Archive for the 'Doc élec' Category



Des bases et des buses

3627897098_454de87c0d_m.jpgAujourd’hui nouvel épisode de la (sans doute longue) saga « Les éditeurs juridiques francophones nous prennent pour des buses » : Lextenso.

Cet agrégateur propose le texte intégral de 9 revues juridiques, dont les incontournables ‘Petites Affiches’ et ‘La Gazette du Palais’. C’est à peu près tout ce qu’il propose d’ailleurs : on ne peut ni exporter les références, ni les stocker pour un usage ultérieur (en tout cas pas dans un abonnement bibliothèques), ni les envoyer par e-mail, ni les enregistrer sur clé USB (sans passer par un fastidieux copier-coller). Ah si, on peut les imprimer quand même (vous parlez d’une innovation).
Lextenso vient de relooker sa plateforme : au lieu du bleu turquoise et de l’orange furieusement années 80, place à une sobriété de bon aloi en blanc et rouge, avec une fenêtre de recherche plus grande et plus visible, et les dernières infos sur la page d’accueil (des pavés RSS à la Netvibes). Il paraît qu’on peut désormais personnaliser cette page d’accueil : « Affichez les sommaires des revues de votre choix, affichez vos chroniques préférées, enrichissez votre Lextenso des flux de vos autres sites favoris… » Enfin ça, c’est quand on a un code d’accès, pas quand on a un abonnement bibliothèques.

C’est dommage que les gens de Lextenso ne prennent pas la peine de consulter leurs clients des bibliothèques : on pourrait leur suggérer, par exemple, que s’ils mettaient en place une authentification Shibboleth, nos étudiants (sans doute leurs futurs clients) pourraient bénéficier de ces fonctionnalités de personnalisation qu’ils doivent passer du temps à développer.
Mais ça, ça serait possible s’ils prennaient la peine déjà de communiquer avec nous : j’ai découvert, comme sans doute mes homologues, la mise à jour de la plateforme tout à fait par hasard… Et comme personne ne m’a avertie que l’url de la base avait changé, mes accès ont été coupés… Et comme visiblement ils ne communiquent pas non plus avec leurs collègues éditeurs, les liens entre Doctrinal et Lextenso sont inopérants depuis jeudi dernier…

[UPDATE du lendemain : Les accès via Doctrinal sont rétablis.]

C’est dommage, parce que c’est une base que j’aime bien par ailleurs : relativement ergonomique, plébiscitée par les étudiants, simple d’utilisation, il serait dommage que son intérêt finisse par ne plus résider que dans son tarif (bien inférieur à celui de ses concurrents qui, encore une fois, ne font guère mieux).
Oui, vraiment dommage pour une société censée « s’adapter à tous vos besoins d’information juridique et autres »…
[photo : kjwcode]

Des liaisons heureuses ?

