Archive for the 'Let's use the tools we promote' Category

Usages des outils en ligne par les bibliothécaires – 2011

Webjunction a reconduit son enquête sur les usages des outils en ligne par les bibliothécaires. Cette année pas de distinction BU/BM (il semble que les répondants travaillent majoritairement en bibliothèque de lecture publique), mais un distingo entre les usages personnels et les usages professionnels.

Curieuse photographie de cette profession tout de même, qui n’utilise jamais dans le cadre professionnel d’applications mobiles, d’outils de messagerie instantanée, d’outils de gestion de bookmarks ni de fils RSS – pour la moitié des répondants ou plus… Et qui continue à consulter quotidiennement les listes de diffusion (50%), loin devant les réseaux sociaux (23%), ces 2 outils étant utilisés quotidiennement à titre personnel pour 24% (listes de diffusion) et 46% (réseaux sociaux) des répondants.

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Mon Kindle et moi

Depuis quelques semaines, je suis l’heureuse propriétaire d’un Kindle. Je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de suivre mon parcours avec ce « nouveau » support sur ce blog.
Ergonomie, fonctionnalités
– L’encre électronique est bluffante, on dirait vraiment du papier. L’affichage est réglable : taille des polices, nombre de mots par phrase… On peut vraiment parler de « confort de lecture ».
– Le paiement n’est pas simple si on veut acheter ailleurs que dans le Kindle store : un achat qui prend moins d’une minute chez Amazon est tout simplement impossible ailleurs, en tout cas avec ma banque, qui m’impose de m’inscrire à un service plus sécurisé, moyennant l’envoi d’un code par SMS à *chaque* transaction… Heureusement qu’il y a Paypal.
– Très pratique, le chargement de documents personnels : le Kindle mange du .pdf, du .doc, du .txt, etc… pour peu qu’on ait pris la peine de convertir préalablement ses fichiers avec un outil comme Calibre, par exemple. A signaler, l’export pour Kindle disponible sur Instapaper : tous les articles « à lire plus tard » sont transférés en quelques secondes. Magique.
Contenus
– L’offre de livres en français est… comment dire ça poliment… maigre. Et nécessite, outre une certaine motivation, des qualités de fouineur bibliothécaire : il n’est pas possible de chercher par langue dans le Kindle Store, ni dans le site ereaderIQ que j’indiquais dans le dernier marché du mardi. En plus, il faut le savoir, les oeuvres en français du domaine public, qui sont gratuites dans le catalogue Amazon US, sont soumises à de la TVA si elles sont consommées en Union Européenne. J’ai fait le test : un recueil de titres de Victor Hugo, à 0$ quand je localise ma machine aux Etats-Unis, passe à 1,43$ si je suis en France.
En gratuit, on trouve des vieilleries classiques de la littérature, et encore, on se heurte parfois à des restrictions dûes au copyright. Du coup, même pour ces antiquités oeuvres du domaine public, il faut parfois chercher un peu pour récupérer le fichier qui va bien.
A un tarif abordable, il y a des daubes, mais il y a aussi des choses bien, chez publie.net par exemple ; mais on est déjà plus dans de la lecture « de découverte » (enfin si on ne lit normalement pas de « littérature contemporaine ») : l’amateur de polars, par exemple, ne retrouvera pas ses auteurs fétiches (malgré la prometteuse collection « Mauvais genres » qui démarre). Non, ceux-ci, quand ils existent en format numérique, sont vendus à peine moins cher que leur version papier brochée – dans ces cas-là, on n’achète pas, on commence plutôt à s’intéresser à l’offre non légale.
La qualité
Gratuit ou payant, cher ou pas cher, je n’ai pas encore lu d’ouvrage qui ne contienne pas au moins une faute de typographie, ou d’orthographe. Voire plusieurs sur certains textes. Ca paraît bizarre dans du tout-numérique, où on peut supposer que l’usage du correcteur orthographique est naturel. Quand je l’ai signalé sur le premier texte que j’ai acheté, l’éditeur (publie.net) a été très réactif et a mis à ma disposition une version corrigée dans les 3 heures qui ont suivi (ça c’est du service !). Après j’ai trouvé nettement moins d’erreurs, du coup j’ai laissé filer. Mais je réfléchis à une façon de faire remonter l’info à l’éditeur, parce qu’il me semble nécessaire que la qualité des livres numériques soit au moins aussi bonne que celle des livres au format papier.
Impact sur mes pratiques
Au bout d’un mois, mon appareil contient une trentaine de titres, provenant pour moitié de publie.net, la seconde moitié se partageant à part égale entre ouvrages du domaine public et articles de revues professionnelles formatés par mes soins. J’ai lu entièrement 10 documents, commencé 7. J’ai l’impression que le support favorise le « picorage », qui n’est pas dans mes habitudes de lectures ; on verra si c’est l’effet découverte ou si ça va perdurer. Je note 2 conséquences sur mes habitudes de lecture IRL traditionnelles : une baisse de la fréquentation de ma bibliothèque physique (une visite en un mois, au lieu des visites hebdomadaires – mais ce mois a été aussi riche en déplacements professionnels, alors ceci explique peut-être cela), et une hausse de mes achats de livres papier (3 en un mois), que j’attribue à la fréquentation plus assidue du site d’Amazon, mais je pense que ça ne va pas durer.

