Archive for the 'Profession' Category



Les bloggueurs dégagés

medium_270985698_a01eeb6299_o.jpgDans cet article d’Inside higher education, Steven Bell trouve que la biblioblogosphère est finalement bien consensuelle et polie, et qu’on est loin de l’espace de débat pourtant vendu par les tenants du 2.0. Pas de critiques, peu de discussions, sinon dans quelques commentaires – qui ont forcément moins d’audience que les posts -, une large part de recommendations de lecture de tel ou tel post « remarquable » : voilà à quoi se résume le monde des blogs de bibliothécaires, d’après l’auteur. Pas qu’il n’y ait pas de sujets à controverse : l’article du Library Journal dans lequel Michael Gorman affichait son peu d’estime pour les blogs et les bloggueurs a effectivement soulevé un tollé dans le microcosme bibliobloguesque. Mais personne n’a pris sa défense, ou tenté de présenter une position différente de celle des bloggueurs furibards. Pareil pour le concept de « bibliothèque 2.0 » : les quelques gentilles réserves qui ont été émises ont été vite supplantées par les défenseurs du phénomène, sans qu’il y ait de réel échange sur un sujet qui aurait largement mérité d’être un peu plus creusé. Bell pense que ce manque d’engagement général provient du complexe d’infériorité des SIB par rapport aux autres disciplines, entre autres.

Donc, contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’apathie bienveillante de la biblioblogosphère francophone n’est pas une exception… 😉
[crédit photo]

Mystère au Ministère ?

medium_506389433_c9134414a6_m.jpgEn allant par hasard sur le site de l’ENSSIB, je tombe sur une brève datée du 16/05 m’informant du report des épreuves écrites du concours de conservateur, prévues les 31 mai et 1er juin prochains. Bon, ça tombe bien, j’attendais la paye pour pouvoir prendre mon billet SNCF ;-), mais visiblement ce n’est pas le cas de nombre de candidats, qui ont acheté des billets prem’s non remboursables, si j’en crois le courrier adressé par le syndicat SNASUB à la toute nouvelle Ministre de l’Enseignement Supérieur, dont je viens de recevoir une copie par courriel. En dehors d’une interrogation légitime sur les raisons de l’annulation d’un concours 15 jours avant les épreuves (tonte du mammouth avant l’été ?), tout cela m’inspire 2 réflexions :
– comment un syndicat peut-il avoir connaissance de la liste des candidats d’un concours, ainsi que de leurs adresses mail ? Il me manque un élément, là, si quelqu’un a une info, merci de la mettre en commentaire.
– la prochaine fois, j’espère que ledit syndicat voudra bien envoyer son message « proprement », c’est à dire sans afficher la liste complète des destinataires à tous les destinataires (là bonjour la confidentialité, le spam potentiel, etc…)
[photo :naftaline]
Update du soir : J’ai finalement reçu un courrier de l’ENSSIB m’annonçant le report des épreuves pour des « raisons techniques ». D’autres ont réagi sur biblio-fr. Et l’émetteur du courriel « syndical » s’est excusé, il ne voulait pas spammer, juste informer (ça ne nous dit toujours pas comment il a eu les adresses mail, mais bon, l’intention était bonne).
Update du 24/05/07 : Le mystère est résolu : c’est en fait l’Enssib qui a envoyé un mail à tous les candidats en affichant la longue liste de destinataires « en clair ». Nous avons là un bel exemple des risques à envoyer un message sans utiliser la fonction « copie cachée » ; toutes les adresses peuvent ainsi être récupérées par n’importe quel destinaire et utilisées à d’autres fins.

Je suis une biblioblogueuse pragmatique

medium_92697433_aa5c016a77_m.jpg« Le modèle du biblioblogueur pragmatique désigne de multiples types de bibliothécaires qui partagent des envies similaires : commenter, connecter, créer de la communauté. Le biblioblogueur pragmatique est un bibliothécaire qui écrit un blog professionnel ouvert au delà du cadre de sa propre activité professionnelle pour trouver, partager et proposer trouvailles et conseils au reste de la communauté professionnelle. Constamment en veille grâce aux technologies informatiques continues, le biblioblogueur pragmatique cherche à redéfinir les services de la bibliothèque à l’ère des technologies avancées. Le biblioblogueur pragmatique ouvre les commentaires et s’engage avec les autres blogueurs dans la discussion et l’observation de l’actualité, des nouvelles technologies et de la profession [de l’info-doc] avec un but commun : améliorer les bibliothèques. »

Michael Stephens, sur Tame the web et ALA Techsource blog : le biblioblogueur est le sujet de son prochain mémoire.

