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POD dans ta BU

0cb5701964a76cc0c6ae28bb779e410a.jpgAprès les distributeurs de livres dans les lieux publics, voici la machine à faire les livres dans la bibliothèque : les bibliothèques de l’université du Michigan viennent de s’équiper de cet appareil qui imprime à la demande (POD = Print On Demand) les ouvrages du domaine public qui ont été numérisés (et pour cette université ce n’est pas rien : 2 millions d’ouvrages à ce jour). En moins d’une dizaine de minutes, on obtient un ouvrage relié pour un coût de 10$. On peut voir l’Expresso Book Machine, c’est son nom, en action dans cette vidéo. On demand books, la société qui le commercialise, l’a implanté dans plusieurs librairies et bibliothèques publiques, mais c’est à priori une première en BU. Ce qui ouvre des perspectives intéressantes pour les bibliothèques en matière de partenariats : avec les pressses d’université (pourquoi ne pas sous-traiter avec la BU plutôt qu’avec un prestataire privé ?), avec les enseignants (des cours complets « personnalisés »), avec des petits éditeurs (une fois les droits négociés).

Le blog DLTJ a une fiche technique bien plus complète.
[photo : kitgraphics]

Du changement dans l’Ere

9fd3afd02f9c1fae4f28a79c3c42d99a.jpgDes fois, quand on fait des suggestions au Ministère, elles sont prises en compte (bon, d’accord, surtout quand on est nombreux à faire remonter les mêmes choses, ça aide). C’est ce que je me suis dit alors que je m’apprêtais à faire mon petit pensum de rentrée, à savoir remplir l’Enquête sur les Ressources Electroniques. Prononcée E.R.E., « éré » ou encore « ère » (l’appellation n’est pas normalisée, pfff… je plaisante), cette enquête annuelle permet à la Sous-Direction des Bibliothèques et de l’Information Scientifique, ainsi qu’aux établissements de l’enseignement supérieur (puisqu’une partie des résultats sont publiés sur le site de la SDBIS), de savoir quelles ressources en ligne sont disponibles, pour quels montants, selon quelles conditions d’achat (individuel ou mutualisé).

Cette année, ô surprise, il ne faut plus renvoyer des classeurs excel tout moches, mais remplir des formulaires en ligne tout moches, et, miracle, les ressources faisant l’objet d’une négociation au sein du consortium Couperin sont préremplies, ce qui fait gagner un temps énorme, donne l’impression de travailler enfin au 21ème siècle, et doit sérieusement simplifier la vie de la personne chargée du traitement ultérieur des données. Bon, le serveur est régulièrement saturé, et le système de visualisation des réponses saisies fonctionne de manière quelque peu aléatoire, mais nom d’un chien, quel progrès !!! Bravo les gars (et les filles), et merci de nous faire gagner du temps !
(Maintenant il va falloir faire pareil pour l’ESGBU ;-))
[photo : (nutmeg)]

Ceci n’est pas un poisson

901006147bed2a07a314a8fccdb04b5d.jpgBon, tout le monde le sait, mais autant que je donne l’info de façon officielle : je suis chargée, depuis la rentrée, de mener à bien pour mon université le projet de mise en place du SIGB commun aux 3 universités d’Aix-Marseille, conjointement avec mes homologues des 2 autres universités.
Concrètement, ça ne veut pas dire que je vais cesser de m’intéresser aux ERMs, oublier la doc électronique, arrêter de tester des trucs 2.0, devenir bilingue en UNIMARC ou me mettre au perl :-))
Simplement, ça risque de pas mal m’occuper dans les mois qui viennent, et donc de différer le retour à un rythme de plublication plus normal sur ce blog (vous n’avez pas fini de voir des « Marchés du mardi», sorry 😉 !

PS : Au fait, pour ceux que ça intéresse, le SIGB qui a été choisi pour nos 3 SCD, nos 700 000+ notices et nos 70 000 étudiants, c’est Koha.
[photo : Vagusman]

Un petit geste pour Marcel

dc869a091a1f7be1c2ca14fae02ff54e.jpgNon, il ne s’agit pas de la tendance « fashion » de l’été prochain, mais bien du projet artistico-littéraire de Véronique Aubouy et Emilie Daltier, qui ont fait le pari de faire lire dans sa totalité « A la recherche du temps perdu » par 3000 personnes du monde entier. Chaque passage du livre, filmé par les lecteurs eux-mêmes à l’aide de leurs webcams, sera assemblé aux autres pour donner un film de 170 heures. A ce jour, environ plus de 900 personnes se sont manifestées pour participer au projet de vive voix : si vous êtes intéressé pour participer à cette oeuvre unique en son genre, vous trouverez les conditions d’inscription sur le site du projet, Le baiser de la matrice.
[photo : Frederic della Faille]

