Archive for the 'Confs & journées d'études' Category



ER&L rocks

Electronic Resources & Libraries (ER&L) organise tous les ans depuis 2006 LA conférence spécialisée sur les ressources électroniques – non, je ne vais pas vous refaire le coup de l’appel au peuple pour y aller : je confirme, ça ne marche pas ;-)) Contrairement à Internet Librarian (qui a lieu en ce moment), il n’existe malheureusement d’édition européenne de cette conférence, peu de non-américains y sont donc représentés. Pour l’édition 2009 (à Los Angeles), les organisateurs ont pris l’initiative originale de soumettre les propositions de communication au vote des internautes intéressés sur leur blog. Si comme moi vous aimeriez bien entendre (ou, du moins, récupérer les ppt après coup) des interventions sur « La gestion des règles de PEB dans les ERMs », « Comment maximiser ses stats d’usage », « Une approche budgétaire holistique pour améliorer les ressources et les services numériques », « Installer un ERM en 3 jours », et surtout « Les statistiques des ressources électroniques : que faire quand on n’a pas de budget » ;-), dépêchez-vous, le vote se termine ce soir !

IL 2008 – Appel à financement

9a09a3d85551cac1cd410d9702f2fec2.jpgLe programme de la prochaine série de conférences « Internet Librarian » est en ligne !

Et celui d’internet librarian international (à Londres) aussi ! Il y a plein d’ateliers avec du web 2.0 dedans, mais aussi des conférences plus traditionnelles sur les e-resources, les OPACs de nouvelle génération, la recherche de financements, la formation à l’information, et le salon des exposants. Moi j’irai bien, mais mes modestes moyens de biblioblogueuse ne me permettent pas de financer le voyage ni l’hébergement ni l’inscription. Je lance donc un appel aux prestataires de services du monde des bibliothèques en mal de communication : je m’engage à blogguer la conférence pour vous si vous me financez tout ou partie des dépenses . Je suis prête à afficher votre logo sur mon site, ainsi qu’à diffuser votre promo pour vos produits s’ils m’agréent, et ce pendant la durée du congrès.

Contactez-moi à l’adresse habituelle marlene.delhayeATgmail.com si vous êtes intéressés, ça se passe à Londres les 16 et 17 octobre 2008.
[photo : elisabethdunn]

ERMs : Losing my religion

7e0f161d1f974856e6d74b37b21c0516.jpgJ’ai assisté en début de semaine aux journées d’études sur les ERMS organisées par le département études et prospective de Couperin. Petit compte-rendu.

L’objectif de ces journées était de voir, après 7 mois de travail sur les fonctionnalités souhaitées par les membres du groupe de travail sur les ERMS du consortium, si nos desiderata étaient en phase avec la réalité de l’offre commerciale disponible.

Il est à noter tout d’abord le sérieux avec lequel ces journées ont été préparées : nous disposions tous d’une grille d’analyse des produits très détaillée, basée sur un certain nombre de cas (une douzaine) auxquels les intervenants devaient répondre. Le but n’étant pas d’avoir des démonstrations purement commerciales, mais bien des réponses précises à nos interrogations sur la gestion des accès, l’interopérabilité, les statistiques etc. , chaque intervenant disposait de 3 heures, ce qui permettait d’aller assez loin dans le détail des solutions présentées.

Se sont succédées sur les 2 jours les présentations :
– de Verde (Ex-Libris)
– de V-Sources (Infor)
– d’ERM (Innovative Interfaces)

La dernière demi-journée était des plus intéressantes : les quelques bibliothèques ayant déjà un ERM ou équivalent sont venues nous faire part de leur expérience dans la mise en place et l’utilisation de ce type d’outil. Nous avons vu des solutions  » maison » (INP Toulouse, SICD Grenoble) et des solutions commerciales (Verde à Paris 6, ERM à l’INIST et à Tours). UPDATE : On peut accéder aux présentations de l’après-midi en ligne.

