Archive for the 'Open Access' Category



Le bon sens échappera-t-il au prisme de PRISM ?

6380f44571e8f6e65e9f7c6b74db2c07.jpgLes pourfendeurs de l’open access viennent de mettre en application les conseils du pittbull recruté il y a quelques mois : la campagne Partnership for Research Integrity in Science & Medicine (PRISM) lancée par l’Association of American Publishers (AAP) se donne pour mission « d’alerter le Congrès sur les conséquences imprévues de l’ingérence gouvernementale sur l’édition scientifique et universitaire« , « d’éduquer les décideurs et les citoyens sur nos efforts pour améliorer l’accès à l’information, pour les alerter sur la menace réelle sur la validation par les pairs que représente une intervention gouvernementale mal avisée, et pour explorer les moyens avec lesquels nous pouvons garantir la validation par les pairs en tant qu’élément crucial de l’intégrité scientifique », dixit Pat Schroeder, présidente de l’AAP. Peter Suber reprend les arguments de l’AAP point par point, et Coturnix donne des extraits des nombreux commentaires que cette initiative a suscité dans la blogosphère.

Pour l’instant pas vraiment d’échos côté francophone, mais l’intérêt pour l’OA est moindre, et puis c’est encore un peu les vacances…
[crédit photo : net_efekt]

OA pour les SIB : ça s’améliore

e8347d9356ec81264b6956232f6c052f.jpgSur OA librarian, Heather Morrison a fait une petite enquête sur l’impact de l’Open Access sur les publications en sciences de l’info et des bibliothèques ; surprise : sur 246 titres recensés par l’Ulrich, 75 sont en OA (selon le DOAJ), soit 30% des publis. Sur ces 75, j’en dénombre 6 susceptibles de publier des contenus en français, dont la RESSI et le BBF.
[crédit photo : missyasmina]

The ultimate OA tool : Journal info

09bb26e189c0928725b248c7e3e86eb6.jpgImaginez un mashup du DOAJ avec Sherpa/Romeo, le site sur les coûts des revues de Ted Bergstrom, la base de l’Eigenfactor de Carl Bergstrom, plus des connecteurs vers le JCR… ça ferait un super outil pour simplifier le travail des chercheurs, non ? Et bien ça y est, ils l’ont fait : la dynamique équipe des bibliothèques de l’Université de Lünd a développé Journal Info, génial mashup pour tout savoir d’une revue scientifique en 2007. Conditions d’accès, politiques en matière d’archivage, coûts (à l’article, à la citation), indices bibliométriques, lieux d’indexation… pour vérifier la qualité d’une revue pour publication ou dans le cadre d’une évaluation, tout y est. La cerise sur le gâteau : sur les fiches des revues payantes, des recommandations pour d’autres titres dans la même thématique en OA. Et c’est gratuit. Voilà de la valeur ajoutée par les bibliothécaires, voilà.

Auto-archivage : l’exemple des physiciens

medium_374530959_96a7b6d6de_o.jpg« Les physiciens des hautes énergies ont été les premiers à auto-archiver leurs publications dans ArXiv tout en les publiant aussi dans les revues de l’American Physical Society (APS). En utilisant la force de leur nombre, les physiciens ont réussi à faire changer les règles du copyright de l’APS. L’auto-archivage permanent des publications dans ArXiv a finalement été admis par l’éditeur.

Le copyright de l’APS est devenu le premier modèle de copyright de « revue verte » (revue qui autorise l’auto-archivage) et aujourd’hui, plus de 10 ans après, les périodiques de APS ne semblent pas en faire les frais.

Pour parler encore de l’esprit d’indépendance des physiciens qui contraste tant avec la réticence des chercheurs des autres disciplines, je rappellerai qu’Alma Swan a trouvé en octobre 2005 que 7 articles sur 8 du premier numéro de “Nature Physics” étaient en ligne accessibles librement quelque part, alors que ce périodique exige un embargo de 6 mois pour l’auto-archivage.

