Stéphane Cottin le rappelait tantôt, la blogosphère juridique est plutôt dynamique, et il semble que le support ‘blog’ rencontre un succès inattendu chez les juristes : ainsi, l’annuaire des blogs juridiques maintenu par Arnaud Dumourier en liste près de 200, tous genres confondus (dont 15 blogs de profs). Sur son blog, DJ Solove effectue régulièrement un recensement des blogs de profs de droit américains, qui montre une augmentation de 23% du nombre de professeurs-juribloggueurs en 6 mois – et encore, d’après les commentaires du post, il semble qu’il en ait oublié quelques-uns ;-). C’est la fac de droit de Chicago (photo) qui abrite le plus grand nombre de bloggueurs.
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Repéré par l’efficace Fred Cavazza, Xfruits est un outil multi-modulaire pour rss : on peut s’en servir comme agrégateur (j’ai testé), transformer un fil rss en site web (genre blog), en site pour mobile, en pdf, et générer un fil rss à partir d’une messagerie.
Rigolo, mais je ne sais pas vraiment si ça peut servir à quelque chose – normal c’est du web 2.0 ;-))
Vu chez Pintini qui le tenait de the distant librarian, l’initiative ANTS a pour but de rassembler des tutoriels animés sur les ressources documentaires, autrement dit essentiellement des screencasts, et plus exactement le code source de ces tutoriels, afin que chacun puisse les récupérer et les adapter à son institution. ANTS utilise un wiki, qui signale les tutoriels disponibles dans les archives institutionnelles des bibliothèques universitaires support du projet, ie celles de Calgary et de Winnipeg, pour le consortium de bibliothèques canadien COPPUL.
Spécial dédicace à Elisabeth : une liste claire, par produits, pourquoi faire compliqué ? 😉
A lire ce mois-ci dans le numéro 11 de l’Officiel de la Recherche et du Supérieur, mensuel électronique spécialisé, la première partie d’un dossier consacré à la politique documentaire dans l’enseignement supérieur. A partir des rapports 2005 de la Cour des Comptes et de l’IGB, la revue dresse un état des lieux des BU, évoque l’emploi étudiant en bibliothèque, reprend des indicateurs de l’ASIBU et établit une comparaison avec quelques BU américaines (pour les heures d’ouverture). La deuxième partie, publiée dans le numéro de novembre, s’intéressera à la politique documentaire scientifique.
Attention, l’accès est (évidemment) réservé aux abonnés (en général les présidents et les secrétaires généraux, la majorité des abonnés utilise un abonnement monoposte), mais on peut demander à bénéficier d’un test de 15 jours (cocher la case ad hoc lors de l’enregistrement).
A intégrer dans vos présentations sur RSS et les blogs, histoire de montrer aux sceptiques qu’un blogue est un outil professionnel, avec parfois des vrais morceaux de recherche dedans : The academic blog portal, qui liste les blogues animés par des enseignants, des chercheurs, des doctorants … Le site répertorie essentiellement des blogues anglo-saxons, on y trouve cependant aussi une page sur les blogues académiques en français, où on ne trouve pour l’instant ni Olivier, ni Jean ! 😉
Je suis surprise de trouver autant de blogues en SHS, d’habitude moins réactives que les sciences dures sur les outils du web, ça évolue, tant mieux !
A compléter par Edufeeds, l’annuaire des fils rss de l’enseignement supérieur américain, plus orienté sur les blogues institutionnels.
Philica est une initiative intéressante : c’est une revue en open access qui se décline en une grande variété de disciplines des sciences dures et molles. Le principe de validation retenu est celui de la validation ouverte (open peer review) : dans la rubrique Work needing review, une trentaine d’articles attendent d’être validés par des experts du domaine, qui se seront dûment déclarés comme tels par courrier officiel (papier !) auprès des administrateurs du site, 2 psychologues britanniques déçus du système de publication traditionnel. Pour l’instant il n’y a que 48 articles, mais Philica a déjà son entrée dans Wikipedia…
« Il semble de plus en plus urgent que la problématique du libre accès aux données scientifiques soit intégrée aux réflexions qui guident les politiques publiques. En décidant de s’appuyer exclusivement sur la diffusion payante, le CNL donne priorité à des raisonnements qui viennent du papier. Quand des cartons de numéros s’accumulaient dans les stocks des éditeurs, quand la mise au pilon semblait l’inéluctable issue des plus anciens numéros, quand la diffusion gratuite faussait totalement les chiffres de diffusion générale et ne permettait pas de révéler le moindre désir (pour reprendre le mot de Sophie Barluet [rédactrice du rapport]) et encore moins le moindre usage (les revues sont-elles destinées à couvrir des murs ou à être lues ?), on peut s’interroger sur ce complexe du Cyclope. Comment expliquer l’absence de prise en compte de l’hypothèse de la Longue traîne, si fréquemment citée par les professionnels réfléchissant au marché du numérique, et la mise à l’écart de la problématique des usages et des mesures des pratiques de lecture. Ne lit-on vraiment que dans les bibliothèques universitaires et les appartements des derniers particuliers abonnés aux revues, au coin du feu ? Les lectures numériques ne peuvent-elles pas être mesurées et comparées aux lectures analogiques ? Ne peut-on, ne doit-on pas, un jour, confronter les deux univers, les combiner, étudier leurs complémentarités, mesurer l’efficacité réelle de chaque diffusion ? Ne peut-on, ne doit-on pas, très vite, réfléchir aux passerelles entre électronique et papier ?«
Marin Dacos à propos du rapport sur les revues françaises remis au Centre National du Livre en juillet dernier.
En ces temps de rentrée et de préparation des abonnements 2007, j’ai repéré 2 outils appréciables par tout responsable des ressources électroniques qui se respecte (en attendant de pouvoir bénéficier d’un outil d’ERM qui fera tout tout seul ou presque). Dans les 2 cas, le principe est le même : on choisit les bases à comparer, et on obtient le nombre de titres, les doublons, les périodes de couverture pour le texte intégral, etc…
– CUFTS Resource comparison tool : concentré sur les bouquets de périodiques en texte intégral, je n’ai pas réussi à le faire fonctionner mais je ne désespère pas, vu le nombre impressionnant de ressources proposées; il est maintenu par les bibliothèques de l’Université Simon Fraser au Canada
– Compare Bibliographic and Citation Databases, du JISC, qui n’a pas une présentation très funky, mais remplit très bien son office. Il a été mis en place comme support d’une étude sur « l’évaluation des bases de données bibliographiques et de citations utilisées dans l’enseignement supérieur au Royaume-Uni« , et compare le contenu des bases, mais également, et ça c’est drôlement utile, les plateformes de consultation (fonctionnalités, modes d’accès).
PS : La photo, je n’ai pas pu résister (spécial dédicace au Bibliobsédé) : c’est un costume de bibliothécaire vendu pour Halloween !
L’Université de Californie à Berkeley vient de signer un accord avec Google portant non pas sur la numérisation de livres – trop ringard ;-), mais sur la mise en ligne de cours, conférences, discours et autres événements organisés par l’université, le tout entièrement en accès libre. Sur UC Berkeley on Google Video, on peut voir par exemple Sergey Brin disserter sur Search, Google and Life, dans le cadre d’un cours sur les systèmes d’information.
Et c’est reparti : forte du succès de la première édition en juillet dernier, la World e-book library renouvelle l’opération et propose en accès libre plus de 400 000 livres en ligne pendant tout le mois d’octobre, c’est la World E-book Fair.
