Thèses électroniques : nature ou assaisonnées ?

Les interventions de l’Atelier international sur les thèses électroniques co-organisé par SURF, JISC et CURL à Amsterdam fin janvier sont disponibles en ligne. Neil Jacobs en a fait un compte-rendu dans le dernier numéro d’Ariadne. L’impression globale que l’on en retire est qu’il reste pas mal de travail à faire, et pas seulement chez nous : le panorama des solutions et projets en cours dans les 11 pays participants montre clairement l’hétérogénéité des pratiques à l’échelle européenne. Et les débats (sur l’interopérabilité, l’enrichissement et la gestion des thèses élec), reflètent l’étendue de la recherche à mener sur ces thèmes.

Dans sa conclusion, Neil Jacobs souligne le fait que la question de la pertinence d’un traitement spécifique pour les thèses (par rapport aux autres supports des résultats de recherche) reste ouverte : les « pour » mettant en avant les spécificités liées au workflow, au copyright, à un besoin d’évaluation (dans le cadre de l’harmonisation des diplômes), et les « contre » arguant de la meilleure efficacité d’un traitement global des résultats de la recherche dans le contexte international, et remettant en question l’intérêt scientifique de la thèse pour la recherche.

Il y avait aussi des français, à cette manifestation internationale, essentiellement une intervention de Lyon 2, extrait : « La France souffre d’un manque chronique de personnel technique au niveau local, ainsi que d’un centralisme chronique. Si l’approche centralisée est intellectuellement parfaite pour un système éducatif centralisé, elle est concrètement inefficace et conçoit « l’édition numérique » simplement – au mieux – comme une dématérialisation des documents ; les paradigmes fondamentaux n’en sont pas modifiés. […] Au lieu de se baser sur les réseaux et le fédéralisme, en laissant chaque institution ou fédération d’institutions mettre en oeuvre sa propre production en conformité avec les standards internationaux – ce qui implique des ressources humaines et une certaine expertise -, et chaque étudiant ou chercheur accomplir sa part du travail en produisant des documents structurés – ce qui implique de la formation et un développement à long terme -, on focalise sur les aspects technocratiques de la procédure. Le résultat probable, d’après les spécialistes auxquels j’ai parlé, est que le système [centralisé] sera redondant avec certaines structures et procédures locales, ne s’intéressera qu’au signalemement et pas à l’accessibilité du contenu, et surtout encouragera l’archivage dans des formats disponibles (moins « chers ») comme le pdf (ou pire). Certains analystes disent même que le système STAR marque la fin de l’engagement de la France dans la production de documents XML. »

No comment.

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