L’idée, c’est de rendre toutes ces données interopérables (ce qui suppose, j’imagine, la création de protocoles ?) pour pouvoir créer des relations entre elles – et là il doit y avoir un rapport à un moment avec le « linked data », le web de données, les URI, tout ça, mais ça devient trop compliqué pour mon neurone.

Ca me rappelle d’ailleurs la journée d’étude sur les référentiels organisée par le GTAO de Couperin début juillet, où l’on a bien vu qu’avant d’établir des liens entre les données, c’est entre les différents acteurs de la donnée qu’il faudrait établir des relations… pourquoi pas autour d’un projet fédérateur comme semble l’être Thor ?

Rien à voir avec le projet Tor, qui est un réseau de routeurs permettant des échanges de données anonymisés (si j’ai bien compris).

[Photo : JD Hancock]

Zen, soyons zen

Qu’on le veuille ou non, c’est Elsevier qui dicte désormais les tendances dans l’édition scientifique : l’éditeur a ainsi récemment changé sa politique « de partage » des articles scientifiques (exit le dépôt des post-print sur les archives ouvertes, ajout d’embargos là où il n’y en avait pas), et les autres suivent. Ces jours-ci c’est Emerald qui ajoute 24 mois d’embargo pour le green – alors que personne ne lui a rien demandé-, dès lors qu’une politique institutionnelle de dépôt dans une AO est en vigueur dans un établissement (c’était la politique qui prévalait jusqu’à récemment chez Elsevier d’ailleurs). Ca peut paraître anodin en France, où peu d’établissements ont encore mis un mandat en place, cela l’est beaucoup moins au Royaume-Uni où le financement de la recherche est soumis à la diffusion en OA des articles produits par les chercheurs. Donc soit ils déposent dans l’archive ouverte de leur établissement, mais leurs articles ne seront accessibles que dans 2 ans, soient ils payent des APC. Et, comme par hasard, il se trouve qu’Emerald vient d’augmenter le coût des APC de 70% pour ses revues en sciences de l’ingénieur… Interrogée par Richard Poynder à ce sujet, dans le long billet qui est la source de celui-ci, la porte-parole de l’éditeur indique que “cette decision, basée sur l’analyse du marché et de la concurrence, mettra la tarification des APC d’Emerald au niveau des prix du marché, dans une position médiane vis à vis de ses concurrents. » C’est dit, c’est clair : ce n’est pas le coût de production de l’article qui détermine son APC, mais bien sa valeur marchande.

Pour maintenir leur activité (et valoriser leur entreprise en cas de rachat, on ne sait jamais, une consolidation du marché est si vite arrivée), il semblerait que les « petits » éditeurs s’alignent sur les « gros », ce qui a pour effet une augmentation globale des coûts. Les arguments sur la qualité des contenus sont ignorés : pourtant, le fait de lever les embargos et d’autoriser le dépôt représente plutôt un avantage pour attirer les auteurs, et se démarquer des éditeurs traditionnels, mais visiblement l’attrait du profit l’emporte sur l’offre de contenus… Quoique : Emerald a annoncé une opération « zéro embargo » sur sa vingtaine de titres en sciences de l’information et des bibliothèques – par souci réel d’améliorer son offre de service, ou opération « d’open washing » orchestrée par le service marketing pour redorer son blason auprès des bibliothécaires qui sont encore, pour l’instant, les principaux acheteurs de documentation ?

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que les résultats de l’étude commandée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur en 2013 sur les embargos pour les revues en SHS viennent d’être publiés, et ses conclusions sont très claires :
« Nos résultats objectivent donc la mise en place d’une durée de barrière mobile relativement courte (moins d’un an) en comparaison aux durées évoquées dans le débat public pour les SHS (2 à 3 ans). » 

Sources :
Emerald Group Publishing tests ZEN, increases prices: what does it mean ? par Richard Poynder sur son blog Open and shut?.
– ZEN = zero embargo now selon Glynn Moody
– Le rapport de l’IPP : Les revues de sciences humaines et sociales en France: libre accès et audience – La note : Quel délai pour le libre accès des revues de sciences humaines et sociales en France ?

[Photo : instigator21]

Localiser des documents en OA

(C’est un billet de 2006, que j’ai mis à jour le 22/07/2015, le système a changé la date de publication inopinément)

Petit cours de rattrapage pour les bibliothécaires en manque d’information sur les archives ouvertes et l’open access :
– le ROAR est le répertoire des archives institutionnelles ouvertes hébergé par l’Université de Southampton. Il en dénombre 635 à ce jour.
– l’OpenDOAR répertorie aussi les archives ouvertes, à l’initiative de l’Universités de Nottingham (UK) et du JISC.
– le ROARMAP est le registre des politiques institutionnelles d’auto-archivage, qui liste les politiques des établissements ayant pris position en faveur de l’archivage (et mis en place une archive)
Sherpa/Romeo est le projet du JISC qui recense les politiques des éditeurs par rapport à l’auto-archivage (ne cherchez pas d’éditeurs français, il n’y en a que 2 : un vert – qui autorise l’archivage des pré & post-prints – (EDP Sciences), et un gris, qui n’autorise rien du tout). ; on y trouve 41 éditeurs français, dont 31 autorisent le dépôt sous une forme ou une autre.
– le DOAJ de l’Université de Lund répertorie les revues en OA (on en est à 2061 10 437 titres, dont plus de 500 6 200 indexés en texte intégral)

