Archive pour mars 2006

En avril, ne te découvre pas d’un blog

Avril est le mois du blog, si l’on en croit le programme de HigherEdBlogCon, le rendez-vous annuel des technologies et de l’enseignement supérieur aux Etas-Unis. A noter, la semaine du 10 au 14 avril est consacrée aux bibliothèques, on va y causer blogging, wikis, podcast, mais aussi Open Access, Google et web2.0, j’ai hâte de voir ça… Car évidemment tout ceci va être podcasté, screencasté, webcasté, bref, on aura de quoi lire et entendre au moins jusqu’en mai 😉

OA : ça existe aussi en droit

Un symposium sur la publication en OA et la recherche en droit (Open Access Publishing and the Future of Legal Scholarship) a été organisé par la Faculté de droit Lewis & Clark (Portland, Oregon). Les présentations et les versions audio sont en ligne ; la présentation d’O. Arewa a plus particulièrement attiré mon attention : elle y examine notamment les rapports étroits entre Lexis et Westlaw (les 2 poids lourds du marché de l’information juridique) et les facultés de droit, et envisage dans quelle mesure ils sont un frein à la publication en open access dans les disciplines juridiques.

Dans la foulée du symposium, la bibliothèque a mis en ligne un site consacré à l’OA et la recherche juridique .

A noter : tous les podcasts du symposium sont hébergés sur le site de la bibliothèque.

Référence on blogs

Dans la série « Utilisons les outils que nous promouvons », Brian Mathews, un bibliothécaire d’Atlanta a mis au point une technique originale pour promouvoir les outils et les services de la BU auprès des étudiants : il s’est abonné aux blogs d’une quarantaine d’étudiants de son universités sur Bloglines, et a lancé une alerte sur des termes comme ‘bibliothèque’, ‘article’, ‘recherche’… A chaque post contenant ces termes, il a répondu en orientant les étudiants vers des ressources pertinentes sur internet ou à la bibliothèque. Cette intégration dans l’environnement des étudiants lui a permis :
– de faire de la référence en ligne de façon transparente pour l’utilisateur
– de faire de la pub pour les séances de formation organisées par la BU
– de mesurer les critiques faites à la bibliothèque, et d’y répondre de façon plus humaine
Son témoignage est comme il se doit déposé sur l’archive ouverte de son institution ; il est accompagné d’une vidéo.

[vu chez RSS4LIB]

Anciens et modernes : c’est pareil partout

Le service Communication de l’Université du Western Ontario au Canada propose un annuaire des blogs édités par les membres de l’université, quel que soit leur statut (personnel, étudiants, enseignants ou anciens étudiants). J’y ai trouvé 2 blogs de bibliothécaires que je ne connaissais pas :
– celui de Rochelle Mazar – je vous rassure tout de suite :rien à voir avec l’assistante sociale des années lycées 😉 – Random Access Mazar, où j’ai trouvé ce post qui recadre assez bien je trouve le débat en cours sur les vieilles bibliothécaires sur Biblio-fr (c’est une jeune bibliothécaire qui parle) :
« On ne peut pas comparer rétrospectivement les technologies comme ça ; les bibliothécaires faisaient ce qu’ils pouvaient avec ce qu’ils avaient, et pour être parfaitement honnête je pense qu’ils ont réussi à s’en sortir de façon plus créative et plus consciencieuse envers le service public avec les technologies dont ils disposaient que nous le faisons. Nous nous appuyons sur les épaules des géants qui nous ont précédé, après tout ; ce sont à la fois les technoloies et les bibliothécaires qui nous ont conduit là où nous en sommes. (…) Avec toute cette énergie en plus, nous devrions fournir un niveau de service bien plus élevé que celui qu’ils proposaient au début des années 70. Mais est-ce vraiment le cas ? »
– le Vancouver law librarian blog, plutôt orienté KM et techno appliqués au droit.

Et en plus il y a un joli nuage de tags sur la page d’accueil 🙂

Les outils d’ERM

Je viens de tomber presque par hasard sur le blog de l’ERMI 2 (Electronic Resources Management Initiative), le groupe de travail de la DLF (Digital Library Federation) qui travaille depuis 2002 à la structuration des métadonnées nécessaires au fonctionnement des outils de gestion des ressources électroniques.

J’en profite pour faire un petit rappel sur ce que sont les outils d’ERM, pour ceux qui ne connaissent pas les joies de la gestion de plusieurs milliers de titres de périodiques sur access ou pire sur une petite feuille excel 😉 :

On parle de gestion des ressources électroniques pour définir l’ensemble des opérations liées à l’administration de ressources électroniques. Il s’agit d’opérations ‘internes’, qui ne comprennent généralement pas les fonctions liées à l’accès à cette documentation électronique.