Le marché du mardi, n°18

ae62b87ba1291163148690ecef272a52.jpgSCIENCE 2.0
– L’équipe du Journal of number theory, édité par Elsevier, propose à ses auteurs de faire le résumé de leurs articles sous la forme d’une vidéo ; c’est, selon le directeur de la revue, une façon plus vivante de contextualiser les résultats de la recherche. Peu d’auteurs ont pour l’instant choisi cette option, mais les vidéos ont été vues entre 250 et 1300 fois en 3 mois, ce qui est plutôt encourageant.
– Une équipe de scientifiques de l’Université de Nottingham a imaginé une version vidéo de la table périodique des éléments : derrière chaque symbole chimique, une explication en images ou une démo des réactions possibles (voir celle sur le phosphore par exemple, ou celle sur le sodium). Les vidéos sont aussi disponibles sur le Channel YouTube. Très pédagogique, le site a enregistré plus d’1,8 millions de consultations depuis son lancement.
– Moins drôle mais aussi intéressant, Physclips, de l’Université de South Wales en Australie, explique différentes notions de mécanique, d’électricité et de magnétisme, en images et animations flash. Le tout sous licence Creative Commons, démos et animations pouvant être téléchargées par les enseignants souhaitant les réutiliser.

AO & OAb7be429e5831af7360866f53b225b43d.jpg– Archiver oui mais quoi ? La version de l’auteur ou celle (mise en page) de l’éditeur ? Contre toute attente, un certain nombre d’éditeurs (69 sur la 414 répertoriés) autorisent l’auto-archivage de la version éditeur (généralement au format pdf), nous apprend Sherpa, qui a tout de suite ajouté l’info sur Romeo.
– A noter dans les agendas, le 14/10/2008 sera le premier Open Access Day : conférences et autres manifestations auront lieu sur les campus américains (principalement) et en ligne (vidéos de promotion de l’OA, webcasts des conférences). L’événement est co-organisé par SPARC, PLoS et Students for FreeCulture.
– Un savant mashup avec Google Maps permet désormais d’afficher les résultats de recherche sur l’OpenDOAR, le répertoire des archives ouvertes, de façon cartographique.
[Avis aux nouveaux lecteurs : j’ai conscience de ce que la phrase précédente peut avoir de cryptique, mais bon, on ne peut pas faire de la pédagogie dans tous les billets, désolée ;-)]

DOC ELEC
– Ebsco envisage d’intégrer des blogs validés dans les contenus indexés par ses bases de données, on peut donner son avis en répondant à un questionnaire en ligne.
– Le BO de l’Education Nationale passe au e-only, ça va faire de la place dans les secrétariats… 😉

BIBLIO STUFF
– Non, il n’y a pas que les nouvelles techno et le 2.0 sur internet : on y trouve aussi des vidéos sur la reliure des livres (mais c’est moins fun).
[photos : Bàrbara Porto, Manuel MC]

I love LISTA

8160c49d63e332d19de8c2d5d049f632.jpgPersonne ne m’en a parlé à l’école, aucun de mes collègues ne l’utilise, et pourtant : comment se passer de LISTA, la base de données bibliographiques en SIB ?
LISTA indexe près de 600 revues professionnelles, magazines, livres, rapports, actes de congrès… de 1960 à aujourd’hui. Elle est hébergée par Ebsco, et bénéficie donc de toutes les fonctionnalités offertes par la plateforme EbscoHost, notamment le compte personnel pour sauvegarder les résultats, l’export vers les outils de gestion des références bibliographiques, et les fils RSS. Et tout ça gratuitement depuis 2006. Je trouve dommage qu’elle ne soit pas plus promue : c’est une ressource de base pour les étudiants en sciences de l’information (en train de terminer mon mémoire de fin de formation, je confirme !). Bien sûr, la majorité des contenus est anglophone, mais la richesse des informations fournies vaut largement le coup de se remettre à l’anglais…
[photo : cannnella]

