Archive pour décembre 2008

Un avis sur les réseaux sociaux académiques

29883811_7196027086_m.jpg« J’ai trouvé bon nombre de ces sites attractifs au premier abord, et j’ai apprécié de m’y aventurer. Mais maintenant que j’ai testé ces plateformes, revenir à Facebook, c’est un peu comme rentrer à la maison. C’est vrai que je ne peux pas y trouver les autres chercheurs qui partagent mes centres d’intérêt. Mais si l’on considère le nombre d’autres moyens que j’ai de les trouver – entre les publications, les blogs et les conférences -, ai-je réellement besoin d’un réseau social de plus ? »

C’est la conclusion à laquelle arrive Kim Leeder, après avoir dressé un panorama des réseaux sociaux dédiés aux universitaires dans cet article du blog In the library with the lead pipe.

Résultat de votre commande

photo.jpgCa y est, il est arrivé dans ma boîte, le bouquin de Walt Crawford sur les biblioblogs. The corporate librarian nous livre ses premières impressions, que je partage après un premier survol du livre : le travail d’analyse s’appuie sur tout un tas de données chiffrées, la méthodologie employée est bien décrite ; les taux et ratios sont toujours contextualisés. Plus de détails quand j’aurai eu l’occasion de m’y plonger réellement, promis.

Une journée de bibliothécaire

269737140_e0b1e8e733_m.jpg« Vous travaillez dans une petite bibliothèque municipale, où vous faites un peu de tout. Vous commencez votre journée en feuilletant des catalogues d’éditeurs de bases de données et des critiques de livres du Library Journal, pour choisir les titres à ajouter à vos collections. Ensuite, en route pour le bureau de référence, où les usagers viennent formuler toutes sortes de demandes. Parfois, elles sont ésotériques, souvent, c’est « Pouvez-vous m’indiquer les toilettes ? »

Plus tard, vous donnez une formation sur Google pour les utilisateurs avancés. Après, retour au bureau de référence, mais vous êtes bien vite interrompu par un groupe d’enfants turbulents, et vous voilà transformé en maîtresse d’école : « Calmez-vous, ou vous devrez partir ». Vous finissez la journée par des lectures d’articles sur la « bibliothéconomie automatisée » : des systèmes de stockage des données qui permettent aux usagers d’accéder aux ressources documentaires sans passer par un véritable bibliothécaire. Demain, décidez-vous, vous écrirez une demande de subvention pour la mise en place d’un kiosque informatique pour aider les usagers à trouver de l’information sur la santé. »

Une journée de bibliothécaire selon le baromètre des carrières d’US News, qui classe en 2009 le métier de bibliothécaire parmi ceux « qui offrent d’importantes perspectives et une forte satisfaction au travail ».
[photo : librarianavangers]

Signalement des périos en SHS

39166067_81476108ef_m.jpgJ’ai assisté il y a peu à la journée d’étude organisée par l’IEP de Lyon sur le signalement des périodiques électroniques en SHS. Et j’en suis sortie perplexe : tout au long de la journée, on a mélangé les choses, le signalement avec l’accès, les contenus (les articles) avec les contenants (les revues) ; preuve que tout cela est très lié, certes, mais complique un peu les choses quant aux outils à mettre en place.

Pour la question du signalement des contenus, les expériences présentées sont certes intéressantes, mais montrent surtout que ce ne sont pas tant les outils de signalement qui manquent, qu’un réservoir de données, une base de connaissances dont chacun pourrait extraire les informations pertinentes pour sa discipline ou son thème de recherche. Là, on a des bibliothécaires et documentalistes qui passent un temps non négligeable à dépouiller (souvent) les mêmes revues, elles-mêmes déjà dépouillées en grande partie par ailleurs, par exemple sur Francis. Certes, tout le monde n’a pas un abonnement à Francis (et d’après ce que j’ai pu tester de la nouvelle interface sur OvidSP, ce n’est pas la peine de se précipiter dessus non plus, mais je m’égare), mais il me semble qu’on doit pouvoir faire mieux, avec les outils dont nous disposons aujourd’hui, que scanner des sommaires ou copier-coller, voire saisir, les mêmes données chacun dans son coin.

