Archive Page 40

Second life vs Quart monde

db1a8bcd999e7d87b9bcb1d26b3ab2db.jpg« J’ai du mal à croire que des bibliothécaire jeunesse aient du temps pour servir des usagers virtuels. Ceux qui ont du temps de libre ont toujours la possibilité d’aider des enfants dans le cadre de Big Brothers Big Sisters [une association d’aide à la petite enfance], d’aller faire la lecture dans l’école du coin, de choisir des livres pour le centre de détention juvénile, d’aller faire du bénévolat pour une bibliothèque scolaire en sous-effectif, de collecter de l’argent pour First Book [une association qui fournit des livres aux enfants de familles défavorisées], ou d’aller faire la lecture dans un foyer pour femmes. Toutes ces activités auraient un impact bien plus important sur l’alphabétisation. Elles pourraient même, en fait, changer la vie de ces gens, au lieu de ne fournir qu’un divertissement. »
Charlotte Glover, bibliothécaire de la Ketchikan Public Library (Alaska), à propos de Second Life.

Cet extrait de son courrier à la revue American Libraries est commenté par John Gehner sur la liste PUBLIB comme suit :
« L’an dernier, la pauvreté a augmenté dans 85% des comtés de l’Illinois. Je n’ai pas encore comparé avec les 49 autres états. Mais il est parfois décevant de penser que quelques uns des meilleurs professionnels de l’information consacrent leurs talents considérables aux habitants d’un monde virtuel basé sur les loisirs, plutôt qu’au monde réel, plein de millions de gens luttant pour une vie meilleure chaque jour.
Je suis reconnaissant à Jessamyn West et à d’autres de nous recentrer sur la réalité de la fracture numérique.
Dans ma bibliothèque, nous proposons un espace numérique et des connexions wi-fi. Les usagers qui peuvent se payer des portables apprécient les accès wi-fi illimités et les téléchargements rapides.
Les usagers qui ne peuvent pas se payer de portable sont limités à une heure d’accès internet par jour, avec 2 sessions supplémentaires de 15 minutes quand l’espace numérique n’est pas trop plein, et sont restreints pour la bande passante (qu’ils partagent simultanément avec le personnel et les autres usagers) quand il est surchargé.
Il y en a toujours pour insister sur le fait que ce n’est pas à nous de rectifier cette sorte d’inégalité, et arguer que n’importe qui peut obtenir ce qu’il ou elle veut en travaillant un peu plus, en y mettant du sien. Mais des preuves criantes suggèrent qu’il en va autrement. »

Lire l’intégralité du post.
[crédit photo : brewbooks]

TOCosphère

b5c8d75d6b66795958dd9d70f1fdee48.jpgLe JISC, encore lui, finance jusqu’en 2009 le projet ticTOCS : il s’agit de fédérer en un seul point d’entrée les flis rss des sommaires (TOCS = Table Of Contents) des revues scientifiques qui en proposent, à savoir plus de 7000 fils produits par une quarantaine d’éditeurs (données d’octobre 2006, donc ça doit être pus maintenant). Le but est de faciliter la vie de l’enseignant-chercheur en lui proposant une interface simple pour suivre les fils de son choix et la possibilité de réutiliser les données (pour les republier sur sa page perso, celle de son laboratoire, son ENT…). On pourra consulter l’annuaire des fils rss constitué de fait, et des fonctionnalités d’export sont également prévues – Refworks fait partie des partenaires du projet. En attendant la mise en production, on trouvera sur le blog de ticTOCS des liens vers les sommaires en RSS actuellement disponibles chez les éditeurs.
[Crédit photo : mandark]

Euréka !

dd52a9a0a4724009867aefcbea515ccb.jpgEureka science journal watch est une initiative menée par un groupe de mathématiciens US qui veut constituer une source d’information à destination du monde universitaire et scientifique sur les revues scientifiques : tarifs, composition des comités éditoriaux, mais aussi pratiques commerciales « sournoises » des éditeurs sont passés au crible. Il ne s’agit pas d’être encyclopédique ici, mais engagé : c’est en réaction au système actuel qu’ils jugent perverti que les contributeurs se positionnent. Il s’appuient sur des outils dont on a déjà parlé ici, comme journalprices. Je trouve ça plutôt bien que des chercheurs s’intéressent à la question, cependant il est dommage que les bibliothécaires ne soient pas plus associés au projet – ça viendra peut-être. Les contributions sont bienvenues en tout cas pour étoffer les contenus.
[Crédit photo : rauchdickson]

Le bon sens échappera-t-il au prisme de PRISM ?

