Nouvelle offensive des éditeurs pour défendre leurs intérêts : 3 d’entre eux viennent d’assigner en justice la Georgia Tech University, au motif qu’elle met à disposition de ses étudiants une sélection d’articles de revues en texte intégral sur ses propres serveurs – ce que l’on appelle une e-reserve, ie les documents qui vont être les plus consultés car faisant partie d’un cours -, ce qui ne serait pas couvert par la notion de « fair use » et donc violerait le copyright. L’issue de l’affaire risque fort de faire jurisprudence, mettant en balance l’intérêt (commercial) des éditeurs et l’intérêt pédagogique de l’université.
Tout cela pourrait faire indirectement du bien au Libre Accès : après tout, si les articles en question avaient été publiés dans des revues en libre accès, ou bien déposés dans des archives ouvertes, le problème ne se serait pas posé…
(Voir dans ce post de Peter Suber une liste d’une dizaine de sites de cours en libre accès)
[photo : celie]
Archive for the 'Open Access' Category
N’étant pas cliente chez Esbco, je n’avais pas vu passer cette info : l’agence d’abonnement a mis en ligne, dans le cadre d’un partenariat avec la bibliothèque universitaire de Hasselt (Belgique) et de nombreux acteurs du libre accès, l’Open Science Directory, une base qui recense près de 13 000 titres de revues en Open Access – un accès AtoZ tel que nous le connaissons pour nos ressources payantes, mais qui ne comprend que des ressources en libre accès. On retrouve parmi les partenaires du projet le DOAJ, PubMed Central, HighWirePress et Biomed Central, mais aussi des initiatives moins connues, comme Hinari (santé), Agora (nutrition et sciences de l’environnement) et OARE (environnement). Des négociations sont en cours avec d’autres projets ou réseaux de projets de publication en libre accès : INASP, eJDS (physique et maths), eIFL (un consortium de consortia, déja présenté ici).
[photo : cercamon]
Le marché du mardi, n°10
Published 08/04/2008 Choses en 2.0 , e-book , I went to the market , Open Access Leave a Comment
IMAGES
– A l’instar de la Bibliothèque du Congrès il y a quelques mois, la Boston Public Library a mis en ligne sur Flickr près de 5000 photos et cartes postales (que l’on peut même localiser sur une carte), que les utilisateurs du site peuvent tagguer.
– Une vingtaine de vidéos en streaming chez Nature, en libre accès pour la plupart.
E-BOOKS
– L’éditeur MaranGraphics propose ses livres d’informatique et de loisirs en ligne gratuitement. Il y a une sélection spéciale « Etudiants », qui va du manuel d’algèbre au livre de cuisine, en passant par la méthode de guitare – les fichiers mp3 sont aussi fournis ! -, tout sur les chiots, le yoga ou le sudoku…
– De nombreux albums jeunesse sont à feuilleter librement chez LookyBook, histoire de voir avant d’acheter. On y retrouve critiques et recommandations.
OPEN ACCESS
– Une idée qu’elle est bonne : les présentations et supports des interventions de l’Open Repositories Conference ’08 sont rassemblés dans l’archive ouverte de la conférence.
[photos : ecololo, fredpanassac]
Retournement de situation : la puissante ACS, société savante en chimie, qui s’opposait à la diffusion des références CAS dans le cadre du portail sur la chimie sur Wikipedia (voir épisode 1) autorise finalement leur utilisation, et prévoit même de collaborer avec Wikipedia pour la fourniture de ces identifiants.
Via OAN.
Le marché du mardi, n°6
Published 26/02/2008 Choses en 2.0 , e-book , I went to the market , Moteurs de recherche , Open Access 1 Comment
Recherche
– Il n’y a pas que Wikipedia sur internet : un article de la rubrique Bibliothèque du site CollegeDegree.com liste 25 sources alternatives d’information de qualité
– Search Pigeon est un outil de recherche en SHS créé avec Google Co-op CSE, qui cherche dans les revues en OA (blog).
2.0
– Non pas le mais les blogs de la bibliothèque publique de New-York font un bon travail de valorisation des fonds, notamment iconographiques ; par contre ils ne sont pas trop mis en valeur sur le site (il faut aller dans Digital Collections, puis descendre à NYPL Staff).
– Un outil simple et bien fait pour créer des chronologies : Circavie (exemple avec l’historique du consortium Couperin)
– Encore plein de services associés autour de Twitter : Twitter Karma (pour avoir une vue d’ensemble sur qui vous suivez / qui vous suit), Twitterlights (pour envoyer sur Twitter ce que vous avez surligné / annoté sur le web), My Twitter map (pour voir d’où viennent les tweets), Twittermeter (pour afficher une courbe selon les mots-clés utilisés sur twitter)
E-book
– Planet e-book édite des textes du domaine public au format pdf , qui ont l’air de bonne qualité. Je n’ai pas réussi à en savoir plus sur l’éditeur ni ses raisons, mais l’idée est bonne. Les nouveautés sont annoncées sur le blog.
– 30 bénéfices des e-books chez epublishers weekly deviennent 30 fausses bonnes raisons sur Off the Mark.
Open Access
– Le numéro de février du magazine i4d (Information for Development) est consacré à l’Open (publishing, access, science…) – téléchargement gratuit au format pdf après enregistrement.