Une alternative intéressante à la constitution d’un réservoir ou d’une base de connaissances, c’est ce que propose le projet TicTOCS (presentation), qui utilise les fils RSS produits par les éditeurs pour constituer une sorte d’agrégateur personnalisé (on choisit les titres que l’on souhaite suivre).
3104381379_5718ab35eb_m.jpgIl nous a aussi été présenté l’outil Mir@bel, réalisé par les IEP de Lyon et Grenoble avec l’ENS-LSH, qui se propose de signaler dans un premier temps les revues francophones en SHS. Un peu comme ce que fait la BIMPE, présentée également, en le limitant aux SHS, et en s’intéressant aussi aux revues hors bouquet, voire aux revues au format papier. Une autre différence est que cet outil se veut pérenne, alors que la BIMPE oeuvre à sa disparition : Dominique Rouger, qui en est à l’initiative, plaide pour une standardisation des données fournies par les éditeurs. Le projet Transfer pourrait être un moyen de faire avancer les choses, si l’on étendait ce code de bonnes pratiques pour le transfert des titres de revues entre éditeurs à la mise en place de règles communes sur le format des mises à jour des catalogues des éditeurs. Mais revenons à notre mouton Mir@bel : pour être « rentable » (et donc pas trop gourmand en ressources humaines pour son alimentation), il doit atteindre une masse critique de titres, ce qui passe par la mutualisation avec un nombre important d’établissements – peut-être que le cadre institutionnel dans lequel la base a été développée favorisera les partenariats, on peut le souhaiter en tout cas.

Bref une journée foisonnante et stimulante (et je ne vous parle pas du portail des bibliothèques espagnoles qui nous a aussi été présenté, j’y reviendrai dans un prochain post), comme on aimerait en voir plus souvent.
[photos : *n*o*o*r*, andrefromont/fernandomo rt]

La LOC sur Flickr : bilan positif

2163800850_69784c5e9b_m.jpgLa Bibliothèque du Congrès vient de sortir un rapport sur son expérience de diffusion de ses fonds iconographiques sur Flickr. Le bilan qu’il dessine s’avère assez positif : les 3000 photos de départ ont généré en 9 mois plus de 10 millions de connexions, 7166 commentaires et plus de 67000 tags. 79% des photos ont été sélectionnées comme favorites par les utilisateurs de Flickr. Ce qui me semble intéressant, c’est qu’il y a eu une véritable interaction entre la bibliothèque et le site de partage de photos :
2163493250_5057ec80bf_m.jpg– Les licences CC proposées par Flickr ne convenaient pas à la plupart des photos, il y a eu un travail en commun pour aboutir à une nouvelle licence, « No known copyright restrictions » (Aucune retriction de copyright connue)

– Dans la foulée, Flickr a choisi d’étendre l’initiative à d’autres institutions culturelles demandeuses, et ajouté le projet Flickr Commons (Flickr Organismes publics) à son offre

– Côté bibliothèque, l’engouement du public pour le projet a permis d’enrichir les notices du catalogue (plus de 500 à ce jour) de précisions géographiques ou circonstancielles pour de nombreuses photos, et à Flickr de devenir une source de référence pour les catalogueurs.

– La communication autour du projet, largement relayée par la blogosphère et les média traditionnels, a boosté les statistiques des interfaces « officielles » de consultation des images sur le site de la bibliothèque (+ de 60% au premier semestre).

Le rapport préconise de poursuivre le projet, non plus à titre d’expérience, mais comme service officiel, et d’explorer d’autres outils et services du web 2.0.

En résumé, tout ça c’est plutôt une bonne idée, qui n’a pas coûté grand chose à la bibliothèque : un compte Flickr Pro ($24,95), et une charge de travail estimée à un seul ETP, réparti sur une équipe de 7 personnes.
[photos : Library of COngress, bien sûr]

