Archive for the 'Initiatives à suivre' Category



LibraryThing dans ton OPAC

Vue sur ACRLog, le blog de l’Association of Colleges and Research Libraries, cette interview des responsables techno des bibliothèques du consortium de grandes écoles de Claremont (Californie) donne un exemple des enrichissements possibles du catalogue grâce à LibraryThing : ajout des tags de LT lorsqu’ils sont disponibles (sous la forme d’un nuage), ajout de suggestions (lien vers des ouvrages similaires), gestion des éditions multiples (FRBR).
13101ff28108b3b45c40b505afe9ed68.jpgComment ça marche : la bibliothèque envoie sur le serveur de LT une liste d’ISBNs, le serveur renvoie un morceau de code que la bibliothèque n’a plus qu’à insèrer dans son OPAC. Quand on lance une recherche, le système va vérifier si les ISBNs sont présents dans la base de LT et si c’est le cas afficher les données issues de LT sur les notices correspondantes. (exemple Potter)

Les bibliothécaires interrogées insistent sur la facilité d’implémentation du système, et regrettent de manquer de temps pour utiliser toutes les fonctionnalités disponibles (FRBRisation et personnalisation notamment). Elles aimeraient des améliorations : l’alimentation en temps réel, la connexion avec des ouvrages sans ISBN, l’inclusion de l’indexation LCSH…

Mais l’équipe de LibraryThing ne chôme pas : en effet, d’autres fonctionnalités sont en cours de développement, comme l’affichage des reviews, et la possibilité pour les utilisateurs de tagguer les ouvrages, et de les évaluer (leur donner une note).
LibraryThing for Libraries, ou comment rendre son catalogue un peu 2.0 sans réinformatiser 😉
[photo : j.towbin]

Zotero commons

8dca70c9e0dfebda425ab1b79f39baa5.jpgZotero est, pour faire simple, une extension qui permet de gérer des références bibliographiques depuis le navigateur Firefox (pour plus d’explications, allez voir les gars de l’Urfist, ils sont fans de Zotero). Le Center for history and new media de l’Université George Mason, qui en est à l’initiative, vient d’annoncer un partenariat avec l’Internet Archive, baptisé Zotero Commons. Il s’agit de permettre aux chercheurs, via Zotero, de déposer dans l’Internet Archive, de divers documents : des documents qu’ils auront numérisés, ou bien des documents produits nativement au format numérique ; le stockage et l’OCRisation étant effectués sur les serveurs de l’IA.
Beau projet, qui pose toutefois question sur les relations entre cette archive centralisée et les éventuelles archives institutionnelles locales (tiens, ça me rappelle quelquechose) ; le projet se situant dans un environnement complètement open source, on peut cependant raisonnablement imaginer le développement ultérieur de connecteurs vers les archives locales. Autre écueil, souligné sur son blog Library 2.0 : an academic’s perspective par Laura Cohen, qui regrette que les bibliothèques ne soient pas associées au projet : Zotero Commons : who needs libraries ?. En effet, cet article d’Inside higher education qu’elle commente, affirme que « les projets de numérisation des vastes fonds des bibliothèques ne manquent pas d’ambition, mais les modes d’accès aux documents, ainsi que les questions de copyright sont 2 facteurs qui ont freiné le développement d’archives en ligne. » Cette initiative serait un moyen de « court-circuiter » (to bypass) les bibliothèques, en faisant circuler les documents directement entre chercheurs (tiens, ça me rappelle quelquechose).

C’est en tout cas l’occasion de s’interroger sur le rôle des bibliothèques dans le paysage des Archives Ouvertes, qui doivent encore gagner en légitimité dans la communication scientifique « directe », ainsi que sur leur place dans les institutions universitaires : le fait qu’elles ne soient même pas consultées (et encore moins impliquées) sur les aspects de numérisation en dit long sur la façon dont elles sont perçues par les acteurs (institutionnels, chercheurs) de ce type de projets.
[Photo : Thirteen letters photography]

L’EAD : une histoire de famille

3ee8a74017981667f0b86cb5d3274c17.jpg« Héritage et infanticide sont complémentaires. L’héritage sans infanticide génère de la redondance, du bruit. »
Le prochain polar historique à succès ?

« Chaque bibliothèque est un arbre. Calames est une forêt. »
La préface du dernier opus de Nicolas Hulot ?

Pas du tout ! Juste quelques illustrations des rapports entre les différents composants d’EAD expliqués sur le blog de Calames, le catalogue des archives et des manuscrits de l’enseignement supérieur.
[photo : x-machine]

OwnTerms

bb9e80f12e2dee300d89ee73bf11f1b1.jpgUne initiative dans le domaine juridique à signaler : OwnTerms est une archive ouverte qui propose d’héberger des documents juridiques : le concept, c’est que plutôt que de copier-coller des formulaires glanés sur internet sans respect d’un éventuel droit d’auteur, il serait plus simple d’aller piocher dans l’archive le document-type correspondant à son besoin, en toute légalité puisque tous les documents sont sous licence Creative Commons.
Bon, pour l’instant il n’y a que 3 documents ;-), mais je trouve que l’idée est bonne.
Il y a aussi un wiki où les juristes sont invités à venir corriger et/ou améliorer les documents soumis.
[Crédit photo : Bitter_sweet333]

Euréka !

