Archive for the 'Initiatives à suivre' Category



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Non, il ne s’agit pas d’un nouveau réseau social, ni d’un tissu ringard, mais du nouveau « bébé » des Sanachies (Erik Boekesteijn et Jaap Van De Geer), ces bibliothécaires-aventuriers de la bibliothèque de Delft aux Pays-Bas (la fameuse DOK). This Week in Libraries, c’est une émission d’une heure, toutes les semaines, sur le web, qui parle… de bibliothèques bien sûr !

L’émission s’organise autour d’une interview (ont été reçus pour les 2 premiers numéros Bart Drenth, directeur du Sector Instituut Openbare Bibliotheken, et Aat Vos, architecte), et suivra les Sanachies lors de leurs prochains périples : au Canada en avril, et en Australie cet été. Les suggestions sont ouvertes pour les invités des futures émissions, et on peut les suivre sur leur compte twitter. Ils cherchent des sponsors pour financer cette « webTV des bibliothèques » : avis aux entreprises, petites ou grosses, qui passeraient par ici, et voudraient être citées dans les 30 prochaines émissions… TWiL est retransmis en live sur Ustream le vendredi.

PS : La deuxième émission évoque un moment la campagne en cours pour aider les bibliothèques publiques du New-Jersey, dont le budget 2010 doit être amputé… de 74%… Les bibliothécaires se mobilisent sur le site I love NJ libraries (et sur Facebook Save NJ libraries) pour sensibiliser l’opinion publique sur le sort de ces bibliothèques. A suivre.

Library101 !

Finie la « bibliothèque 2.0 » : depuis hier, la nouvelle hype, c’est « Library101 » !

Library101, c’est un projet de David Lee King et Michael Porter, bibliobloggueurs de longue date, qui souhaitent aider les bibliothécaires à entrer dans le XXIème siècle, en ayant pleinement conscience des enjeux que font porter les mutations en cours dans notre « société de l’information » sur notre métier. Etre bibliothécaire aujourd’hui (et demain !), c’est maîtriser un certain nombre de compétences, savoirs-faire et autres savoirs tout court, en terme de communication, de technologies, de présence en ligne, pour pouvoir rester en phase avec sa communauté de service. C’est ce que David et Michael rappellent avec cette initiative, qui connaît déjà un certain succès : + de 2000 fans sur la page Facebook du projet. Sur le site on trouve :

– des liens (Resources To Know)

– des textes (Essays) rédigés par 2 douzaines de professionnels réputés du monde des bibliothèques anglophones

– et bien sûr la vidéo (ci-dessus), illustrée de photos et vidéos envoyées par + de 500 professionnels des bibliothèques du monde entier (oui, j’y suis. plusieurs fois, même)

Le site a été lancé hier après-midi en direct de Monterey, Californie, lors d’Internet Librarian 2009. L’intervention a été filmée, à l’instar de certaines keynotes des jours précédents ; toutes les vidéos sont disponibles sur la chaîne ILive, alimentée par l’équipe des Shanachies ; je vous recommande l’interview de Paul Holdengraber de la New York Public Library par Erik Boekesteijn : c’est pertinent, drôle, « inspirational »… réussi, quoi.

JSTOR, trop fort

2632797541_89cafc568b_m.jpgJSTOR est une organisation a but non lucratif dont la principale mission consiste en la numérisation rétrospective d’articles de revues scientifiques, et ce à des fins de conservation et de consultation. Près de 1200 revues, issues de plus de 600 éditeurs, font partie de ce projet. Les articles sont organisés et commercialisés sous la forme de collections thématiques définies ; le modèle tarifaire s’appuie sur un droit d’entrée (qui couvre les frais de numérisation) la première année, auquel s’ajoute ensuite un abonnement annuel (il existe également des abonnements pour les anciens élèves, les « alumni »). Plus de 5500 établissements sont abonnés à une ou plusieurs collections. Cette ressource a pris assez tôt le virage 2.0 ; en effet, elle est présente sur Facebook [page officielle (+ de 38 000 fans), appli de recherche, plus d’une trentaine de groupes, dont JSTOR lovers, I heart JSTOR (+ de 500 membres), I love JSTOR, JSTOR saved my ass, JSTOR appreciation…], sur Twitter, sur YouTube. Côté fonctionnalités, une recherche à facettes est annoncée pour le mois de juillet…

