Archive for the 'Y en a marre' Category

Marronnier

1438051057_7789bc8c40_m.jpgCa n’a échappé à personne, c’est la rentrée… Et avec elle le nouveau tirage de l’incontournable brochure REPERE, dont nous venons, comme la plupart des autres BU, de recevoir 300 exemplaires. Une bonne surprise dans cette livraison 2009, le chapitre consacré à l’exploitation de l’information, qui aborde aussi bien la gestion des références bibliographiques, la gestion des signets que la citation, la veille ou le plagiat. Je reste toujours un peu perplexe sur la finalité de cette opération : la brochure me semble trop complexe pour des étudiants ou des enseignants en dehors des sciences de l’info, mais bon…

Quoi que : hasard de l’actualité, je viens de lire les dernières brèves de l’UNJF, et du coup j’ai une suggestion pour donner plus d’impact au travail d’analyse et de recensement fait pour cette brochure : pourquoi ne pas créer, à l’instar de la rubrique « les outils de recherche sur internet spécifiques au domaine scientifique », une rubrique sur les ressources numériques pour les sciences juridiques ? Il pourrait être judicieux ensuite de la proposer au comité éditorial de l’UNJF : cela leur éviterait de mettre en référence sur tous les cours en ligne de la plateforme cet article consacré aux Bases et banques de données juridiques et économiques d’A. Maximin, paru dans le BBF certes, mais en 1981…

[photo : annia316 ]

Des bases et des buses

3627897098_454de87c0d_m.jpgAujourd’hui nouvel épisode de la (sans doute longue) saga « Les éditeurs juridiques francophones nous prennent pour des buses » : Lextenso.

Cet agrégateur propose le texte intégral de 9 revues juridiques, dont les incontournables ‘Petites Affiches’ et ‘La Gazette du Palais’. C’est à peu près tout ce qu’il propose d’ailleurs : on ne peut ni exporter les références, ni les stocker pour un usage ultérieur (en tout cas pas dans un abonnement bibliothèques), ni les envoyer par e-mail, ni les enregistrer sur clé USB (sans passer par un fastidieux copier-coller). Ah si, on peut les imprimer quand même (vous parlez d’une innovation).
Lextenso vient de relooker sa plateforme : au lieu du bleu turquoise et de l’orange furieusement années 80, place à une sobriété de bon aloi en blanc et rouge, avec une fenêtre de recherche plus grande et plus visible, et les dernières infos sur la page d’accueil (des pavés RSS à la Netvibes). Il paraît qu’on peut désormais personnaliser cette page d’accueil : « Affichez les sommaires des revues de votre choix, affichez vos chroniques préférées, enrichissez votre Lextenso des flux de vos autres sites favoris… » Enfin ça, c’est quand on a un code d’accès, pas quand on a un abonnement bibliothèques.

C’est dommage que les gens de Lextenso ne prennent pas la peine de consulter leurs clients des bibliothèques : on pourrait leur suggérer, par exemple, que s’ils mettaient en place une authentification Shibboleth, nos étudiants (sans doute leurs futurs clients) pourraient bénéficier de ces fonctionnalités de personnalisation qu’ils doivent passer du temps à développer.
Mais ça, ça serait possible s’ils prennaient la peine déjà de communiquer avec nous : j’ai découvert, comme sans doute mes homologues, la mise à jour de la plateforme tout à fait par hasard… Et comme personne ne m’a avertie que l’url de la base avait changé, mes accès ont été coupés… Et comme visiblement ils ne communiquent pas non plus avec leurs collègues éditeurs, les liens entre Doctrinal et Lextenso sont inopérants depuis jeudi dernier…

[UPDATE du lendemain : Les accès via Doctrinal sont rétablis.]

