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BDD juridiques : du tout en un

38c73a06fc5260073c42699d729905c6.jpgVu chez Doctrinal, de nouveaux contenus, lancés ou à venir : une base de jurisprudence, de la législation en texte intégral.

La semaine dernière, c’est Dalloz qui annoncait sa base de jurisprudence, elle vient s’ajouter aux « Bases matières » déjà proposées sur la plateforme. Ce qui fait que toutes les grandes bases juridiques offrent désormais à peu près les mêmes types de contenus : encyclopédies et/ou ouvrages spécialisés, revues, jurisprudence. Et, à la vitesse à laquelle les tarifs augmentent – certains éditeurs en sciences sociales semblant s’être fixé comme objectif de rattraper les coûts prohibitifs de l’édition en sciences ‘dures’ – le bibliothécaire va vraisemblablement bientôt devoir faire des choix.

Dans l’optique de cette délicate – mais inévitable – opération de sélection, voici quelques points et réflexions qui me viennent :
– les clauses d’archivage : si j’arrête mon abonnement à Lamyline, que me reste-t-il ? Certains proposent l’envoi de cédéroms d’archives, mais ce n’est pas le cas partout.
– l’ergonomie de la plateforme de consultation : des évolutions de type export vers des systèmes de gestion des références bibliographiques sont-elles prévues (oui, parce que jusqu’à présent AUCUNE de ces bases ne propose de solution d’export dans un format standard pour ce genre d’opération (type RIS) ? L’ajout de fils RSS ? Le service technique est-il à l’écoute des retours des utilisateurs ?
– la qualité des contenus : les bases avaient au départ un « produit phare » qui faisait leur intérêt (le dépouillement bibliographique pour Doctrinal, le recueil pour Dalloz, les Juris-Classeurs chez Juris-Classeurs…), peuvent-elle arriver au même niveau de qualité sur les autres produits ? Au lieu de lancer des produits concurrents, n’auraient-elles pas plutôt intérêt à se distinguer en améliorant leur produit phare et en travaillant à une meilleure interopérabilité avec les autres plateformes ?

Bien sûr, nous sommes dans un système hautement commercial, et mes remarques peuvent paraître naïves, mais bon, j’ai le droit de réfléchir à voix haute… 😉
[Crédit photo : thejesse]

Du PEB à l’AO

db370f9e98c1e3a7b2b22a79f0d8cb65.jpg« Du PEB à l’AO : une transition naturelle

Quand les articles seront en libre accès, on n’aura plus besoin du Prêt Entre Bibliothèques (PEB). Il devrait y avoir globalement, une corrélation inverse entre le nombre d’articles en libre accès et le nombre de demandes de prêt entre bibliothèques : au plus il y a d’articles en libre accès, au moins il y a besoin d’utiliser le PEB.

Ce qui libèrerait des financements (sur les charges liées au PEB) et des ressources humaines. Les fonds récupérés pourraient être redéployés pour compenser les frais de traitement des articles et financer la publication en libre accès pour les chercheurs de l’université [dans le cadre du modèle auteur-payeur, NDLT]. Les économies les plus importantes en ressources humaines bénéficieraient aux grosses bibliothèques universitaires, celles qui ont les collections les plus importantes, qui sont aussi celles qui prêtent le plus.

On pourrait alors raisonnablement se demander si les personnels actuellement en charge du prêt entre bibliothèques ne pourraient pas être formés aux tâches de gestion de l’archive ouverte. A mon avis, les personnels experts du prêt entre bibliothèques ont de grandes compétences à apporter à l’archive : ils ont l’habitude de travailler avec des documents et avec des enseignants-chercheurs, dans une relation de face à face, et sont attentifs aux métadonnées et au contrôle de la qualité des documents transmis par voie électronique.

Travailler dans un domaine où l’activité et la demande ralentissent est déprimant ; travailler dans un domaine émergent où l’activité augmente est motivant. Une transition du PEB vers l’archive ouverte bien organisée, cela signifie que la bibliothèque aura plus de personnel disponible pour l’archive, selon un modèle qui reflète le changement dans les besoins. Et, ce qui est tout aussi important, une approche intelligente de cette transition pourra amener des bénéfices substantiels : dans le moral de l’équipe, et dans une culture organisationnelle ainsi plus positive. »

Heather Morisson, From interlibrary loans to institutional repository department: a natural transition.
[Crédit photo : wise wolf]

Ratatouille économique

9f591fb463e039d358d8c50b2fa08f25.jpgDes ressources en économie repérées via Intute :

Econ journal watch : une revue à comité de lecture trimestrielle en OA, où j’ai trouvé cet article sur la destruction créatrice de Schumpeter appliquée à Amazon

– les vidéos mises en ligne sur YouTube par la Banque Mondiale.
[Crédit photo : webast]