Cette démarche ouverte se poursuit avec JSTOR Showcase, véritable vitrine des projets en cours autour des données et des fonctionnalités de la base, dans laquelle on trouve notamment
Data for Research
: il s’agit d’un outil d’analyse visuelle des résultats des recherches faites sur le corpus de la base. Représentations graphiques, nuages de mots, analyse des citations… Je trouve que ça illustre bien l’idée de faire plus travailler les données (« make the data work harder ») à notre disposition. Il y a aussi une carte animée des usages, la présentation d’un projet d’outil d’annotation collaborative et celle d’un projet de conservation des catalogues de vente.

J’en déduis que les bases de données figées, aux fonctionnalités basiques, non évolutives, ne sont pas une fatalité.

[photo : cosmonautirussi]

La semaine des bibliothèques

3409180819_3e0574625b_m.jpgLe temps passe vite : c’est de nouveau la semaine nationale des bibliothèques aux US.
Et comme tous les ans, quelques éditeurs proposent certaines de leurs ressources en libre accès pendant toute la semaine :
– chez ProquestK12 : ebrary, CultureGrams et SIRS Discoverer
– chez Gale, ça dure même jusqu’au 15 mai pour :
* Global Issues in Context
* Small Business Resource Center
* Health & Wellness Resource Center
* Business & Company Resource Center
* Gale Directory Library**
* Testing & Education Reference Center
* DemographicsNow Library Edition
* Gale LegalForms
* PriceIt! Antiques & Collectibles
Enjoy !
[photo : 架奇]

RSS pour les éditeurs

2943704979_1bf75e40db_m.jpgPlusieurs biblioblogs ou apparentés ont relayé le lancement officiel du service TicTOCS (blog), je ne reviens donc pas dessus (et puis j’en ai déjà parlé). Dans cet article de FUMSI, Lisa Rogers, assistante de recherche sur Tictocs, détaille le contenu du projet, et liste une série de recommandations (faites par les membres d’un groupe de travail consacré à RSS, réunissant des éditeurs et des représentants de TicTOCS) à destination des éditeurs souhaitant utiliser le format RSS pour diffuser leurs tables des matières, je les ai traduites rapidement ici (c’est moi qui souligne en gras, si je peux dire) :

– Utilisez le format RSS 1.0 qui est bien plus flexible : avec les modules appropriés, RSS 1.0 est idéal pour la fourniture d’informations de type tables des matières. Des éditeurs ont déjà choisi cette approche, certains proposent plusieurs formats RSS pour leurs tables des matières (RSS 1.0 et RSS 2.0)

– Utilisez les modules de RSS 1.0 (par ex le module Dublin Core, le module Content ou le module PRISM) pour étendre les fonctionnalités de RSS pour les sommaires

– Utilisez le module de syndication RSS 1.0 pour décrire la fréquence de mise à jour des contenus (utile pour les interfaces automatisées, qui savent ainsi quand elles doivent vérifier les mises à jour)

Utilisez un outil de validation (comme W3C feed Validation Service ou Redland RSS 1.0 validator), afin de proposer des fils RSS de sommaires correspondants au standards
2879384607_8ed592b6c6_m.jpg– N’employez pas de balises HTML dans les élements de base des fils RSS (évitez d’utiliser des balises de mise en forme dans le champ de description des éléments, qui ne doit comprendre que du texte intégral, vu qu’il n’est pas possible de savoir de quoi le fil aura l’air dans l’agrégateur de l’utilisateur)

– Utilisez par contre le module Content de RSS 1.0 pour gérer l’affichage des balises HTML

Ne restreignez pas l’accès aux fils RSS de vos tables des matières. RSS est un excellent moyen, on marché qui plus est, d’envoyer du trafic sur votre site, et donc d’augmenter la visibilité de votre « marque » en tant qu’éditeur. Limiter l’accès aux fils RSS à vos abonnés uniquement annule une large part des bénéfices potentiels qu’RSS peut vous apporter.

