Archive for the 'Ressources intéressantes' Category

Université d’été du CLEO – Table ronde 2/2

3916382107_eebc85816d_m.jpgSuite du compte-rendu de la table-ronde de clôture de l’Université d’été du Centre pour l’édition électronique Ouverte. Dans cette deuxième partie, la parole est aux chercheurs et responsables de revues, puis conclusion et séance de questions / réponses.

RIVES (Laboratoire TELEMME, L. Verdon)
La revue Rives nord-méditerranéennes est la vitrine de la recherche du laboratoire.
Numéros thématiques (6-10 articles), pas de contributions isolées. Rubrique «Jeunes chercheurs» pour aider à la publication d’une première contribution.
Les chercheurs souhaitent maintenir les 2 supports, car le livre en tant qu’objet esthétique attire du lectorat ; de plus, le livre a un rôle social lors des colloques et autres événements auxquels le laboratoire participe : il est offert en cadeau aux participants, échangé contre d’autres publications…
La revue est présente sur Revues.org depuis 2001 ; la principale valeur ajoutée de la présence sur la plateforme est l’appartenance à une communauté, un réseau de revues. L’équipe éditoriale apprécie également les outils statistiques fournis par la plateforme, qui lui permettent d’avoir une vision plus précise de lectorat (langue, temps de consultation, mots-clé utilisés pour la recherche…), et de voir les conséquences en cas de changement de politique éditoriale (recul de la barrière mobile par exemple).

Le laboratoire TELEMME expérimente par ailleurs un partenariat avec l’INA et la MMSH pour la valorisation d’archives télévisuelles : construite sur la base de la ressource «Jalons» produite par l’INA, «Repères méditerranéens» met en scène l’histoire de la région des années 1940 à aujourd’hui. Le laboratoire intervient pour l’accompagnement scientifique du projet : vérification des métadonnées et rédaction d’un appareil critique par les chercheurs.

REMMM (Laboratoire IREMAM, F. Siino)
Revue associative hébergée par l’IREMAM, qui lui délègue une secrétaire de rédaction, la Revue des Mondes Musulmans et de la Méditerranée reste indépendante du laboratoire. C’est une revue d’aire culturelle, pluridisciplinaire SHS.
2 numéros par an, thématiques mais avec un espace pour des contributions extérieures hors thème. Nombreux compte-rendus d’ouvrages.
Opposition de l’éditeur historique (papier) à une version électronique, d’où une présence réduite sur internet (compte-rendus puis résumés puis introductions). Depuis 2 ans, la revue travaille avec les Presses de l’Université de Provence (PUP), ce qui a permis la mise en ligne du texte intégral avec une barrière mobile de 3 ans. Un important chantier de rétro-conversion a été mené (40 années d’archives), avec le soutien de Revues.org et de Persée. Un travail assez lourd de recherche des auteurs pour l’obtention des autorisations de diffusion des articles a eu lieu en parallèle.

Revues.org travaille sur la continuité des collections avec Persée : l’interopérabilité passe par les échanges de sommaires et une indexation réciproque – pour pouvoir faire des recherche sur la totalité du corpus – (qui sera opérationnelle dans la nouvelle version du portail).

Presses de l’Université de Provence (JB Cholbi, B. Cousin, L. Denoix)
La réflexion sur le devenir des éditions papier est en cours aux PUP.
Une plateforme Lodel a été installée à l’Université de Provence, elle permet de gérer le portail des revues de l’Université de Provence (38 titres) ; elle est également utilisée comme support pour des communications et des colloques (ex : Littemu). C’est un axe qui pourrait être développé pour valoriser les 300+ colloques annuels organisés par l’université. Pour les revues, il s’agit plus d’une solution d’hébergement temporaire avant d’aller sur Revues.org. Lodel est également utilisé pour gérer la mise en ligne de bibliographies.

107836657_9b249c6349_m.jpgConclusion
Il est désormais question d’une édition électronique ouverte :
– sur ce qu’elle va devenir (ouverte à une réflexion commune)
– qui s’appuie sur des logiciels en open source
– à la lecture et à l’écriture
– à tous les acteurs de la chaîne du livre (y compris auteurs et lecteurs).