3387954051_1032f9b793_m.jpgJ’apprend sur le site de l’UNJF que « l’accès en ligne aux ressources numériques de l’édition pour les étudiants appartenant à un établissement souscripteur d’un contrat d’abonnement sera autorisé au terme d’un échange de lettres entre l’UNJF et l’éditeur. L’intégration des ressources numériques éditoriales pourrait être progressivement réalisée à partir de la prochaine rentrée universitaire pour la palette de cours livrés en septembre 2009″. Ce qui m’inspire les réflexions / questions suivantes :
– Les responsables de cette UNT ont enfin réalisé que cela ne valait pas le coup de renégocier des accès pour des ressources auxquelles les BU donnent déjà accès, c’est plutôt une bonne chose (j’aurai d’ailleurs bien aimé voir le résultat de l’enquête menée par l’UNJF fin 2008 sur les ressources électroniques en droit disponibles dans les BU, mais bon, pas de nouvelles)
– Les éditeurs commencent à prendre conscience de la force du lien : en ouvrant leurs bases, en permettant des liens vers leurs documents, en les rendant plus accessibles, ils gagnent en trafic, en visibilité, en citabilité…
– Mais ça risque d’être coton au niveau de la mise en place technique, vu que l’accès à l’UNJF est contrôlé par Shibboleth, ce qui n’est pas le cas des autres bases de données juridiques (à part bientôt Juris-classeurs, tiens, tiens…), mais qui sait, peut-être cela incitera-t-il les éditeurs à revoir l’ergonomie de leurs plateformes, et les services à valeur ajoutée à proposer aux utilisateurs (services personnalisés en tout genre : veille sur mots-clés, sur les sommaires de revue, etc.) ? Et qui va gérer les droits d’accès ?
– Autre handicap technique, au moins aussi problématique sinon plus : vu qu’aucune desdites bases ne propose à l’heure actuelle une url fixe par document, comment s’y prendre pour faire un lien vers tel article de telle revue de la plateforme X, ou telle jurisprudence de la base Y ?
– Enfin quid des références à des ressources auxquelles la BU ne sera pas abonnée ? Les « petits » éditeurs ont-ils été conviés à la discussion, ou bien seuls les « poids lourds » seront-ils de la partie ?
Bref, une initiative extrèmement intéressante que je vais suivre de près…
[photo : colette saint yves]

La question qui tue

3425378250_5a7640f4a3_m.jpgDorothea Salo pose une bonne question pour les bibliothécaires des BU :

« Pourquoi devons-nous faire tant d’efforts pour apprendre aux étudiants de Licence (« undergraduates« ) à utiliser des bases de données commerciales alors que la grande majorité d’entre eux n’y aura plus jamais accès une fois qu’ils auront eu leur diplôme ? »

Allez voir par vous mêmes les réponses qu’elle a obtenues, pour ma part j’y ajouterai 2 éléments :

– pour certaines disciplines (au hasard, le droit) les bases de données commerciales ont une clientèle professionnelle non négligeable : maîtriser leur utilisation est un atout pour l’étudiant en stage ou le jeune diplômé.

– par ailleurs, le plus tôt les étudiants sont familiarisés avec l’utilisation des bases de données de leur domaine, le mieux c’est, surtout pour ceux qui continueront en M – peut-être un jour ainsi ne verra-t-on plus ces étudiants de M2 qui découvrent les ressources électroniques de la BU au moment de rendre leur mémoire…

Il est clair cependant, et merci à Dorothea d’ouvrir le débat, que nous avons tendance à focaliser nos actions de formation sur les ressources payantes (question de rentabilité, légitime), aux dépens des ressources en libre accès. Or les deux ne s’excluent pas, bien au contraire, elles devraient être complémentaires. Le problème, c’est que, souvent, j’ai l’impression que les bibliothécaires se disent que « si c’est en libre accès sur internet, les usagers n’ont pas besoin de nous pour savoir s’en servir », un peu comme si ce qui se passe sur l’internet non-documentaire-et-hors-de-ma-bibliothèque ne les concernait pas.

Se pose aussi, plus prosaïquement, la question du niveau d’information et de formation desdits bibliothécaires sur ces outils là (rares sont les formations à la veille ou à l’utilisation des bases de données en formation initiale) – mais je m’égare.

Je n’oublie pas non plus le problème du temps prévu pour les formations : les interventions sur les ressources documentaires, quand elles sont intégrées dans les maquettes de formation, ne laissent guère de place à autre chose que le catalogue de la bibliothèque + les ressources électroniques de la discipline, dans le meilleur des cas.

Je garde néanmoins dans un coin l’idée de modules de formation sur les ressources en libre accès, qui me paraît pouvoir ouvrir des possibilités de collaborations entre formateurs… quoique, si ça se trouve, ça existe et je n’en sais rien : je suis preneuse des références que vous voudrez bien mettre dans les commentaires.

