Archive Page 56

Des thèses, des thèses… oui mais des thèses en ligne

(Merci d’excuser par avance l’indigence intellectuelle du titre de ce post, j’avais l’air de cette pub dans la tête, désolée)

Bref. L’édition 2006 de la conférence internationale sur les thèses électroniques ETD2006 vient de s’achever à Québec.

Monsieur Yann a bloggué ses impressions sur le blog de TEF (Post 1, Post 2, Post 3), Digitization blog aussi (Jour 1, Jour 2, Jour 3).

Des nouvelles de Firefox

Le Center for history and new media de la Geroge Mason University prévoit de lancer cet été une suite d’extensions pour Firefox à destination des étudiants, des enseignants et des chercheurs : Firefox Scholar permettra de récupérer des métadonnées, des citations, des documents texte ou image, et de les trier, les ranger, etc. A suivre.

Et puis plusieurs articles de Michaël Sauers sur Webjunction :
Firefox Search Plugins: Searching Your Library in the Browser : pour créer des p’tits plug-ins de recherche sur votre catalogue
Managing Firefox Search Plugins : pour bien utiliser Search plugins manager, un freeware développé par un informaticien allemand.
– le désormais classique 10 reasons why your library should be using Firefox.

OA for library stuff

Heather Morrisson souligne, sur son blog OA librarian, le fait que les bibliothécaires ont de plus en plus de moyens de déposer leurs contributions dans les différentes archives ouvertes en sciences de l’info et des bibliothèques :
E-LIS
DLIST
ArchiveSIC
– celle de leur établissement
– celle d’un consortium ou d’un regroupement d’établissements
– …

Multiplication des archives = confusion pour l’utilisateur ? Non, peu importe où est déposé le document, le tout c’est de mettre en place des outils de recherche suffisamment ergonomiques pour que l’on puisse le retrouver facilement. Ca suppose quand même de travailler avec des protocoles ouverts, mais bon, ça n’est pas une nouveauté.

e-zine articles

E-zine articles est un répertoire d’articles qui propose à tout un chacun (auteurs mais aussi éditeurs) de déposer ses productions. Le service jusqu’ici payant s’essaye à un nouveau modèle économique financé par la publicité.

LH en ligne

La lettre de livres hebdo m’apporte une bonne nouvelle : Livres Hebdo a un site web !
Les + : un blog, le classement des meilleures ventes, les annonces classées.
Les – : pas d’accès au texte intégral, pas d’accès au sommaires antérieurs, pas de moteur de recherche.

Amazon version roots

Et si les concepteurs d’Amazon avaient eu autant d’imagination que des fabricants de SIGB ou des bibliothécaires des années 80 ? Ca aurait donné ça :

un amazon version catalogue de bib. Et bien oui, on peut même faire des trucs moches avec les API d’Amazon, c’est ce que démontre David Walker, bibliothécaire à l’Université de Cal Tech San Marcos à l’origine de ce mashup original ;-))

Je ne sais pas si ça fait partie du mouvement spontané medium_myopacsucks.gif relayé en ce moment sur See Also et Free Range Librarian, mais ça pourrait.

I have a dream…

Quiconque s’est déjà frotté à l’administration de ressources électroniques en conviendra aisément : les statistiques, c’est la galère à récupérer, à traiter – et en plus quand on interprète les résultats, en général c’est pour s’apercevoir qu’on s’est tapé tout ce boulot pour un volume de consultations finalement assez maigre, mais bon, ça c’est une autre histoire.

Bref, tous les responsables de doc élec ont un jour rêvé d’un système qui permettrait de récupérer automatiquement les stats de tous les bouquets de revues et autres bases de données auxquels leur établissement est abonné, qui mettrait tout ça en forme tout seul pour nous pondre un superbe rapport, avec de jolis graphes en couleur…

(« – Le bilan statistique de la doc élec de l’année ? Laissez-moi 10 minutes, M. le Directeur… »)

Et bien c’est en passe de devenir réalité, et grâce à qui ? Grâce à SUSHI, le projet de protocole d’échange de données statistiques à l’initiative d’un groupe de bibliothécaires et de fournisseurs de contenus, devenu depuis peu une commission de la NISO, l’organisation internationale de normalisation. Une tentative d’échange de données a été menée avec succès auprès d’une vingtaine de fournisseurs pour l’Université de Melbourne, qui, on peut le supposer, va ouvrir la voie à d’autres expérimentations.

Ne pas attendre trop d’un coup quand même : SUSHI ne fait pas tout tout seul, même s’il est à base de XML (et donc a priori réutilisable simplement), il s’utilise avec des applications commerciales comme le système ScholarlyStats de MPS qui sous-tend le module de stats en développement chez Thomson Scientific, Journal Use Report.

Ces nouveaux services statistiques sont également une composante essentielle des outils d’ERM, ce qui promet donc une certaine compétition entre les acteurs de ce marché émergent qu’est celui de la gestion de la doc élec, marché qui laisse peu de place, pour l’instant, aux solutions alternatives non commerciales (contrairement à celui de l’accès aux ressources).

