Elsevier annonce pour mi avril l’intégration de plusieurs nouvelles fonctionnalités sur son produit-phare Science Direct : des fils rss (il était temps), un service de live tchat avec le helpdesk, le support d’OpenURL 1.0.
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On a beaucoup entendu parler, au moment du lancement du site public de l’INA, des problèmes de saturation du serveur, pas prévu pour l’enthousiasme délirant du public pour les souvenirs télévisuels de plusieurs générations. Et puis ça s’est calmé, et on peut désormais consulter le site en toute tranquillité, voire acheter des programmes en ligne (enfin sauf si on est sur mac mais c’est une autre histoire). Apprendre, une nouvelle rubrique dédiée aux contenus pédagogiques, a été mise en place en partenariat avec l’Education Nationale fin 2006. Elle se découpe en 2 parties :
Après l’école, pour les scolaires (collège et lycée, par matière et par niveau), et Aller plus loin, plus susceptible d’intéresser les étudiants. On y trouve notamment :
– Les entretiens : autour de plusieurs thèmes, des heures de rencontres filmées avec des philosophes, des musiciens, des historiens, des réalisateurs, des anonymes aussi (Mémoires de la Shoah). Ces entretiens sont réalisés par le service de production de l’INA, dans le cadre de sa mission patrimoniale. Les fonctionnalités disponibles pour chaque document sont précieuses et très bien pensées : transcription complète du texte, moteur de recherche sur les mots, chapitrage, repères bibliographiques.
– Les Jalons pour l’histoire du temps présent : sous la forme d’une frise chronologique, une sélection en images qui illustrent les événements marquants entre 1919 et 2005, déclinée par thème (culture, économie et société, sciences et techniques, vie politique, relations internationales, seconde guerre mondiale). Chaque séquence s’accompagne d’une fiche pédagogique qui explique le contexte dans lequel l’événement s’est produit, d’une fiche d’analyse média, qui éclaire sur les conditions techniques de réalisation et les effets employés, ainsi que de la transcription textuelle.
C’est remarquablement bien fait, et librement accessible à tous (il existe aussi une formule d’abonnement, notamment pour les établissements scolaires, qui permet aux enseignants d’imprimer les fiches contextuelles et de télécharger les séquence pour les réutiliser en classe) ; du vrai bon service public, en somme.
Second Life est au programme de l’émission Du grain à moudre sur France Culture ce soir (17h-18h). Je ne suis pas vraiment, contrairement à Vagabondages ou à Figoblog, une spécialiste de la chose : sur mon vieux Mac, je n’ai jamais réussi à installer le logiciel – et a priori plus ça va, moins j’apprécie les outils à installer en local (en général c’est pas prévu pour mon OS, ça marche pas, faut faire xx mises à jour, ça oblige à utiliser toujours la même machine, etc). Vu de l’extérieur, finalement, ça ressemble un peu à un genre de Monopoly amélioré, avec de la vraie-fausse monnaie, sauf que personne ne joue vraiment (on nous l’a dit partout : ce n’est pas un jeu, mais un univers virtuel ; du coup j’avoue n’avoir pas encore trop perçu l’intérêt du truc).
Et puis en fait j’ai déjà ma propre « second life » : on peut me voir, m’entendre, me lire, m’écrire… sans jamais me rencontrer en vrai ;-))
Dites, vous savez combien ça coûte, de faire intervenir un professionnel des bibliothèques dans une conférence américaine ? Dans le n° de février de Cites & Insights, Walt Crawford nous dit que lui, il prend dans les 1500$, déplacement, hébergement et repas en +. Il évoque une enquête menée il y a quelques temps par Rachel Gordon Singer sur les tarifs pratiqués dans le milieu. Selon le genre de manifestation, le tarif des prestations varie entre 240$ et 1100$, pour ceux qui se font payer, ce qui n’est pas la règle : entre un et deux tiers des intervenants (selon le type de manifestation) se produisent gratuitement. Et vous, c’est combien ? 😉
Il se passe toujours quelquechose d’intéressant sur LISnews, la communauté électronique des bibliothécaires. Cette semaine, une initiative intéressante pour alimenter les wikis bibliothéconomiques qui souffrent, comme la plupart des wikis, d’un faible nombre de contributeurs. Donc tous les mercredi, LISnews mettra en avant un article de wiki qui a besoin d’être amélioré, enrichi, ou simplement créé ; le premier article à l’honneur, c’est celui sur le conseil aux lecteurs de LisWiki, qui manque visiblement de consistance. Ca serait peut-être une idée suivre pour alimenter certains wikis francophones…
Pour bien commencer la journée, allez donc voir cette vidéo sur la naissance du livre comme outil révolutionnaire.
