Archive Page 36

Le marché du mardi, n°4

798129ce21615b790665a464d38d67ed.jpgTECHNO

Masterkey : un moteur de recherche fédérée en open source, qui interroge dans sa version publique plusieurs ressources en Open Access (OAIster, OCA, Wikipedia et plusieurs catalogues de bibliothèques…), et propose dans la version payante l’interrogation de catalogues, de bases de données commerciales… Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est que pour chaque connecteur développé dans le cadre de la version payante, la société ajoutera un connecteur dans la version gratuite, augmentant ainsi la masse de ressources interrogeables par tous.

– Dans un genre un peu différent, Search Quilt est un mashup entre méta-moteur et agrégateur de news, pourquoi pas (exemple).

– Un plug-in WordPress pour insérer des citations d’articles scientifiques dans des posts de blog – ça marche avec Crossref, DOI, COINS et autres acronymes de bibliogeeks ;-))
E-BOOKS
52c03aa062b873ee31d268d732e1e041.gif– Après la VOD, la FOD, la POD… voici l’EOD : E-books On Demand est un projet soutenu par l’Union Européenne de valorisation des fonds anciens, par la numérisation à la demande d’ouvrages publiés entre 1500 et 1900. A la demande de qui ? De vous, de moi, bref de n’importe quel internaute, via le catalogue des bibliothèques participantes (une douzaine, en Allemagne, Slovénie, Estonie, Autriche, Danemark, Hongrie, Slovaquie, Portugal) ; il suffira de cliquer sur un bouton pour enclencher le processus de numérisation. Les documents numérisés seront accessibles courant 2008 depuis le site. Et qu’est-ce qui se passe si nous sommes des milliers à cliquer sur tous les boutons de toutes les vieilles notices ? 🙂
DOC ELEC

Wildy & Sons, une librairie londonienne spécialisée dans l’édition juridique, propose de suivre ses nouveautés avec de nombreux fils RSS thématiques – en la matière, de ce côté-ci du Channel, Dalloz fait figure d’exception.
[photo : najbo]

Le marché du mardi, n°3

715bcc21c709f920531592713ac31e7e.jpgOA & AO
– J’avais trouvé intéressante l’idée d’un blog-compagnon pour une archive ouverte, voici dans le même esprit Da blog, le blog du département des archives numériques gérées par le centre informatique de l’Université de Londres, qui se présente comme un journal de bord des projets auxquelles l’équipe participe.
– On ne le sait pas assez : 91% des revues scientifiques acceptent le dépôt des pré- ou post-prints dans une archive institutionnelle, Romeo dixit.
– la liste des vidéos universitaires sur YouTube d’Open Culture, à laquelle on peut ajouter celles de l’Indian Institute of Technology.

BIBLIO
– Ca ne mange pas de pain : 10 reasons to make your library great in 2008, une série de posts whez Blogjunction. Première résolution : utilisez les technologies, deuxième résolution : formez-vous en continu, à suivre.

DOC ELEC
– les conférences de la Cour de Cass’ en vidéo, assez bluffant, recherche par mot-clés et par jurisprudence, découpage des interventions en séquences linkables (liables ? bref on peut faire un lien dans la séquence vidéo), et tout ça gratuit.
L’Europe en faits et chiffres, pour récupérer vite fait des données sans apprendre par coeur le manuel d’utilisation d’Europa 😉
[credit photo : Eden-lys]

Please be kindle

f830fd5b374cecca99c20039f1156097.jpgIl y a débat sur le prêt de Kindle en bibliothèque : chez Tinfoil+Racoon, Rochelle trouve ça plutôt irresponsable, comme achat :

« Le support en lui-même coûte 400$ et peut contenir jusqu’à 200 titres. Disons que le coût moyen d’un titre est de 10$. Cela fait en gros 2500$ pour une ressource qui ne peut être utilisée que par une seule personne à la fois. Pour ce prix là, on peut acheter plus de 100 bouquins à prêter[…] » A quoi s’ajoute qu’à l’heure actuelle, les conditions d’utilisation du Kindle telles que définies par Amazon ne sont pas claires quant à la possibilité de prêt de l’appareil et des contenus, et que les modalités de téléchargement desdits contenus ne sont pas vraiment gérables au niveau collectif : a priori n’importe qui avec un compte Amazon peut télécharger l’ouvrage de son choix, sur le compte de la bibliothèque. Pourtant la bibliothèque publique de Sparta, New Jersey, a fait l’acquisition de 2 Kindle – et ils sont déjà surbookés 😉 D’autres s’interrogent sur la vitesse de téléchargement – à priori c’est toujours plus rapide qu’un prêt-inter…

