Archive for the 'e-book' Category



et les bibliothèques ?

« Les bibliothèques n’ont aucun sens dans le futur », a déclaré Shatzkin depuis la tribune dans une bibliothèque datant de 1828. « Quiconque a accès à internet a déjà à sa disposition bien plus d’ouvrages que dans cette bibliothèque », a-t-il souligné. « Nous n’avons pas besoin de bâtiments. Il y aura une demande constante de bibliothécaires, on aura besoin de leurs compétences, tout comme on aura besoin de celles des éditeurs. »
Mike Shatzkin in Montreal: Libraries don’t make sense anymore. Puis précisions, suite aux réactions produites par ces déclarations :
« Dans un monde rempli d’e-books, ce que le nôtre sera dans 10 ou 15 ans, les livres imprimés n’auront pas complètement disparu ; mais ils seront soit « exotiques », soit très spécifiques. Ils ne seront plus un moyen banal ou ordinaire de fournir du contenu comme ils le sont aujourd’hui.
Je m’attend aussi à un monde dans lequel nous aurons tous accès à / nous possèderons tous de nombreux écrans. Avec ces écrans, nous aurons aussi accès à un grand choix de contenus, comme ce que nous montre internet aujourd’hui. Mon intuition est qu’à ce moment là, notre abonnement à internet « standard » incluera un accès à plus de livres qu’il en existe dans la plupart des bibliothèques aujourd’hui, et des tas d’autres pour un coût supplémentaire symbolique ou parfois conséquent. Nous devrons choisir un (ou deux) écran(s) à transporter en partant le matin (ou pas : il sera possible d’emprunter des écrans chez Starbucks et dans le hall de l’hôtel et dans la salle d’attente du dentiste), mais nous aurons de toutes façons accès à des contenus où que nous soyons et à n’importe quelle heure. Comme le même écran nous fournira nos outils de productivité personnelle (le billet de blog que je suis en train d’écrire, la liste de courses chez le fromager avant de rentrer), nous connectera à nos comptes en banque, et, bien sûr, à nos agendas et à l’itinéraire pour la fête à laquelle nous serons censés nous rendre le soir, le stockage d’informations supplémentaires – que ce soit un livre, un magazine, un journal ou un carnet de notes – sera un anachronisme depuis longtemps dépassé.
L’objectif de base – l’objectif fondateur – d’une bibliothèque […], est de fournir un accès à des choses imprimées. Même la bibliothèque de quartier la plus petite a certainement abrité plus de contenu que n’importe quelle bibliothèque personnelle et, dans la plupart des cas, bien plus que ce qui serait disponible chez n’importe quel libraire. A l’origine, ce sont les livres qui ont défini la bibliothèque et ont attiré les lecteurs. Lorsque nous aurons tous accès à plus de livres sur nos écrans que ce que celle-ci contient, quel sera l’intérêt de la bibliothèque ? »


It will be hard to find a public library 15 years from now
, The Shatzkin Files.

La feinte d’HarperCollins

« Si nous envisageons cela [la loi de Pareto, connue aussi sous le nom de loi des 80/20] dans le contexte des modèles de prêt des e-books, nous voyons qu’HarperCollins a bien réussi son coup. En concentrant notre attention sur les livres qui sont beaucoup empruntés, […], HarperCollins nous a amené à négliger les 80% de livres qui ne circulent pas ou peu. Pourtant les bibliothèques payent le plein tarif pour ces livres-là aussi, et il est clair que les éditeurs se font infiniment plus d’argent sur les livres qui ne circulent pas dans les bibliothèques que sur ceux qui ne se vendent pas en librairie !
Tout bien considéré, un des impacts économiques des bibliothèques, en plus de ceux dont j’ai déjà discuté, est de transférer du pouvoir d’achat des best-sellers vers des livres moins populaires. On peut même faire valoir que les bibliothèques soutiennent une culture large, qui disparaîtrait sans ce soutien. Et devinez qui publie ces best-sellers ? Les 6 plus gros éditeurs, bien sûr. Il payent de grosses avances aux auteurs, d’énormes frais de publicité auprès des librairies, font passer leurs auteurs dans les talk shows et obtiennent des critiques de leurs bouquins dans le Times. Cela demande beaucoup d’argent, mais la dépense est largement compensée dans une économie basée sur quelques titres vitaux ou sur des « cartons » de librairie.
Alors voilà l’astuce : en focalisant le débat sur des mécanismes de revenus générés par la popularité, HarperCollins mise sur les gros succès de librairie et affaiblit la longue traîne. Cela peut affecter négativement les bibliothèques, mais celles-ci sont des dommages collatéraux. C’est bien la longue traîne qu’HarperCollins essaye de détruire. »

