Archive pour juillet 2011

Permis de lire

A la base, le problème est que prêter des e-books, c’est absurde. Un e-book est juste un fichier électronique. Il n’a pas besoin d’être prêté ou emprunté – il peut juste être copié, à l’identique, sans aucun dommage pour l’original. Le sale petit secret des éditeurs, c’est que les e-books les terrifient.
Les e-books sont attractifs pour les bibliothèques parce qu’ils ne se déchirent pas, ne peuvent pas tomber dans la baignoire ou être dévorés par le chien. Ils ne nécessitent pas de venir à la bibliothèque physiquement pour être empruntés, n’ont pas besoin d’être enregistrés à la main, ni d’être rangés sur une étagère, et ils peuvent être consultés simultanément par plusieurs personnes. Malheureusement, les éditeurs ont concentré une grand part de leur créativité sur la recherche de moyens pour s’assurer que la plupart de ces avantages soient inutilisables, et que le prêt de e-books défie les lois de la physique et de la nature.

The trouble with eBooks: publishers defying the laws of physics sur It’s not about the books.

Sont cités, comme exemples de l’imagination des éditeurs dans le domaine :
– la limitation du nombre de prêts autorisés (politique d’HarperCollins restreignant la circulation des e-books à 26 prêts)
– la limitation de la consultation dans les locaux de la bibliothèque (position de l’association des éditeurs britanniques)
– l’application du cycle de diffusion des livres physiques  aux e-books

Conséquences : piratage massif, faute d’une offre légale suffisamment attractive (ça ne vous rappelle rien ?). Mais aussi possibilité pour les auteurs de sortir d’un système qui tente de protéger ses acquis par des moyens juridico-techniques (délais de sortie différente selon les pays, DRM…) au lieu de chercher à se renouveler. L’auteur n’est pas tendre avec les éditeurs, qui, selon lui,  ne font pas leur travail de sélection correctement puisque l’édition reste envahie d‘antibooks.

[photo : ToastyKen]

Audace des bibliothèques

Je pense qu’une bibliothéconomie audacieuse est le seul futur que nous ayons. A un moment donné, nous devons bouleverser les modèles existants et ouvrir de nouvelles voies. De nombreuses bibliothèques le font déjà – notre profession est, bien sûr, bien plus réactive au changement que la plupart des gens ne le croient. Mais il semble que ce soit une bibliothéconomie fondée sur la peur, ou, disons, sur une extrême prudence, qui continue de prévaloir. Les décisions sont souvent prises surtout pour ne pas déranger une minorité, plutôt que pour risquer de plaire à une toute nouvelle majorité. Souvent, il y a une bonne raison à cette approche. Mais c’est de la survie de notre profession dont il s’agit, là.

Bravery based librarianship is the (only) future, selon the wikiman.

[Photo : Coco Mault]

Libération de 18 592 articles scientifiques du domaine public

« Ce texte a été publié à l’origine sur the Pirate Bay, en tant que descriptif accompagnant le  fichier torrent des documents.
Cette archive contient 18 592 publications scientifiques, représentant un total de 33 Go, provenant toutes de la revue Philosophical Transactions of the Royal Society.
Elles devraient toutes être accessibles à tout le monde gratuitement, mais la plupart n’est disponible jusqu’ici que moyennant finances via des intermédiaires payants  comme JSTOR. Un accès limité à ces documents coûte généralement 19$ par article, voire 8$ pour certains des documents  plus anciens. L’achat de cette collection d’articles à l’unité coûterait des centaines de milliers de dollars. L’archive contient également les métadonnées de base permettant de localiser les articles par titre, auteur ou date de publication, ainsi qu’un fichier de contrôle pour vérifier l’intégrité des données. Je suis en possession de ces fichiers depuis longtemps, mais j’ai toujours eu peur d’être poursuivi en justice à tort par ceux qui en contrôlent l’accès si je les publiais. Je pense désormais avoir pris une mauvaise décision.

Le 19 juillet 2011, Aaron Swartz a été mis en accusation par le Ministre de la Justice des Etats-Unis pour avoir téléchargé trop d’articles scientifiques depuis la base de données JSTOR.

