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Godin met le feu aux bibs

[…] »Ceux qui utilisent [nos] services les apprécient, et nous leur en sommes éternellement reconnaissants. Mais reste la question de ceux qui ne les utilisent pas, et le billet de [Seth] Godin en est la parfaite illustration. Nous souffrons d’un problème d’image considérable, et cela met la profession en péril. Les budgets sont sabrés au niveau national comme au niveau local dans tout le pays. Les entreprises externalisent leurs besoins de documentation au lieu de garder un documentaliste dans leur personnel. L’état de Californie a pris des mesures de chômage technique à tous les niveaux, qui affectent les bibliothèques publiques aussi bien que les bibliothèques universitaires. Un grand nombre d’autres bibliothèques réduisent leurs horaires d’ouverture et licencient du personnel, tout en se demandant si elles ne vont pas fermer. Et en même temps on nous reproche de gaspiller l’argent public, parce que tout ce que nous sommes censés faire, c’est ranger des livres et dire aux gens de se taire. » […]

Toby Greenwalt, bibliothécaire, réagit à la polémique lancée par le gourou du marketing Seth Godin qui agite les bibliothécaires américains depuis une semaine (suivre #godingate sur twitter). Et Sarah Glassmeyer de commenter sur son blog :

[…] le principal problème avec ce billet vient des bibliothèques et des bibliothécaires. Si quelqu’un comme Seth Godin, qui a déjà rencontré des bibliothécaires et qui a de nombreux fans dans leur communauté, comprend si mal ce que nous sommes et ce que nous faisons, qu’est-ce que le péquin moyen peut bien penser des bibliothèques ? Voilà encore une sonnette d’alarme (une de plus) pour insister sur la nécessité pour les bibliothèques de repenser leur façon de se promouvoir. »

Dans le billet de départ, Seth Godin s’interroge sur l’avenir des bibliothèques à l’ère du numérique, et leur propose, pour survivre, « d’apprendre aux gens à prendre l’initiative intellectuelle » (« train people to take intellectual initiative »). Il ajoute :

« Une fois de plus, le net chamboule tout. L’information est gratuite maintenant. Plus besoin de rassembler des fonds publics pour acheter des ouvrages de référence. Ce sur quoi nous devons investir, ce sont sur des leaders, des sherpas et des enseignants pour amener tout le monde, des enfants aux seniors, à devenir plus offensifs dans leur recherche et leur utilisation de l’information, et dans leur capacité à se connecter et à entraîner les autres. »

Evidemment, on peut comprendre que cela en ait fait sursauter plus d’un : aider les gens dans leur recherche d’information, les former aux méthodes et aux outils, ce sont des choses que les bibliothèques ont intégré depuis un certain temps, tout de même. Et puis, l’information gratuite, les bibliothécaires sont bien placés pour savoir que ça n’existe pas : si les sommes dépensées annuellement pour les bases de données, les bouquets de revues ou de presse et les ouvrages sous droit ne suffisent pas, on peut aussi pour s’en convaincre se rappeler que Wikipedia vient de lever près de 7,5 millions de dollars pour son financement, par exemple, ou que Google n’a rien d’une entreprise philanthropique… Bref, nous avons encore du pain sur la planche…
[photo : pictr 30D]

Qui va payer le gratuit ?

