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Scopus do Braziù

medium_289627776_e52f07b18c_m.jpgDans le même genre que l’accord avec Thomson-ISI pour l’accès au Web of Science conclu en France il y a quelques mois, on apprend que le Brésil a négocié avec Elsevier pour la mise à disposition de l’outil Scopus dans 44 universités et centres de recherche, soit 1/4 des établissements de recherche du pays. Pas de détail sur le montant de l’accord, cependant.

[via resourceshelf]

ScholarOne chez Thomson

ScholarOne est une plateforme commerciale de services pour la publication d’articles en ligne : on y trouve en fait un workflow complet qui va du dépôt du manuscrit à l’hébergement de revues électroniques, en passant par la validation par les pairs, la production d’actes de congrès…
Elle fait l’actualité car la société vient d’être achetée par Thomson, qui complète ainsi son impressionnante panoplie d’outils pour la recherche scientifique.
Un chercheur pourra déposer son manuscrit sur ScholarOne, l’enrichir en temps réel avec les références trouvées dans Web of Science, gérer en simultané ces références avec Endnote (qui fait aussi partie du groupe)… un sacré changement dans la production de la recherche ! Et un bénéfice de la concurrence avec les autres acteurs du secteur (Scopus, Google Scholar, Live Academic Search…), qui vont devoir enrichir leurs offres pour se démarquer ; là-dessus, Thomson a pris de l’avance.

Je m’interroge juste, du coup, sur l’indépendance des outils d’évaluation de la recherche proposés par la société : les articles publiés à l’aide de ScholarOne ne seront-ils pas mieux référencés que les autres dans le Web of Science ou le Journal of Citations Report ?

Une autre façon de voir l’OA

La société Elsevier vient d’annoncer qu’elle offre (si j’ose dire) à partir du mois de mai la possibilité à ses auteurs de sponsoriser l’accès libre à leurs articles : pour la modique somme de 3000$ (par article) leurs articles seront désormais accessibles en ligne gratuitement. Pour démarrer seules quelques revues de physique sont concernées (Nuclear physics A & B, Astroparticle physics). 2-3 trucs qui me chiffonnent :

– ces 3000$ sont entendus hors charges liées à l’ajout de d’images en couleurs, charges que certains éditeurs suppriment dans le cadre d’expérimentations OA

– aucune baisse du tarif des abonnements aux revues n’est annoncée (ni même envisagée amha)

– il y a comme un déséquilibre entre accès libre internet / accès payant version papier qui n’est pas compensé (cf point précédent)

– ça va encore compliquer les choses pour l’utilisateur et pour les bibliothèques : c’était déjà pas évident de signaler dans les catalogues et les sites web de bibliothèques les revues gratuites par rapport aux revues payantes, là il va falloir descendre au niveau de l’article, ce que personne ne fait encore à ma connaissance – et est-ce aux bibliothèques de le faire ? Bonne question. Un truc qui serait bien, ce serait que l’éditeur ajoute une ptite case à cocher pour ne faire porter la recherche que sur les contenus en libre accès, mais bon, c’est pas encore au programme.

– et surtout, en attendant, ça fait une source de revenus de plus pour la multinationale : abonnements papier + abonnements électroniques + sponsoring des auteurs = de bien beaux bénéfices en fin d’année…

Ca cogite chez Elsevier

Selon Information world review, « Elsevier est en train d’évaluer de nouveaux modèles économiques, qui pourraient coupler des bases d’archives aux abonnements aux revues. Le géant de l’édition scientifique, qui collabore avec les principales bibliothèques, pense qu’il y a une demande pour un retour aux abonnements titre à titre, avec le bénéfice supplémentaire de bases de données exhaustives. »
« Les éditeurs ne peuvent pas abandonner, mais doivent aussi se moderniser et rechercher de nouveaux services. Ce que les éditeurs doivent éviter, c’est ce qui est arrivé aux ordinateurs : tous les ans , les utilisateurs attendent un produit de meilleur qualité pour un coût moindre. » Dixit Karen Hunter, CEO d’Elsevier.

Des nouvelles de Hollande

Non, je ne vais pas vous parler du secrétaire du PS, mais de notre éditeur scientifique préféré, Elsevier :

– La BU de Cambridge (UK) vient d’annoncer son acquisition de la totalité des archives de Science Direct, en plus de ses abonnements courants. Bien sûr pas d’info sur le coût de l’opération, mais si une seule université peut se le payer, ça ne doit pas être insurmontable ? Quoi que, comme le soulignait encore récemment le fameux rapport de la Cour des Comptes, en matière de budgets d’acquisition, nous n’avons pas les mêmes valeurs que nos collègues européens… Là où c’est de toutes façons une « bonne » opération, c’est qu’en s’abonnant à Science Direct, on est sûr d’avoir accès à tous les titres du catalogue, tout le temps. Ce qui n’est visiblement pas le cas quand on s’abonne à la Freedom collection, si l’on en croit les débats en cours sur la BIMPE : la collection en question ne serait en effet pas des plus stables ; des titres entrent et sortent régulièrement, les accès varient selon les établissements… Finalement, l’UTL (Unique Title List) qui était proposée au départ n’était peut-être pas une si mauvaise solution ?

– Un accès aux pre-prints validés par les revues du groupe (« Accepted manuscripts ») depuis Science Direct (communiqué de presse) est proposé depuis février, ainsi qu’une fonctionnalité d’export direct dans Refworks

– Encore une analyse de Scopus

– Et pour finir une présentation sur l’archivage des publications électroniques par la Bibliothèque Nationale de Hollande, proposée lors de la 8ème conférence internationale de Bielefeld (ALL), dont une partie des interventions est archivée dans E-LIS.

Update : toutes les interventions de la 8ème conférence de Bielefeld sont disponibles à l’adresse http://tinyurl.com/ksoc4

Economie numérique

La rubrique Economie numérique du site du CERNA, un labo d’économie industrielle de l’Ecole des Mines de Paris, présente les différents travaux de recherche de ses équipes sur l’économie numérique des biens culturels, notamment :

– le projet Contango, qui s’intéresse aux aspect économiques de la numérisation, à la base pour les contenus musicaux, mais dont on peut imaginer qu’elle puisse être transposée aux autres types de contenus ;

– le projet Medianet, qui étudie sous leur aspect économique les échanges de contenus numériques ; on y trouve par exemple une Analyse économique des DRMs (synthèse en français ici).

[Merci à PC pour l’info]

Université et web 2.0

L’université de Berkeley s’est mise il y a quelques mois au podcasting (avec plus ou moins de succès), c’est maintenant sous forme de
webcasts
qu’elle propose près d’une trentaine de cours ; j’ai repéré notamment une série sur les moteurs de recherche et une sur XML.

Au rayon « services innovants à l’université », il y a aussi les podcasts de Stanford sur Itunes : si c’est une bonne initiative dans l’absolu, on peut quand même trouver anormal ? absurde ? à courte vue ? qu’une université se lie avec un opérateur propriétaire (apple), qui en plus met plein de DRM dans les contenus qu’il diffuse, qui sont censés, il me semble, être du domaine public puisqu’universitaires ? Mais le statut des universités US est, il est vrai, parfois différent du nôtre, alors…

Enfin pour suivre l’actualité des blogs, rss, etc dans l’enseignement supérieur US, il y a Syndication for Higher Ed un blog hébergé chez Thomson Peterson’s, on reste dans le privé, donc 😉 Celà dit en France c’est un peu pareil : le blog de la LOLF (si si, ça existe !) est aussi à l’initiative d’une société privée (Business Objects)…


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