Extrait de The Pareto principle and the true cunning of HarperCollins, par Eric Hellman, qui propose des analyses toujours fort pertinentes des problématiques économiques autour du livre et des bibliothèques.
[photo : linkwize]

26 et puis c’est tout

Retour sur le buzz du week-end dans la bibliosphère américaine : l’affaire Harper Collins OverDrive.
Overdrive, l’un des principaux diffuseurs de livres numériques pour les bibliothèques aux Etats-Unis, vient d’envoyer à ses clients un courrier faisant état de prochains changements dans la licence d’utilisation du service, pour répondre à la demande d’un éditeur (on apprendra par la suite qu’il s’agit d’Harper Collins). Cet éditeur souhaite en effet que la consultation des e-books mis à la disposition des bibliothèques soit limitée en nombre : au bout de 26 « prêts », le document n’est plus accessible, et la bibliothèque doit le racheter.
Tollé chez les bibliothécaires, naturellement : ce post de Librarian by Day rassemble un florilège des nombreux commentaires que la nouvelle a suscité dans le milieu des bibliothécaires et en dehors, et on peut suivre les réactions des uns et des autres sur Twitter sous le hashtag #hcod.
Racheter un e-book ? Oui oui, comme quand les livres nous reviennent en piteux état, avec les pages arrachées etc. Sauf que… arracher les pages d’un livre numérique ?!? Là clairement il va falloir choisir : soit on considère que le livre numérique, c’est pareil que le livre papier (même prix, un seul prêt à la fois), mais alors on peut le conserver, soit on dit que le livre électronique obéit à des règles différentes, et on peut faire plus de choses avec (accès illimité, accès multi-supports, contenus enrichis, pas de DRM…), ou le payer bien moins cher…
En BU on a déjà connu ça pour les revues (la fin de la propriété des contenus en faveur de l’achat d’accès limités dans le temps), et on s’est plus ou moins adaptés (avec quand même souvent l’ajout de clauses pour l’accès aux archives), en soulignant toutefois les risques d’uniformisation de l’offre documentaire : on voit dans le modèle proposé par Harper Collins que la poldoc en prend encore un coup, les bibliothèques finissant par ne racheter que les best-sellers… Peut-être cela dit que le modèle qui convient à l’information de type « revues » n’est pas forcément adéquat pour le livre, mais bon, je ne suis pas spécialiste.  Problème anecdoctique soulevé par ce type de licence : la question du signalement dans les catalogues (comment suivre les notices d’ouvrages qui disparaissent au  bout du 26ème prêt ? et peuvent réapparaître à la prochaine commande ?).
L’éditeur justifie ce revirement ainsi : « Nous pensons que ce changement permettra d’établir un équilibre entre la plus-value que les bibliothèques tirent de nos titres et la nécessité de protéger nos auteurs, et d’assurer pour les années à venir leur présence dans les bibliothèques publiques et au sein des communautés qu’elles desservent . »
Il me semble que ce que tout cela prouve, c’est qu’il est difficile de trouver des modèles économiques pour le livre numérique (voir les pistes que donne Eric Hellman), et que les éditeurs auraient beaucoup à gagner à travailler en concertation avec les bibliothécaires sur le sujet…
[Photo : Elisabeth Thomsen]

