Archive pour janvier 2009

Le marché du mardi, n°26

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– Accéder aux contenus de Google Print a priori non disponibles hors des USA, c’est possible, c’est expliqué sur Archivalia
– On peut faire de plus en plus de choses avec Zotero (j’y reviendrai), et pour commencer, se familiariser avec cet outil de gestion des références bibliographiques en consultant le manuel d’utilisation en français qui vient d’être mis à jour par la bibliothèque centrale des Hospices Civils de Lyon.
– Pas trop tôt : Persée et Revues.orgse sont mis sur la même longueur d’onde, et proposent une continuité d’accès aux revues qu’ils diffusent en commun (le courant sur Revues.org, le rétrospectif sur Persée). Et si je ne m’abuse, une collaboration du même genre est prévue entre Revues.org et Cairn, le troisième larron de l’édition électronique en SHS. Tant mieux, ça sera plus clair pour les utilisateurs (et plus facile à expliquer pour ceux qui les forment, accessoirement).
– Plein de nouvelles fonctionnalités pour TicTocs annoncées sur le blog du projet : une meilleure indexation, des alertes par e-mail, une recherche par mots-clés sur les titres de revues, une API, peut-être un support pour COinS/OpenURL… cool.
– L’ONU propose de nouveaux outil pour explorer ses fonds juridiques : un moteur de recherche et un portail d’accès à ses différentes bases, notamment. Pas très funky comme interfaces, mais efficace sans doute.

2.0
– De nouveaux entrants sur Twitter : la Bibliothèque du Congrès (info annoncée sur son blog), et le projet Gutenberg.
3230475621_46079d6708_m.jpgOA & AO
– J’avais zappé Open economics, un projet de diffusion ouverte de données économiques, ainsi que du code d’applications créées pour utiliser ces données (pour faire des graphiques, des tableaux, etc)
– La thèse de Sebastian Boell (déposée sur E-LIS bien sûr !) expose que 16% des revues en sciences de l’info et des bibliothèques sont en open access – vraiment pas terrible, ça correspond grosso modo au pourcentage d’auto-archivage dans les archives ouvertes lorsqu’il n’y a pas d’obligation de dépôt (tiens, bizarre que je fasse ce lien, ça n’a sans doute rien à voir, quoi que…)
– Le JISC et le ministère de l’enseignement supérieur du Royaume Uni lancent un projet sur l’impact des contenus pédagogiques ouverts/libres sur la population non-universitaire, et les moyens de « contextualiser » cette information pour qu’elle puisse bénéficier au grand public, plus de détail dans cet article du Guardian.
[photos : stefan.eissing]

Chaud devant

209662750_826d454af2_m.jpgDave Pattern, bibliothécaire à l’Université de Huddersfield et auteur du très bon blog Self plagiarism is style, a bricolé un outil pour détecter les tendances de la biblioblogosphère. HotStuff 2.0, c’est son nom, analyse le contenu textuel d’une bonne centaine de biblioblogs et en sort plusieurs représentations graphiques : nuages de mots et « roues » de mots, avec des extraits de posts sur le mot du jour, la liste des blogs qui emploient le plus tel ou tel mot, qui sont « hot » ou pas… Le tout est fait avec du perl, du php, du rss et une API. Les résultats ne sont pas forcément pertinents, mais le corpus analysé est très hétérogène (multilingue, les mots vides ne sont pas écartés) ; je trouve néanmoins l’exercice intéressant, à prendre pour ce qu’il est : une tentative pour découvrir des sujets nouveaux et/ou intéressants (« an attempt to discover new and/or interesting topics »).
[photo : young_einstein]