[photo : Sashafatcat]

Du droit pour tous

A signaler, cette initiative dans le domaine juridique (aux Etats-Unis) : un regroupement de juristes vient de lancer The legal Workshop, une revue composées de résumés d’articles de doctrine, qui présentent la double particularité d’être rédigés par les auteurs desdits articles d’une part, et en anglais usuel d’autre part (sans jargon juridique, donc). L’objectif de l’opération est de sortir les questions de droit du « ghetto » des revues universitaires, pour les rendre accessibles au débat public.

Il n’y a pas d’abonné au numéro que vous avez demandé…

Les éditeurs juridiques prennent-ils leurs clients pour des buses ? se demande Benjamin sur Casus Bibli. Peut-être un indice dans ces réponses faites à ma demande de statistiques d’usage auprès d’un éditeur juridique, justement… (il s’agit dans les 3 cas du même éditeur).

Le 25/02/2007 / Subject: Réf. : stats 2006
To: marlène d.3350736295_55827f93b6_m.jpg
Chère Madame,

Nous ne sommes pas en mesure d’éditer ces statistiques pour le moment. Notre Département Informatique travaille sur ce dossier afin d’être en mesure de vous communiquer ces informations courant 2007.
Bien cordialement, XX, Responsable Grands Comptes

Le 04/03/2008 / Subject: RE Urgent : Stats 2007
To: Marlène D.3356149085_902ff8b016_m.jpg
Bonjour Madame,

Je vous annonce que nous ne disposons pas actuellement de ces statistiques de consultation. Cet outil devrait être disponible au cours du premier semestre 2008.
Bien cordialement. XX Responsable Grands Comptes

Le 18/02/2009 / Subject: RE Statistiques 2008
To: marlène d.
3178681311_0dcbcd305d_m.jpg
Bonjour,

Notre Département Informatique est en cours de réalisation d’un outil statistique non finalisé à ce jour. Nous ne sommes donc pas en mesure de vous transmettre ce type de données pour le moment.
Bien cordialement. XX Responsable Grands Comptes

[photos : alecska, Dan Egg, ToyBox]

Un B.A-BA des ERMs

309594569_08c23a75a3_m.jpgA la demande de certains, j’ai mis en ligne mon Projet Professionnel Personnel (PPP), l’espèce de mémoire réalisé dans le cadre de la formation initiale de bibliothécaire d’état (que j’ai suivie entre novembre 2007 et octobre 2008), portant sur un projet de l’établissement dans lequel on exerce. Cela m’a semblé être une bonne occasion de faire le point sur ce que sont les ERMs, les solutions existantes, les acteurs du marché, les apports de ces outils à la gestion actuelle (souvent manuelle ou presque), l’état de la réflexion sur le sujet etc… le tout dans une perspective inter-universitaire, les universités d’Aix-Marseille étant engagées dans un processus de fusion à plus ou moins brève échéance. Bref, si ça intéresse quelqu’un, c’est disponible ici : ERM is good for you : Pistes de réflexion pour l’acquisition d’un outil de gestion des ressources électroniques dans un cadre interuniversitaire.
[photo : Gato Azul]

Doc élec de référence

2900478421_349c3913ef_m.jpgUne initiative assez géniale, il faut bien le dire, est celle de Mirela Roncevic, qui vient de mettre en ligne, aidée d’une demi-douzaine d’experts, les E-Reference ratings, des listes thématiques de ressources électroniques de référence. Pour chaque ressource, un bref descriptif et une évaluation selon les critères suivants : l’audience (la couverture + le public visé), le niveau d’écriture (en fonction du public), le design (l’ergonomie de l’interface), les fioritures web (les éléments multimédia et 2.0), la facilité d’utilisation, les liens (interopérabilité avec d’autres bases), la valeur (notion toute relative, qui se rapproche un peu du rapport qualité-prix-quantité). Près de 180 bases (toutes payantes) sont évaluées. Encore un outil qui trouverait bien son utilité ici s’il existait un équivalent pour les ressources francophones… Le seul truc qui me chiffonne, c’est que c’est hébergé par le Library Journal, propriété du groupe Reed-Elsevier, éditeur justement de nombreuses ressources électroniques… Bon, ok, j’arrête de faire du mauvais esprit 😉