Il paraît donc évident que l’avantage de rendre visible leurs publications à tous et le plus rapidement possible a bien été compris par les physiciens et qu’ils n’attendent pas le bon vouloir des éditeurs de donner des droits (ce bon vouloir ne viendrait pas seul) : ils le provoquent. »

Hélène Bosc, sur Opening scientific communication, le blog du groupe de travail sur le libre accès d’Euroscience, l’association européenne pour la promotion de la science et de la technologie.

Les classements en questions

medium_109578033_f62ee8d712_m.jpg« Tous les classements d’universités actuels sont faussés dans une certaine mesure, et la plupart à la base.
Les classements du U.S. News & World Report, et ceux publiés par le Times Higher Education Supplement (THES) britannique dépendent fortement d’enquêtes menées par des centaines d’experts – système que certains contestent. Un troisième classement, celui de l’Université Jiaoi Tong à Shangaï, se base sur des mesures plus quantitatives, comme le nombre de citations, de prix Nobel et de publications dans Nature et Science. Mais même ces mesures ne sont pas très claires.
Il est notoire que les données sur les citations d’ISI (Thomson Scientific) ne sont pas satisfaisantes pour les classements ; le nom d’une même institution est écrit différemment d’un article à l’autre, et les affiliations à une université sont souvent oubliées. Après avoir « nettoyé »i, pour éviter ces défauts, les données d’ISI pour tous les articles du Royaume-Uni, le nombre d’articles pour l’Université d’Oxford, par exemple, s’avère être supérieur de 40% à celui fourni par ISI… »

Extrait de cet article de Nature (sur abonnement), via S. Harnad, qui milite ici pour une scientométrie par le libre accès (et liste les équipes de recherche qui travaillent sur ces questions au niveau international).
[Crédit photo : pbo31]

Set them free

medium_493864984_e2965d5aa1_m.jpgL’association Public Resource vient de mettre en ligne en libre accès, sur Flickr, plus de 6000 images libres de droit issues des collections de la Smithsonian (l’institution américaine rassemble plusieurs musées et un zoo). Arguant de l’absence de copyright sur les documents gouvernementaux (et la Smithsonian est largement subventionnée sur fonds publics), l’association a ainsi « libéré » ces images des conditions d’exploitation draconniennes exprimées dans les licences éditées par l’institution. En les téléchargeant sur Flickr, mais aussi en les rendant disponibles au téléchargement ftp (fichier tarball), et en créant une publication téléchargeable chez l’éditeur à la demande Lulu.com. Par ailleurs 3 des images ont été achetées, et plusieurs modèles d’oeuvres dérivées ont été chargées également sur Flickr, histoire de montrer ce que l’on peut faire avec en toute légalité.
[via]

OA en débat aux Pays-bas, AO ici-bas

medium_197510321_e075fb4009_m.jpgIl y a de la tendance dans l’air : la bibliothèque de l’Université technologique de Delft en Hollande organise le 19 avril prochain un symposium sur l’Open Amedium_couperin.jpgccess, au cours duquel seront abordées les questions de l’accessibilité et des coûts de l’information scientifique à l’ère numérique. Un wiki sur l’OA a été mis en place pour l’occasion.
Par ailleurs, le consortium Couperin organise le 21 mai prochain une journée d’étude sur les archives ouvertes et leur mise en place dans les établissements d’enseignement supérieur. Un blog a été mis en place pour l’occasion – ben oui, le wiki c’était déjà fait ;-))

Et puis, mince, pour une fois on fait les choses en grand : je me suis laissée dire que c’est Stevan Harnad himself qui inaugurera la journée…

Le libre accès, ça peut marcher

medium_367496023_aea9a4c5c5_m.jpgEt la preuve éclatante en est, nous apprend Nature, que plusieurs gros éditeurs, ceux qui font de grosses marges bénéficiaires, Elsevier, Wiley et ACS en tête, viennent de recruter, via l’AAP, l’Association des éditeurs, un cabinet de consultants en relations publiques, chargé de mettre en place une campagne de communication dénonçant les dangers de l’information en Open Access.