Et c’est parti : coup d’envoi aujourd’hui de 5 weeks to a social library, le séminaire gratuit entièrement en ligne pour maîtriser les outils 2.0 et les intégrer dans sa bibliothèque. Cette semaine, le blog est à l’honneur et quelques screencasts sont disponibles :
– Un blog de bibliothèque, pour qui, pourquoi, et surtout comment : From writer’s block to library blog par Anne Welsh (le débit vocal est très lent, mais ça aide à comprendre l’accent rocailleux de l’intervenante)
– Using the tools – how millenials use the world wide web, ou comment les « millénials » (« milléniaux » ? « milléniens » ? « millénistes » ?), brefs les djeunz de moins de 20 ans utilisent le web, par Jami Schwarzwalder, une bibliothécaire de 23 ans, spécialiste des jeux vidéos. Ca me paraît important de comprendre ces usages pour qui veut faire de la prospective en bibliothèque, je me demande seulement si tout est transposable ici, j’ai la vague impression que les technologies sont moins maîtrisées par les jeunes en France, si quelqu’un a des données + précises qui confirment ou infirment ce sentiment, je suis preneuse.
A suivre…
« Si l’information était la jungle, Internet en serait un guide touristique écrit par une personne n’y serait jamais allée. Un bibliothécaire serait un guide qui y aurait passé toute sa vie. Bien sûr, le guide-livre vous donnerait toutes sortes d’informations interessantes sur la jungle, mais le bibliothécaire vous conduirait dans cette jungle en toute sécurité, et en empruntant la route la plus agréable, tout en vous montrant en chemin tout ce que vous voudriez savoir. »
Emily Valenza, en réponse à David Warlick qui s’interrogeait sur l’intérêt des bibliothécaires à l’ère de l’informatique et d’internet.
[vu chez the distant librarian][Crédit photo : Vibin]
« Dès l’été prochain nous proposerons des cours aux étudiants qui auront lieu dans Second Life. Nous avons déjà un groupe pionnier qui travaille dans Second Life.
Nous espérons pouvoir organiser une session sur les jeux en bibliothèque à l’automne, ainsi qu’un cours sur Ajax.
Le Pr. Weedman a débattu des tags et des folksonomies dans le cours Libr247 […]
Nous allons continuer à développer un enseignement sur la gestion des contenus numériques… »
C’est ce qu’on trouve dans un des posts de SLIS21 le blog tout récent de l’Ecole de SIB de l’Université de San Jose, qui compte utiliser le blog pour faire évoluer son programme de formation dans le cadre d’une réflexion sur les compétences du bibliothécaire du 21ème siècle. L’un des premiers posts propose de lister les points positifs des enseignements précédents : dans les commentaires sont cités l’utilisation des podcasts, la référence virtuelle.
dbpedia est un projet de chercheurs de la Freie Universität de Berlin qui permet d’utiliser Wikipedia comme une base de données. Moi il me semblait qu’un wiki ça marchait un peu comme une base de données, mais apparemment non, ou du moins les possibilités de recherche sont en fait limitées au texte intégral. Là, en utilisant RDF, on peut exploiter les métadonnées et les relations sémantiques existant entre les informations (il y a aussi une histoire d’ontologie là-dessous, mais ça devient vraiment trop compliqué pour moi). Bref, les spécialistes apprécieront, et les lecteurs traditionnels de ce blog peuvent zapper…