C’est dommage, parce que c’est une base que j’aime bien par ailleurs : relativement ergonomique, plébiscitée par les étudiants, simple d’utilisation, il serait dommage que son intérêt finisse par ne plus résider que dans son tarif (bien inférieur à celui de ses concurrents qui, encore une fois, ne font guère mieux).
Oui, vraiment dommage pour une société censée « s’adapter à tous vos besoins d’information juridique et autres »…
[photo : kjwcode]

Show et froid

3427673941_21039d415d_m.jpgJe tombe juste sur l’annonce de Pres4lib, une conférence pour les formateurs et autres intervenants occasionnels dans le milieu des bibliothèques : voilà une bonne initiative, dont il serait sans doute bon de s’inspirer pour améliorer la qualité de nos interventions lors de conférences et autres journées professionnelles. Apprendre à réaliser des powerpoint efficaces (avec juste les idées principales), à présenter son propos de façon sinon « sexy », du moins dynamique (par pitié : arrêtez de LIRE votre powerpoint – nous ne venons pas pour qu’on nous fasse la lecture, mais bien pour entendre ce que vous avez à DIRE), il semble qu’il y ait une vraie carence dans la formation des professionnels sur ces compétences – qui ne s’improvisent pas.

Pas l’occasion d’aller à Princeton ? Vous pouvez néanmoins profiter des conseils de quelques-uns des spécialistes de la question :

Presentations Zen : le site de référence de Garr Reynolds, un des spécialistes du sujet. Ses 10 trucs de présentation sont la base ; Daniel Lafrenière a aussi traduit quelques-uns de ses conseils pour faire une bonne présentation.

– Ce qu’il ne faut pas faire : Really bad powerpoint, par le gourou du marketing web, Seth Godin, pour qui par ailleurs on ne doit pas employer plus de 6 mots par diapo, un vrai challenge 😉

17 conseils incontournables pour réussir ses présentations et 20 erreurs à éviter dans une présentation Powerpoint chez Conseils en marketing

Réaliser une présentation Powerpoint et Pour la défense de Powerpoint sur le site Ergologique.com

– Enfin Ilibrarian a également 4 ways to spice up your presentations à vous suggérer.
[photo : Jericho is unruly]

Hadopire

HADOPI - Le Net en France : black-out« Il y a plusieurs choses que je trouve très choquantes dans ce projet sur le plan des principes :

– La formule revient à considérer a priori tout utilisateur en bibliothèque comme un coupable en puissance et comme un “prédateur” de biens culturels. Mais c’est l’esprit de la loi Hadopi toute entière … Cela revient en outre à nier le rôle pédagogique que les bibliothèques peuvent jouer dans l’accompagnement des utilisateurs sur la Toile et à remettre en cause notre capacité tout simplement à faire appliquer nos règlements intérieurs. Qu’adviendra-t-il par exemple des collections de signets que les bibliothèques mettent en place ? Faudra-t-il les soumettre à l’avis préalable de la commission chargée de dresser la liste blanche ?

– Quand on pense à l’immensité et à l’évolutivité d’internet aujourd’hui, on a du mal à imaginer comment cette sélection des sites pourrait s’effectuer. On aboutira forcément à un échantillon très réduit qui ne sera qu’un pâle reflet de la diversité de la Toile. On pourrait à la rigueur imaginer d’exclure les sites qui, de notoriété publique, favorisent le piratage, mais même sous cette forme, la formule me paraît choquante.

– Le projet me semble intenable en bibliothèque de lecture publique, mais il ne l’est pas moins en BU pour les usages liés à la recherche. Comment les chercheurs pourront travailler avec un internet bridé ?

Le projet parle d’une consultation préalable des acteurs concernés. Mais rien ne garantit que nous seront indentifiés comme des “acteurs concernés”. Et même si c’était le cas, je ne voudrais pas être à la place des représentants des bibliothèques qui auront à donner leur bénédiction à ce portail blanc.

L’inquiétant, c’est que le projet paraît déjà assez avancé, car la Ministre s’appuie sur les travaux du CGTI (quid ? Conseil Général des Technologies de l’Information) qui a produit un rapport sur la question du filtrage.

C’est ni plus, ni moins une forme de censure qui est proposée ici. La protection des droits d’auteur (ou des intérêts économiques qui sont derrière) vaut-elle vraiment d’accepter une telle atteinte au droit d’accès à l’information ?