Wiki challenge

fdda026471ebd0fb814e90180faf611a.jpgVous ai-je déjà dit tout le bien que je pense de la plateforme de wiki PBwiki ? Très facile à prendre en main, avec un éditeur wysiwyg pour les débutants et une syntaxe pas trop complexe pour les utilisateurs un peu plus avancés, plusieurs modèles de mise en page (les « skins ») même pour les comptes gratuits, des possibilités de gestion d’accès, d’édition des pages du wiki au format pdf, doc, ppt… Bref c’est la plateforme dont je me sers le plus souvent.
PBwiki, donc, vient de lancer un concours, le Back to school challenge : il s’agit, en parrainant ses connaissances, en affichant une bannière de pub sur son site etc, d’arriver à 100 points pour gagner un wiki « premium », d’une valeur de 250 $. Hé oui, l’inconvénient avec les solutions hébergées, c’est que les coûts ne sont pas triviaux si l’on veut bénéficier de l’ensemble des fonctionnalités… Alors ne vous étonnez pas si vous recevez une invitation de ma part à aller tester PBwiki, il me manque encore 25 points ;-))
[photo : tbc]

Absents mais pas inactifs

a9d8345b1577c332de0ecd175a064644.jpg« Les utilisateurs ont clairement maintenant substitué les usages virtuels aux usages physiques. Mais ce n’est pas parce qu’ils ne viennent pas qu’ils sont inactifs.Les ressources électroniques fournies via les portails de bibliothèques et internet ont apporté aux usagers des avantages bien plus conséquents que ce qu’ils auraient pu attendre quand la bibliothèque physique était la seule alternative.

Et les bibliothécaires ont plutôt réussi la transition, comme le montrent plusieurs enquêtes de satisfaction. C’est un signe très positif, qui démontre que les bibliothécaires ont fait ce qu’ils étaient à même de réussir. Vouloir attacher les utilisateurs à la bibliothèque physique n’a jamais été une option très réaliste, ceux-ci savent utiliser les stratégies qui fonctionnent le mieux pour eux. Ce qui a eu pour conséquence une baisse de la fréquentation des bibliothèques, et une augmentation de l’usage des ressources électroniques pour la recherche, l’étude et l’enseignement.

Essayer de ramener les étudiants à la bibliothèque pour leur faire utiliser les ressources imprimées peut être un échec si les enseignants ne leur imposent pas cet usage, ou si des alternatives en ligne existent. L’ajout d’un café, d’une galerie d’art, de salles informatiques, de salles de cours et d’autres services non documentaires peut faire augmenter les entrées, mais n’aura vraisemblablement pas d’influence sur les taux d’usage des documents. 53bf5bb1be860b634a3cac8246a06cfa.jpg

La fin du déclin des prêts et de l’assistance aux usagers, que de nombreuses bibliothèques constatent, n’est pas pour demain. Cela présente des difficultés considérables pour quiconque essaye de justifier une nouvelle construction ou une amélioration des budgets documentaires, et c’est là qu’il est indispensable de démontrer comment les augmentations monumentales de l’usage des collections et des services électroniques, associées à de solides investissements dans les collections papier permettront d’offrir un bénéfice optimal pour les étduiants et les enseignants-chercheurs. »

Conclusion de The Absent User: Physical Use of Academic Library Collections and Services Continues to Decline 1995–2006, article de Charles Martell qui synthétise bien la problématique, je trouve.
[photos : dynamosquito]

Blogging policy

e7def6a90d28bb9124d2932c094a13e3.jpgCa va toujours mieux en le disant, ou, en l’occurrence, en l’écrivant : les établissements qui mettent en place des blogs ont tout intérêt à cadrer leur ligne éditoriale dans un document fixant les règles de base à suivre par les rédacteurs institutionnels. C’est ce qu’a fait le Powerhouse Museum de Sydney dans ce document, qui peut, il me semble, facilement être adapté au blog d’une bibliothèque ou d’un SCD.

On trouve aussi sur fresh + new(er), d’où provient l’information (c’est l’un des blogs du musée, consacré aux musées et aux média numériques), des infos sur la participation du musée à Flickr Commons (voir plus d’infos en français sur ce projet).
[photo : Samuel Mann]

Sign o’ times ?

6a940082c4947571a10ab90ba9b1e9ee.jpg« Les livres, ainsi que les autres documents, sortent des bibliothèques publiques dans des proportions record, alors que le prix de l’essence augmente et que l’économie se gâte.
A travers tout le nord est de l’Ohio, les bibliothécaires voient plus de gens se bousculer à leurs portes et repartir avec plus de livres, de films et de CD que jamais.
Mais ce phénomène est observé de façon anecdotique par les bibliothécaires depuis la Grande Dépression. Est-ce une réalité ? »

Témoignages dans Economy gets people out of the house, into libraries, un article du Houston Chronicle (via Library link of the day).
[photo : 2puppies]


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