AO : questions sur les contenus

056d591c38091346893e758766ec5bb3.jpgLa bibliothèque de Cornell a sorti la nouvelle version de son archive institutionnelle : ecommons@Cornell. Elle héberge plus de 7 000 documents de toute nature : photos, thèses, articles de recherche, chapitres d’ouvrages… On y trouve même des travaux d’étudiants (en sciences de l’ingénieur), ce qui m’a fait penser à cet article (accès sur abonnement, tiens, je croyais que Sage était « open » pendant tout le mois de septembre, j’ai dû me tromper) de Margaret Pickton et Cliff McKnight, qui ont étudié la question des travaux d’étudiants dans les archives institutionnelles. Les responsables d’archives interrogés sont majoritairement pour l’inclusion des travaux d’étudiants, particulièrement les thèses et les mémoires. Et les auteurs insistent sur le fait que les projets d’AO doivent prendre en compte tous les acteurs susceptibles d’utiliser et d’alimenter l’archive, y compris donc les étudiants. Ce qui (re)pose la question du contenus des archives institutionnelles : doivent-elles être dédiées exclusivement à la recherche, auquel cas effectivement une archive centralisée suffit ? Ou bien être le reflet de toute la production numérique d’un établissement ? Mais dans ce cas, s’il y a multiplication des archives institutionnelles locales, quel intérêt alors de maintenir une archive nationale, ne vaut-il pas mieux travailler sur un outil de recherche moissonnant l’ensemble des archives locales ?

Bonne question pour démarrer la semaine… 😉
[Crédit photo : Jan Bakker]

Bibliosexy(ste)

85d059f9cd8f5ed4c3d039c9430bc308.jpgDans la série « Marketing et bibliothèques », deux initiatives qui font parler d’elles en ce moment :

– Les bibliothèques du Wyoming ont lancé une campagne de pub, illustrée par la donzelle en ombre chinoise ci-contre, la « mudflap girl« . Il s’agit au départ d’une image ornant les garde-boue des camions américains, dont la silhouette a été modifiée pour lui faire tenir un livre. Je ne sais pas si l’opération attire réellement plus de public vers la bibliothèque, une chose est sûre, c’est que ça ne laisse pas indifférent : b6b72f28ff5c93c79103abbbff48fe3b.jpgcertains applaudissent l’initiative (c’est une image populaire qui attire l’oeil de publics nouveaux), d’autres critiquent le côté exploitation de la femme-objet pas bien valorisant – d’ailleurs le « mudflap boy » a fait son apparition :-))

Marketing oblige, le logo se décline aussi sur plusieurs supports.
13664328994e8b7db4883becfb1eafbe.jpg– Dans une autre genre, Sony ne s’est pas fait que des amis avec la campagne pour le lancement de son reader : d’immenses affiches proclament en blanc sur fond noir, sans une photo de l’objet, qu’il est plus sexy qu’une bibliothécaire (« sexier than a librarian »). Les clichés ont la vie dure ! Mais bon, tant qu’on ne nous vend pas que les outils sont « plus futés qu’une bibliothécaire »… 🙂
[Crédits photos : David Lee King, lawgeek, mstephens7]

Livres privés

b1139930fb40ac88932d13b7914c2c4e.jpgTiens, un circuit de diffusion du livre que je n’avais pas encore rencontré : celui des ventes privées. En effet, les adhérents de vente-privée.com peuvent acheter ces jours-ci à tarif réduit des ouvrages des éditions La Martinière : photo, tourisme, histoire, vie pratique… Les bouquins s’emportent à environ – 50%. Je me demande quel est la réglementation en la matière, par rapport au prix unique du livre notamment : est-ce que ce sont des soldes ? Lafeuille, une idée ?
[Crédit photo : Fran6co]

De l’OA pour l’ABA

ec0da386a82b1923b28a5e37079d39c6.jpgSelon ce post de la Criss Library (Nebraska), une vingtaine de titres de l’American Bar Association est désormais consultable en ligne gratuitement. Quelques newsletters de l’association sont aussi en libre accès (voir la liste ici).
[Crédit photo : kaminakamo]

OwnTerms

bb9e80f12e2dee300d89ee73bf11f1b1.jpgUne initiative dans le domaine juridique à signaler : OwnTerms est une archive ouverte qui propose d’héberger des documents juridiques : le concept, c’est que plutôt que de copier-coller des formulaires glanés sur internet sans respect d’un éventuel droit d’auteur, il serait plus simple d’aller piocher dans l’archive le document-type correspondant à son besoin, en toute légalité puisque tous les documents sont sous licence Creative Commons.
Bon, pour l’instant il n’y a que 3 documents ;-), mais je trouve que l’idée est bonne.
Il y a aussi un wiki où les juristes sont invités à venir corriger et/ou améliorer les documents soumis.
[Crédit photo : Bitter_sweet333]

Second life pour le web de l’Enssib

Tiens, l’Enssib a mis en ligne son nouveau site web ! Nouvelle charte graphique, couleurs sobres qui font « pro » (pour des tons plus « funky », rassurez-vous, Formist n’a pas changé ;-)), plus de photos, et même 3 fils rss (dont celui du tour de toile, normal) ! Le reste de l’attirail 2.0 n’a pas encore pointé son nez, mais quelquechose me dit que ça viendra…

FREE

521e2734a42d9acdf9648912b86a20e1.jpgJe découvre aujourd’hui via l’incontournable Resourceshelf la sélection de ressources pédagogiques issues des sites gouvernementaux US FREE (Federal Resources for Educational Excellence). Sciences, mathématiques, histoire, linguistique, arts, musique et santé sont les thématiques sous lesquelles sont rangées plus de 1500 ressources utiles pour l’apprentissage (un fil rss est disponible), ainsi que des collections spécifiques sur le 11 septembre, Martin Luther king etc.

Beau travail de mise en valeur de fonds numériques, je trouve.
[Crédit photo : Onken Bio-pot]


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