Archive for the 'Open Access' Category



OA week : l’exemple d’E-LIS

vert_ban_add_120x240.jpgSuite de la semaine de l’Open Access, avec une présentation d’ELIS.

ELIS est une archive ouverte thématique dédiée aux sciences de l’information et des bibliothèques, créée en 2003. Elle est maintenue et mise à jour par une équipe internationale de volontaires, constituée d’une soixantaine de bibliothécaires ; ceux-ci (les éditeurs) vérifient les métadonnées des documents soumis par les auteurs et valident les dépôts.
ELIS fait partie du projet de recherche RCLIS (Research in Computing, Library and Information Science), qui vise à recenser et à disséminer le plus largement possible la production de recherche dans le domaine des sciences de l’information et des bibliothèques. Techniquement, l’archive est hébergée par l’AEPIC (Advanced e-Publishing Infrastructures – CILEA), service du CILEA, un consortium d’universités italiennes fortement impliqué dans le libre accès. L’AEPIC est également l’opérateur de l’archive ouverte italienne PLEIADI.

ELIS oeuvre également à la promotion de l’Open Access auprès des bibliothécaires par la participation de ses volontaires à de nombreuses manifestations professionnelles (au moins une trentaine de conférences et journées d’études en 2009).

Des contenus

L’archive accepte des documents scientifiques ou techniques, relevant des disciplines des sciences de l’information et des bibliothèques, publiés ou non, finalisés, pouvant être communiqués. Les documents déposés sont principalement des articles (plus de la moitié), mais également des présentations, des communications, des posters, des thèses. Plus de la moitié de ces documents a fait l’objet d’une validation par les pairs. La classification utilisée par l’archive, JITA, est spécifique aux sciences de l’information et des bibliothèques.

De la technique
L’archive est construite avec le logiciel open source GNU E-prints, qui utilise nativement le protocole OAI, ce qui la rend moissonnable par de nombreux moteurs de recherche (généralistes comme spécialisés).

Des chiffres

En octobre 2009, l’archive héberge plus de 9600 documents en 37 langues, provenant de 5600 auteurs. Les plus gros contributeurs sont l’Espagne, l’Italie (plus de 1000 documents), les Etats-Unis, l’Inde et Cuba (entre 500 et 1000 docs), le Royaume-Uni, la Grèce, le Mexique, l’Allemagne et le Canada (entre 300 et 500 docs).

Les statistiques de consultation, plutôt en hausse régulière depuis 2005, semblent marquer le pas, du moins en ce qui concerne le nombre d’abstracts et de documents téléchargés ; elles sont cependant à prendre avec précaution : je ne sais pas dans quelle mesure le changement de plateforme technique qui a eu lieu fin 2008 n’a pas affecté les chiffres sur les usages.

De la participation

La participation francophone à l’archive est assez faible (données octobre 2009) :

– on recense 131 documents en langue française : 54 provenant de Suisse, 41 de France, 11 de Belgique, 8 d’Argentine, 7 du Canada, 3 du Maroc , 8 d’autres pays européens.

– 85 documents proviennent de France (et oui, les auteurs français publient aussi en anglais) ; comme je le rappelais dans ce billet, certaines revues professionnelles autorisent l’auto-archivage, qui ne prend pas plus de 10 minutes sur E-LIS, il ne faut pas hésiter à se lancer.

D’ailleurs la participation est en hausse : j’ai édité pour la catégorie France 7 documents en 2008, 11 en 2009 – j’espère que vous serez encore plus nombreux en 2010 ! 😉

Le marché du mardi n°36

vert_ban_add_120x240.jpgOn continue la semaine de l’OA avec un marché spécial : OA & AO

– L’Open Access Directory propose une pleine caisse à outils (brochures, affiches, scénarios, questions/réponses…) pour promouvoir l’Open Access, à personnaliser pour son établissement.

– Dans certaines formations en sciences de l’informaton et des bibliothèques, il y a des cours sur l’Open Access

– Un comparatif des licences OA et OER (Open Educational Resources) : voilà ce qu’ont réalisé les étudiants de David Wiley, professeur à l’Université Brigham Young, dans le cadre d’un séminaire sur les « politiques d’éducation ouverte ».