Dans la foulée, Peter Suber nous signale qu’Affaires universitaires du mois de mars 2006 fait un point sur l’OA au Canada, extraits :
« […] le potentiel du mouvement en faveur du libre accès ne se réalisera pas par l’imposition de conditions visant à nuire au fonctionnement de petits groupes d’éditeurs de revues. Un effort général est plutôt nécessaire pour faire de l’autoarchivage une habitude et un aspect incontesté du travail de rédaction, tout comme l’est l’ajout de bibliographies et de références à la fin d’un article. »[…]
« Quel est le point de vue des universitaires sur l’autoarchivage? « Les auteurs n’ont pas pris cette habitude, affirme M. Willinsky, de la UBC, en grande partie parce qu’ils cherchent avant tout à publier leurs articles plutôt qu’à les diffuser. » »

Transition vers l’OA : les Pays-Bas s’organisent

6307249018_06277f720c_mEn novembre dernier, les universités des Pays-Bas annonçaient le blocage de leur négociation nationale avec Elsevier parce qu’elles n’arrivaient pas à trouver un accord permettant une transition vers l’open access. L’idée est somme toute assez simple : d’un côté on a les établissements qui payent des sommes considérables pour leurs abonnements, plus des APC, plus le coût de gestion des APC (compter 3 à 4h par transaction, tout de même), et de l’autre les éditeurs qui se targuent de ne pas faire payer 2 fois les institutions (le fameux « double dipping »).

Pour que ce soit vraiment le cas, il faut mettre en place un système de compensation (« offsetting ») pour que les dépenses des universités restent « acceptables » (avec 25 mille guillemets) : c’est ce que négocient le JISC au Royaume-Uni et le VSNU aux Pays-Bas ; cela peut consister à prendre en compte les dépenses en APC pour réduire la facture d’abonnement, ou bien à « offrir » un nombre d’APC correspondant au montant de l’abonnement (c’est ce que fait la RSC). Le VSNU a ainsi conclu des accords avec Springer, avec Sage, et c’est en cours avec Wiley. C’est donc que c’est possible, non ?

Et bien apparemment toujours pas avec Elsevier, puisque, la négociation étant toujours dans une impasse, le VSNU vient d’annoncer la première phase de boycott de l’éditeur en demandant aux chercheurs ayant des responsabilités éditoriales chez Elsevier de démissionner de leur charge. Dans un deuxième temps, ce sont les reviewers qui seront sollicités, puis c’est à la totalité des chercheurs qu’il sera demandé de ne plus publier chez cet éditeur.

Utopique ? Naïf ? Pas si sûr : le ministre de l’éducation a placé la barre assez haut en ciblant 60% des publications des chercheurs hollandais en OA en 2019, et 100% en 2024… Et ce n’est même pas qu’une question d’argent : comme au Royaume-Uni, c’est la voie Gold qui est privilégiée ; les hollandais sont prêts à financer la diffusion en OA, mais à des conditions équitables, et sans perdre l’objectif d’une transition durable d’un modèle à l’autre, pour le bénéfice du plus grand nombre. Autre marque, s’il en fallait, de cette volonté politique forte : ce ne sont pas des bibliothécaires qui mènent les négociations (qu’on se rassure, ils sont bien là en appui), mais des présidents d’université, avec du coup une autorité non négligeable sur les comportements des chercheurs.

[Photo : gigi ibrahim]

Et pendant ce temps là au Wellcome Trust

3178582384_cebb9f124c_mSur le blog du Wellcome trust, on trouve une analyse des coûts, des licences et du signalement des articles financés par cet organisme diffusés en open access pour 2013-2014. Je passe sur les coûts, qui confirment que l’OA hybride est la forme d’OA la plus chère et malgré tout la plus plébiscitée par les auteurs (c’est sans doute là qu’une régulation s’impose), pour m’arrêter sur les questions de signalement et de licences.

Le deal est simple : le Wellcome Trust demande à ce que les articles qu’il finance soient diffusées sous licence CC-BY et versés dans l’archive PubMedCentral. Après vérification, il s’avère que seuls 61% des articles remplissent ces 2 conditions.  En ce qui concerne l’accessibilité sur PMC, il semble que certains éditeurs aient des difficultés à gérer le dépôt automatisé dans la base d’une part, et que leur workflow ne soit pas adapté à ce mode de fonctionnement : en effet, certains éditeurs diffusent les articles en OA avant leur parution « officielle » dans une revue, or PMC n’accepte que la version finale des articles, il faut donc que l’éditeur s’y reprenne à 2 fois, ce qu’il ne fait pas forcément…

Pour les licences, le problème vient le plus souvent d’une mauvaise compréhension des auteurs de ce qui est attendu par le financeur : les articles doivent être diffusés sous licence CC-BY (4.0) et c’est tout, mais l’éditeur propose plusieurs types de licences et au final personne n’y comprend plus rien ; il y a visiblement un travail de pédagogie à faire auprès des auteurs sur ce que sont les licences CC, et des accords à passer avec les éditeurs pour que la licence attendue soit automatiquement appliquée en fonction du financeur.

En résumé, malgré les sommes toujours plus vertigineuses que verse le Wellcome Trust pour la diffusion en accès ouvert de sa production de recherche, le niveau de service fourni n’est toujours pas à la hauteur des attentes, puisque 39% des articles ne remplissent pas les conditions définies par le financeur.

Source : The Reckoning: An Analysis of Wellcome Trust Open Access Spend 2013-14, par Robert Kiley

[Phtoto : Anne Marie Cunningham]


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