Archive pour décembre 2009

Le marché du mardi n°37

DOC ELEC

EU Bookshop : il s’agit du site de consultation des publications des institutions, agences et autres organes de l’Union européenne publiées par l’Office des publications depuis 1952. « Des fiches bibliographiques détaillées permettent d’obtenir un aperçu du contenu des publications d’EU Bookshop. Vous pouvez télédécharger gratuitement les publications au format PDF. Si vous souhaitez obtenir une publication qui n’est pas disponible, vous pouvez utiliser la fonction «PDF sur demande» pour être averti par courriel lorsque la version PDF sera disponible sur le site web. » Et combien ça coûte ? « L’Office paye moins de 0,21 euro pour la production d’une page (jusqu’au format A3), comprenant le transport, la préparation, le scan, l’enrichissement des images, les métadonnées de base, la surcouche de texte et les signets permettant les recherches plein texte, ainsi que la fourniture électronique d’un PDF incluant une vignette de couverture. » (via la FAQ)

Superbe synthèse sur la veille juridique par Michel Roland de l’URFIST PACA-C, établie dans le cadre de la préparation au C2i « Métiers du droit »

– En plus de quelques éditeurs, certaines revues se mettent aux réseaux sociaux. Ainsi, Angewandte Chemie, prestigieuse revue de chimie éditée par Wiley-Blackwell, est présente sur Facebook et sur Twitter, avec un succès certain : plus de 400 fans ou followers à ce jour.

– Du nouveau chez Google Scholar : le moteur propose désormais d’interroger la jurisprudence des cours. Il donne accès au texte intégral des décisions, et à des références d’articles de doctrine disponibles dans les bases de données spécialisées (HeinOnline, JSTOR) ou chez les éditeurs (Chigago Univ. Press, Bepress, Wiley…). Il fait également le lien vers le site institutionnel ou les archives ouvertes lorsque des documents y sont déposés. Les résultats donnent assez systématiquement une information sur le nombre de fois où le document a été cité.

HeinOnline ou Google Scholar ? Et pour ceux qui auraient des doutes, il y a une 2ème partie

OA & AO

– Les étudiants de l’école des sciences de l’information et des bibliothèques de la San Jose State University viennent de sortir le 2ème numéro d’Open and libraries class journal. La revue est produite dans le cadre du cours sur le mouvement du libre accès et les bibliothèques, dont on peut consulter le descriptif en ligne (contenus, modalités d’évaluation, tout y est).

Looking to the Literature: Open Access and Free Sources of LIS Evidence : un article d’Evidence-Based Library and Information Pratice utile pour connaître les principales sources d’information sur les sciences de l’info et des bibliothèques en libre accès.

Les supports de présentation de Berlin 7, LA conférence sur l’open access, sont en ligne, ainsi que les vidéos.

Making off : « Les biblioblogs, ça ne parle que d’informatique ? »

00:00 – Je lis un commentaire de blog sur « les biblioblogs ne parlent que d’informatique documentaire »

00:30 – J’exprime mon exaspération sur Twitter

00:32 – Lully me répond : « Tu as raison, ça mérite un petit billet… 🙂 »

00:42 – C’est fait !

Paradoxe de l’accessibilité

« Heureusement, la plupart des bibliothécaires se sont habitués au fait qu’internet est une formidable aubaine pour les chercheurs et que la libre ciculation de l’information est une idée fantastique. Bien sûr, nous n’avons pas encore pris en compte cet état de fait dans l’organisation de nos ressources humaines – notre personnel est plutôt dédié aux acquisitions et à la gestion de l’information acquise qu’à la valorisation de nos archives, de nos labos ou des ressources du web. Ce travail fait partie des tâches en plus, ou de projets spécifiques sous-financés qui ne sont guère soutenus. Mais au moins nous en sommes arrivés au point que la plupart des bibliothécaires ne fait plus de résistance systématique quand on parle de Wikipedia ou ne pense plus que seule l’information achetée par la bibliothèque est la seule qui soit légitime. Nous avons même fini par accepter le fait que nos OPAC sont nuls quel que soit le prix qu’on y mette, et nous commençons à explorer les solutions open source qui fonctionnent mieux et coûtent bien moins cher. Mais nous nous soucions toujours de notre obsolescence. Si l’information est diffusée gratuitement, ou si nos utilisateurs distants ne comprennent pas que nous avons payé pour, si l’activité traditionnelle des bibliothèques se transforme en des fonctions différentes de celles de l’achat et l’organisation physique de grandes quantités de documents, comment allons-nous justifier notre existence ? L’idée de n’être qu’un gestionnaire d’achats pour les enseignants n’est vraiment pas celle que je me fais d’un futur souriant, ni même d’un futur durable. Pour dire les choses autrement, quelle valeur aura la bibliothèque pour les enseignants chercheurs si nous réussissons à arriver à un avenir en accès libre ? La bibliothèque, telle l’état communiste idéal, va-t-elle disparaître ? »[…]
The accessibility paradox, Barbara Fister, Library Journal.

Où sont les toilettes ?

« Les usagers posent fréquemment des informations d’orientation, même aux personnes situées à proximité d’un panneau leur donnant la réponse. Certaines personnes préfèrent clairement poser une question à un être humain plutôt que lire la signalétique d’un bâtiment. Les gens ont souvent tendance à commencer par poser des questions d’orientation lorsqu’ils se trouvent dans un nouvel environnement, parce que ce sont celles qui les intimident le moins. Si ça marche pour ça, et s’ils se sentent à l’aise, ils finissent par arriver à poser des questions plus compliquées. Les questions d’orientation paraissent sans doute terre-à-terre, mais elles peuvent aussi être le premier pas vers les réponses à d’autres questions à venir, et vers une plus grande confiance dans la bibliothèque de la part du lecteur qui pose la question. »
[…] « Si vous en avez marre d’entendre « Où sont les toilettes ? », alors il est peut-être temps de reconsidérer votre choix professionnel ou votre façon de travailler. En clair, soit vous arrêtez de faire du service au public, soit vous faites le nécessaire pour redynamiser vos relations avec le public et donner une image positive de votre bibliothèque. »

Diane Zabel et Lorraine J. Pellack dans le dernier édito de RUSQ, First impression and rethinking restroom questions.

[photo : woonyen77]


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