La question, sous-jacente depuis quelques temps, émerge de plus en plus ouvertement : ainsi la bibliothèque de l’Université de Cornell, qui héberge ArXiv, va lancer très prochainement un appel à contributions pour mutualiser une partie du financement des 400 000$ annuels nécessaires au fonctionnement de la base. La cible de cet appel : les 200 institutions les plus utilisatrices du service (qui représentent 75% des consultations). J’aimerai bien voir les chiffres d’usage pour avoir une idée de ce que ça représente pour un établissement ; il semble cependant que ce soit « rentable » (ie moins cher que certaines bases de données commerciales), vu que 11 des 20 premières institutions contactées ont déjà donné leur accord pour une participation financière. C’est une première étape dans le développement d’une stratégie à plus long terme pour assurer la pérennité de l’archive ; le modèle de contribution « durable » reste à définir – publicité, donations, subventions, services premium sont à l’étude.
Le même type de réflexion est à l’oeuvre ailleurs, chez  Revues.org notamment, où la mise en place d’une cotisation pour les bibliothèques, en échange de services dédiés (statistiques d’usage notamment) est annoncée pour 2010 (Marin Dacos en a parlé lors de l’Université d’Eté du CLEO, et Pierre Mounier l’a évoqué lors du colloque EPEF). Les bibliothèques françaises accepteront-elles de payer ? Ces cotisations de soutien ne devraient-elles pas plutôt être versées par les services de recherche ? Après tout, l’ouverture au libre accès est une question politique, l’engagement de toute une institution, et pas des seules bibliothèques. A suivre.
[photo : kipbot]

Ch-ch-ch-changes

Première bonne nouvelle de l’année 2010 (que je vous souhaite excellente, au passage) : au bout de 4 ans, Marlène’s corner quitte (enfin) la plateforme Blogspirit pour WordPress.com.

Les raisons de ce changement ? Pas de possibilité de syndication des commentaires, de plus en plus de spam, un service client peu réactif, un modèle économique insatisfaisant.

Les artisans de ce changement ? Mon geek, pour l’infographie, et l’incontournable Lully, qui a su transformer de bêtes fichiers HTML en du XML acceptable par WordPress, entre Noël et le jour de l’An. Merci encore à eux. (Merci aussi à M. Ruby pour le coup de main au départ)

Les conséquences de ce changement ? Une nouvelle URL (je me suis décidée à prendre un nom de domaine dans la foulée), un nouveau fil RSS, un fil RSS pour les commentaires, un meilleur référencement, et aussi sans doute la perte des liens vers l’ancienne plateforme d’ici quelques semaines (l’ancien blog sera supprimé à la mi février).

Alors si vous voulez continuer à suivre ce qu’il se passe dans le coin, mettez vos liens à jour :
Fil rss : https://marlenescorner.net/feed/
Fil rss des commentaires : https://marlenescorner.net/comments/feed/

Le marché du mardi n°37

DOC ELEC

EU Bookshop : il s’agit du site de consultation des publications des institutions, agences et autres organes de l’Union européenne publiées par l’Office des publications depuis 1952. « Des fiches bibliographiques détaillées permettent d’obtenir un aperçu du contenu des publications d’EU Bookshop. Vous pouvez télédécharger gratuitement les publications au format PDF. Si vous souhaitez obtenir une publication qui n’est pas disponible, vous pouvez utiliser la fonction «PDF sur demande» pour être averti par courriel lorsque la version PDF sera disponible sur le site web. » Et combien ça coûte ? « L’Office paye moins de 0,21 euro pour la production d’une page (jusqu’au format A3), comprenant le transport, la préparation, le scan, l’enrichissement des images, les métadonnées de base, la surcouche de texte et les signets permettant les recherches plein texte, ainsi que la fourniture électronique d’un PDF incluant une vignette de couverture. » (via la FAQ)

Superbe synthèse sur la veille juridique par Michel Roland de l’URFIST PACA-C, établie dans le cadre de la préparation au C2i « Métiers du droit »

– En plus de quelques éditeurs, certaines revues se mettent aux réseaux sociaux. Ainsi, Angewandte Chemie, prestigieuse revue de chimie éditée par Wiley-Blackwell, est présente sur Facebook et sur Twitter, avec un succès certain : plus de 400 fans ou followers à ce jour.

– Du nouveau chez Google Scholar : le moteur propose désormais d’interroger la jurisprudence des cours. Il donne accès au texte intégral des décisions, et à des références d’articles de doctrine disponibles dans les bases de données spécialisées (HeinOnline, JSTOR) ou chez les éditeurs (Chigago Univ. Press, Bepress, Wiley…). Il fait également le lien vers le site institutionnel ou les archives ouvertes lorsque des documents y sont déposés. Les résultats donnent assez systématiquement une information sur le nombre de fois où le document a été cité.