e152dd9d42304b5dde19a0b3b6aa3a7a.jpgCela dit, mon bilan n’est pas très positif :

– L’offre commerciale n’est pas au point : aucun des outils présentés ne remplit totalement les fonctionnalités demandées, de nombreuses fonctions ne sont possibles que sous réserve de développements ultérieurs – clairement, il y a de la place pour d’autres outils, notamment libres

– L’offre commerciale est visiblement peu ou mal maîtrisée pas les équipes qui ont présenté les solutions et qui les distribuent en France, et je suis polie – ce qui n’est pas sans incidence sur la formation, le suivi et la maintenance des produits, voire sur le temps de paramétrage.

Je trouve d’ailleurs assez symptomatique que ces sociétés, qui nous vendent des SIGB par ailleurs, ne nous prennent pas au sérieux quand nous avons une demande bien définie : trop habituées à nous fourguer des produit fermés auxquels les utilisateurs doivent s’adapter, elles sont décontenancées lorsqu’à l’inverse les utilisateurs ont des demandes précises pour des produits correspondant réellement à leurs besoins.

– Pour être assez précisément définis, il y a quand même un léger flou dans les besoins, qui s’expriment à la fois en terme de gestion des ressources et en terme de diffusion au public : l’idée de la réutilisation des données de l’ERM pour alimenter un outil de signalement des ressources à destination du public, si elle est tout à fait pertinente, ne doit pas masquer la prégnance des fonctions de gestion administrative des ressources, il va falloir définir des priorités.

1b43127990b4d699c518ea5be7923606.jpgMais tout n’est pas complètement négatif non plus 😉 :
– Toute l’offre commerciale n’a pas été vue : 360 Search de SerialSolutions, Goldrush restent à explorer
– L’offre libre aussi est à regarder de plus près, notamment les outils développés localement par les bibliothèques américaines, leur portabilité doit être étudiée
– L’intérêt de la mutualisation d’une base de connaissances est avéré, reste à imaginer dans quelle(s) condition(s) elle pourrait être alimentée (sachant que l’achat d’une base de connaissance commerciale ne suffira pas, et qu’il faudra quand même suivre les ressources qui n’y sont pas, notamment les francophones).
– L’idée d’un développement d’outil ne doit pas être écarté, loin s’en faut ; il paraîtrait pertinent de le sous-traiter auprès de l’ABES, par exemple.

Bref il reste encore du pain sur la planche avant que nous puissions avec sérénité nous débarrasser de nos feuilles excel…
[photos : evanleavitt, _boris, rofi]

Les projets d’archives ouvertes : état des lieux des initiatives

5947b7b7657513236ac852a29144f8e7.jpgLors de mon dernier passage à i-expo, j’assisté à la séance plénière du jeudi 14/06/2007 intitulée « Les projets d’archives ouvertes : état des lieux des initiatives au plan international, européen et français ».

Je vous livre ici mes notes sur cette demie journée plutôt riche :
Introduction (F. André, INIST)
Les archives ouvertes sont arrivées à une certaine maturité, le soutien institutionnel fort dont elles font l’objet le prouve. Il reste cependant quelques problèmes à régler, notamment : le lien entre AO et publications scientifiques, la structuration au niveau national, la question de l’évaluation.