– L’Open Access selon Nature, ce n’est pas donné : il faut compter 3570 euros pour publier en OA dans Nature Communications, la nouvelle revue du groupe à paraître en 2010… (source OANews)

– Le livre « Digitize This Book! The Politics of New Media, or Why We Need Open Access Now » de Gary Hall, professeur à l’Université de Coventry, est disponible en texte intégral (source Open humanities)

– Le B.A-BA de l’OA expliqué en 3 minutes 20 dans la vidéo Open Access 101, produite par SPARC (Scholarly Publishing and Academic Resources Coalition), un acteur majeur de l’OA aujourd’hui, qui a également contribué à la mise en ligne de The right for research coalition, un site pour sensibiliser les étudiants aux enjeux de l’ouverture de l’accès aux publications de la recherche.

– Ca aurait pu/dû être en open access, mais non : les documents audio et vidéo de l’Open Video Project, s’ils sont en consultation libre, et bien qu’ils aient été réalisés avec des fonds publics (par des agences gouvernementales américaines comme la NASA ou les Archives fédérales), ne sont pas libres de droits pour autant. Plus de 4000 vidéos à visée pédagogique et/ou documentaire sont disponibles.

OA week : sélection de lectures

vert_ban_add_120x240.jpgCa vous aura peut-être échappé, tant le sujet est finalement assez ignoré en France*, mais c’est la semaine de l’Open Access. Marlene’s corner s’y associe, et vous propose, pour commencer, cette petite sélection de documents consacrés à l’OA :

Open Access Resources, Services, and More par Andrew Waller

Open Access Dissemination Challenges: A Case Study par Young Philip

Open Access (OA) immersion: librarians report from the field par A. Waller et Leah Vanderjagt

Open access e-books par Jennifer Dekker

Open Access. Chapter 6 of Scholarly Communication for Librarians par Heather Morrison

Libre Accès à la recherche scientifique (Open Access) et dépôts institutionnels : contexte et enjeux par Kumiko Vezina

Le coût du libre accès dans le cas du modèle hybride par Caroline Collette

Une plus grande portée pour vos recherches par l’association CARL

L’ « Open Access », pour une réelle liberté de la communication scientifique : état des lieux et problématiques par Christian Gérini

It’s a Repository, it’s a Depository, it’s an Archive…: Open Access, Digital Collections and Value par Jean-Claude Guédon

* à l’exception notable de l’IFREMER, qui est le seul organisme participant à l’OA week en France recensé sur le wiki de l’opération, bravo l’Ifremer !

Bref, de l’Open Access au menu tous les jours cette semaine !

Une huître dans une botte de foin

3813189585_713dac4684_m.jpgEn janvier dernier, l’Université du Michigan, à l’origine du projet OAIster, passait la main à OCLC, qui s’est alors engagé à maintenir un accès libre à cet outil (qui moissonne les archives OAI du monde entier et en fait un outil de diffusion de premier ordre pour les contenus en libre accès). Or OCLC vient d’annoncer les prochaines étapes de la migration d’OAIster aux responsables d’archives ouvertes, dans un mél qui en a contrarié plus d’un : à partir d’octobre prochain, OAIster sera interrogeable soit depuis Firstsearch (une base de données payante d’OCLC), soit depuis Worldcat (l’équivalent du Sudoc pour l’ensemble des bibliothèques publiques, gratuit, piloté aussi par OCLC).
Ce qui soulève plusieurs problèmes :
– Les archives ouvertes fonctionnent généralement selon les principes de l’open access (pas de barrière économique, ni technique, ni juridique) : on comprend que les auteurs et/ou les responsables ne soient pas d’accord pour que leurs données soient exploitées dans le cadre d’un abonnement payant, ni soumises aux conditions d’utilisation des données (les « Terms and conditions ») proposées par OCLC.
– A priori seuls les clients de Firstsearch pourront interroger OAIster de façon isolée : pour les autres, les résultats seront noyés dans les notices de Worldcat (il ne sera pas possible de restreindre la recherche à OIAster uniquement) : ce n’est pas très propice à la valorisation des contenus récoltés via OAIster. Certes, OCLC n’est pas une association philanthropique, et il est logique qu’elle cherche à faire bénéficier d’un « service plus » ses abonnés, mais sur ce coup là je trouve qu’en terme d’image et de service rendu, EBSCO (une autre entreprise commerciale) s’en sort beaucoup mieux lorsqu’elle met à la disposition de tous des bases comme LISTA ou Teacher Reference Center ou GreenFile.

