Paradoxe de l’accessibilité

« Heureusement, la plupart des bibliothécaires se sont habitués au fait qu’internet est une formidable aubaine pour les chercheurs et que la libre ciculation de l’information est une idée fantastique. Bien sûr, nous n’avons pas encore pris en compte cet état de fait dans l’organisation de nos ressources humaines – notre personnel est plutôt dédié aux acquisitions et à la gestion de l’information acquise qu’à la valorisation de nos archives, de nos labos ou des ressources du web. Ce travail fait partie des tâches en plus, ou de projets spécifiques sous-financés qui ne sont guère soutenus. Mais au moins nous en sommes arrivés au point que la plupart des bibliothécaires ne fait plus de résistance systématique quand on parle de Wikipedia ou ne pense plus que seule l’information achetée par la bibliothèque est la seule qui soit légitime. Nous avons même fini par accepter le fait que nos OPAC sont nuls quel que soit le prix qu’on y mette, et nous commençons à explorer les solutions open source qui fonctionnent mieux et coûtent bien moins cher. Mais nous nous soucions toujours de notre obsolescence. Si l’information est diffusée gratuitement, ou si nos utilisateurs distants ne comprennent pas que nous avons payé pour, si l’activité traditionnelle des bibliothèques se transforme en des fonctions différentes de celles de l’achat et l’organisation physique de grandes quantités de documents, comment allons-nous justifier notre existence ? L’idée de n’être qu’un gestionnaire d’achats pour les enseignants n’est vraiment pas celle que je me fais d’un futur souriant, ni même d’un futur durable. Pour dire les choses autrement, quelle valeur aura la bibliothèque pour les enseignants chercheurs si nous réussissons à arriver à un avenir en accès libre ? La bibliothèque, telle l’état communiste idéal, va-t-elle disparaître ? »[…]
The accessibility paradox, Barbara Fister, Library Journal.

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1 Response to “Paradoxe de l’accessibilité”


  1. 1 Stéphanie 15/12/2009 à 00:00

    T’inquiète, la bibliothèque en retard a encore de beaux jours devant elle :  » la plupart des bibliothécaires ne fait plus de résistance systématique quand on parle de Wikipedia ou ne pense plus que seule l’information achetée par la bibliothèque est la seule qui soit légitime » ? mon oeil. « Nous avons même fini par accepter le fait que nos OPAC sont nuls quel que soit le prix qu’on y mette, et nous commençons à explorer les solutions open source qui fonctionnent mieux et coûtent bien moins cher » ha ha ha, allez va, il vaut mieux en rire je suppose.


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