Jean-Claude Guédon (Université de Montréal)
Rappel : 2 voies pour arriver à l’OA :
– La publication dans des revues en OA
– L’auto-archivage dans des AO
f55ee18c71c6926cfb1dac9f81918259.jpgLa thèse de l’auto-archivage est devenue dominante à cause du problème du financement des revues en OA (inversion de la tendance)
L’état devrait compter les coûts de publication dans le coût global de la recherche. Les éditeurs commerciaux opposent à ce mode de fonctionnement le fait qu’ils sont, eux, indépendants du pouvoir – c’est un handicap supplémentaire pour les revues en OA.
Paradoxe : le rôle de dissémination des AO a été bien compris par les éditeurs qui ont, en autorisant l’auto-archivage sur les AO, contribué à l’évolution du mouvement. Celui-ci a connu une accélération quand l’ARL via SPARC a décidé de pousser la création d’AO par les bibliothèques, notamment en développant des solutions techniques (Dspace, E-prints…)
Problèmes :
– La logique de l’institution n’est pas forcément celle de la recherche : une AO est une vitrine, mais si on met toute la production de l’établissement, cela génère du bruit pour les chercheurs.
– Le dépôt dans l’AO est vu comme un travail en +, il n’y a pas d’obligation de dépôt, d’où la stagnation à 15-20% : les AO croissent, mais elles n’ont pas atteint une masse critique pour remettre en cause le système.
71a753f5d725fc5e9b7fc2213606daa7.jpgDébat sur le système de communication scientifique : les résultats de la recherche doivent-ils être réservés aux chercheurs, ou bien peuvent-ils être librement accessibles à tous ? On trouve des partisans de cette dernière approche parmi les médecins éloignés des CHU, ou les associations de patients. Pour les SHS il y a aussi des similarités : l’enseignement secondaire pourrait bénéficier des travaux de recherche, démarche qui, à terme, favoriserait l’échange citoyen (circulation d’une information vivante, pas filtrée par le prisme des programmes, de l’état).
Comment les AO se situent-elles dans la communication scientifique ?
– elles créent de la valeur symbolique autour des articles : en tissant des réseaux entre elles (par type de documents, par discipline…)
– elles pourraient être un nouvel outil d’évaluation de la recherche : de nouvelles métriques restent à inventer autour des AO, pour sortir du circuit de l’évaluation par les citations dominé par les outils de l’ISI. Elles pourraient prendre la forme de guides de lecture, d’outils de recommandation (type guide Michelin)
Les universités disposent d’ores et déjà d’un corpus de travail important pour tester et innover : les thèses.

J. Fernandez-Ros (DG sur la société de l’information et des médias, Commission européenne)
Sa présentation (ici en .pdf) est très complète.
Quelques points forts :
– la situation est très différente selon les pays (UK vs reste de l’Europe).
– il est fortement question que la CE finance les frais de publication des chercheurs qui publieraient dans les revues en OA (les frais de publi seraient éligibles à un financement).
– des études sur les pratiques d’embargo et sur l’impact des revues en OA sont en cours.

39f166f3bce060c8dbcb7888e9f1c578.jpgTable ronde
G. Chartron (CNAM) [son .ppt en .pdf]
Credo initial : AO disciplinaires, or ce sont les AO institutionnelles qui dominent (80%)
Du coup ce ne sont plus les résultats de la recherche qui dominent : l’objet « AO » est mal défini.
En France, la politique choisie est fortement centralisée, mais il y a une fracture avec les petits éditeurs (surtout en SHS). Les AO concentrent, mais ne sont pas les seules sources : la cohabitation avec les revues va se poursuivre – risque de substitution à long terme pour les petites structures.
Des liens avec le monde des éditeurs existent (Sherpa), mais il y a peu d’échanges (de métadonnées notamment)
Enjeux autour des AO (et de ce qu’on va en faire) : services de veille, overlay journals – les AO permettent une + grande créativité et un enrichissement scientifique.