– Produisez régulièrement des copies stables de vos fils RSS, plutôt que de les générer dynamiquement pour chaque utilisateur : ce processus ralentit l’affichage et est source de problèmes de time out (délai d’attente trop long pour le serveur) ; ce qui peut affecter la disponibilité du fil, les outils de validation, ainsi que les services extérieurs qui agrègent vos contenus.

– Ayez bien à l’esprit l’objectif de chaque fil RSS de sommaires que vous délivrez : proposez plusieurs fils spécialisés, plutôt que de diluer l’information dans un seul message qui ne sera pas forcément pertinent pour le public

– Assurez-vous que votre serveur web est bien configuré pour fournir des fichiers RSS de type mime text/xml [ne vous inquiétez pas, votre informaticien sait que ce ça veut dire ;-)]

– Mettez à disposition des fichiers OPML, pour permettre aux agrégateurs et aux usagers d’utiliser plusieurs de vos fils. Il est parfois même approprié de proposer un jeu de fichiers OPML (pour chaque catégorie par ex), ou de permettre à vos utilisateurs de créer leur propres fichiers OMPL à la volée.

Plus aucune raison après ça pour ne pas diffuser ses sommaires de revue par ce moyen, même pour les éditeurs francophones, n’est ce pas ?
[photos :Karim Rezk, monmimoun]

La LOC sur Flickr : bilan positif

2163800850_69784c5e9b_m.jpgLa Bibliothèque du Congrès vient de sortir un rapport sur son expérience de diffusion de ses fonds iconographiques sur Flickr. Le bilan qu’il dessine s’avère assez positif : les 3000 photos de départ ont généré en 9 mois plus de 10 millions de connexions, 7166 commentaires et plus de 67000 tags. 79% des photos ont été sélectionnées comme favorites par les utilisateurs de Flickr. Ce qui me semble intéressant, c’est qu’il y a eu une véritable interaction entre la bibliothèque et le site de partage de photos :
2163493250_5057ec80bf_m.jpg– Les licences CC proposées par Flickr ne convenaient pas à la plupart des photos, il y a eu un travail en commun pour aboutir à une nouvelle licence, « No known copyright restrictions » (Aucune retriction de copyright connue)

– Dans la foulée, Flickr a choisi d’étendre l’initiative à d’autres institutions culturelles demandeuses, et ajouté le projet Flickr Commons (Flickr Organismes publics) à son offre

– Côté bibliothèque, l’engouement du public pour le projet a permis d’enrichir les notices du catalogue (plus de 500 à ce jour) de précisions géographiques ou circonstancielles pour de nombreuses photos, et à Flickr de devenir une source de référence pour les catalogueurs.

– La communication autour du projet, largement relayée par la blogosphère et les média traditionnels, a boosté les statistiques des interfaces « officielles » de consultation des images sur le site de la bibliothèque (+ de 60% au premier semestre).

Le rapport préconise de poursuivre le projet, non plus à titre d’expérience, mais comme service officiel, et d’explorer d’autres outils et services du web 2.0.