Questions / Réponses

Q1 : Pourquoi ne pas étendre la cotisation à d’autres acteurs (laboratoires, programmes de recherche…) ? Importance symbolique de ce type de participation : logique de coopération, pas seulement de service.
R1 : La cotisation annuelle pourra être évolutive et couvrir des regroupements de laboratoires ; il y a des partenariats institutionnels qui restent à inventer.
Rappel de l’enquête menée conjointement avec Cairn sur le lectorat : la pyramide des âges montre que les lecteurs de Revues.org sont plutôt âgés et ceux de Cairn plutôt jeunes ; il y a vraisemblablement un lien avec le fait que les bibliothèques font la promotion de Cairn qui est un service qu’elles payent (abonnement annuel). La cotisation est peut-être un moyen de jouer sur l’inégalité de traitement des intermédiaires culturels que sont les bibliothèques.

Q2 : Quelles sont les conditions pour la mise en ligne d’une édition en ligne différente de l’édition papier (coût des images, traitement des documents iconographiques…) ?
R2 : Une édition enrichie est plus difficile à mettre en oeuvre, en général. De plus Revues.org n’a pas vocation à être diffuseur de sources, car d’autres institutions publiques sont en train de mettre cela en place (TGE Adonis, Medi-Hal…). Revues.org offre tout de même certaines possibilités : insertion de cartes multimedia en flash, encapsulage de fichiers mp3, insertion de vidéos (en provenance d’un portail patrimonial par exemple), d’albums photos Flickr. La plateforme est ouverte aux expérimentations : la seule contrainte, c’est que ce les solutions soient faciles à mettre en oeuvre et techniquement durables.
Le coût des images est un problème, qui aboutit à la publication d’articles de recherche indigestes (sans images puisque les droits sont trop chers), qui ne font évidemment pas le poids face aux éditions commerciales richement illustrées, qui attirent plus le grand public. Il est de plus en plus nécessaire de repenser le droit (et en particulier le droit d’auteur) pour régler ce type de problème qui finit par verrouiller une partie du patrimoine culturel de l’humanité.

Q3 : Sur la monétisation du téléchargement : n’y a-t-il pas un paradoxe entre la rapidité technique de traitement des informations et les barrières mobiles imposées par les modèles économiques ?
R3 : Revues.org promeut l’Open Access total (politique d’incitation), mais c’est la revue qui choisit. La cohabitation entre le gratuit et le payant permet de maintenir l’édition électronique dans l’économie. Les choses se font progressivement, souvent par la réduction de la barrière mobile. Il y a une question pratique aussi : certaines revues n’ont pas les ressources humaines nécessaires pour traiter tous les textes, la barrière mobile permet d’absorber le flux. Pour réduire ce paradoxe, une solution pourrait être une édition tout-électronique avec impression à la demande ; l’enjeu de ce type de solution, c’est la mutualisation des moyens pour sortir de l’artisanat expérimental et passer en mode «industriel» – d’où l’intérêt absolu du travail en réseau. Le numérique ne doit pas être considéré comme un service, mais faire partie de la démarche de recherche.

[photos : treehouse1977, Greg Gladman]

Des outils pour les acquisitions

2420094600_f7c08c050a_m.jpgJe suis tombée ces derniers temps sur plusieurs outils de repérage, qui m’ont l’air utiles pour les personnes en charge des acquisitions, notamment en BU ; je me dis d’ailleurs que si, comme le subodore DB, le profil de l’acquéreur disparaît dans sa forme actuelle, au profit d’une plus grande polyvalence, autant se familiariser tout de suite avec ces ressources :

– J’ai déjà parlé d’e-reference ratings du Library Journal, pour les produits électroniques

– Pour l’informatique et les technologies, The tech static propose tous les mois des critiques d’ouvrages spécialisés

Librarything recense aussi plus de 552 000 critiques (pour 251 000 ouvrages) – le programme LT Early reviewers permet même de recevoir un exemplaire d’un ouvrage que l’on s’engage à commenter.

Côté francophone, je suis avec intérêt nonfiction.fr – mais je n’ai pas encore testé la version papier qui sort ces jours-ci, d’ailleurs je me demande ce que le kioskier va me donner quand je vais lui demander s’il a « none fikchione » … 🙂

Modeste pendant de LT, Babelio propose plus de 10 000 critiques, plus orientées fiction que documentaire, ne semble-t-il comme ça à vue de nez.