Invitez-moi si…

7e03af6eee073aabe30801dc4246e963.jpg… si votre journée d’étude porte sur des applications concrètes des outils web 2.0 : animer un atelier sur les wikis, montrer comment on monte un blog, comment on se sert de del.icio.us etc…
… si votre table ronde a un lien avec mes domaines de prédilection (la doc électronique (au sens large), les outils 2.0…)
… si votre table ronde en est vraiment une, et pas une succession de présentations .ppt commentées à toute vitesse 😦
… si vous avez prévu de me payer (un peu) : les frais de transport et d’hébergement, c’est un minimum 🙂

Ben oui, j’ai reçu les mêmes invitations que nicomo
[Photo : Juju T]

Let’s tweet again

621d13017693ee221cb4c84f1865737b.jpgBizarrement dans mon agrégateur résident depuis quelques temps plusieurs infos sur Twitter, c’est donc l’occasion de me fendre d’un billet sur le sujet. Je ne vais pas faire une revue de détail sur cet outil, Vagabondages l’a déjà fort bien fait (Gazouiller en bibliothèque avec Twitter); disons qu’en gros, ça permet de publier des billets comme sur un blog, mais en pas plus de 140 caractères. Ilibrarian a étudié les différentes applications de Twitter en bibliothèque (A guide to Twitter in libraries) : elles l’utilisent essentiellement comme un canal supplémentaire de communication sur les informations pratiques (horaires, pannes…), sur les collections (nouveautés, valorisation des ressources électroniques), voire sur les autres sources d’information de la bibliothèque (blogs, site web). On pourrait aussi imaginer qu’une bibliothèque ne voulant pas s’investir dans un blog pour diverses raisons (de temps, de personnel de compétences techniques ou autre) diffuse néanmoins ses actualités par ce biais, le fil rss étant récupéré ensuite sur le site de la mairie ou de l’université. L’intérêt en est également à mon avis la multiplicité des modes de saisie : on peut mettre son compte à jour sur le site web de Twitter, ou depuis Netvibes, ou depuis son téléphone mobile, ou depuis Facebook, etc.

Peut-on dire que c’est un service « qui marche » ? Si on s’en tient au nombre de « followers », les abonnés au service en quelque sorte, pour les bibliothèques citées dans le post, ça va de 34 à 153 : c’est plutôt pas mal, pour ce type de service.

Plusieurs applications ont fleuri autour de l’outil, notamment Gridjit, une sorte de portail qui permet de visualiser tous ses contacts sur Twitter, ou Tweet Scan, un moteur de recherche qui m’a permis de voir qu’une BU a commencé à tester l’outil pour son service de référence, bravo !
[crédit photo : ds4832]

Le marché du mardi, n°2

a4c81903f52ca66d927fc71810e4f727.jpgTechno
– Il est possible d’utiliser Meebo comme un outil local : ça permet d’éviter d’ouvrir son navigateur (enfin, surtout de fermer accidentellement la fenêtre de communication), et de le lancer au démarrage comme n’importe quelle application – toutes les infos chez the distant librarian.
– Un outil de messagerie instantanée multi-plateforme que je ne connaissais pas, Pidgin, vient de sortir une version orientée bibliothèques, Pidgin4Lib – l’intérêt est de pouvoir utiliser l’outil de façon collaborative, allergiques au code s’abstenir.
– Pour ceux qui utilisent la page d’accueil personnalisée de Google existe maintenant la possibilité d’afficher ses propres photos en fond d’écran (un « skin » personnalisé, en quelque sorte).

2.0
– un réseau ning *qui marche* 😉 : Classroom 2.0, dédié aux utilisations pédagogiques des choses en 2.0 – une déclinaison « éducation » de ning a d’ailleurs vu le jour.
Minds on fire : Open education, the long tail and learning 2.0 dans le dernier numéro d’Educause Review passe en revue les différents outils, projets, univers 2.0 appliqués au domaine de l’éducation.

Sources (entre autres) : the distant librarian, library stuff, ilibrarian, Peter Scott’s

[credit photo : Simple Dolphin]

Le marché du mardi, n°1

2d8807708218166a477bf914a46d6b12.jpgPuisque mes diverses activités pédago-professionnelles ne me laissent guère de temps pour bloguer utile en ce moment, je vais tâcher de me tenir au moins à un post hebdomadaire pour signaler les ressources/infos intéressantes qui tombent dans mon agrégateur :

Bizness
EZProxy, l’outil de proxy libre sans doute le plus représenté dans le monde des bibliothèques pour permettre les accès à distance, vient d’être racheté par OCLC. Découvert à cette occasion le wiki non officiel d’EZProxy, pour les spécialistes.
– Proquest annonce son nouveau produit Proquest Central comme la base d’articles en full-text la plus complète du marché : + de 8 000 titres couvrant environ 160 disciplines. Ce qui risque de modifier la donne avec ce nouvel acteur, c’est que des éditeurs exploitant jusqu’ici leurs contenus sur leurs propres plateformes font partie du deal, notamment Cambridge University Press, Emerald Group Publishing ou Oxford University Press.