Combien ça coûte ?

medium_172753337_aef56ac6d0_m.jpgDites, vous savez combien ça coûte, de faire intervenir un professionnel des bibliothèques dans une conférence américaine ? Dans le n° de février de Cites & Insights, Walt Crawford nous dit que lui, il prend dans les 1500$, déplacement, hébergement et repas en +. Il évoque une enquête menée il y a quelques temps par Rachel Gordon Singer sur les tarifs pratiqués dans le milieu. Selon le genre de manifestation, le tarif des prestations varie entre 240$ et 1100$, pour ceux qui se font payer, ce qui n’est pas la règle : entre un et deux tiers des intervenants (selon le type de manifestation) se produisent gratuitement. Et vous, c’est combien ? 😉

Bibliothécaire, un métier d’avenir

medium_355084255_172684cc76_m.jpgDans un numéro de décembre 2006, l’hebdo US News dresse un palmarès des professions les plus attractives en 2007. Et, surprise, le métier de bibliothécaire fait partie de ce Top 25, au milieu des emplois (para)médicaux, de management ou ecclésiastiques…
« Aujourd’hui, les bibliothécaires sont des chercheurs d’information high-tech, qui aident les utilisateurs à sonder les océans d’information disponible dans les livres et les documents numériques. C’est une profession sous-évaluée. […] Et par dessus tout, les horaires de travail sont raisonnables, et l’environnement de travail est, inutile de le préciser, tranquille. »

Bibliothécaires en vidéo

medium_333633438_2ac8359d1c.jpg Comme le fait remarquer ce post du blog du BBF, les liens que je mentionnais dans ce post sur YouTube sont morts : les contenus qu’ils signalaient ont été supprimés du service par leur auteur. Enfin, bizarrement il ne s’agit que des liens « sérieux », les liens plus « fun » sont toujours disponibles ;-)… Qu’à cela ne tienne, je suis tombée récemment sur le blog Library Videos – The best of… où Nancy Dowd fait une veille sur l’utilisation de la vidéo pour et par les bibliothèques (encore un blog de niche).
[Photo source Flickr]
Update : Voir aussi ici une vidéo qui compare un moteur de recherche et un bibliothécaire

Offre d’emploi mode d’emploi

Encore un post plein de bon sens sur Techessence.info par Dorothea Salo, qui s’intéresse au recrutement des ‘systems librarians’ (bibliothécaires informaticiens ? bibliothécaires techniciens ? quelqu’un a une traduction plus appropriée ? Klog ?). Elle liste une série de questions à se poser avant de partir en chasse :

« – Quelles vont être ses missions principales ?
Si c’est pour passer 90% de son temps à réparer du matériel ou des logiciels, c’est du gaspillage de prendre un bibliothécaire pour faire ça, mieux vaut embaucher un technicien informatique. Si par contre vous avez besoin de quelqu’un qui sache manipuler les métadonnées, ou rédiger des demandes de financement, ou gérer un service, ou faire du service de référence aussi bien que travailler sur une base de données ou faire de la mise en page web, là effectivement un bibliothécaire est tout à fait approprié.

Avez-vous un besoin ponctuel, ou bien sur la durée ?
N’embauchez pas un bibliothécaire-informaticien pour faire juste un relookage du site web, externalisez. Ne prenez un bibliothécaire que si vous avez besoin de quelqu’un pour faire évoluer votre site sur le long terme.

Comprenez-vous ce dont vous avez besoin ?
Si ce n’est pas le cas, vous risquez de rater un excellent candidat qui n’aura pas dans son CV les termes précis de votre descriptif de poste. Si vous demandez du XML et du PHP, vous ne devriez pas éliminer un postulant qui connaît MODS et Perl, parce que MODS, c’est du XML, et un programmeur en Perl peut se débrouiller en PHP.

Espérez-vous que cette personne va monter un gros système de gestion de bibliothèque à partir de zéro ?
Vous allez être déçu. Si les bibliothécaires informaticiens sont rares, les bibliothécaires qui sont aussi de bons développeurs de logiciels n’existent quasiment pas (les quelques uns qui existent sont vraiment des perles rares !) Les bibliothécaires informaticiens sont plutôt des généralistes de la technologie, capables de faire un peu de tout dans de nombreux domaines, et prompts à apprendre de nouvelles compétences. Cependant ils atteignent rarement le niveau de formation, de compétence et d’expérience d’un développeur informatique, d’un administrateur de base de données, d’un ingénieur système, ou de n’importe quel autre professionnel de l’informatique. Un bibliothécaire informaticien peut arriver à monter un système à partir de modules existants, mais il aura du mal à créer quelquechose ex-nihilo.