La publication scientifique est un système curieux – les auteurs ne sont pas payés pour leur travail de rédaction, non plus que les personnes qui valident les articles (ce sont juste d’autres universitaires non payés), et, dans certaines disciplines, les membres des comités éditoriaux des revues ne sont pas non plus rémunérés. Parfois même les auteurs doivent payer les éditeurs.
Pourtant, les articles scientifiques figurent parmi les publications les plus chères de la littérature commerciale.
Avant, les frais d’accès élevés servaient à financer les coûts considérables de reproduction au format papier  de ces revues de niche, mais la diffusion en ligne a rendu ce procédé obsolète. Pour autant que je sache, les coûts d’accès que nous payons aujourd’hui n’ont plus guère de justification, sauf à perpétuer un modèle économique mort. La pression du « publier ou périr » dans le monde scientifique met les universitaires dans une position de faiblesse pour négocier, à laquelle s’ajoute la forte inertie du système actuel. Ceux qui ont le plus de pouvoir pour changer le système – les chercheurs titulaires reconnus, dont les travaux donnent de la légitimité et du prestige aux revues, plutôt que l’inverse – sont les moins touchés par les faiblesses de ce système. Eux sont soutenus par des institutions qui leur fournissent de façon transparente les accès à toutes les ressources dont ils ont besoin. Et comme les revues ont besoin d’eux, ils peuvent se permettre de demander des modifications aux contrats d’édition standard sans risquer leur carrière par la perte d’une opportunité de publication. Beaucoup d’entre eux ne réalisent pas dans quelle mesure le travail universitaire est inaccessible au grand public, ni le bénéfice que pourrait apporter ce travail en dehors des universités.
Les grands éditeurs peuvent désormais acheter l’influence politique dont ils ont besoin pour déformer le périmètre commercial étroit de la protection du droit d’auteur, en l’étendant à des secteurs pour lesquels celui-ci est complètement inapplicable (des reproductions fidèles de documents historiques et d’art, par exemple), et en exploitant le travail de scientifiques non payés. Ils sont même capables de faire payer aux contribuables les poursuites au pénal qu’ils intentent contre une société libre  (alors que le droit d’auteur relève traditionnellement du civil) et en faisant payer aux institutions publiques des frais d’abonnement exorbitants.

Le droit d’auteur est une fiction juridique qui représente un compromis étroit : nous abandonnons une partie de notre droit naturel à échanger de l’information contre la création d’une incitation économique pour les auteurs, afin que nous puissions tous bénéficier de plus de contenus. Lorsque les éditeurs abusent du système pour justifier leur propre existence, lorsqu’ils déforment les limites de la zone de validité du droit d’auteur, lorsqu’ils usent de menaces de contentieux sans fondement pour supprimer la diffusion de travaux appartenant au domaine public, c’est toute la communauté qu’ils dépossèdent.
Il y a plusieurs années, je suis entré en possession, par des moyens ennuyeux et légaux, d’une grande quantité de documents provenant de JSTOR. Les documents en question sont les archives historiques des Philosophical Transactions of the Royal Society, une revue prestigieuse, avec une antériorité remontant au XVIème siècle. Les documents inclus dans cette archive constituent une partie de l’ensemble de ces archives, ce sont ceux qui ont été publiés avant 1923, et qui font donc manifestement partie du domaine public. Ils représentent 33 Go de données (18 592 articles). Ils font partie de l’héritage partagé de l’humanité, et sont légalement dans le domaine public, mais on ne peut pas y accéder librement. Au lieu de cela, ils sont disponibles moyennant 19$ l’article, pour une durée d’un mois, pour une seule personne, sur un seul ordinateur. C’est du vol. De vos biens.
Lorsque j’ai récupéré ces documents, j’avais prévu de les télécharger sur le site de Wikipedia consacré aux documents de référence, Wikisource, où ils auraient pu être liés à Wikipédia, apportant ainsi un contexte historique intéressant aux articles de l’encyclopédie. Par exemple, Uranus a été découvert en 1781 par William Herschel : pourquoi ne pas jeter un oeil aux articles originaux dans lesquels il a exposé sa découverte ? (Ou à l’une de ses publications suivantes sur ses satellites, ou encore aux douzaines d’autres articles qu’il a écrits ?). Mais j’ai rapidement réalisé que la situation était rien moins que séduisante : publier librement les documents m’exposerait vraisemblablement à un contentieux de la part des éditeurs.
Comme dans bien d’autres cas, je pouvais m’attendre à ce qu’ils avancent que leur reproduction fidèle – le scan des documents – crée une nouvelle source de droit d’auteur. Ou que le fait de diffuser les documents avec le marquage à leur nom constitue une copie illégale de leur marque. Il pouvaient aussi poursuivre […] en alléguant que celui qui avait récupéré les fichiers avait violé une disposition anti-piratage. Lors de l’enquête discrète que j’ai entreprise, je n’ai trouvé personne disposé à couvrir les frais potentiels que je risquais d’avoir à payer, même si la seule action illégale ici est l’usage frauduleux fait par JSTOR du droit d’auteur et par la Royal Society en ne donnant pas accès au public à ce qui est légalement et moralement sa propriété. Pendant ce temps, à l’occasion de son 350 ème anniversaire, la Royal Society a annoncé, en grande fanfare, qu’elle mettait à la disposition de tous ses archives historiques librement – librement signifiant seulement ici « dans des conditions exécrables », avec un accès limité à environ 100 articles.