O. Erzscheid (IUT La Roche sur Yon) – L’évaluation va-t-elle être influencée par les AO ?
Modes d’évaluation actuels : peer-review / facteur d’impact
Les AO englobent des articles validés et des pre-prints.
En 2006, l’index de citation d’ISI (SCI) comptabilisait 9300 titres de revues, dont 2,6% en OA – le DOAJ liste 2721 revues en OA.
14f00954036993616ac27b1ce95d8648.jpgProblèmes du peer-review :
– anonymat
– longueur du processus (entre 6 mois et 2 ans ou +)
– coût
– rôle de filtre pas forcément assuré : les articles refusés finissent par être publiés quand même
– + de la moitié des reviewers arrivent à identifier les auteurs…
Alternatives :
– Enfermement : anonymisation totale (aucun intérêt)
– Ouverture du processus :
* Open peer-review : levée de l’anonymat des pairs – critiques + argumentées, les pairs non compétents peuvent refuser de valider, ce qui n’est pas toujours le cas quand ils sont anonymes
* Ouverture à tous les commentaires : avant, pendant, après le processus de validation.
Facteur d’impact :
– Inadapté pour les SHS. De nouvelles métriques apparaissent (facteur d’usage = nombre de téléchargements par exemple)
– Projet de création d’un facteur d’impact européen pour les humanités en standby – résistances culturelles, résistances de marché. Cela dit le marché de la citation est perdu pour les éditeurs s’ils n’investissent pas dans des modes opératoires différents (cf Google Scholar).
– Solution : Création d’un portefeuille de métriques pour prendre en compte l’écosystème de la publication scientifique.

b3ef2de6a64e5b053dfececa96d25b50.jpgA. Caminade-Mendoza (Toulouse 1) – Aspects juridiques
Pour l’instant le droit reste un spectateur passif du phénomène : interventions ponctuelles quand on rencontre un problème avec les éditeurs classiques.
La position des éditeurs est clarifiée par des outils comme Sherpa/Romeo.
Le droit est quand même bousculé par le mouvement vers l’accès libre à la connaissance :
– la recherche doit rester un bien public (recommandation européenne)
– le savoir n’est pas une propriété (liberté), mais il y a des monopoles (droit d’auteur privatif, exclusif)
L’obligation de dépôt ne rencontre pas l’adhésion des chercheurs ; le phénomène est largement méconnu par les juristes (chercheurs en sciences juridiques) ; les éditeurs commerciaux du secteur juridique forment un lobby très puissant, qu’il est difficile de contester (certains auteurs ont payé pour publier).

OA en débat aux Pays-bas, AO ici-bas

medium_197510321_e075fb4009_m.jpgIl y a de la tendance dans l’air : la bibliothèque de l’Université technologique de Delft en Hollande organise le 19 avril prochain un symposium sur l’Open Amedium_couperin.jpgccess, au cours duquel seront abordées les questions de l’accessibilité et des coûts de l’information scientifique à l’ère numérique. Un wiki sur l’OA a été mis en place pour l’occasion.
Par ailleurs, le consortium Couperin organise le 21 mai prochain une journée d’étude sur les archives ouvertes et leur mise en place dans les établissements d’enseignement supérieur. Un blog a été mis en place pour l’occasion – ben oui, le wiki c’était déjà fait ;-))

Et puis, mince, pour une fois on fait les choses en grand : je me suis laissée dire que c’est Stevan Harnad himself qui inaugurera la journée…

Sacré René !

medium_sticker-web.pngJe reviens 2 secondes sur les initiatives numériques de l’université Paris 5 René Descartes : outre la plateforme de blogs dont je parlais l’autre jour, sachez qu’il y a aussi un
RenéWiki
, censé devenir la base de connaissance de l’université. On y trouve des liens rangés par discipline, qui listent à la fois des projets, des formations, etc. Il y a aussi un glossaire plutôt bien fait, et des signets, comme ceux qu’on trouve dans les bibliothèques universitaires… Enfin, n’exagérons rien, le système est récent, il y a juste une trame de la Dewey avec 2 signets pour l’instant. Et une page par contre foisonnante pour les signets généralistes (avec plein de liens vers les archives ouvertes, l’éducation numérique, les podcasts…). Tout ça, c’est une bonne initiative, que j’applaudis à 2 mains. Je m’interroge juste sur la bibliothèque dans tout ça : j’ai regardé un peu partout, je n’ai vu nulle mention d’une collaboration avec le SCD, alors qu’a priori on reconnaît aux bibliothèques une compétence en la matière, si j’ai bien compris la diapo 27 de l’intervention de l’ABES lors de la réunion des directeurs de BU en janvier dernier. Peut-être qu’elle est naturelle, implicite ? Dommage qu’elle ne soit pas un peu plus affichée en tout cas.