Le marché du mardi, n°23

3079363932_ac78fd86bc_m.jpgA ma grande surprise, plusieurs personnes m’ont pour ainsi dire « réclamé » le marché du mardi. J’ignore si c’est une opinion partagée par le reste des lecteurs, ou si ce sont des cas isolés, mais dans le doute, voici donc un nouveau marché :
OA & AO
Twidox (blog) est une archive ouverte ni thématique, ni institutionnelle. Elle s’adresse aussi bien au chercheur isolé qu’aux universités ou aux ONG (elle travaille avec plusieurs départements de l’ONU), et accueille des publications de recherche, des rapports et mémoires, des données et statistiques. Tous les documents peuvent facilement être affublés de la licence Creative Commons de son choix lors du dépôt dans l’archive.
– Stuart Lewis a mis au point une application pour déposer des articles dans une archive ouverte depuis Facebook. Bonne idée que ce concept de « dépôt social », qui permet une plus grande dissémination de l’information en utilisant les fonctions sociales du web2.0.
– Les presses de l’Université du Minnesota ont lancé un projet de numérisation de la totalité de leur catalogue. Grâce à un partenariat avec notamment Google Books et BookSurge, la filiale d’impression à la demande d’Amazon, Minnesota Archive Editions, c’est son nom, dispose déjà de plus de 600 titres, qui seront référencés et cherchables sur Amazon Search Inside the Book et Google Book Search. Fait notable, un énorme travail de recherche a été accompli par les Presses pour retracer les droits, car seuls les ouvrages dont les Presses détiennent les droits sont numérisés.
– La moitié des thèses déposées dans l’archive de l’Université de Lünd en 2008 sont en Open Access. Important de le souligner, parce que ce que le dépôt d’un document dans une archive ouverte n’est pas forcément synonyme de libre accès.
3050151815_32ff016b57_m.jpg– Toujours à Lünd, un quizz sur l’Open Access en 10 questions.
Digital New Zealand est un projet collaboratif mené par la bibliothèque nationale qui a pour objectif de fournir des outils pour aider à la création de contenus numériques et en assurer une meilleure diffusion. On y trouve déjà plus d’une quarantaine de widgets.

DOC ELEC
– Un guide d’utilisation des références bibliographiques, par l’INSA de Lyon, daté de 2004, mais dont le contenu reste d’actualité (et puis les règles de présentation bibliographiques sont indémodables, non ?)
– Emerald propose des podcasts pédagogiques sur le management en libre accès, a priori.
– Une petite revue des sites juridiques sortis plus ou moins récemment dans la rubrique Legal technology de Law.com
– Des tonnes de stats sur le site Economic indicators du gouvernement US.
[photos : gipe25, julie70 ]

Neige en novembre, Wikio en décembre

235283507_dd01e981c7_m.jpgJe me marre !! Marlene’s corner est dans le classement des blogs de sciences de Wikio (dont je vous livre l’édition de décembre 2008 ci-dessous). Moi qui n’ai jamais dépassé 2 de moyenne en maths, il y a de quoi ironiser…
Cela dit soyons sérieux 5 minutes : quand la moitié des blogs de la catégorie « Sciences » comprend des blogs de bibliothécaires ou assimilés, il me semble qu’il y a quand même un problème de définition. Nous avons certes des « Sciences de l’information », mais j’aurai tendance à voir la bibliothéconomie plutôt comme un art, voire un artisanat ;-), qu’une science…
Et je reste dubitative sur les catégories : s’il est dit que tous les blogs de bibliothécaires font partie de la catégorie Sciences, où sont donc passés Assessment librarian, Bibliothécaire?, De tout sur rien, Des bibliothèques2.0, Kotkot, La bibliothèque apprivoisée, Le nombril de Belle-Beille, pintiniblog ? Pourquoi ne sont-ils pas indexés correctement ? C’est quand même un comble ! :-))

  1. Technologies du Langage
  2. Actualité de la Recherche en Histoire Visuelle
  3. Affordance
  4. Bibliobsession 2.0
  5. La feuille
  6. Tom Roud
  7. Langue sauce piquante
  8. Marlene’s corner
  9. Aïe ! tech
  10. Urfirstinfo
  11. Figoblog
  12. Baptiste Coulmont
  13. Tour de toile du BBF
  14. Vagabondages
  15. Fred O Fenua
  16. Inclassables Mathématiques
  17. Klog
  18. Le guide des égarés.
  19. Les indispensables mathématiques et physiques
  20. Blog à Maths

[photo : mouton.rebelle]


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