Archive Page 64

Ca déménage…

Ralentissement à prévoir dans l’alimentation du blog ces temps-ci pour cause de déménagement. Non, je vous rassure, je ne compte pas installer chez moi un book bar comme celui que vous voyez ici, réalisé par une bande de designers de Palo Alto avec plus de 700 ouvrages pilonnés de la bibliothèque de Stanford. Ils signalent qu’ils n’ont pas utilisé de colle sur les feuilles, au cas où il y aurait une pénurie subite de bouquins d’endocrinologie dans la région, ça peut servir… 😉

[via Library Stuff]

Des services et des collections

En amont de la conférence biannuelle de la LITA, les Top Technology Trends sont annoncés et discutés via le LITA blog. Ce post d’Eric Morgan met l’accent sur une tendance à mon avis moins technologique qu’organisationnelle, mais d’importance : un recentrage sur les services liés aux collections. Extraits :

« Que font les gens des données et des informations une fois qu’ils les ont obtenues ? Les réponses ne sont pas difficiles à imaginer. Ils les lisent. Ils les rangent. Ils les organisent. Ils les annotent. Ils les font partager à leurs amis et à leurs collègues. Ils les effacent. Ils les modifient. Ils les sauvegardent pour une utilisation ultérieure. Ils les impriment. Ils les intègrent au reste de leurs activités. Ils les comparent à d’autres données et à d’autres informations. Ils les valident. Et ainsi de suite. Tout ça pourrait être appelé des services appliqués à leurs collections. Certains de ces services sont des extensions naturelles de la bibliothéconomie traditionnelle. »

Ce qui colle à mon avis assez bien à la logique de Library 2.0, si j’ai bien compris : des services plus centrés sur les utilisateurs, en essayant de tirer parti le plus possible des outils collaboratifs du web 2.0, qui permettent en théorie de rendre ces services de façon simple pour l’utilisateur comme pour le « fournisseur ».

Il y a donc des opportunités de croissance pour la profession des bibliothécaires – la création et la maintenance de services d’information. Alors que de plus en plus de gens ont accès à l’information, et que de plus en plus de gens peuvent transporter des quantités conséquentes d’information sur leur clés usb ou leurs ipods, le problème n’est plus tellement celui de l’accès aux collections. Les collections sont facilement accessibles, surtout une fois numérisées. Pensez à Google Print. Le problème devient plutôt « que faire avec l’information pour réaliser mon travail ? ».

Le bibliothécaire doit ajouter une autre corde à son arc : la création de contenus, voire d’outils méthodologiques.

Le nombre d’institutions ressemblant à des bibliothèques qui fournissent des services ressemblant à ceux des bibliothèques étant croissant, il est important que les bibliothèques se démarquent. Les bibliothèques doivent s’adapter à l’environnement mouvant de l’information en réseau, ainsi qu’aux attentes elles aussi mouvantes de leurs usagers. Les bibliothèques doivent aller au-delà de la création et de la gestion des collections. Tout le monde créé des collections. Tout le monde a des collections. Tout le monde fournit des accès à des collections. Les collections abondent. La fourniture de services appliqués aux collections garantit l’utilité des collections. Il y a là un besoin qui doit être comblé, et en s’appuyant sur le savoir de la profession en matière de collection, d’organisation, de conservation, et de diffusion d’une information centralisée, je pense que nous pouvons découvrir, améliorer et implémenter ces processus en direction des collections des individus.

Ce qui va dans le sens d’une nécessaire réévaluation de la répartition des tâches du bibliothécaire, avec une augmentation sensible de la part consacrée à la formation des utilisateurs. Et d’une approche plus marketing de la bibliothèque.

Un cumulo-nébulus sur Aix

Le grand professeur Aixtal nous offre encore un petit programme dont il a le secret : le nébuloscope, qui génère sous forme d’un nuage de mots l’environnement lexical d’un terme recherché sur le web (français). On s’aperçoit par exemple qu’une recherche sur « livre » ou « ouvrage » renvoie des termes comme librairie, libraire, achat, vente… et pas de bibliothèque, que l’on retrouve par contre avec « livres » ou « ouvrages » – j’achète un livre, j’emprunte des ouvrages ? 😉

Tout ceci bien mieux expliqué et plus encore sur Technologies du langage, décidément une valeur sûre du paysage blogosphérique.

Pourquoi j’aime le site de la bibliothèque de Laval

J’aime le site de la bibliothèque de l’Université de Laval (au Canada), depuis toujours. C’est une des premières bibliothèques francophones (à ma connaissance) à avoir conçu son site web non pas comme une vitrine, mais comme une véritable plateforme de services à l’usager. Et à y avoir investi du personnel : les guides thématiques sur les ressources web et papier de la bibliothèque, véritables mines d’information claires et bien structurées (par exemple pour le droit international public, ou la pharmacie) sont une activité à part entière dans le travail des bibliothécaires, pas une vague liste de signets mise à jour une fois tous les 2 ans…

La bibliothèque de l’Université de Laval vient de rénover son site, et c’est encore mieux : sur la page d’accueil, un accès à double voire triple entrée : soit par l’un des portails thématiques, soit par type de ressource ou de service, soit encore par profil utilisateur (professeur, étudiant…) ainsi qu’un gros plan sur les moyens de contacter la bibliothèque ; dans chaque rubrique, des liens vers une personne référente, vers d’autres rubriques pertinentes, bref une approche résolument tournée vers l’utilisateur, que l’on voit encore trop rarement en BU par chez nous.