Le marché du mardi, n°25

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– L’Internet Archive se porte bien, à voir les chiffres annoncés fin 2008 : 1 million d’ouvrages téléchargeables, 250 000 fichiers audio, 135 000 vidéos, 182 employés sur 18 sites dans 5 pays, qui numérisent 1000 ouvrages par jour, 145 bibliothèques membres de l’Open Content Alliance, et 23 millions de notices pour le projet OpenLibrary.
– Le Projet Gutenberg ne va pas mal non plus : ses 32 000 ouvrages numérisés disponibles correspondent au fonds moyen d’une bibliothèque américaine. Nicholas Tomaiuolo relate dans cet article du dernier numéro de Searcher son expérience de contributeur occasionnel au Projet Gutenberg, qui montre que c’est une activité qui demande des compétences loin d’être triviales : il faut savoir manipuler des fichiers, des formats, examiner avec précision le texte numérisé pour repérer les erreurs éventuelles… toutes choses loin d’être à la portée du premier bibliothécaire venu, pour lesquelles la formation est inexistante dans nos bibliothèques d’ailleurs, pour rebondir sur le débat en cours chez dbourrion.
– Bien que le système en propose en standard, 70% des archives ouvertes utilisant le logiciel DSpace au Royaume-Uni n’ont pas activé leur fil RSS : les responsables de ces archives ne seraient ils pas sensibilisés aux multiples avantages du RSS ? Et ne serait-il pas plus simple que les fils soient activés dès le départ sur D-Space ? Un rapide examen des 4 archives utilisant le même logiciel en France recensées sur le ROAR indique que sur les 2 archives dont l’url fonctionne ;-), aucune ne propose de fil RSS. Les 2 autres sont soit en rideau (MSH Alpes), soit introuvables (INRA Avignon – je pense qu’elle a disparu au profit de Prodinra, la base nationale). J’ai regardé ce que ça donnait pour les archives sous E-prints : c’est mieux, 6 ont des fils RSS, sur 14 recensées (dont 2 introuvables et une fermée).
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SCIENCE 2.0
– Nature vient de lancer Scitable, un portail d’information scientifique à destination des étudiants de premier-deuxième cycle consacré essentiellement pour l’instant à la génétique. Ceux-ci peuvent consulter une 150aine d’articles publiés dans Nature Education, entrer en contact avec d’autres étudiants, poser des questions à la communauté… Les enseignants, car cet outil s’adresse aussi à eux, peuvent créer des ‘classes’ virtuelles, et inviter leurs étudiants à consulter les ressources qu’ils ont pré-sélectionné.
[photos : Julie70, gelinh]

RSS pour les éditeurs

2943704979_1bf75e40db_m.jpgPlusieurs biblioblogs ou apparentés ont relayé le lancement officiel du service TicTOCS (blog), je ne reviens donc pas dessus (et puis j’en ai déjà parlé). Dans cet article de FUMSI, Lisa Rogers, assistante de recherche sur Tictocs, détaille le contenu du projet, et liste une série de recommandations (faites par les membres d’un groupe de travail consacré à RSS, réunissant des éditeurs et des représentants de TicTOCS) à destination des éditeurs souhaitant utiliser le format RSS pour diffuser leurs tables des matières, je les ai traduites rapidement ici (c’est moi qui souligne en gras, si je peux dire) :

– Utilisez le format RSS 1.0 qui est bien plus flexible : avec les modules appropriés, RSS 1.0 est idéal pour la fourniture d’informations de type tables des matières. Des éditeurs ont déjà choisi cette approche, certains proposent plusieurs formats RSS pour leurs tables des matières (RSS 1.0 et RSS 2.0)

– Utilisez les modules de RSS 1.0 (par ex le module Dublin Core, le module Content ou le module PRISM) pour étendre les fonctionnalités de RSS pour les sommaires

– Utilisez le module de syndication RSS 1.0 pour décrire la fréquence de mise à jour des contenus (utile pour les interfaces automatisées, qui savent ainsi quand elles doivent vérifier les mises à jour)

Utilisez un outil de validation (comme W3C feed Validation Service ou Redland RSS 1.0 validator), afin de proposer des fils RSS de sommaires correspondants au standards
2879384607_8ed592b6c6_m.jpg– N’employez pas de balises HTML dans les élements de base des fils RSS (évitez d’utiliser des balises de mise en forme dans le champ de description des éléments, qui ne doit comprendre que du texte intégral, vu qu’il n’est pas possible de savoir de quoi le fil aura l’air dans l’agrégateur de l’utilisateur)

– Utilisez par contre le module Content de RSS 1.0 pour gérer l’affichage des balises HTML

Ne restreignez pas l’accès aux fils RSS de vos tables des matières. RSS est un excellent moyen, on marché qui plus est, d’envoyer du trafic sur votre site, et donc d’augmenter la visibilité de votre « marque » en tant qu’éditeur. Limiter l’accès aux fils RSS à vos abonnés uniquement annule une large part des bénéfices potentiels qu’RSS peut vous apporter.

– Produisez régulièrement des copies stables de vos fils RSS, plutôt que de les générer dynamiquement pour chaque utilisateur : ce processus ralentit l’affichage et est source de problèmes de time out (délai d’attente trop long pour le serveur) ; ce qui peut affecter la disponibilité du fil, les outils de validation, ainsi que les services extérieurs qui agrègent vos contenus.

– Ayez bien à l’esprit l’objectif de chaque fil RSS de sommaires que vous délivrez : proposez plusieurs fils spécialisés, plutôt que de diluer l’information dans un seul message qui ne sera pas forcément pertinent pour le public

– Assurez-vous que votre serveur web est bien configuré pour fournir des fichiers RSS de type mime text/xml [ne vous inquiétez pas, votre informaticien sait que ce ça veut dire ;-)]

– Mettez à disposition des fichiers OPML, pour permettre aux agrégateurs et aux usagers d’utiliser plusieurs de vos fils. Il est parfois même approprié de proposer un jeu de fichiers OPML (pour chaque catégorie par ex), ou de permettre à vos utilisateurs de créer leur propres fichiers OMPL à la volée.