6380f44571e8f6e65e9f7c6b74db2c07.jpgLes pourfendeurs de l’open access viennent de mettre en application les conseils du pittbull recruté il y a quelques mois : la campagne Partnership for Research Integrity in Science & Medicine (PRISM) lancée par l’Association of American Publishers (AAP) se donne pour mission « d’alerter le Congrès sur les conséquences imprévues de l’ingérence gouvernementale sur l’édition scientifique et universitaire« , « d’éduquer les décideurs et les citoyens sur nos efforts pour améliorer l’accès à l’information, pour les alerter sur la menace réelle sur la validation par les pairs que représente une intervention gouvernementale mal avisée, et pour explorer les moyens avec lesquels nous pouvons garantir la validation par les pairs en tant qu’élément crucial de l’intégrité scientifique », dixit Pat Schroeder, présidente de l’AAP. Peter Suber reprend les arguments de l’AAP point par point, et Coturnix donne des extraits des nombreux commentaires que cette initiative a suscité dans la blogosphère.

Pour l’instant pas vraiment d’échos côté francophone, mais l’intérêt pour l’OA est moindre, et puis c’est encore un peu les vacances…
[crédit photo : net_efekt]

OA pour les SIB : ça s’améliore

e8347d9356ec81264b6956232f6c052f.jpgSur OA librarian, Heather Morrison a fait une petite enquête sur l’impact de l’Open Access sur les publications en sciences de l’info et des bibliothèques ; surprise : sur 246 titres recensés par l’Ulrich, 75 sont en OA (selon le DOAJ), soit 30% des publis. Sur ces 75, j’en dénombre 6 susceptibles de publier des contenus en français, dont la RESSI et le BBF.
[crédit photo : missyasmina]

Compagnons en droit

181c6cf07a2344cad832c90ff2362393.jpgA mi-chemin entre l’article et le billet de blog, on trouve pour les juristes de plus en plus de suppléments en ligne, équivalent des « Companions in … » qui existent en sciences dures. Y sont généralement regroupés des commentaires, des mini essais, des questions/ réponses autour de thèmes d’actualité juridique, qui émanent d’étudiants avancés, d’enseignants, de professionnels du droit. Ce sont souvent des lieux d’échanges sur des questions pointues ou de débats sur des sujets « chauds », qui utilisent la réactivité d’internet tout en suivant un minimum de ligne éditoriale.
Ken Strutin a décidé dans le post « Guide to Short Form Open Access Legal Publications » sur LLRX de les suivre et de les lister, en attendant qu’ils soient un jour intégrés dans les outils d’indexation commerciaux.
Thanks Ken !
[crédit photo : tajai]

TASI

09f7496fcec79d6e213fac41f9f7a938.jpgLe JISC* est décidément plein de surprises : je suis tombée sur une ressource extrèmement bien faite sur les images numériques, émanant du
Technical advisory service for images (TASI)
, un projet (de plus) mené par le JISC, donc. On y trouve de nombreux conseils sur la numérisation, l’utilisation, le stockage, la recherche d’images… sous la forme de fiches synthétiques (comment utiliser des images dans power point, comment trouver des images scientifiques, historiques, sur Flickr, etc…), mais aussi des ressources (par ex une étude des fonctionnalités proposées par les moteurs de recherche en matière d’images), un glossaire, un annuaire de sites d’images. Et on peut suivre l’actu du site grace au blog.

* Oui, je sais, je devrais dire « la » JISC, puisqu’on traduit l’acronyme généralement par « Commission mixte des systèmes d’information », mais je trouve que ça sonne mieux au masculin.

[Crédit photo : °tëban°]

Bonne action (et bonnes vacances)

328ae211570ab354f862f26b0477814c.jpgJuste avant de partir en vacances, prenez donc 5 minutes pour répondre à l’enquête 2007 sur les biblioblogs menée par Meredith Farkas d’Information wants to be free.
[Crédit photo : trotz98]

« Toute chose commence par un choix »

2efbfe0f430717f1a940b0e9f943134c.jpgAprès l’incontournable Wikimatrix, la Weblogmatrix est en cours de développement par la même équipe (Cosmocode, une agence web berlinoise). On y retrouve une grille de fonctionnalités très détaillée, et un outil de comparaison des différents outils analysés. Pas encore d’utilitaire d’aide au choix (Choice wizard), mais ça viendra sans doute. Existe aussi pour la lecture des podcasts Podcatchermatrix et ForumMatrix pour ceux qui aiment les forums (personne n’est parfait).
[crédit photo : Bo_Teo]

Pottermania

e9d6589309c1ba162516f7399f604f59.jpgAmis de la poldoc, bonjour ! Jessamyn a fait passer dans un post la question d’un de ses lecteurs qui se demandait combien d’exemplaires du dernier Harry Potter les bibliothèques allaient / devaient acheter. Dans les commentaires, j’ai vu des chiffres qui me semblent énormes : 500 ex à Boston, plus de 600 ex à Chicago… Bien sûr ce sont de grandes villes, avec un super réseau de bibliothèques, mais quand même, ça me semble beaucoup, non ? Si quelqu’un a des chiffres pour comparer avec un ouvrage équivalent sur une grande BM française, ça m’intéresse.


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