En résumé, tout ça c’est plutôt une bonne idée, qui n’a pas coûté grand chose à la bibliothèque : un compte Flickr Pro ($24,95), et une charge de travail estimée à un seul ETP, réparti sur une équipe de 7 personnes.
[photos : Library of COngress, bien sûr]

La recherche sur internet en 2-2

Toujours dans la même perspective éducative que lors des épisodes précédents, le dernier opus de Common Craft s’intéresse à la recherche d’informations sur Internet :

Après, si on veut approfondir, ou si on ne comprend vraiment pas l’anglais, on peut toujours aller consulter les 10 pages sur le sujet de la dernière version de REPERE, la brochure sur la recherche d’information et les ressources électroniques éditée par l’Enssib à destination des étudiants, des enseignants, et vraisemblablement des bibliothécaires, mais c’est moins fun…

SLJ’s All together now

fe2805058f2d7293cf52f25013eab4d4.jpgLa revue professionnelle School Library Journal organise cet été All together now, une session de formation 2.0 en ligne ouverte à tous. L’objectif de ce type de programme (à l’instar de Learning 2.0, lancé en juillet 2006 par Hélène Blowers de la bibliothèque de Charlotte Mecklenburg County, ou de Five weeks to a social library) est « d’encourager les personnels à expérimenter et à apprendre à utiliser les technologies émergentes qui redefinissent le contexte de la diffusion de l’information par internet aujourd’hui. » La formation est basée sur l’exploration d’outils « émergents » genre blogs, wikis, réseaux sociaux, podcasts, RSS… bref 12 thèmes au total qui vont être abordés d’ici la fin août. Et c’est, excusez du peu, Michael Stephens, bibliobloggueur de référence sur Tame the web, qui pilote l’opération.

On peut suivre les blogs des participants (plus d’une soixantaine) sur ce blog, ou sur l’univers Netvibes « All together now » créé pour l’occasion.
Et par ici, malgré une vague agitation, toujours rien de concret…
[photo : emadivine]

OPACs à la loupe

6c6809261a73a8fb0e225550b1e9db46.jpgIdBilingue Blog est le blog (bilingue, donc) de la filière « information documentaire » de la Haute Ecole de Gestion de Genève. On y trouve en ce moment les résultats détaillés d’une enquête très intéressante sur l’utilisation des OPACs ; extraits de la conclusion :
 » […] nous devons avouer que la qualité des données des bibliothèques est leur atout vis à vis des autres sources de données. Le problème actuellement ne provient pas de ces dernières, mais bien du manque d’exploitation de leur potentiel par les moteurs de recherche, et du manque de visibilité que les interfaces leur donnent. »
« Pour terminer ce rapport, nous voudrions aborder le fait que l’organisation des OPACs ne doit plus être réalisée en dépendance stricte aux fabricants de SIGB. Si la gestion interne des données reste l’apanage de ces fabricants pour les grandes bibliothèques, il faut bien remarquer que l’accès aux données et la constitution des OPACs peuvent être réalisées de manière complètement indépendante. Les 3 catalogues étudiés ont pratiquement repris les fonctionnalités de recherches proposées par le fabricant de leur système de gestion. Or nous observons aujourd’hui que le développement web devient de plus en plus facile et que les bibliothécaires peuvent élaborer leur OPAC idéal sans l’aide des fabricants. » Et de citer Scriblio (l’OPAC basé sur WordPress) comme alternative aux systèmes propriétaires.
[photo : dave & bry]

DOK rocks

bc36b72e8defb622f7639d48b71caf18.jpgA passer en boucle aux bibliothécaires en quête d’idées sur le futur de la profession : le diaporama de la visite de DOK, la bibliothèque municipale de Delft, par Jenny « Shifted » Levine.
C’est neuf, c’est beau, c’est design, et c’est surtout bien pensé : l’espace formation multimedia, l’espace jeux vidéo (à utiliser sur place ou à emprunter), des coins repos, des coins repas, une future cabine d’enregistrement audio, des fauteuils d’écoute sur place… Oui, je veux bien croire le slogan de l’une des slides finales : « La vie c’est s’éclater plus que vous ne pouvez l’imaginer – et ça commence à la bibliothèque ! »
Update : Voir le compte-rendu plus détaillé de Jenny sur son blog.


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