Machine à (garder ses) sous

L’étude The value of UK HEI’s to the publishing process du JISC s’est penchée sur le coût des publications scientifiques pour les établissements d’enseignement supérieur et de recherche du Royaume-Uni, sachant que :
– la communication scientifique ne peut pas se passer du peer-review
– le peer-review est réalisé gratuitement par les chercheurs
– le nombre d’articles scientifiques est en augmentation constante, et donc le peer-review aussi.
Elle arrive à des chiffres non négligeables :
– le travail de peer-review est estimé à entre 110 et 165 millions de £
– la participation à des comités éditoriaux représente 30 millions de £
Si l’on ajoute à cela la dépense annuelle des établissements consacrée aux abonnements en ligne, pour pouvoir consulter les articles de revues, estimée à entre 113 et 121 millions de £, la facture se monte annuellement à entre 253 et 316 millions de livres sterling, ie entre 300 et 400 millions d’euros.
Avec de telles sommes, les établissements ne pourraient-ils pas mettre en place un système de production, de diffusion et de conservation de l’information scientifique ? C’est ce que propose Brad Wheeler, de l’Université de l’Indiana dans cet article d’Educause Review, avec « the Big Digital Machine », un concept en cours d’élaboration au sein du Committee on Institutional Cooperation, un consortium d’universités du nord ouest des Etats-Unis. Le principe est que si les établissements se réapproprient leur recherche, ils seront en mesure d’en définir les modes d’accès, aussi bien en terme de droits qu’en termes techniques – l’idée c’est aussi de s’appuyer sur les outils existants, qui ont fait leurs preuves, comme Open Journal Systems (OJS), Fedora/DSpace/DuraSpace, Connexions, EPrints pour pouvoir gérer la totalité du workflow des publications. Une infrastructure de ce type pourrait fédérer aussi bien les sociétés savantes que les presses universitaires, voire les « petits » éditeurs pas encore passés au numérique. Tentant…

[Photo : cobalt123]

Publicités

4 Responses to “Machine à (garder ses) sous”


  1. 1 shaunlemouton 05/02/2011 à 19:29

    Oui, bon, c’est un peu des portes ouvertes (à moins que je sois extralucide) mais c’est vrai que c’est toujours bien de le rappeler 😉


  1. 1 Filière livre » Archives du Blog » Machine à (garder ses) sous Rétrolien sur 04/12/2011 à 13:51
  2. 2 Tweets that mention Machine à (garder ses) sous « Marlène's corner -- Topsy.com Rétrolien sur 24/01/2011 à 12:05
  3. 3 Cactus Acide » L'observatoire du neuromancien » L’observatoire du neuromancien 01/22/2011 Rétrolien sur 22/01/2011 à 22:31

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




janvier 2011
L M M J V S D
« Déc   Fév »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Archives

Licence

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 France.

%d blogueurs aiment cette page :