Et puis j’ai eu l’idée d’aller voir sur Wikipoldoc… mais les spams et le manque d’actualité des informations ont eu raison de ma bonne volonté. L’initiative était pourtant bonne, mais il eût fallu trouver des moyens de l’alimenter dans la durée. A ce sujet, j’ai une suggestion : pourquoi ne pas faire travailler les élèves d’IUT, de l’ENSSIB là dessus ? Je suis sûre que nombre d’enseignants font faire des bibliographies ou bien des recensements d’outils de référence sur des sujets divers et variés, qui restent inexploités une fois rendus : pourquoi ne leur demanderait-on pas de les mettre en ligne sur Wikipoldoc ? Le fait de savoir que leur production sera mise en ligne motiverait les étudiants pour faire un travail plus rigoureux. Et la validation, alors ? Et bien disons qu’il vaut sans doute mieux avoir un wiki actif, même avec quelques erreurs (quoique, les enseignants et modérateurs sont là pour rectifier le tir, non ?), qu’un wiki mort, enfin, il me semble.
[photo gbaku]

Blogging policy

e7def6a90d28bb9124d2932c094a13e3.jpgCa va toujours mieux en le disant, ou, en l’occurrence, en l’écrivant : les établissements qui mettent en place des blogs ont tout intérêt à cadrer leur ligne éditoriale dans un document fixant les règles de base à suivre par les rédacteurs institutionnels. C’est ce qu’a fait le Powerhouse Museum de Sydney dans ce document, qui peut, il me semble, facilement être adapté au blog d’une bibliothèque ou d’un SCD.

On trouve aussi sur fresh + new(er), d’où provient l’information (c’est l’un des blogs du musée, consacré aux musées et aux média numériques), des infos sur la participation du musée à Flickr Commons (voir plus d’infos en français sur ce projet).
[photo : Samuel Mann]

Le marché du mardi, n°7

2.0
– Le festival SXSW, et sa déclinaison geek (SXSWinteractive) a démarré : au programme comme tous les ans de la bonne musique, des films et le tout libre comme l’air
Twemes : un mix des ‘memes’ sur Twitter – débrouillez-vous avec ça 😉
– Ca fait old news, mais Facebook existe maintenant en français, pour ceux qui ne s’en sont pas encore lassés… A voir si cela va vraiment attirer du monde ?
Computers in Libraries 2008 démarre le 7 avril, il y a un wiki et un compte Twitter pour suivre la manifestation.

OPEN
Soundzabound : un site de musique libre avec des licences et des technologies qui vont bien pour une utilisation pédagogique dans les écoles.
ScienceWatch est la nouvelle vitrine ouverte de Thomson, fabriquée à part des données de la base Essential Science Indicators (ESI) du groupe. Interviews, articles sélectionnés, données et analyses sont proposés tous les 15 jours.
Live content 2.0 est un projet de diffusion d’un DVD plein d’outils open source et de contenus sous licence CC.

Ratatouille économique

9f591fb463e039d358d8c50b2fa08f25.jpgDes ressources en économie repérées via Intute :

Econ journal watch : une revue à comité de lecture trimestrielle en OA, où j’ai trouvé cet article sur la destruction créatrice de Schumpeter appliquée à Amazon

– les vidéos mises en ligne sur YouTube par la Banque Mondiale.
[Crédit photo : webast]

FREE

521e2734a42d9acdf9648912b86a20e1.jpgJe découvre aujourd’hui via l’incontournable Resourceshelf la sélection de ressources pédagogiques issues des sites gouvernementaux US FREE (Federal Resources for Educational Excellence). Sciences, mathématiques, histoire, linguistique, arts, musique et santé sont les thématiques sous lesquelles sont rangées plus de 1500 ressources utiles pour l’apprentissage (un fil rss est disponible), ainsi que des collections spécifiques sur le 11 septembre, Martin Luther king etc.

Beau travail de mise en valeur de fonds numériques, je trouve.
[Crédit photo : Onken Bio-pot]

TASI

09f7496fcec79d6e213fac41f9f7a938.jpgLe JISC* est décidément plein de surprises : je suis tombée sur une ressource extrèmement bien faite sur les images numériques, émanant du
Technical advisory service for images (TASI)
, un projet (de plus) mené par le JISC, donc. On y trouve de nombreux conseils sur la numérisation, l’utilisation, le stockage, la recherche d’images… sous la forme de fiches synthétiques (comment utiliser des images dans power point, comment trouver des images scientifiques, historiques, sur Flickr, etc…), mais aussi des ressources (par ex une étude des fonctionnalités proposées par les moteurs de recherche en matière d’images), un glossaire, un annuaire de sites d’images. Et on peut suivre l’actu du site grace au blog.

* Oui, je sais, je devrais dire « la » JISC, puisqu’on traduit l’acronyme généralement par « Commission mixte des systèmes d’information », mais je trouve que ça sonne mieux au masculin.

[Crédit photo : °tëban°]


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