Trop souvent les revues, les galeries et les musées ne sont plus des disséminateurs de la connaissance – comme le suggèrent leurs nobles lettres de mission – mais des censeurs du savoir, parce que censurer, c’est la seule chose qu’ils font mieux que ce que fait Internet. L’administration et la « curation » sont des fonctions précieuses, mais leur valeur est négative lorsqu’il n’y a qu’un seul administrateur et qu’un seul « curateur », seul juge à décider in fine de ce que les autres peuvent voir et savoir. Si leur recommandation est valable, on en tiendra compte sans avoir besoin de museler la concurrence par un usage abusif et coercitif du droit d’auteur. La dissémination libérale de la connaissance est essentielle à la recherche scientifique. Dans ce domaine plus que dans tout autre, l’application d’un droit d’auteur restrictif n’est pas appropriée aux oeuvres scientifiques : il n’y a pas de question épineuse sur comment payer les auteurs ou les validateurs, puisqu’ils ne sont pas payés par les éditeurs. Et contrairement au cas de ‘simples’ oeuvres artistiques, un accès ouvert aux publications scientifiques a des conséquences sur le bien-être de l’humanité. L’assurance de notre survie peut même en dépendre. Si je peux ôter ne serait-ce qu’un dollar des revenus gagnés malhonnêtement par une industrie empoisonnée qui agit pour limiter notre connaissance scientifique et historique, alors quel que soit le coût personnel que cela représente, ce sera justifié – ce sera un dollar de moins dépensé dans la bataille contre la connaissance. Un dollar de moins dépensé dans les actions de lobbying pour des lois qui criminalisent le téléchargement de trop d’articles scientifiques.

J’ai envisagé la diffusion de ces documents anonymement, mais on m’a fait remarquer que les procureurs zélés d’Aaron Swartz l’accuseraient probablement d’avoir manigancé tout ça et l’ajouteraient à la liste croissante des charges ridicules contre lui. Ce qui ne me donnait pas bonne conscience, et puis en général je pense qu’il vaut mieux assumer ce qu’on fait nommément. Je suis intéressé par toutes les découvertes ou les applications utiles qui pourront être faites de cette archive. »

Papers from Philosophical Transactions of the Royal Society – Greg Maxwell, 20 juillet 2011