HeinOnline ou Google Scholar ? Et pour ceux qui auraient des doutes, il y a une 2ème partie

OA & AO

– Les étudiants de l’école des sciences de l’information et des bibliothèques de la San Jose State University viennent de sortir le 2ème numéro d’Open and libraries class journal. La revue est produite dans le cadre du cours sur le mouvement du libre accès et les bibliothèques, dont on peut consulter le descriptif en ligne (contenus, modalités d’évaluation, tout y est).

Looking to the Literature: Open Access and Free Sources of LIS Evidence : un article d’Evidence-Based Library and Information Pratice utile pour connaître les principales sources d’information sur les sciences de l’info et des bibliothèques en libre accès.

Les supports de présentation de Berlin 7, LA conférence sur l’open access, sont en ligne, ainsi que les vidéos.

Making off : « Les biblioblogs, ça ne parle que d’informatique ? »

00:00 – Je lis un commentaire de blog sur « les biblioblogs ne parlent que d’informatique documentaire »

00:30 – J’exprime mon exaspération sur Twitter

00:32 – Lully me répond : « Tu as raison, ça mérite un petit billet… 🙂 »

00:42 – C’est fait !

Paradoxe de l’accessibilité

« Heureusement, la plupart des bibliothécaires se sont habitués au fait qu’internet est une formidable aubaine pour les chercheurs et que la libre ciculation de l’information est une idée fantastique. Bien sûr, nous n’avons pas encore pris en compte cet état de fait dans l’organisation de nos ressources humaines – notre personnel est plutôt dédié aux acquisitions et à la gestion de l’information acquise qu’à la valorisation de nos archives, de nos labos ou des ressources du web. Ce travail fait partie des tâches en plus, ou de projets spécifiques sous-financés qui ne sont guère soutenus. Mais au moins nous en sommes arrivés au point que la plupart des bibliothécaires ne fait plus de résistance systématique quand on parle de Wikipedia ou ne pense plus que seule l’information achetée par la bibliothèque est la seule qui soit légitime. Nous avons même fini par accepter le fait que nos OPAC sont nuls quel que soit le prix qu’on y mette, et nous commençons à explorer les solutions open source qui fonctionnent mieux et coûtent bien moins cher. Mais nous nous soucions toujours de notre obsolescence. Si l’information est diffusée gratuitement, ou si nos utilisateurs distants ne comprennent pas que nous avons payé pour, si l’activité traditionnelle des bibliothèques se transforme en des fonctions différentes de celles de l’achat et l’organisation physique de grandes quantités de documents, comment allons-nous justifier notre existence ? L’idée de n’être qu’un gestionnaire d’achats pour les enseignants n’est vraiment pas celle que je me fais d’un futur souriant, ni même d’un futur durable. Pour dire les choses autrement, quelle valeur aura la bibliothèque pour les enseignants chercheurs si nous réussissons à arriver à un avenir en accès libre ? La bibliothèque, telle l’état communiste idéal, va-t-elle disparaître ? »[…]
The accessibility paradox, Barbara Fister, Library Journal.

Où sont les toilettes ?

« Les usagers posent fréquemment des informations d’orientation, même aux personnes situées à proximité d’un panneau leur donnant la réponse. Certaines personnes préfèrent clairement poser une question à un être humain plutôt que lire la signalétique d’un bâtiment. Les gens ont souvent tendance à commencer par poser des questions d’orientation lorsqu’ils se trouvent dans un nouvel environnement, parce que ce sont celles qui les intimident le moins. Si ça marche pour ça, et s’ils se sentent à l’aise, ils finissent par arriver à poser des questions plus compliquées. Les questions d’orientation paraissent sans doute terre-à-terre, mais elles peuvent aussi être le premier pas vers les réponses à d’autres questions à venir, et vers une plus grande confiance dans la bibliothèque de la part du lecteur qui pose la question. »
[…] « Si vous en avez marre d’entendre « Où sont les toilettes ? », alors il est peut-être temps de reconsidérer votre choix professionnel ou votre façon de travailler. En clair, soit vous arrêtez de faire du service au public, soit vous faites le nécessaire pour redynamiser vos relations avec le public et donner une image positive de votre bibliothèque. »

Diane Zabel et Lorraine J. Pellack dans le dernier édito de RUSQ, First impression and rethinking restroom questions.