Techniquement parlant, un outil d’ERM est une base de données à usage interne qui va permettre de décrire précisément la ressource électronique dans tous ses aspects (tarifaires, légaux,…), et de suivre toutes les étapes de sa vie dans l’établissement. Plusieurs types de données sont associées à la ressource électronique :

– données bibliographiques

– données sur l’interface / le mode d’accès

– données d’acquisition (conditions tarifaires…)

– données d’évaluation

– …

La Digital Library Federation, un consortium de bibliothèques américain a publié dans son rapport 2004 ses recommandations sur les contenus et la structure que devraient avoir les outils d’ERM pour être performants. La plupart des systèmes commerciaux sont conformes à ces recommandations. Le web hub est LE site qui rassemble de nombreuses ressources sur le sujet. Il n’est plus mis à jour, et c’est le blog DLF ERMI 2 qui prend la suite. Le projet est entré fin 2005 dans sa phase 2, qui se découpe en 4 axes de travail :

– l’amélioration de la compatibilité des élements ERMI avec les systèmes informatisés.

– la mise en place d’un standard pour les licences

– la formation des bibliothécaires

– l’échange de données statistiques (projet SUSHI)

Connotea for two

Connotea vient de s’offrir une nouvelle page d’accueil (avec un méga-nuage de tags) et de nouvelles fonctionnalités , c’est l’occasion de rappeler à quoi ça sert et comment ça marche :
Développé par une équipe de Nature, la prestigieuse revue scientifique, Connotea vise à permettre aux chercheurs de gérer et de partager leurs informations. Il se base sur del.icio.us, le gestionnaire de bookmarks pionnier de la catégorie, dont les fonctionnalités « sociales » ont été adaptées à la gestion de références scientifiques en ligne.

Comment ça marche ?
Comme del.icio.us, Connotea propose des bookmarklets, ces espèces de boutons que l’on glisse sur sa barre d’outils et qui permettent d’automatiser certaines fonctions, en l’occurence l’ouverture de votre compte sur Connotea, et l’ajout d’une nouvelle référence.
Quand j’ai trouvé un article de revue intéressant, je clique sur le bookmarklet qui lance Connotea, les informations de base (titre et auteur) sont pré-saisies, je peux les compléter et leur ajouter un tag (à noter, connotea permet de créer des tags avec plusieurs mots si on les met entre guillemets, contrairement à del.icio.us qui est uniterme). Je peux voir la liste des autres personnes qui ont utilisé ce tag ou qui ont taggué cet article, d’autres tags en rapport avec cet article, etc. Il existe également des fonctionnalités pour partager ses trouvailles au sein de groupes, pour importer/exporter ses références, pour faire des liens vers le résolveur de liens de sa bibliothèque, etc.

L’actualité de Connotea c’est la mise en place d’un outil de tagging pour les archives utilisant le logiciel e-prints, qui permet, si j’ai bien compris, d’une part d’ajouter des tags aux documents déposés dans ces archives, et d’autre part de voir quels sont les tags qui ont été assignés aux documents par les autres utilisateurs de Connotea ou del.icio.us (ça marche pour les 2, c’est le même code).

Tout ceci et bien plus encore est expliqué dans une vidéo de présentation assez bien faite.

De l’archivage à la British

Des nouvelles de la British Library ces jours-ci :
– Elle a signé un accord de partenariat avec Google Scholar pour qu’un lien vers son service de fourniture de documents (BL Direct) apparaisse dans les résultats de recherche sur le moteur (signalé par Miklos)
– Elle a mis en place sa propre archive ouverte, qui accueille les contributions de chercheurs qui ne sont pas affiliés à une institution ainsi que d’autres documents non validés, comme ceux liés aux différentes conférences qu’organise la bibliothèque tous les ans. Je n’ai pas réussi à aller sur le site, le lien ne fonctionne pas, je ne sais pas si ça vient de mon réseau ou de leur serveur, à suivre.

Dans le domaine des bibliothèques, une archive de ce type peut s’avérer particulièrement utile, par exemple pour les bibliothécaires qui publient dans le cadre de leur pratique professionnelle, et pas d’un travail de recherche proprement dit. Le problème, c’est que les éditeurs n’autorisent généralement l’auto-archivage de pre- & post-prints que dans des archives institutionnelles ou sur les sites web personnels des auteurs, et apparemment pas encore dans les archives disciplinaires : c’est ce que vient de constater Family man librarian, qui voulait archiver sur E-LIS un article publié précédemment dans Serials Review, une revue Elsevier.


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