Le responsable de ce cabinet de RP n’est pas un tendre : à son actif, des campagnes de défense d’un dirigeant d’Enron ou contre Greenpeace ; il est d’ailleurs surnommé le pitbull des RP. Les premiers échos qui ont filtré sur les outils de cette campagne me semblent assez basiques : utilisation d’arguments simplistes, omission d’une partie de la réalité, alliance avec des groupes de scientifiques opposés à l’OA. J’ai vu également souvent évoqué dans les réactions nombreuses des bloggueurs (recensées par Peter Suber) le terme FUD (Fear, Uncertainty and Doubt) : il s’agit « d’une technique de désinformation basée sur le schéma suivant : instiller le doute, en s’appuyant sur la peur, au moyen d’informations non vérifiables (incertitude) » (Wikipedia). On sort donc la grosse artillerie, sans doute à la hauteur de la menace dans le fantasme des éditeurs, qui ne lésinent pas sur les moyens : le coût annoncé pour la contribution du cabinet de RP à cette campagne est estimé à entre 300 000 et 500 000 dollars – imaginons combien d’archives ouvertes et de projets de numérisation pourraient être mis en oeuvre avec ça… Ce qui nous rappelle aussi, pour ceux qui douteraient encre, que nos « chers » éditeurs sont encore loin de la faillite…

Ca bouge à l’UMich

medium_85806375_a92862ff18_m.jpgIl sort décidément de bien belles choses de l’Université du Michigan : digitalculturebooks est un projet éditorial mené conjointement par les presses universitaires et la bibliothèque de l’université. Il vise à explorer notamment les nouveaux modes de publication et d’édition en ligne, ainsi que le modèle économique de l’Open Access.
Au sommaire de Best of technology writing 2006, la première réalisation du projet, 25 articles rédigés par des signatures de la presse tech et généraliste internationale, sur tous les sujets +/- techno qui ont rythmé l’année, parmi lesquels :
Throwing Google at the book
The book stops here
The right price for digital music
The bookless future

A venir, des ouvrages sur les média participatifs, la politique à l’ère numérique, l’impact des TIC, l’avenir de la recherche.
[Crédit photo : 802]

Open Access Research

medium_293199997_78397c2e39_m.jpgOpen Access Research est une nouvelle revue en Open Access sur l’Open Access. Je relaye ici l’appel à participation – et sans dire Open Access plus de 2 fois 😉 :
« Open Access Research (OAR) http://ojs.gsu.edu/oar est une revue validée par les pairs en libre accès qui souhaite encourager les interactions et faciliter une réflexion plus poussée sur le libre accès. Elle aborde les thèmes suivants :
– les revues en libre accès
– le soutien institutionnel au libre accès
– les services et logiciels de publication en libre accès
– les archives ouvertes (institutionnelles et disciplinaires)
– les thèses et mémoires en ligne
– l’impact du libre accès sur la recherche et la communication scientifique.

Si vous faites de la recherche sur ces thèmes, ou bien si vous avez un projet d’article sur l’un de ces sujets, contactez-nous. Le premier numéro d’OAR paraîtra en août 2007, puis 3 fois par an. Les tapuscrits reçus avant le 31 mars 2007 seront examinés pour le numéro d’août, ceux reçus par la suite seront réservés pour d’autres numéros.
Envoyez vos propositions et questions à :
William Walsh
Head – Acquisitions
Georgia State University Library
100 Decatur St. SE
Atlanta, GA 30303
wwalsh@gsu.edu
Editeurs en chef : John Russell (University of Oregon), Dorothea Salo (George Mason University), William Walsh (Georgia State University), Elizabeth Winter (Georgia Institute of Technology).
Liste complète des éditeurs et du comité éditorial sur le site web de la revue. Open Access Research est publié par Georgia State University Library avec Open Journal Systems (http://pkp.sfu.ca/ojs). »

A vos claviers !


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