[photo : woonyen77]

Retour de scène

Avec quelques collègues twitterers, nous avons couvert le colloque de Lille en direct avec l’outil en ligne Cover it live, que j’avais déjà vu à l’oeuvre pour la session Top Tech Trends de la conférence LITA forum : notes du 26/11notes du 27/11.

J’ai trouvé l’expérience plutôt réussie : le système permettant de se connecter à Twitter, il a été possible d’agréger aux commentaires faits sur Cover it live tous les messages twittés avec le hashtag #epef09, ainsi que des photos, ou des liens vers les sites mentionnés par les intervenants. Les stats indiquent une centaine de visiteurs uniques pour chaque journée, ce qui n’est pas rien pour un premier essai.

J’ai l’impression que ce genre de pratique va se propager, l’étape suivante étant, à mon avis, de faire entrer cette « manifestation parallèle numérique » en amont, ie dans l’organisation des colloques et autres journées d’étude : au même titre que les viennoiseries de la pause café, il faudrait prévoir de bonnes conditions pour une couverture numérique des événements : des prises électriques, de la wifi (ça en général, ça va), mais aussi un signalement des opérations « live » sur la page d’accueil de la manifestation, une présence de la manifestation sur les réseaux sociaux (page facebook, hashtag prédéfini), etc.

C’est ma 2ème expérience de « reporting numérique » cette année (la première c’était pour le blog des journées AO de Couperin), et je trouve tout cela très stimulant ; le fait de pouvoir partager le travail dans une sorte de compte-rendu collaboratif est à la fois rassurant (surtout quand les journées sont denses, on est moins stressé à l’idée de manquer un passage trop technique par exemple) et un peu contraignant : sachant que mes commentaires sont suivis par mes pairs en direct, j’essaye de ne pas dire trop de bêtises, voire de dire des choses intéressantes ;-).

Une pratique que je tâcherai de renouveler, sans aucun doute.

<Update>Gaël détaille l’opération de live-blogging sur son tout nouveau blog 24 hour library people<Update>

Impressions de Lille

J’ai assisté les 26 et 27/11/2009 à la 2ème édition du colloque international EPEF (Évaluation des périodiques électroniques dans le réseau universitaire français : approche comparative par les usages). La thématique de cette année était « Ressources électroniques académiques : mesures et usages« . Je ne ferai pas de compte-rendu ici, parce que des actes très complets seront publiés au printemps 2010. Et parce que tous les supports de présentation seront disponibles en ligne (et traduits même, pour les interventions en anglais). Je me contenterai d’un focus sur quelques points qui m’ont paru intéressants :

– A propos des mesures d’usage : qu’est-ce qu’on comptabilise réellement ? Des articles, des téléchargements ? Ni l’un ni l’autre, pour Dominique Rouger (Université Jean Monnet, Saint-Etienne), qui préfère parler de SFTAR (Successful Full-Text Access Requests). Il propose en outre une manière originale de former l’ensemble des personnels d’une BU à l’utilisation des ressources électroniques, en leur demandant d’interroger une revue en ligne par jour. Ce qui a pour corollaire l’augmentation des statistiques d’usage et devrait donc entraîner une baisse proportionnelle des coûts à l’article – ce qui n’est pas vraiment le cas, car toutes les requêtes ne se valent pas (il distingue les requêtes académiques, les requêtes pédagogiques et les requêtes de manipulation), et tout ce qui est comptabilisé n’est pas pertinent.

– A la bibliothèque de l’Université de Wageningen, aux Pays-Bas, Marco Van Weller établit un coût prévisionnel des revues en fonction des coûts et statistiques d’usage de l’année précédente (vous trouverez les formules mathématiques dans son diaporama) ; comme bon nombre de BU, il n’a guère de marge de manoeuvre pour faire évoluer sa politique documentaire : 90% de son budget pour les ressources électroniques étant consacré à des bouquets, seuls les 10% restants peuvent faire l’objet d’ajustements.