Les explications de Roy Tennant (qui travaille chez OCLC) : The Straight Dope on OAIster et Clarification on OCLC/OAIster Transfer.
[photo : feetwet]

Open access : juste fais-le

3836955294_28192ca3df_m.jpgVous avez au cours des derniers mois produit un article publié dans une revue professionnelle : savez-vous que certaines d’entre elles autorisent l’auto-archivage des articles par leurs auteurs dans les dépôts électroniques de leur choix ?

Alors pourquoi ne pas déposer une version de vos articles sur E-LIS, l’archive ouverte en sciences de l’information et des bibliothèques ?

Une visibilité internationale, des urls pérennes, des métadonnées de qualité, des statistiques d’utilisation détaillées : voilà quelques uns des avantages, à déposer sur E-LIS, en plus d’oeuvrer ainsi concrètement pour le libre accès, en participant à la dissémination la plus large de l’information dans le domaine des SIB…

Le dépôt ne prend pas plus de 10 minutes, laissez-vous guider par la démo en version flash : http://eprints.rclis.org/subsmission_flash.html ou en version gif animé : http://eprints.rclis.org/Subsmission_gif.html

Pour vous enregistrer, c’est par là : http://eprints.rclis.org/perl/register

Vous pouvez également être informés des nouveaux documents déposés en vous abonnant au fil RSS de la base, ou à son compte Twitter ; il y a aussi un groupe Facebook.

*Disclaimer : je suis éditrice E-LIS pour la France ;-)*

[Photo : vieux bandit]

Résultats de l’enquête du CREST

3694137894_c359cae3d9_m.jpgLe Comité de la Recherche Scientifique et Technique (CREST) a été chargé par la Commission Européenne d’enquêter auprès des membres de l’UE sur l’accès à l’Information Scientifique et Technique à l’ère numérique. Les résultats de l’enquête mettent en lumière les éléments suivants :

1) Malgré une augmentation des initiatives menées par les universités, les bibliothèques et les organismes financeurs, très peu de stratégies nationales ont émergé sur les problématiques d’accès, de diffusion et de conservation de l’IST. D’où une grande méconnaissance des possibilités d’auto-archivage par les chercheurs, un investissement minime desdits chercheurs dans la diffusion (qui ne représente qu’entre 1 et 10% de l’activité de recherche), des taux de TVA pénalisants dans certains pays (elle est toutefois remboursée aux bibliothèques

2) De nombreuses déclarations, prises de positions et initiatives nationales et multi-nationales existent, mais il n’y a toujours pas de politiques nationales claires et fortes sur les questions liées à l’IST, notamment sur l’Open Access.

3) Dans la plupart des pays les questions d’archivage pérenne se sont focalisées sur le patrimoine culturel, et pas suffisamment sur le patrimoine scientifique, d’où une faible sensibilisation des chercheurs aux enjeux de la conservation de leurs travaux sur le long terme.

Le comité préconise :

La mise en place de stratégies nationales claires et cohérentes pour l’accès et la diffusion de l’IST, qui faciliteraient une coordination européenne. Elles devraient prendre en compte les questions d’Open Access, de copyright, de diffusion des résultats de la recherche, de TVA sur l’électronique, d’archives ouvertes et d’interopérabilité.

L’amélioration de la coordination des politiques d’accès et de diffusion, afin de traiter des points tels que l’Open Access, les négociations avec les acteurs commerciaux de l’édition (plus de transparence sur les « big deals » et des clauses favorisant le libre accès), l’interopérabilité des archives ouvertes.

L’extension des stratégies de conservation nationales existantes au domaine spécifique de l’IST, qui passe par une nécessaire prise de conscience des chercheurs.