[photo : cdedbdme]

ER&L rocks

Electronic Resources & Libraries (ER&L) organise tous les ans depuis 2006 LA conférence spécialisée sur les ressources électroniques – non, je ne vais pas vous refaire le coup de l’appel au peuple pour y aller : je confirme, ça ne marche pas ;-)) Contrairement à Internet Librarian (qui a lieu en ce moment), il n’existe malheureusement d’édition européenne de cette conférence, peu de non-américains y sont donc représentés. Pour l’édition 2009 (à Los Angeles), les organisateurs ont pris l’initiative originale de soumettre les propositions de communication au vote des internautes intéressés sur leur blog. Si comme moi vous aimeriez bien entendre (ou, du moins, récupérer les ppt après coup) des interventions sur « La gestion des règles de PEB dans les ERMs », « Comment maximiser ses stats d’usage », « Une approche budgétaire holistique pour améliorer les ressources et les services numériques », « Installer un ERM en 3 jours », et surtout « Les statistiques des ressources électroniques : que faire quand on n’a pas de budget » ;-), dépêchez-vous, le vote se termine ce soir !

Du changement dans l’Ere

9fd3afd02f9c1fae4f28a79c3c42d99a.jpgDes fois, quand on fait des suggestions au Ministère, elles sont prises en compte (bon, d’accord, surtout quand on est nombreux à faire remonter les mêmes choses, ça aide). C’est ce que je me suis dit alors que je m’apprêtais à faire mon petit pensum de rentrée, à savoir remplir l’Enquête sur les Ressources Electroniques. Prononcée E.R.E., « éré » ou encore « ère » (l’appellation n’est pas normalisée, pfff… je plaisante), cette enquête annuelle permet à la Sous-Direction des Bibliothèques et de l’Information Scientifique, ainsi qu’aux établissements de l’enseignement supérieur (puisqu’une partie des résultats sont publiés sur le site de la SDBIS), de savoir quelles ressources en ligne sont disponibles, pour quels montants, selon quelles conditions d’achat (individuel ou mutualisé).

Cette année, ô surprise, il ne faut plus renvoyer des classeurs excel tout moches, mais remplir des formulaires en ligne tout moches, et, miracle, les ressources faisant l’objet d’une négociation au sein du consortium Couperin sont préremplies, ce qui fait gagner un temps énorme, donne l’impression de travailler enfin au 21ème siècle, et doit sérieusement simplifier la vie de la personne chargée du traitement ultérieur des données. Bon, le serveur est régulièrement saturé, et le système de visualisation des réponses saisies fonctionne de manière quelque peu aléatoire, mais nom d’un chien, quel progrès !!! Bravo les gars (et les filles), et merci de nous faire gagner du temps !
(Maintenant il va falloir faire pareil pour l’ESGBU ;-))
[photo : (nutmeg)]

I love LISTA

8160c49d63e332d19de8c2d5d049f632.jpgPersonne ne m’en a parlé à l’école, aucun de mes collègues ne l’utilise, et pourtant : comment se passer de LISTA, la base de données bibliographiques en SIB ?
LISTA indexe près de 600 revues professionnelles, magazines, livres, rapports, actes de congrès… de 1960 à aujourd’hui. Elle est hébergée par Ebsco, et bénéficie donc de toutes les fonctionnalités offertes par la plateforme EbscoHost, notamment le compte personnel pour sauvegarder les résultats, l’export vers les outils de gestion des références bibliographiques, et les fils RSS. Et tout ça gratuitement depuis 2006. Je trouve dommage qu’elle ne soit pas plus promue : c’est une ressource de base pour les étudiants en sciences de l’information (en train de terminer mon mémoire de fin de formation, je confirme !). Bien sûr, la majorité des contenus est anglophone, mais la richesse des informations fournies vaut largement le coup de se remettre à l’anglais…
[photo : cannnella]


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