– Il a pas mal été question de l’usage des archives ouvertes et des ressources libres, avec 2 questionnements un peu différents :

* Comment le mesurer l’usage des AO, sachant que les utilisateurs sont de plus en plus nomades, et que le site de la bibliothèque est loin d’être leur point d’accès privilégié ? La solution passe apparemment par la création d’un identifiant unique (comme le DOI existant pour les articles du secteur commercial) pour la littérature grise. [A noter également, sur la question des rapports entre AO et bibliométrie, l’approche qui consiste, comme c’est le cas à l’Université de Wageningen, à utiliser l’AO comme source de l’analyse bibliométrique, avec la conséquence non négligeable qu’un affichage plus visible de l’activité de recherche sur le web motive fortement le dépôt par les chercheurs.]

* Comment promouvoir l’usage des revues en open access (OA) auprès des communautés scientifiques ? L’étude menée par Revues.org montre des résultats symétriquement opposés en terme de public touché par Revues.org et Cairn (les étudiants consultent Cairn, Revues.org touche plus les étudiants avancés et les chercheurs). Il y a vraisemblablement un lien avec le fait que Cairn, payé par les bibliothèques qui s’y abonnent, bénéficie d’une promotion que n’a pas Revues.org, en libre accès. Car politique documentaire et libre accès, cela ne va pas de soi : il me semble avoir déjà évoqué ici le désintérêt des bibliothécaires pour ce qui se passe sur le web en dehors du site de la bibliothèque en général, cela semble se confirmer. Cela dit, les revues en OA comme les archives ouvertes, si elles sont en accès libre, ne sont pas pour autant « gratuites » (il y a toujours quelqu’un qui paye) : il y aura donc forcément un jour ou l’autre à évaluer leur intérêt pour leurs financeurs (les universités, les organismes de recherche et autres acteurs institutionnels). D’où l’importance de leur promotion et de la mesure de leur usage. Est-ce aux bibliothèques d’assurer cette promotion ? Cela ne semble pas encore acquis dans les pratiques de politique documentaire actuelles.

Ce ne sont que quelques-uns des thèmes abordés aux cours de ces journées très intéressantes – et très denses -, je mettrai le lien vers les interventions dès qu’elles seront disponibles, en espérant que les actes seront peut-être sous forme numérique ? On ne sait jamais…

[photos : marlened, Gideon Burton]

<UPDATE>Les supports des différentes présentations sont en ligne sur le site de l’EPEF.</UPDATE>

1923 et après

« L’analyse indique que les collections de livres imprimés édités aux Etats-Unis présentes dans Worldcat sont plutôt importantes : 15,5 millions de livres. Pratiquement les 2 tiers – les livres édités après 1963 – ont une forte probabilité d’être sous droits ; moins de 15% – ceux publiés avant 1923 – font vraisemblablement partie du domaine public, et le reste – les livres édités entre 1923 et 1963 – est potentiellement sous droits, si ceux-ci ont été renouvelés. Tout ce qui a été édité après 1923 représente 80% (=12,6 millions) des livres imprimés aux Etats-Unis présents dans Worldcat. Il est difficile de prédire le nombre d’oeuvres orphelines parmi ceux-ci, mais même une petite partie représenterait, en chiffres absolus, une masse considérable d’ouvrages, et demanderait un effort conséquent pour rechercher et clarifier les droits d’auteur. Une étude, basée sur l’examen d’un échantillon, estime le coût pour l’obtention des autorisations de numérisation et d’accès à 200$ par ouvrage. »

Extrait de la conclusion de l’article Beyond 1923 : Characteristics of Potentially In-copyright Print Books in Library Collections, par Brian Lavoie and Lorcan Dempsey d’OCLC dans le numéro de novembre de DLIB.

[Photo : New-York Public Library]


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