Merci à @Calimaq [S.I.Lex] et @Thelonious_moon [Numeribib] pour leur relecture et leurs suggestions précieuses ! Ce dernier me fait remarquer que l’attaque de Greg Maxwell contre les éditeurs qui s’approprient des productions du domaine public pour les privatiser et les monétiser, trouve un large écho dans l’ouvrage de Lawrence Lessig The Future of Ideas, (Random House, 2001), traduit en France sous le titre de « L’Avenir des Idées », aux éditions PUL, en 2006 [malheureusement pas disponible en ligne dans sa version française, MD]. Voir notamment ce passage pp. 316-317 :
« Un problème qui empoisonne souvent la vie des créateurs est celui des œuvres que l’on prétend couvertes par un droit d’auteur alors qu’elles ne le sont pas. Par exemple, il est courant que les éditeurs déclarent posséder un droit d’auteur que la loi ne leur accorde absolument pas, ainsi que le font les éditeurs de partitions, qui mentionnent souvent un copyright sur des œuvres tombées dans le domaine public.
Cette pratique est une violation des lois existantes. C’est un délit que de prétendre posséder des droits d’auteur quand ce n’est pas le cas, mais la seule peine prévue par la loi aux Etats-Unis passe par une plainte déposée par un procureur. Il est évident que les procureurs ont mieux à faire; personne n’a jamais été poursuivi pour une infraction de ce type.(1)
Ce serait pourtant pain bénit pour les avocats. Comme le suggère le Professeur David Lange:
Des prétentions […] aussi extravagantes au regard de la réalité […] devraient donner lieu à des poursuites implacables pour obtenir des dommages intérêts dissuasifs, fondés sur un préjudice […] qui mérite l’appellation « d’abus exorbitant ».(2)
Le Congrès pourrait autoriser des personnes privées à entamer des poursuites contre les fausses revendications de copyright. En cas de victoire, les plaignants pourraient alors se faire reconnaître des dommages en plus du remboursement de leurs frais. De plus, une fois rendues publiques, ces affaires pourraient changer le comportement des éditeurs. »

(1) Stephen Fishman, The Public Domain, Berkeley, Calif., Nolo, 2000, 2/9 (« Prétendre posséder un copyright sur une oeuvre du domaine public est un délit fédéral, mais la peine maximum pour ce type de conduite délictueuse est une amende de 2500 dollars [17 USC §506(c)]. D’ailleurs, personne n’a jamais été poursuivi pour cette infraction »).[Inaccessible en ligne]
(2) David Lange, « Recognizing the Public Domain », Law & Contemporary Problems44 (1981), pp. 147, 146. [Accessible en ligne sur abonnement via HeinOnline]

[Photo : brotherxii]

Comparatif des revues de droit sur JSTOR vs Westlaw et HeinOnline

Pas toujours évident de s’y retrouver dans les bases qui proposent des archives de revues, notamment pour les revues de droit anglophone. On a toujours l’impression d’acheter plusieurs fois les mêmes revues, et bien sûr quand on cherche une revue qu’on croyait comprise dans tel bouquet, on s’aperçoit qu’elle n’y est pas… Avec l’aide d’un doctorant*, nous avons donc établi ce comparatif entre les ressources JSTOR, Westlaw et HeinOnline. Nous sommes partis de la liste des titres du domaine « Droit » sur JSTOR (73 titres), et nous avons cherché s’ils étaient présents sur HeinOnline et Westlaw. Si c’était le cas, nous avons ajouté la période de couverture disponible pour chaque base. Nous avons également mentionné dans quelle(s) collection(s) les titres étaient disponibles sur JSTOR.

On note 36 titres uniques sur JSTOR, et 18 titres présents dans les 3 bases ; sur ces 18, seulement 2 ont une période de couverture similaire. Juste 2 particularités : on trouve les années les plus récentes assez fréquemment sur HeinOnline, et sur Westlaw une partie des titres n’existe que pour un seul numéro, ou une sélection d’articles.

Enfin, et c’était aussi un peu l’objet de cette investigation, les collections JSTOR contenant du droit sont surtout Art & Sciences 4, et dans une moindre mesure Arts & Sciences 6 (15 titres sur 120, soit 12.5% de la collection).

Maintenant que c’est fait, je partage ici pour vous éviter d’avoir à refaire le travail. Logique, non ?

[photo : Yves.]