Open access & libraries : Appel à contribution

Charles Bailey Jr vient de mettre en ligne un pre-print intitulé Open access and libraries, il s’agit d’un chapitre d’un livre à paraître en 2006.

J’ai décidé de me lancer dans la traduction de cette trentaine de pages, mais comme ça risque de prendre du temps, je me suis dit que peut-être parmi vous, amis lecteurs, il y en aurait qui voudraient bien m’aider. Donc le « document in progress » se trouve sur Writely (oui, en même temps je veux tester les possibilités de travail collaboratif avec ce type d’outils, joignons l’utile à l’utile), que les bonnes volontés m’adressent un message pour que je leur donne un accès.

Bibliothécaires, restez zen !

A ceux qui pensent que bibliothécaire est un job de « planqué », comme dirait Madleen (en moins poli), je signale les résultats d’une étude menée par Saqib Saddiq (sic) rapportés dans cet article du Times. Ce consultant en RH, qui a interrogé 300 personnes sur leurs conditions de travail dans 5 types d’activité différentes, nous livre : « … l’environnement de travail le plus stressant est celui supposé très calme de la bibliothèque, dont de nombreux interviewés ont déclaré qu’elle était un endroit assomant et démotivant pour faire sa carrière. Les bibliothécaires se plaignent du manque de variété dans leur travail, du manque de contrôle sur leur carrière, et du fait qu’on ne leur permet pas d’utiliser à plein toutes leurs compétences. »
Il ajoute : « Par comparaison, les personnels des services d’urgence sont plus heureux et plus cool au travail, malgré les situations dangereuses ou émotionnellement fortes auxquelles ils sont souvent confrontés. »

Update : En même temps, on nous dit chez Yahoo que bibliothécaire est une des professions les plus tendance de 2006, juste entre prof et curé… Faudrait savoir ! 😉

Université et web 2.0

L’université de Berkeley s’est mise il y a quelques mois au podcasting (avec plus ou moins de succès), c’est maintenant sous forme de
webcasts
qu’elle propose près d’une trentaine de cours ; j’ai repéré notamment une série sur les moteurs de recherche et une sur XML.

Au rayon « services innovants à l’université », il y a aussi les podcasts de Stanford sur Itunes : si c’est une bonne initiative dans l’absolu, on peut quand même trouver anormal ? absurde ? à courte vue ? qu’une université se lie avec un opérateur propriétaire (apple), qui en plus met plein de DRM dans les contenus qu’il diffuse, qui sont censés, il me semble, être du domaine public puisqu’universitaires ? Mais le statut des universités US est, il est vrai, parfois différent du nôtre, alors…

Enfin pour suivre l’actualité des blogs, rss, etc dans l’enseignement supérieur US, il y a Syndication for Higher Ed un blog hébergé chez Thomson Peterson’s, on reste dans le privé, donc 😉 Celà dit en France c’est un peu pareil : le blog de la LOLF (si si, ça existe !) est aussi à l’initiative d’une société privée (Business Objects)…

Mashup et tableaux de bord

Aaron sur Walking Paper réfléchit à l’utilisation des pages d’accueil personnalisées (genre Netvibes ou Google ig) pour les bibliothécaires.

Dans l’idéal, on devrait pouvoir avoir d’un seul coup d’oeil les documents les plus empruntés, le nombre d’inscriptions, des stats de consultation du site web, le calendrier des réunions, … Ca pourrait constituer un genre de tableau de bord carrément performant sur l’activité de la bibliothèque. Evidemment, cet idéal ne sera accessible que le jour où nos sigb supporteront nativement xml et rss, mais bon…

En attendant, on peut toujours aller voir des mix d’applications (on dit mashup quand on est dans la hype) sur Web2.0 Mashup Matrix, une grille qui recense les expériences réalisées en croisant par applis et services du web2.0.

Open education

Open educational resources est, comme son nom l’indique, un portail de ressources pédagogiques. Il fédère de nombreux sites qui proposent des cours en ligne, comme ceux du MIT, de Tufts ou de Rice.

J’y ai trouvé la plateforme OpenCourseWare de l’Ecole Polytechnique (la seule référencée en français), qui propose bizarrement des cours de chinois et d’allemand sous forme de clips ?

C’est reparti !

Bon, ce vieil essai de blog semble destiné à reprendre du service… Je vais tâcher de bidouiller la feulle de style pour le rendre un peu plus convivial, histoire de me sentir bien dans mon nouveau « chez moi » 😉
Au menu, un bon morceau de doc électronique, quelques kilos de technologies en bibliothèque, une gousse de web, quelques doses d’open access… Bref une vraie popote de geek, avec sans doute plus de traductions d’articles (puisque je ne vois pas où je pourrais les mettre ailleurs, si qqn a une idée, je suis preneuse), et de posts en anglais, ou bilingues.
Je ne garantis rien sur la durée de l’opération ni sur la fréquence des posts, on verra à l’usage…

Ok, it seems this old blog attempt has to come back on the stage… I’ll try to play with the css to get this « new home » more friendly 😉
What you can expect to find here is about electronic resources, technology and libraries, web, open access… The dream of the bibliogeek 😉
You’re also likely to see here more translations into french of LIS-related articles I used to publish in Biblioacid, la revue (which no longer exists) as well as some posts in english.
I don’t know how long this experiment will last, and if I’ll post regularly, just wait and see…


février 2026
L M M J V S D
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
232425262728  

Archives

Licence

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 France.