Allez, assez de questions, je signale juste pour finir la journée numérique 2007 organisée chez René, sur le thème « Enseigner et apprendre à l’ère nomade », qu’Olivier a repéré en premier. Et qui sera retransmise en direct-live ici.

BU2007 ;-)

medium_226711515_97b413e4ac_m.jpgSéance de rattrapage pour savoir ce qui s’est dit lors de la traditionnelle réunion des directeurs de BU au Ministère de l’Enseignement Supérieur les 22 et 23 janvier dernier (les supports des présentations sont en ligne) :

# L’activité du consortium COUPERIN, par Pierre CARBONE, COUPERIN.

# Commentaires sur l’enquête sur les ressources électroniques, par Mme Gaëla BRU, bureau de la coordination documentaire

# Les activités des CADIST en 2005, par Mme Véronique SCHULTZ, bureau de la coordination documentaire

# Les archives ouvertes et le protocole français, par Mme Danièle DUCLOS-FAURE, chef du bureau des réseaux d’information scientifique et technique

# Les évolutions du SUDOC et de l’ABES, par M. Raymond BERARD, directeur de l’ABES

# L’Inspection générale des bibliothèques en 2007, par Daniel RENOULT, Doyen de l’Inspection générale des bibliothèques

Les ENT en questions

medium_300807173_5de2390c83_m.jpgReçue via Act-U, la lettre d’info de l’AMUE, cette annonce de séminaire :
« Après l’impulsion donnée par le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) les environnements numériques de travail sont en cours de déploiement dans le paysage universitaire. Ils sont appelés à y occuper une place de plus en plus prégnante. Comment les acteurs se saisissent-ils de ces nouveaux outils et pour quels profits ?
Pourquoi peut-on parler de nouvelle donne au sein de nos établissements ?
La qualité de service à l’étudiant peut-elle se développer dans le sillage de ces services numériques ?
Comment sont portés, conduits et accompagnés ces projets et en quoi bouleversent-ils l’existant au point de changer pratiques, métiers et références identitaires ?
Ces questions et bien d’autres seront présentées et débattues lors de ce premier séminaire intitulé « Environnements numériques de travail : Projets, accompagnement et impacts en établissements » qui se déroulera le mardi 6 février 2007 à Paris.

Son objectif principal est de sensibiliser les établissements d’enseignement supérieur à la mise en œuvre d’un environnement de travail et de services numériques notamment en terme de :
* de e-scolarité
* de services pédagogiques
* de services de documentation »
On peut télécharger le programme ici. Si vous y allez, merci de nous faire un petit compte-rendu !

[crédit photo]

Les entretiens de la BnF (3)

« Gérer une collection numérique » était le sujet des interventions de la 3ème session.
medium_214356748_2a22f3f617_m.jpgUte Schwens – Présentation de Nestor et Kopal
Nestor est un réseau d’expertise sur la conservation numérique qui mène un travail de veille sur tous ses aspects. Son objectif est d’accroître la visibilité des questions de conservation pérenne auprès des politiques.
Kopal a pour objectif le développement d’une archive numérique. C’est un partenariat entre la bibliothèque nationale allemande et la BU de Göttingen + des sociétés privées (IBM), qui travaille de façon que la solution mise au point soit transmissible et réutilisable (tout est en open source).

Au niveau des contenus, il a été choisi de démarrer avec les thèses (55 000 documents) en 2006, puis avec l’archive des revues électroniques de Springer et des cédéroms/dvd.
Les défis sont la gestion de documents numériques très lourds (mode image), la mise en place d’un plan de conservation (avec un registre international des formats), la sensibilisation des auteurs aux questions de conservation.

Questions / Réponses
Q : la conservation des périodiques prend elle aussi la gestion des accès aux archives ?
R : Oui, il y a des accords avec les éditeurs pour des accès sur tous la sites de la BN, cela fait partie des conditions du dépôt légal.

