Archive pour mai 2009

Des liaisons heureuses ?

3387954051_1032f9b793_m.jpgJ’apprend sur le site de l’UNJF que « l’accès en ligne aux ressources numériques de l’édition pour les étudiants appartenant à un établissement souscripteur d’un contrat d’abonnement sera autorisé au terme d’un échange de lettres entre l’UNJF et l’éditeur. L’intégration des ressources numériques éditoriales pourrait être progressivement réalisée à partir de la prochaine rentrée universitaire pour la palette de cours livrés en septembre 2009″. Ce qui m’inspire les réflexions / questions suivantes :
– Les responsables de cette UNT ont enfin réalisé que cela ne valait pas le coup de renégocier des accès pour des ressources auxquelles les BU donnent déjà accès, c’est plutôt une bonne chose (j’aurai d’ailleurs bien aimé voir le résultat de l’enquête menée par l’UNJF fin 2008 sur les ressources électroniques en droit disponibles dans les BU, mais bon, pas de nouvelles)
– Les éditeurs commencent à prendre conscience de la force du lien : en ouvrant leurs bases, en permettant des liens vers leurs documents, en les rendant plus accessibles, ils gagnent en trafic, en visibilité, en citabilité…
– Mais ça risque d’être coton au niveau de la mise en place technique, vu que l’accès à l’UNJF est contrôlé par Shibboleth, ce qui n’est pas le cas des autres bases de données juridiques (à part bientôt Juris-classeurs, tiens, tiens…), mais qui sait, peut-être cela incitera-t-il les éditeurs à revoir l’ergonomie de leurs plateformes, et les services à valeur ajoutée à proposer aux utilisateurs (services personnalisés en tout genre : veille sur mots-clés, sur les sommaires de revue, etc.) ? Et qui va gérer les droits d’accès ?
– Autre handicap technique, au moins aussi problématique sinon plus : vu qu’aucune desdites bases ne propose à l’heure actuelle une url fixe par document, comment s’y prendre pour faire un lien vers tel article de telle revue de la plateforme X, ou telle jurisprudence de la base Y ?
– Enfin quid des références à des ressources auxquelles la BU ne sera pas abonnée ? Les « petits » éditeurs ont-ils été conviés à la discussion, ou bien seuls les « poids lourds » seront-ils de la partie ?
Bref, une initiative extrèmement intéressante que je vais suivre de près…
[photo : colette saint yves]

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Le marché du mardi, n°31

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OA et AO

– Le HathiTrust, en attendant l’implémentation de ses données sur une instance de WorldCat Local, vient de mettre en place son catalogue temporaire, qui permet de faire des recherches de base sur les métadonnées.

– Après les overlay journals, voici venu le temps des « overlay conferences » : l’idée qu’a eue Michaël Geist, c’est de rassembler vidéos et webcasts autour d’une même thématique, en piochant dans les multitudes de documents mis à la disposition du public par les universités et autres instituts de recherche. La série inaugurale est consacrée à l’Open Access.

DOC ELEC

– Les éditions Larousse viennent de mettre en accès libre (mais avec de la pub) leur dictionnaire et leurs dictionnaires bilingues, et une encyclopédie partiellement alimentée par des contributeurs internautes.

Common chemistry est une collaboration CAS/Wikipedia, pour fournir au public des données en libre accès sur les substances et structures chimiques, avec des liens vers les entrées correspondantes de Wikipedia quand elles existent.3528742383_2eab794581_m.jpg

OTHER STUFF

– Pas mal de buzz sur l’outil Wolfram Alpha, mais curieusement pas encore de post de synthèse dans la french biblioblogosphère… – mais que font nosjeunesgénies ? 🙂 – En attendant, ce guide rapide de chez Resourceshelf fait le point.

– A l’instar des images de Flickr ou des vidéos de YouTube (en test), les contenus déposés sur Facebook peuvent maintenant bénéficier de licences creative commons (à condition d’avoir installé l’application adéquate).

[photos : alalettre, risastla]

CR JEAO : OK

2335951990_f637573547_t.jpgJuste pour signaler que les présentations, les enregistrements sonores et les compte-rendus – rédigés par Daniel Bourrion et moi-même – des journées sur les archives ouvertes du consortium Couperin sont en ligne sur le blog de la manifestation.

[photo : ricardipus]

La question qui tue

3425378250_5a7640f4a3_m.jpgDorothea Salo pose une bonne question pour les bibliothécaires des BU :

« Pourquoi devons-nous faire tant d’efforts pour apprendre aux étudiants de Licence (« undergraduates« ) à utiliser des bases de données commerciales alors que la grande majorité d’entre eux n’y aura plus jamais accès une fois qu’ils auront eu leur diplôme ? »

Allez voir par vous mêmes les réponses qu’elle a obtenues, pour ma part j’y ajouterai 2 éléments :

– pour certaines disciplines (au hasard, le droit) les bases de données commerciales ont une clientèle professionnelle non négligeable : maîtriser leur utilisation est un atout pour l’étudiant en stage ou le jeune diplômé.

– par ailleurs, le plus tôt les étudiants sont familiarisés avec l’utilisation des bases de données de leur domaine, le mieux c’est, surtout pour ceux qui continueront en M – peut-être un jour ainsi ne verra-t-on plus ces étudiants de M2 qui découvrent les ressources électroniques de la BU au moment de rendre leur mémoire…

Il est clair cependant, et merci à Dorothea d’ouvrir le débat, que nous avons tendance à focaliser nos actions de formation sur les ressources payantes (question de rentabilité, légitime), aux dépens des ressources en libre accès. Or les deux ne s’excluent pas, bien au contraire, elles devraient être complémentaires. Le problème, c’est que, souvent, j’ai l’impression que les bibliothécaires se disent que « si c’est en libre accès sur internet, les usagers n’ont pas besoin de nous pour savoir s’en servir », un peu comme si ce qui se passe sur l’internet non-documentaire-et-hors-de-ma-bibliothèque ne les concernait pas.

Se pose aussi, plus prosaïquement, la question du niveau d’information et de formation desdits bibliothécaires sur ces outils là (rares sont les formations à la veille ou à l’utilisation des bases de données en formation initiale) – mais je m’égare.

Je n’oublie pas non plus le problème du temps prévu pour les formations : les interventions sur les ressources documentaires, quand elles sont intégrées dans les maquettes de formation, ne laissent guère de place à autre chose que le catalogue de la bibliothèque + les ressources électroniques de la discipline, dans le meilleur des cas.

Je garde néanmoins dans un coin l’idée de modules de formation sur les ressources en libre accès, qui me paraît pouvoir ouvrir des possibilités de collaborations entre formateurs… quoique, si ça se trouve, ça existe et je n’en sais rien : je suis preneuse des références que vous voudrez bien mettre dans les commentaires.

[photo : Sashafatcat]


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