Open access : juste fais-le

3836955294_28192ca3df_m.jpgVous avez au cours des derniers mois produit un article publié dans une revue professionnelle : savez-vous que certaines d’entre elles autorisent l’auto-archivage des articles par leurs auteurs dans les dépôts électroniques de leur choix ?

Alors pourquoi ne pas déposer une version de vos articles sur E-LIS, l’archive ouverte en sciences de l’information et des bibliothèques ?

Une visibilité internationale, des urls pérennes, des métadonnées de qualité, des statistiques d’utilisation détaillées : voilà quelques uns des avantages, à déposer sur E-LIS, en plus d’oeuvrer ainsi concrètement pour le libre accès, en participant à la dissémination la plus large de l’information dans le domaine des SIB…

Le dépôt ne prend pas plus de 10 minutes, laissez-vous guider par la démo en version flash : http://eprints.rclis.org/subsmission_flash.html ou en version gif animé : http://eprints.rclis.org/Subsmission_gif.html

Pour vous enregistrer, c’est par là : http://eprints.rclis.org/perl/register

Vous pouvez également être informés des nouveaux documents déposés en vous abonnant au fil RSS de la base, ou à son compte Twitter ; il y a aussi un groupe Facebook.

*Disclaimer : je suis éditrice E-LIS pour la France ;-)*

[Photo : vieux bandit]

Des outils pour les acquisitions

2420094600_f7c08c050a_m.jpgJe suis tombée ces derniers temps sur plusieurs outils de repérage, qui m’ont l’air utiles pour les personnes en charge des acquisitions, notamment en BU ; je me dis d’ailleurs que si, comme le subodore DB, le profil de l’acquéreur disparaît dans sa forme actuelle, au profit d’une plus grande polyvalence, autant se familiariser tout de suite avec ces ressources :

– J’ai déjà parlé d’e-reference ratings du Library Journal, pour les produits électroniques

– Pour l’informatique et les technologies, The tech static propose tous les mois des critiques d’ouvrages spécialisés

Librarything recense aussi plus de 552 000 critiques (pour 251 000 ouvrages) – le programme LT Early reviewers permet même de recevoir un exemplaire d’un ouvrage que l’on s’engage à commenter.

Côté francophone, je suis avec intérêt nonfiction.fr – mais je n’ai pas encore testé la version papier qui sort ces jours-ci, d’ailleurs je me demande ce que le kioskier va me donner quand je vais lui demander s’il a « none fikchione » … 🙂

Modeste pendant de LT, Babelio propose plus de 10 000 critiques, plus orientées fiction que documentaire, ne semble-t-il comme ça à vue de nez.