– Open Source Business Ressource, une revue canadienne, parle de données ouvertes (‘open data’) ce mois-ci, et parlait d’interopérabilité en janvier.
[photos : @rgs, nathonline, Ghusse]
Le marché du mardi, n°3
Published 05/02/2008 Archives Ouvertes , Doc élec , I went to the market , Open Access 1 Comment
OA & AO
– J’avais trouvé intéressante l’idée d’un blog-compagnon pour une archive ouverte, voici dans le même esprit Da blog, le blog du département des archives numériques gérées par le centre informatique de l’Université de Londres, qui se présente comme un journal de bord des projets auxquelles l’équipe participe.
– On ne le sait pas assez : 91% des revues scientifiques acceptent le dépôt des pré- ou post-prints dans une archive institutionnelle, Romeo dixit.
– la liste des vidéos universitaires sur YouTube d’Open Culture, à laquelle on peut ajouter celles de l’Indian Institute of Technology.
BIBLIO
– Ca ne mange pas de pain : 10 reasons to make your library great in 2008, une série de posts whez Blogjunction. Première résolution : utilisez les technologies, deuxième résolution : formez-vous en continu, à suivre.
DOC ELEC
– les conférences de la Cour de Cass’ en vidéo, assez bluffant, recherche par mot-clés et par jurisprudence, découpage des interventions en séquences linkables (liables ? bref on peut faire un lien dans la séquence vidéo), et tout ça gratuit.
– L’Europe en faits et chiffres, pour récupérer vite fait des données sans apprendre par coeur le manuel d’utilisation d’Europa 😉
[credit photo : Eden-lys]
Le DOAJ ne serait-il pas le plus gros des « big deal » ?
Telle est la réflexion que se fait Heather Morrison sur Imaginary journal of poetic economics : en effet, avec ses presque 3000 titres recensés, le DOAJ est le plus gros agrégateur de revues actuel, devant Science Direct, Gale ou Ebsco. « Le nombre total de revues en OA en dit beaucoup sur la capacité du système de publications en libre accès tel qu’il existe actuellement. Chaque titre en OA, quel que soit son âge ou sa taille, est soutenu par un système de publication académique – une infrastructure, des éditeurs et/ou un comité éditorial, des auteurs et des reviewers. Si Science Direct, avec environ 2000 revues, peut gérer 1/4 de l’édition scientifique, de quoi les 3000 revues du DOAJ sont-elles capables ? L’émergence d’un tel nombre de revues, bénéficiant de peu de soutien financier des bibliothèques, pourrait ouvrir des perspectives, si les budgets d’abonnements des bibliothèques étaient redirigés vers le soutien à la publication en OA. »
Et pour bien commencer 2008, n’oubliez pas de vour procurer le calendrier 2008 de l’Open Access illustré de textes calligraphiés par Alma Swan.
Curieux, comme les termes liés à l’Open Access ressemblent à ceux utilisés par l’institution judiciaire… 😉
Quoi qu’il en soit, ça y est, la proposition de loi américaine a finalement été votée et validée : désormais, tous les chercheurs financés sur fonds publics (par les NIH, l’équivalent de notre INSERM) doivent déposer dans un délai de 12 mois la version finale validée (peer-reviewed) de leurs publications sur PubMed Central, l’archive ouverte spécialisée en santé gérée par la bibliothèque nationale de médecine (NLM). Plus d’infos chez Peter Suber.
[photo : Ngoc Hà]
L’ARL vient de publier les résultats d’une enquête sur la présence de documents en Open Access dans les BU américaines membres de l’association, Spec Kit 300 : Open Access Resources (c’est le sommaire et le résumé). Sur la moitié des bibliothèques qui ont répondu, presque toutes signalent ou proposent des ressources en libre accès.
Quelques enseignements intéressants :
– le processus de sélection des ressources en OA est le même que pour les autres ressources, quelque soit le support
– les ressources en OA sont signalées dans l’OPAC et ailleurs
– le catalogage est fait de la même façon que pour les autres ressources, et par les mêmes personnes
– au delà du simple signalement, les bibliothèques assurent également la production et l’hébergement de ressources en OA, que ce soit par la maintenance de l’archive ouverte de l’établissement ou par l’animation de sites, de newsletters, de forums etc de sensibilisation en direction de leurs communautés.
Dans nos BU, il me semble que la prise en compte des ressources en OA est sensiblement différente : si un certain nombre d’entre elles signalent volontiers les revues du DOAJ ou Pubmed dans les pages spécifiques aux ressources électroniques, il est rares qu’elles les cataloguent. Et bien souvent le processus de sélection est géré par des personnes différentes.
Quant aux sites sur l’Open Access animés par des bibliothèques… voici ce que j’ai trouvé en cherchant vite fait sur Google :
– des pages sur le site des bibliothèques de l’Université de Genève
–ce dossier du service doc de l’ENPC
– des pages sur le site du RERO
– des pages sur le site de la bibliothèque de médecine de l’UCL en Belgique
Si vous avez d’autres liens, merci de les faire suivre dans les commentaires !
Selon ce post de la Criss Library (Nebraska), une vingtaine de titres de l’American Bar Association est désormais consultable en ligne gratuitement. Quelques newsletters de l’association sont aussi en libre accès (voir la liste ici).
[Crédit photo : kaminakamo]