dd52a9a0a4724009867aefcbea515ccb.jpgEureka science journal watch est une initiative menée par un groupe de mathématiciens US qui veut constituer une source d’information à destination du monde universitaire et scientifique sur les revues scientifiques : tarifs, composition des comités éditoriaux, mais aussi pratiques commerciales « sournoises » des éditeurs sont passés au crible. Il ne s’agit pas d’être encyclopédique ici, mais engagé : c’est en réaction au système actuel qu’ils jugent perverti que les contributeurs se positionnent. Il s’appuient sur des outils dont on a déjà parlé ici, comme journalprices. Je trouve ça plutôt bien que des chercheurs s’intéressent à la question, cependant il est dommage que les bibliothécaires ne soient pas plus associés au projet – ça viendra peut-être. Les contributions sont bienvenues en tout cas pour étoffer les contenus.
[Crédit photo : rauchdickson]

InTouch with Emerald

medium_243638328_83ac39c1fd_m.jpgDans la série « éditeurs et web 2.0 », voici Emerald InTouch : un « espace de stockage personnel sur le web en appui de l’enseignement et du travail collaboratif. » C’est basé sur la plateforme libre Elgg (celle des blogs de René), et on y trouve toute la panoplie des services de ‘réseautage social’ (comme on dit au Québec) : blogs, wikis, communautés, fils rss… et aussi un lien vers le service « Emerald Research Connections » de l’éditeur : une plateforme de mise en relation de chercheurs en fonctions de leurs thématiques de recherche. Pour l’instant une centaine de membres, et une quinzaine de communautés. A priori il n’y a pas de lien avec les abonnements (payants) aux contenus académiques de l’éditeur. C’est la première fois que je vois ce type d’initiative de la part d’un éditeur, vous en connaissez d’autres ?

LibSite

medium_antenna_disk.pngLibSite, lancé il y a une dizaine de jours par Leo Klein (aka Chicago librarian) est un site de « recommandation de sites web de bibliothèques » : chacun peut y présenter le site de sa bibliothèque ou bien faire une review du site d’une bibliothèque dont l’ergonomie est particulièrement intéressante, par exemple. Il n’y a pas que des sites de bibliothèques, mais aussi des sites en lien avec les bibliothèques (des blogs de bibliothécaires, par exemple, ce que je trouve moins intéressant).

Actions pour des bibliothèques 2.0

medium_426576316_592df1bd62_m.jpgDans ce post, Laura Cohen (dont j’avais bien aimé le librarian 2.0 manifesto) expose son plan d’action pour intégrer le web 2.0 dans la bibliothèque universtaire dans laquelle elle travaille : pour chaque principe 2.0, elle propose une série d’actions concrètes à mettre en place. Elle ne s’engage pas sur le détail de la mise en place, mais donne un grand nombre de pistes, du grain à moudre pour les décideurs de son établissement (elle a fait ce travail à la demande de son directeur) comme pour les bibliothécaires en mal d’inspiration… qui trouveront également plein de bonnes idées dans les propositions élaborées en guise de « travaux de fin d’études » par les participants à Five weeks to a social library qui s’est terminé vendredi. Blog interne, blog du club de lecture, gestionnaire de signets, visite virtuelle de la bibliothèque via Flickr, wiki événementiel, wiki-outil de formation, wiki-base de connaissance interne, wiki-outil de gestion de projets… visiblement c’est le wiki qui a le plus séduit les bibliothécaires, mais les retours sur les différents outils utilisés sont vraiment intéressants.

Je reste admirative devant l’organisation de cette formation, mise en place en 2 temps 3 mouvements (ou quelques mois, mais à l’échelle francophone, c’est du rapide), par un groupe d’individus motivés (des biblioblogueurs), pour un coût minime, avec des interventions de qualité et un dispositif technique efficace. Je ne dis pas « à quand une initiative similaire en France ? », j’ai cessé de croire au Père Noël il y a quelques temps déjà… mais si d’aventure il sortait quelquechose qui aille dans ce sens du Bibliocamp (au lieu d’un hypothétique un outil de veille collaboratif), je veux bien en être…

Ca bouge à l’UMich

medium_85806375_a92862ff18_m.jpgIl sort décidément de bien belles choses de l’Université du Michigan : digitalculturebooks est un projet éditorial mené conjointement par les presses universitaires et la bibliothèque de l’université. Il vise à explorer notamment les nouveaux modes de publication et d’édition en ligne, ainsi que le modèle économique de l’Open Access.
Au sommaire de Best of technology writing 2006, la première réalisation du projet, 25 articles rédigés par des signatures de la presse tech et généraliste internationale, sur tous les sujets +/- techno qui ont rythmé l’année, parmi lesquels :
Throwing Google at the book
The book stops here
The right price for digital music
The bookless future

A venir, des ouvrages sur les média participatifs, la politique à l’ère numérique, l’impact des TIC, l’avenir de la recherche.
[Crédit photo : 802]

Journal Junkie

medium_359302011_486beb06a5_m.jpgRepéré chez Peter Scott, ce projet à l’initiative de médecins australiens : JournalJunkie rassemble des abstracts d’articles issus de revues médicales en version audio : on peut soit écouter directement le mp3, soit s’abonner au podcast. En parcourant le blog du site, j’ai trouvé une présentation de Biomail, un service d’envoi automatisé de requêtes sur Pubmed, qui semble être une bonne trouvaille.


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