[communiqué de presse ScholarlyStats]

Autorités auteurs

Thomson ISI (peut-être poussé par la concurrence de Scopus et Google Scholar ?), annonce un certain nombre d’améliorations à venir sur son produit-phare, Web of Science (un index de citations d’articles scientifiques), notamment en ce qui concerne l’identification des auteurs : si j’ai bien compris, il s’agit de mettre en place un genre de liste d’autorité comprenant tous les auteurs répertoriés dans la base, un système de « dédoublonnage » pour les homonymes, des liens vers les informations bio- et bibliographiques des chercheurs les plus cités (qu’on retrouve déjà sur Highlycited).

Cela rejoint une des préoccupations des universités et des bibliothécaires pour les archives ouvertes : la nécessité de mettre en place (et de maintenir) une liste stable des affiliations des auteurs, pour pouvoir repérer facilement la production individuelle des établissements.

En bonne bibliothécaire 2.0 (ie fortement sensibilisée au travail collaboratif, entre autres), je me dis : sachant que le Web of Science commence à indexer aussi des archives ouvertes, ne serait-il pas judicieux de songer à une liste de référence commune ?

Library mashups welcome !

Talis, un fournisseur de services UK pour les bibliothèques, organise Mashing up the library, un concours de mashups, ces mélanges de web services, d’APIs, bref de technologies 2.0, autour des bibliothèques (plein d’exemples sur the Mashup Matrix).

On peut soit présenter sa démo, soit proposer des idées de collaboration, et il y a 1000£ à gagner.

J’ai l’impression que nos fournisseurs de SIGB ici sont bien loin de ce type de fonctionnement / de réflexion sur les outils qu’ils nous proposent (même si il s’agit ici, ne soyons pas dupes, aussi d’une bonne opération de comm’ pour la société en question). Talis propose aussi quelques blogs et anime une série de podcasts autour des concepts de bibliothèque 2.0.

L’utilisateur n’est pas en panne

Sur Free Range librarian, Karen Schneider liste quelques principes autour des concepts de bibliothèque 2.0 ; extraits :

– Toutes les technologies évoluent et meurrent. Toutes les technologies que l’on vous a apprises à l’école des bibliothécaires mourront un jour ou l’autre.

– Vous n’êtes pas un format. Vous êtes un service.

– L’OPAC n’est pas le soleil. L’OPAC est au mieux une planète lointaine, qui s’éloigne chaque année un peu plus de l’orbite de son système solaire.

– L’utilisateur est le soleil.

– L’utilisateur est l’élément magique qui transforme la bibliothéconomie d’un commerce de la conservation en une profession de services.

– L’utilisateur n’est pas en panne.

– Votre système est en panne jusqu’à preuve du contraire.

– Ce commercial qui vient de vous vendre un système à 1 million de dollars parce que « les bibliothèques sont là pour aider les gens » n’a aucune idée de ce dont il parle, et son système est aussi en panne.

– Vous ne rencontrerez jamais en face à face la plupart de vos utilisateurs les plus passionnés.

– Vous ne rencontrerez jamais en face à face la plupart de vos utilisateurs les plus fous.

– L’aide la plus significative que vous pouvez apporter à vos utilisateurs consiste à ajouter de la valeur et du sens à leur expérience de l’information, où qu’elle ait lieu ; défendez leur droit à l’information, et effacez-vous.

– Votre site web est votre ambassadeur envers les contribuables de demain. Ils visiteront le site web bien avant de visiter votre bâtiment, de voir vos ressources physiques, de rencontrer vos personnels.

– Il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chât d’une aiguille que de trouver un site web de bibliothèque qui soit utilisable, convivial, et fournisse des services plutôt d’en parler dans un jargon bibliothéconomique abscons.

– Allez à la rencontre du public où qu’il soit — et pas où vous voulez qu’il soit

– L’utilisateur n’est pas « distant ». Vous, le bibliothécaire, êtes distant, et c’est votre boulot de réduire cette distance.

– Le temps moyen de prise de décision pour l’implémentation d’une nouvelle technologie en bibliothèque est plus long que le cycle de vie moyen des nouvelles technologies.

– Si vous entendez parler [d’une technologie] dans le Times ou Newsweek et que votre bibliothèque ne la propose pas ou n’est pas adaptée pour, vous êtes à la ramasse.

– Arrêtez de ronchonner à propos du bon vieux temps. Le catalogue à cartes, c’était nul, et vous pensiez de même à l’époque.

– Votre ignorance ne vous mettra pas à l’abri.

Toutes suggestions d’amélioration de la traduction sont les bienvenues (marlenePOINTdelhayeATgmailPOINTcom).
Update : Klog a eu la même idée, on devrait faire un mix des traductions 😉


janvier 2026
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Archives

Licence

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 France.