Attentes des consommateurs vs objectifs des éditeurs

Selon les résultats d’une enquête menée fin 2010 auprès de 476 professionnels de l’édition et 1800 consommateurs américains, c’est un peu le grand écart entre ce que prévoit l’industrie du livre et ce qu’attend le grand public en matière d’édition numérique :
« 74% des éditeurs sont désormais complètement engagés dans l’implémentation de versions numériques de leurs livres et magazines. 43% des éditeurs maintiennent une séparation entre leurs processus numériques et leurs processus imprimés, et 67% d’entre eux pensent que le numérique ne changera rien à leurs publications imprimées habituelles. Pour les éditeurs, le contrôle des droits d’auteur est la question dominante.
A l’inverse, les consommateurs insistent sur la liberté de pouvoir partager des contenus avec leurs amis, leur famille et leurs collègues, et ils attendent des publications numériques qu’elles puissent être consultées sur leurs smart phones, leurs tablettes et leurs liseuses. Ce qui suggère, à l’instar de ce qui s’est produit pour l’industrie du disque, un conflit sous-jacent avec la tradition de l’abonnement employée par les acteurs de l’édition pour leurs journaux et magazines. L’obstination des consommateurs pour un nouveau droit à un accès réellement multi-media va créer des changements conséquents dans le fonctionnement de l’industrie de l’édition. »
Harrison Group Survey of Publishers and Digital Consumers Identifies Challenges to Adoption of Digital Publishing Devices
[photo : something.from.nancy]

Université d’été du CLEO – Table ronde 1/2

2311309574_29ebef6f1b_m.jpgJ’ai pu assister le mois dernier à la table-ronde organisée en clôture de l’Université d’été du Centre pour l’édition électronique Ouverte. C’était très intéressant, même si, soyons franche, il n’y avait pas foule (pas plus d’intervenants que de public mais pas loin, et aucun bibliothécaire – sauf moi). Et il tombait des cordes, mais je m’égarre. J’ai pris pas mal de notes, du coup je scinde le compte-rendu en 2 posts distincts. Première partie : les différentes plateformes du CLEO, leurs évolutions, et un retour sur l’Université d’été.

Présentation du CLEO et de l’Université d’été (Marin Dacos, Directeur)
Démarche de constitution d’une nouvelle profession : l’édition électronique – métier en cours de structuration.

Le CLEO est la coquille institutionnelle créée pour accueillir Revues.org en 2007 (alors que le projet date de la fin des années 1990), c’est depuis peu une Unité Mixte de Service (UMS) sous tutelle CNRS / Université de Provence / Université d’Avignon / EHESS. Cela dit Revues.org reste un portail « oecuménique ». Son objectif n’est pas d’être une grosse plateforme française, mais clairement d’être une petite plateforme internationale (ouverture vers les pays d’Amérique du Sud et traduction des interfaces en cours). Les 4 piliers du CLEO sont :

Hypothèses : plateforme de carnets de recherche
La plateforme, lancée en 2007? accueille une cinquantaine de blogs, dont 25 sont mis en avant sur le site principal. Un conseil scientifique procède à la sélection des blogs, il reçoit environ 1 candidature par semaine. Il existe 3 niveaux de validation :
– l’acceptation de la création du blog (qui est peu visible sur la plateforme, pour que l’auteur « se fasse la main »)
– l’agrégation : le blog apparaît sur la page d’accueil, une fois que son auteur maîtrise ses contenus et ses outils
– l’éditorialisation : il s’agit de valoriser des contenus, sans doute sous la forme d’un « Carnaval des blogs ». La sélection des contenus à valoriser pourra, pour garantir une pluralité de regards, être ouverte à d’autres personnes que les seuls membres du conseil scientifique.
Hypothèses reste un prototype, un outil en devenir ; ce stade expérimental permet de voir quelle appropriation en font les chercheurs d’une part, et de tenir compte de leurs retours pour améliorer l’outil d’autre part. Exemple des compte-rendus de lecture, nombreux sur la plateforme : un système d’ajout des ISBN va être implémenté pour agréger les compte-rendus concernant le même ouvrage.