Plus aucune raison après ça pour ne pas diffuser ses sommaires de revue par ce moyen, même pour les éditeurs francophones, n’est ce pas ?
[photos :Karim Rezk, monmimoun]

Le marché du mardi, n°24

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– Un comparatif de plusieurs outils web libres dédiés à la chimie sur le blog ChemWebSpider
– Figurez-vous qu’il y a des juristes sur Twitter (enfin, surtout des juristes anglophones) : on peut désormais les suivre sur LexTweet, une sorte d’aggrégateur de ces micro-billets (Twitter pour les néophytes, c’est par ici ou par là)
– Droit toujours, avec la mise en ligne des comptes rendus des débats de l’Assemblée Nationale depuis 1958, avec un index des dossiers législatifs, et les questions/réponses (apparues il y a peu également sur Juris-classeurs).
– Emmanuel Barthe nous apprend sur Précisément.org l’arrivée d’une nouvelle revue juridique en ligne, spécialisée dans la théorie du droit et le droit comparé, Jurisdoctoria. L’accès est gratuit, mais la revue n’est pas en Libre Accès pour autant : la publication dans la revue vaut cession des droits d’auteur à la revue, qui entend ainsi s’assurer une visibilité plus importante. Apparemment le concept d’Open Access est étranger aux éditeurs de la revue, qui, techniquement, reste au niveau du pdf (seuls les résumés, en html, sont cherchables). Quelqu’un aurait pu leur dire qu’en utilisant une plateforme compatible OAI, et en laissant aux auteurs le droit d’auto-archiver leurs articles dans une archive ouverte, leur revue aurait eu largement plus de visibilité…3160563815_7d9847ae3d_m.jpg

E-BOOKS
Bookboon propose des e-books gratuits (financés par la publicité tout de même) pour les étudiants en sciences de l’ingénieur, mathématiques, sciences économiques… L’éditeur danois Ventus à l’origine du projet édite également des guides de voyage selon le même modèle.
– La bibliothèque de l’Université Complutense de Madrid propose aux internautes d’accéder à ses livres scannés par Google par ce portail. Elle dispose également d’une archive ouverte créée avec le système E-prints.

SCIENCE 2.0
– Comment se faire des amis ? Sans doute pas comme les chercheurs de ce projet financé par l’European Science Foundation : Scientific red cards, un site qui liste les articles scientifiques frauduleux (parce que comportant des résultats falsifiés, fabriqués, du plagiat), dans le but louable de « promouvoir l’intégrité de la recherche. » Une trentaine d’articles est accessible (mais pas ceux évoqués ici).
3142124898_2fca4ababa_m.jpg– J’ai déjà dit plusieurs fois qu’au lieu de critiquer Wikipedia, il serait plus utile de l’enrichir : la revue RNA Biologyva plus loin et demande désormais aux auteurs qui publient dans ses colonnes de faire un résumé de leurs articles dans l’encyclopédie en ligne. Plus de visibilité pour la recherche (et sans doute plus accessible que les articles originaux), une validation des contenus garantie par le comité de lecture de la revue : ils ont tout compris. Donc pourquoi des élèves-bibliothécaires ou documentalistes ne pourraient-ils pas faire de même en enrichissant Bibliopedia ou le portail en sciences de l’information de Wikipedia, après validation de leurs enseignants ? Je radote ? Tant pis…

WEB2.0
– La bibliothèque de l’état du New South Wales en Autralie a trouvé une boîte à chaussures pleines de négatifs en très bon état ; il s’agit de photos prises sur la plage de Bondi dans les années 1930 et 1940. Elle en a fait une expo, puis a ouvert une page Flickr pour inciter les internautes à mettre en ligne d’autres images de la même période.
[photos : Erminig Gwenn, hirondellecanada, Claude D]

Tu bloggues ou tu twittes ?

2719456068_4716e69139_m.jpg« Je dirai que les deux points de vue se valent et que tout dépend de ses objectifs. Le blog indéniablement est la home base, le socle de son branding numérique, Twitter, tout comme d’autres médias sociaux, l’extension de sa personnalité web. Bloguer dans un contexte professionnel nous « emprisonne », le terme est un peu fort, dans une ligne éditoriale à laquelle un certain lectorat de niche adhère et viens y lire, chercher et commenter des informations. Avec Twitter ça part dans toutes sortes de directions. » Alors Blogguer ou twitter, faut-il choisir ? demande Philippe Martin, avant de conclure qu’il est « Difficile finalement de conseiller telle ou telle approche, il y a déjà tellement de différentes façons d’utiliser ces deux canaux de diffusion. Le blog demande une approche plus structurée, studieuse et pérenne, Twitter s’incrit dans l’immédiat et la volatilité (sans jeux de mots)« .

Voilà en tout cas qui résume assez bien ma façon d’utiliser ces 2 outils.
[photo : VeVi]


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