Thierry Claerr, DLL nous a présenté un état des projets de numérisation en cours dans les bibliothèques municipales basé sur les réponses d’une vingtaine de BM à une enquête de la DLL.medium_321317737_93b4fe8608_m.jpg
On observe que les situations sont assez diverses, tant au niveau des conditions techniques que financières ou organisationnelles. Les interrogations majeures portent sur les supports (cedéroms, serveurs de stockage), on est bien dans une logique de conservation plutôt que de diffusion : seulement 45% des fonds numérisés sont accessibles en ligne. Malgré cela, les conditions de conservation ne sont pas toujours respectées. Les petites BM sont plus démunies au niveau équipement.

Les entretiens de la BnF (4)

La dernière session était consacrée à l’accès aux nouveaux services numériques. Impossible de résumer la prestation d’Hervé Le Crosnier, car, d’une part il est allé super-vite (faut dire que une petite demie heure pour présenter les tenants et les aboutissants du web 2.0, c’était pas beaucoup), d’autre part son .ppt était très bien fait. Par contre j’ai réussi à prendre des notes lors de l’intervention de la guest-star 😉 : medium_311303105_0216ab40e0.jpgLorcan Dempsey, OCLC
En résumé : Le réseau est de + en + au coeur de nos comportements. On est passé de la base de données > Site Web > Flux d’informations (workflow)
Les bibliothèques doivent construire leurs services autour du workflow des utilisateurs, en développant des outils de découverte de l’information, en ‘poussant’ les ressources vers l’utilisateur ; le crédo c’est « il faut que les services de la bibliothèque s’insèrent dans le workflow de l’utilisateur ».

Avant il y avait peu de ressources, et l’utilisateur avait beaucoup de temps disponible (d’attention). Aujourd’hui les ressources abondent, mais l’utilisateur a moins d’attention > les bibliothèques doivent être plus pro-actives et mettre leurs ressources là où sont les utilisateurs, exemples :
– Activation d’un résolveur de lien qui permet de faire apparaître des liens directs vers la bibliothèque dans les résultat de recherche sur Google Scholar ou Google Book Search
– Référencement dans les outils internationaux (par ex Wikipedia)
– Utiliser les outils 2.0 pour générer du trafic sur le site de la bibliothèque (ex PictureAustralia sur Flickr)
– Créer des plug-ins pour faciliter le signalement des ouvrages disponibles dans la bibliothèque depuis des sites web à forte audience (sur Amazon avec xISBN) > en + cela ne nécessite aucune installation pour la bibliothèque, l’utilisateur fait tout.

Il est nécessaire également que les bibliothèques exploitent mieux leurs données, qu’elles investissent dans le traitement des données existantes. Exemples :
Fiction Finder (en bêta) : Indexe le contenu des ouvrages de fiction disponibles dans Worldcat. Utilise les FRBR. Affichage d’une notion de niveau en fonction du type de bibliothèques qui possèdent un ouvrage donné.
Worldcat identities (pas encore en ligne) : Permet de récupérer et de centraliser toutes les informations disponibles dans Worldcat sur un auteur donné > une sorte de data mining, le but est d’utiliser les données dont on dispose dans le catalogue.

medium_314882853_536a13c9db_m.jpgQuestions / Réponses
Q : Quelle compatibilité entre tous ces services 2.0 ?
R : Ils sont plus compatibles que la plupart des systèmes de bibliothèques… Les bibliothèques doivent comprendre comment fonctionne le web pour pourvoir en être des actrices. Pour ce qui est de la normalisation, il faut être optimiste : XML est un format intermédiaire qui fonctionne bien, les problèmes seront résolus. Les outils vont vite, les institutions vont lentement, ce qui n’est pas forcément un handicap, le tout est qu’elles comprennent comment tout cela fonctionne.

Crédits pour les photos illustrant cette série de posts : le groupe BnF sur Flickr (Merci à Got pour l’info).


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