[photo : Stephan Geyer]

CR JEAO : OK

2335951990_f637573547_t.jpgJuste pour signaler que les présentations, les enregistrements sonores et les compte-rendus – rédigés par Daniel Bourrion et moi-même – des journées sur les archives ouvertes du consortium Couperin sont en ligne sur le blog de la manifestation.

[photo : ricardipus]

Effets de crise

3166734228_7cc6e524d1_m.jpgLes temps sont durs, et la crise touche petit à petit la chaîne de la communication scientifique, si j’en juge par ces informations :

– 7 bibliothèques universitaires de l’American Research Libraries (l’équivalent de notre ADBU, grosso modo) annoncent des coupes franches dans leurs budgets pour 2009 et 2010 minimum ; entre 200 000$ et 1 400 000$ selon les établissements, qui ne sont pas les moins prestigieux : Cornell, Yale, UCLA, MIT notamment – Serions-nous mieux préparés en France, nous qui n’avons pas vraiment l’habitude de gérer l’abondance de moyens financiers ? 😉

– A l’autre bout, de petits éditeurs (sociétés savantes et presses universitaires) s’inquiètent – à juste titre – d’être les premières victimes de ces réductions massives, et proposent bravement de ne pas augmenter leurs tarifs en 2010. L’élément principal en leur défaveur : les 3 grosses multinationales de l’édition scientifique, qui représentent le plus souvent la part la plus importante de la dépense des bibliothèques, concluent des contrats pluri-annuels et basent leur tarification sur le maintien d’un portefeuille d’abonnements minimum, ce qui élimine toute marge de manoeuvre. Sauront-ils voir plus loin que leurs profits records et entendront-ils les recommandations de l’ICOLC pour une gestion « durable » par temps de crise ?
[photo : fiber!]

Ouverte comment ?

2953816926_b044fb0456_m.jpgVue sur OAN, cette déclaration des membres de Students for Free Culture (une association internationale d’étudiants destinée à promouvoir l’intérêt public dans les domaines de la propriété intellectuelle et des TIC), qui définit ce que doit être une université ouverte :
« [Il s’agit d’une] université dans laquelle :
– La recherche produite par l’université est en libre accès
– Les cours sont des ressources pédagogiques ouvertes
– L’université adopte les logiciels libres et les standards ouverts
– Si l’université détient des brevets, elle les diffuse licence en tant que logiciels libres, médicaments essentiels, ou autres biens publics.
– Le réseau de l’université reflète la nature ouverte de l’internet.
 »
[photo : thp365]

Comment soutenir l’OA ?

6f4b7a18ffadb5581e4c442151e2fdd2.jpgSur son Google Scholar blog, Dean Giustini propose 5 façons pour les bibliothécaires de contribuer au mouvement pour le libre accès (mes ajouts entre []):
« 1) Améliorez votre propre connaissance des problématiques autour de l’Open Access ; suivez Open Access News (le blog de Peter Suber, LA ressource exhaustive sur le sujet) quotidiennement
Et pour démarrer, familiarisez-vous avec l’OA en lisant l’introduction de Peter Suber (version longue en anglais), ou le dossier de l’ENPC

2) Soutenez l’Open Access en créant des kits d’information pour votre bibliothèque, ce afin d’attirer l’attention sur les principes et les actions de l’Open Access [voir le toolkit de l’ACRL ou celui des bibliothèques de l’Université de Californie]

3) Développez un circuit d’auto-archivage pour augmenter le nombre de dépôts dans les archives locales

4) Montrez votre solidarité en mettant en avant les revues en Open Access sur le site de votre bibliothèque […] ; faites des démos, des brochures, des présentations, etc.

5) Déposez vos articles et vos présentations sur E-LIS, l’archive ouverte pour les bibliothécaires et les spécialistes de l’information, ou sur une autre archive – PubMedCentral par exemple. »

Dans les commentaires est également suggéré d’afficher son soutien en arborant sur son site une des bannières, boutons et autres images promotionnelles proposées par PLoS.
[photo : Harshad Sharma]


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