OPAC is (really) dead

« Jane Burke, VP de Serials Solutions, a décrit comment les ressources électroniques éloignaient de plus en plus les bibliothèques de leurs usagers dans le processus de recherche. Et sa conclusion fut, sans équivoque, que « le modèle traditionnel d’utilisation de la bibliothèque est fini », et que « l’OPAC est vraiment mort ».

Des études de ProQuest, d’Ithaka, d’OCLC et d’autres montrent que l’OPAC n’est plus le premier outil de découverte ou le point de départ des recherches. Les dépenses des bibliothèques portent désormais en priorité sur les ressources électroniques, mais les OPAC couvrent moins de la moitié de ces ressources – ils excluent les articles de revues et les projets de numérisation des collections spécialisées.

La perception des usagers de la valeur et de la qualité de la bibliothèque reste très forte, remarque Burke. Cependant, les étudiants ont des difficultés à naviguer entre des douzaines d’interfaces et de stocks de contenus. Le point d’entrée le plus simple pour une recherche, c’est Google, qui, selon de nombreux enseignants, est la source du déclin de la qualité du travail de recherche fait par les étudiants. La solution ? « Accepter le nouveau modèle de recherche, » suggère J. Burke. « Accepter un risque à court terme pour éviter une désintermédiation à long terme, laisser tomber nos règlements, et simplifier les choses. »

Extrait de E-access changes everything, compte-rendu dans Library Journal de la Charleston Conference de novembre dernier, par Carol Tenopir.

[photo : Brave Heart]

Publicités

1 Response to “OPAC is (really) dead”


  1. 1 Lully 03/03/2010 à 07:43

    En fait, il y a un décalage entre la réalité antérieure et la « nouveauté » de cette affirmation.
    Il me semble que jamais un bon formateur en recherche documentaire n’aurait dit qu’il fallait commencer une recherche thématique (sur un sujet donné) par le catalogue de sa bibliothèque : non, il fallait commencer par une base bibliographique dépouillant des dizaines de milliers de revues.
    Puis, pour localiser les références trouvées, le catalogue intervenait.
    Mais lancer pour commencer une recherche dans un catalogue, c’était ignorer tout ce que la bibliothèque ne possédait pas.

    Bref, la recherche Google se substitue à la première étape, elle remplace les bases bibliographiques.
    Ensuite, que se passe-t-il ?
    Eh bien, on peut supposer que l’internaute ne tombe, le plus souvent, pas sur des références d’ouvrages, mais sur de la documentation en ligne (sous forme de livres numérisés, ou plus souvent sous forme de pages web, de PDF divers, etc.).
    Et s’il tombe sur une référence de livre… ma foi, c’est le plus souvent trop compliqué pour savoir comment le trouver, alors il revient à sa page de résultats Google et passe à la ligne suivante.
    Vue sous cet angle-là, le problème est un peu différent : un outil pour localiser des ouvrages imprimés resterait intéressant, pour peu qu’on facilite son accès à l’internaute (cf. le projet bibli.othequ.es, qui s’est essoufflé pour différentes raisons).


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




mars 2010
L M M J V S D
« Fév   Avr »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

Archives

Licence

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 France.

%d blogueurs aiment cette page :