*Un grand merci à Wilfried Bigenwald, étudiant en thèse dans mon université, qui a effectué la majorité du travail ingrat 🙂

Stratégie numérique: la Commission lance une consultation sur un accès plus ouvert aux informations scientifiques

EUROPA – Press Releases – Stratégie numérique: la Commission lance une consultation sur un accès plus ouvert aux informations scientifiques

Bruxelles, le 15 juillet 2011 – Une consultation publique concernant l’accès aux informations scientifiques numériques et leur conservation a été lancée par la Commission européenne à l’initiative de Mme Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission responsable de la stratégie numérique, et de Mme Máire Geoghegan-Quinn, membre de la Commission responsable de la recherche et de l’innovation. Pour concourir sur un pied d’égalité avec leurs homologues à travers le monde, les chercheurs, ingénieurs et entrepreneurs européens doivent pouvoir accéder aisément et rapidement à certaines informations scientifiques et les infrastructures numériques modernes peuvent jouer un rôle important pour ce qui est d’en faciliter l’accès. Toutefois, plusieurs défis restent à relever: les tarifs d’abonnement aux publications scientifiques sont élevés et en augmentation; le volume de données scientifiques ne cesse de croître; les résultats de la recherche doivent être sélectionnés, organisés et conservés. L’accès ouvert, défini comme un accès libre au contenu universitaire sur Internet, peut donc être utile à cet effet. Les scientifiques, organismes de financement de la recherche, universités et autres parties intéressées sont invités à transmettre leurs contributions sur la façon d’améliorer l’accès aux informations scientifiques. Cette consultation se déroulera jusqu’au 9 septembre 2011. Accéder aux connaissances et les réutiliser constituent un objectif clé de la stratégie numérique pour l’Europe et de l’initiative Une Union de l’innovation.

Il faudra juste m’expliquer pourquoi ce genre d’initiative est lancé en plein été, avec un délai de réponse si court…

Usages des outils en ligne par les bibliothécaires – 2011

Webjunction a reconduit son enquête sur les usages des outils en ligne par les bibliothécaires. Cette année pas de distinction BU/BM (il semble que les répondants travaillent majoritairement en bibliothèque de lecture publique), mais un distingo entre les usages personnels et les usages professionnels.

Curieuse photographie de cette profession tout de même, qui n’utilise jamais dans le cadre professionnel d’applications mobiles, d’outils de messagerie instantanée, d’outils de gestion de bookmarks ni de fils RSS – pour la moitié des répondants ou plus… Et qui continue à consulter quotidiennement les listes de diffusion (50%), loin devant les réseaux sociaux (23%), ces 2 outils étant utilisés quotidiennement à titre personnel pour 24% (listes de diffusion) et 46% (réseaux sociaux) des répondants.

Des attentes pour des données enrichies

« Par comparaison avec les revues et les autres formes de littérature universitaire, les livres sont bien plus couramment achetés pour un usage personnel. Si les ouvrages universitaires étaient restés les seuls vecteurs de la recherche, les bibliothèques auraient conservé une plus grande influence, mais l’explosion des acquisitions de livres pour un usage personnel a eu un impact majeur sur les attentes des lecteurs.
Apple et Amazon ont joué un rôle capital dans la façon dont les e-books sont lus… mais, plus important encore, Amazon a aussi habitué les utilisateurs à naviguer dans-  et à évaluer bien plus de métadonnées pour découvrir des titres et déterminer leur intérêt. L’expérience personnelle des utilisateurs concernant la découverte d’e-books dépasse désormais, et de loin, les ressources à la disposition des bibliothécaires pour fournir des métadonnées descriptives enrichies et de l’assistance à la recherche. Les bibliothécaires sont en train de réaliser qu’ils ne devancent pas les attentes des utilisateurs, mais qu’ils les suivent, et ce même dans leurs domaines de compétences de base. Le défi auquel les bibliothécaires doivent faire face est celui d’arriver à offrir une expérience au moins aussi riche [que celle d’Amazon] dans leurs propres environnements, mais augmentée de leur expertise dans le repérage d’outils, de contenus et d’éléments de contextualisation appropriés pour la découverte et l’évaluation d’e-books universitaires. Ces éléments de contexte devraient comprendre bien plus de métadonnées provenant des éditeurs : couvertures, extraits, critiques, évaluations, validation par les pairs, recommandations, réalisés notamment par les enseignants-chercheurs de l’institution et les experts locaux. »

How Individual Book Buying Experiences are Reshaping Academic Library User Expectations for Ebooks « InfoViews.
[photo : a440]


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