Comment allez-vous garantir que cet employé sera toujours à jour techniquement ?
Comme les autres bibliothécaires, le bibliothécaire technicien a besoin de se former, sinon il se sclérose. Les compétences techniques, malheureusement, sont plutôt rapidement obsolètes. Allez-vous investir dans des ouvrages ? Dans des formations ? Ou bien comptez-vous réagir de façon suspicieuse lorsque votre bibliothécaire-technicien demandera à assister à une conférence technique non bibliothéconomique ?

Le reste du personnel est-il prêt à accueillir ce nouvel employé ?
Les bibliothécaires technophobes empoisonnent la vie des bibliothécaires techniciens, mais le bibliothécaire technicien va influer sur la vie de tout le monde ! Faites votre possible pour évaluer l’attitude de votre personnel, et essayez d’étouffer dans l’oeuf les sources de ressentiment avant même que la procédure de recrutement ne démarre. »
« Des généralistes de la technologie, capables de faire un peu de tout dans de nombreux domaines, et prompts à apprendre de nouvelles compétences. » Enfin une définition qui se rapproche de ce que font tous ceux qui travaillent dans la nébuleuse de l’information électronique.

Changement chronique

Repéré par the Rambling librarian, ce post de Joyce Valenza qui résume dans ce tableau ce qui a changé dans ses pratiques et son environnement de bibliothécaire depuis qu’elle a quitté la Library School en 1976. Toujours utile pour ceux qui n’ont pas connu le temps des catalogues à fiches, de la communication indirecte, ou même du MS-DOS;-)medium_218039088_2e5a4d4a9f_m.jpg

Elle commente :
« Il me semble urgent que les bibliothécaires se re-forment. Nous ne pouvons pas espérer pouvoir assumer un rôle d’autorité dans les technologies de l’information et dans leur apprentissage, nous ne pouvons pas prétendre à une quelconque crédibilité auprès des étudiants, des enseignants ou des administratifs si nous ne reconnaissons pas et n’exploitons pas intelligemment le changement de paradigme des 2 dernières années. »

Les bibliothécaires font ça bien mieux

Selon une étude présentée lors du congrès annuel de l’association des bibliothèques médicales (MLA, programme ici) qui a lieu en ce moment à Phoenix, les patients atteints de cancer parviennent plus souvent à trouver de l’information précise et de qualité lorsqu’ils sont assistés dans leur démarche par un bibliothécaire. Et dans 65% des cas, l’information que leur procure le bibliothécaire n’aurait pas pu être trouvée par ailleurs : ni par le biais d’une organisation spécifique, ni en effectuant la recherche par eux-mêmes sur internet.

[info rapportée par Reuters]

C’était bien, c’était chouette

Chouette journée en effet que celle organisée par l’Enssib hier sur e-bibliothèques / e-bibliothécaires !

Et pourtant, j’étais sceptique : les blogs ne sont pas encore spécialement bien vus dans les bibliothèques, et tout ce qui est e-quelquechose y passe pour forcément gadget…

Mais j’avais tort : Emmanuelle Bermès a réussi à faire passer, comme à son habitude de façon limpide, des notions aussi abstraites qu’OAIS (rien à voir avec OAI) et ses paquets de SIP (rien à voir avec la lessive) dans sa présentation sur la préservation du document numérique. J’espère que son ppt sera disponible en ligne bientôt.

Guillaume Hatt dans sa présentation sur les portails documentaires, a mis en avant le fait que dans la mise en place de projets a priori techniques, la technique n’est cependant pas tout : formation, sensibilisation, bref accompagnement du changement sont aussi importants que les solutions d’authentification ou de recherche fédérée – qui d’ailleurs en a pris pour son grade au passage : en gros, personne ne s’en sert dans une petite université orientée premier cycle.

La table-ronde sur les blogs professionnels en bibliothèque a suscité un certain nombre de questions notamment sur la préservation, l’archivage du contenu des blogs ; je me demande si on se pose la question pour les skyblogs ?! Blague à part, c’est une question de point de vue : je considère ce blog comme un outil de transmission d’information, comme dit Nicolas, « c’est de la consommation courante », et son archivage ne me semble pas utile. Mais je comprend tout à fait la crainte de Manue ou de Jean-Charles face à la perte du bloc-notes professionnel que représente le blog pour eux : je serai bien embêtée si je perdais le contenu de mon compte del.icio.us, qui est devenu mon archive professionnelle (à chacun ses outils !).

Chapeau en tout cas aux organisateurs qui ont bloggué la journée (et enregistré, et filmé) comme des pros.


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