Et puis j’ai eu l’idée d’aller voir sur Wikipoldoc… mais les spams et le manque d’actualité des informations ont eu raison de ma bonne volonté. L’initiative était pourtant bonne, mais il eût fallu trouver des moyens de l’alimenter dans la durée. A ce sujet, j’ai une suggestion : pourquoi ne pas faire travailler les élèves d’IUT, de l’ENSSIB là dessus ? Je suis sûre que nombre d’enseignants font faire des bibliographies ou bien des recensements d’outils de référence sur des sujets divers et variés, qui restent inexploités une fois rendus : pourquoi ne leur demanderait-on pas de les mettre en ligne sur Wikipoldoc ? Le fait de savoir que leur production sera mise en ligne motiverait les étudiants pour faire un travail plus rigoureux. Et la validation, alors ? Et bien disons qu’il vaut sans doute mieux avoir un wiki actif, même avec quelques erreurs (quoique, les enseignants et modérateurs sont là pour rectifier le tir, non ?), qu’un wiki mort, enfin, il me semble.
[photo gbaku]

Du rss en ppt, sans ppt

Un petit outil sympa pour utiliser un blog comme support de présentation (histoire de changer un peu du power point des familles) : ce script de Pascal Van Hecke transforme les posts (et n’importe quel fil rss en fait) en une présentation en ligne sous S5. Et c’est une bonne chose, vu que S5, même quand on est motivé, c’est un peu compliqué à utiliser.

[Vu chez Amanda]

Archive (sic)

Dans la série « Utilisons les outils que nous promouvons » (je sens que la série comprendra de nombreux épisodes, du coup j’en fais une catégorie), je ne dis pas bravo à ArchiveSIC, qui a changé l’url de son fil rss il y a plus d’un mois sans le signaler aux éventuels utilisateurs (sur Bloglines, on est quand même 64 à y être abonnés). OK c’est une archive, pas un blog, on ne peut pas diffuser n’importe quoi, etc mais quand même, ça ne doit pas être bien compliqué de déposer un message de service pour avertir le public et de le supprimer au bout d’un mois, non ?

Bref, j’ai mis le fil rss d’ArchiveSIC à jour, et j’ai bien fait : j’y ai trouvé l’ouvrage de Thierry Chanier sur les archives ouvertes, qu’on cherche à la bibliothèque depuis le mois de juin dernier, déposé en texte intégral ! Trop cool !

YAMDBL*

Qu’on en commun ces trois sites (je précise tout de suite que ce ne sont que des exemples, je ne critique pas) ? Ce sont trois listes de biblioblogues. Bien. Mais encore ?

Ce sont des bête listes à mettre à jour à la main, à l’ancienne, dont on ne peut quasiment rien faire, à part un banal copier-coller, ce qui n’est déjà pas si mal, certes, mais quand même un peu limité : on est quand même en 2006, quoi, au temps du web 2.0 et bientôt 3.0, et il faut encore se taper de la liste statique, on croit rêver ! ;-))

Pourquoi ne pas utiliser justement les outils 2.0 et faire, plutôt qu’une liste, un lien vers un tag del.icio.us pour les biblioblogs ? Ca nous permettrait de gagner du temps (en évitant des mises à jour fastidieuses de vieux posts, et de la saisie en utilisant un bookmarklet), on serait plusieurs à le faire, et on aurait tout au même endroit. On pourrait même exporter tout ça (ou autre chose : des références d’articles via CiteULike, ou Connotea) et s’en resservir dans d’autres applications professionnelles – quand elles auront évolué :-). Bon, d’accord, pour le moment il manque quelques fonctionnalités de tri, mais ça finira par arriver.

Bref, commençons par utiliser nous-mêmes ces outils dans nos pratiques de tous les jours, si nous voulons amener nos utilisateurs à s’en servir.
La semaine prochaine, je vous parlerai des menus déroulants – non, je plaisante ;-))
*Yen a marre des bêtes listes !


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