2.0
– Nouvel opus du Common Craft show, cette fois sur le partage de photos en ligne.
Libguides, le service d’édition de guides de références sur abonnement, connaît un réel succès : près d’une centaine de bibliothèques américaines (essentiellement) s’y sont abonnées. Preuve qu’il y aurait un créneau à prendre pour un produit/service en open source ?
– Schmap, un site de guides touristiques sur le web (gratuit avec pub), utilise des photos de Flickr sous licence CC pour illustrer ses descriptions de sites touristiques et autres activités (voir par exemple celui de Paris)

C’est tout pour l’instant, à croire que je souffre moi aussi du biblioblogo-bluesambiant – pas faux…
[photo : aldor]

Le plus gros des big deals of ze world

Le DOAJ ne serait-il pas le plus gros des « big deal » ?
Telle est la réflexion que se fait Heather Morrison sur Imaginary journal of poetic economics : en effet, avec ses presque 3000 titres recensés, le DOAJ est le plus gros agrégateur de revues actuel, devant Science Direct, Gale ou Ebsco. « Le nombre total de revues en OA en dit beaucoup sur la capacité du système de publications en libre accès tel qu’il existe actuellement. Chaque titre en OA, quel que soit son âge ou sa taille, est soutenu par un système de publication académique – une infrastructure, des éditeurs et/ou un comité éditorial, des auteurs et des reviewers. Si Science Direct, avec environ 2000 revues, peut gérer 1/4 de l’édition scientifique, de quoi les 3000 revues du DOAJ sont-elles capables ? L’émergence d’un tel nombre de revues, bénéficiant de peu de soutien financier des bibliothèques, pourrait ouvrir des perspectives, si les budgets d’abonnements des bibliothèques étaient redirigés vers le soutien à la publication en OA. »

Et pour bien commencer 2008, n’oubliez pas de vour procurer le calendrier 2008 de l’Open Access illustré de textes calligraphiés par Alma Swan.

Futur ?

Imaginez un avenir dans lequel vous vous rendez à la bibliothèque avec une vidéo de 5 minutes que vous venez de faire sur les débats présidentiels de la veille, et que le bibliothécaire vous dise :
« Vous devriez la télécharger sur YouTube et lui ajouter ces 4 mots-clé (2 termes assez larges et 2 plus spécifiques aux communautés d’intérêt existant sur YouTube et sur le thème de votre vidéo). Et puis vous devriez insérer cette vidéo dans un billet de blog avec un petit texte d’introduction, et des liens vers vos billets favoris sur d’autres blogs ayant également réagi à propos des débats d’hier. N’oubliez pas de faire des rétroliens vers ces billets ! »

Vu sur ReadWriteWeb.

Zotero commons

8dca70c9e0dfebda425ab1b79f39baa5.jpgZotero est, pour faire simple, une extension qui permet de gérer des références bibliographiques depuis le navigateur Firefox (pour plus d’explications, allez voir les gars de l’Urfist, ils sont fans de Zotero). Le Center for history and new media de l’Université George Mason, qui en est à l’initiative, vient d’annoncer un partenariat avec l’Internet Archive, baptisé Zotero Commons. Il s’agit de permettre aux chercheurs, via Zotero, de déposer dans l’Internet Archive, de divers documents : des documents qu’ils auront numérisés, ou bien des documents produits nativement au format numérique ; le stockage et l’OCRisation étant effectués sur les serveurs de l’IA.
Beau projet, qui pose toutefois question sur les relations entre cette archive centralisée et les éventuelles archives institutionnelles locales (tiens, ça me rappelle quelquechose) ; le projet se situant dans un environnement complètement open source, on peut cependant raisonnablement imaginer le développement ultérieur de connecteurs vers les archives locales. Autre écueil, souligné sur son blog Library 2.0 : an academic’s perspective par Laura Cohen, qui regrette que les bibliothèques ne soient pas associées au projet : Zotero Commons : who needs libraries ?. En effet, cet article d’Inside higher education qu’elle commente, affirme que « les projets de numérisation des vastes fonds des bibliothèques ne manquent pas d’ambition, mais les modes d’accès aux documents, ainsi que les questions de copyright sont 2 facteurs qui ont freiné le développement d’archives en ligne. » Cette initiative serait un moyen de « court-circuiter » (to bypass) les bibliothèques, en faisant circuler les documents directement entre chercheurs (tiens, ça me rappelle quelquechose).

C’est en tout cas l’occasion de s’interroger sur le rôle des bibliothèques dans le paysage des Archives Ouvertes, qui doivent encore gagner en légitimité dans la communication scientifique « directe », ainsi que sur leur place dans les institutions universitaires : le fait qu’elles ne soient même pas consultées (et encore moins impliquées) sur les aspects de numérisation en dit long sur la façon dont elles sont perçues par les acteurs (institutionnels, chercheurs) de ce type de projets.
[Photo : Thirteen letters photography]


janvier 2026
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Archives

Licence

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 France.