Plus profondément, il me semble que “déontologiquement” nous ne pouvons pas accepter cette conception du métier de bibliothécaire, comme un “verrouilleur” d’accès à l’information. C’est l’image profonde de la bibliothèque qui peut être atteinte par un tel projet. »
Lionel Maurel, sur son tout nouveau blog, résume très bien mes inquiétudes face à cette loi.

A quand l’export pour tous ?

3214732182_13d5ea9f78_m.jpg« Un second axe de travail consiste à valoriser les contenus de Persée en les plaçant au-delà de leur contexte immédiat de recherche SHS française. Les contenus de Persée sont désormais dotés d’un DOI ce qui leur confère plusieurs propriétés majeures :
* la permanence de leur adresse, indépendamment de leur localisation ;
* leur référencement dans des systèmes d’information internationaux ;
* l’établissement de liens ou citations entre les ressources hébergées par Persée et d’autres systèmes d’informations également dotés de ces outils.
Ainsi, les utilisateurs de Persée pourront, à partir de chaque article, « rebondir » sur un ensemble de citations établies à partir de ou vers le document. »

OK très bien, bonne nouvelle (de 2008), mais à quand le développement de fonctionnalités d’export des données vers les outils de gestion des références bibliographiques ? Même question pour Revues.org – sur ce coup là il n’y a que Cairn qui tire son épingle du jeu en proposant un export direct vers Refworks et Endnote depuis au moins 2 ans.

Si ces plateformes innovantes et dynamiques ne proposent pas ce type de fonctions maintenant, comment pouvoir espérer faire bouger les éléphants de l’édition en SHS française en leur montrant le bon exemple ?
[photo : olliehigh]

Les éditeurs et nous

1bc6f2dfd94514b6bd3127e176d3cd8c.jpgPetites réflexions du soir sur le rapport bibliothécaire-éditeur dans le monde électronique :

Le journal du droit international (Clunet) est dispo en ligne chez LN Juris-Classeur. Je vous le signale, au cas où, comme moi, personne ne vous en aurait informé : je suis tombée dessus par hasard, en préparant une formation. Si ça se trouve ça fait des mois que ce titre de référence en droit est en ligne : je n’en sais rien, l’éditeur ne me l’a pas dit.

C’est comme la base de Jurisprudence de chez Dalloz : un jour, je suis allée sur le site, et j’ai vu un nouvel onglet. Comme je suis d’un naturel curieux, j’ai cliqué dessus, et j’ai vu qu’il y avait une chouette base de jurisprudence derrière, avec des liens vers les commentaires, les citations, tout ça. Mais l’éditeur ne me l’a pas dit. Il m’envoie tout les jours sa p…$=+* de lettre juridique (parce que je suis administrateur), mais zéro info sur la mise en ligne de nouveaux contenus.

Même Cairn, qui se distingue en positif sur pourtant bien des points, ne m’a pas dit qu’on pouvait dorénavant exporter ses références directement dans Refworks !

Ca pourrait quand même m’intéresser toutes ces infos, moi, bibliothécaire, non ? Moi qui forme les étudiants, qui renseigne les enseignants, qui assure la promotion de toutes ces ressources, et qui, accessoirement, les paye…

Mais pour l’éditeur visiblement, l’utilisateur est une donnée secondaire. Pour l’éditeur francophone, s’entend : les éditeurs américains ont eux depuis longtemps compris qu’il fallait entretenir la relation avec l’utilisateur, professionnel ou pas ( cf. Elsevier Library Connect, Wiley Interscience newsletter, Emerald now).
[prohot : diemaster]

Merci de faire le ménage

medium_430117081_161b614d75_b.jpgBon, ça suffit. Ca fait quelques semaines que ça dure, que je ne dis rien, mais là ça commence à bien faire. Alors je le demande publiquement aujourd’hui aux p’tits jeunes du DCB16 : installez vite fait un filtre anti-spam, ou faites le ménage plus souvent dans vos commentaires ! Marre des pubs pour du viagra, des pseudo-médicaments, des trampolines d’occasion… Pensez 5 minutes à vos abonnés RSS, dont les agrégateurs déjà bien chargés n’ont pas vraiment besoin de ces publi-posts vides de sens et de contenu… Merci.
[crédit photo]


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