Manuscrits : plateforme de gestion éditoriale (backoffice)
Gestion des soumissions, du blind peer-review ; peut tout à fait gérer un circuit d’édition papier traditionnel (prise en compte de toutes les étapes, jusqu’au bon à tirer)

Revues.org : plateforme de revues en ligne
La grande nouveauté de 2009, c’est l’ouverture aux livres électroniques : c’est désormais un marché, dans lequel s’impliquent des acteurs majeurs (Google, Amazon, Apple), il faut que la recherche en fasse partie. Le problème est que le livre électronique reste un objet difficile à manipuler au niveau électronique.
Par ailleurs un partenariat avec Cairn permet de diffuser la partie commerciale de 24 revues ; ce qui évite au CLEO d’avoir à gérer un département spécifique à la commercialisation (et accessoirement permet d’échapper à une « guerre des portails » néfaste).
La recherche de modèles économiques pour l’open access a abouti a une solution mixte : le freemium. Cette solution permet à la plateforme de rester gratuite en amont (pour les auteurs) et en aval (pour les lecteurs). Comme les financements publics ne suffisent pas, des cotisations optionnelles vont être proposées aux revues, ainsi qu’aux bibliothèques universitaires (en 2010) : elles leur donneront accès à une dizaine de services supplémentaires (par ex pour les revues, la possibilité d’inclure des cartes interactives, des vidéos etc. Pour les BU, accès à des statistiques de consultation, interlocuteur spécifique et journées de formation) sur les 110 services proposés au total, qui seront soumis à une barrière mobile.
Prochainement, les livres électroniques produits par le CLEO seront disponibles à la vente dans des librairies en ligne (Immatériel, Feedbooks) : l’idée c’est que les contenus sur le réseau sont gratuits, et que ceux qui s’en détachent (téléchargement sur disque dur ou liseuses) sont payants ; c’est une expérimentation (réversible) qui va être mise en place avec des éditeurs volontaires. Autre étape à plus long terme : proposer de l’impression à la demande pour les revues ou livres aux éditeurs qui le souhaiteront (plus d’épuisés).

Calenda : agenda des événements en SHS
Plus de 10 000 événements déjà signalés, avec + de 100 000 visites par mois, c’est le plus gros poste en terme de statistiques de fréquentation.

Organisation : 1 personne à temps plein est chargée du référencement des ressources du CLEO. Les revues sont encouragées à maintenir un lien direct avec leurs lecteurs (module de création de newsletters) et à assurer aussi leur propre promotion. Côté technique, la plateforme est hébergée sur une vingtaine de serveurs à Lyon, gérée par 5 personnes.

Revues.org fonctionne avec une stratégie ouverte de management : tous les membres de l’unité ont accès à toutes les listes de diffusion ; le corollaire de cette volonté de transparence dans la communication interne est pour chacun un travail nécessaire sur la rédaction des informations et sur le vocabulaire utilisé. La diffusion de la compétence et des connaissances dans cet univers instable passe par une veille permanente sur l’édition électronique effectuée par l’ensemble des métiers de Revues.org.

2901783799_32cbf787dd_m.jpgL’université d’été du CLEO (M. Dacos)

[Mes notes reprennent le contenu du support de présentation – mais donnent moins mal au coeur ;-)]
Contexte : évolution des pratiques de lecture, le livre change mais ne disparaît pas > décomposition de la galaxie Gutenberg : recul de la presse écrite, dématérialisation du livre…
Google Book Search : on n’est plus en face d’un «simple» moteur de recherche, mais d’une grosse entreprise de numérisation (déjà 7 millions d’ouvrages numérisés).
Un marché des liseuses est en train de se créer : le Kindle, c’est déjà du business (30% des ventes sur Amazon se font sur de l’électronique). Verrouillage des prix et des formats par le trio Amazon, Apple et Google.
La menace, c’est d’arriver à un Minitel 2.0 = faire d’internet un tuyau fermé, totalitaire. En France, la vitesse de circulation des données sur internet est plus grande pour la réception que pour l’envoi des informations, cela limite les possibilités des internautes pour monter leurs propres serveurs (limitation volontaire du secteur marchand)

Il faut arrêter de parler du livre, qui se désintègre et devient avant tout un texte, qui a et aura d’autres modalités :

  • fluide
  • flux
  • immatériel
  • multiformats (problèmes d’optimisation qui font grimper les coûts)
  • reproductible
  • pléthorique (1,5 millions sur l’Open Content Alliance) : on est de plus en plus dans une économie de l’attention : il y a plus de documents que de lecteurs. D’où l’importance des labels, de la recommandation.
  • indexable (fonction oubliée des premiers outils)
  • sémantisable
  • liable
  • piratable
  • annotable : tags, favoris, notes (cf commentpress)

Les connexions entre les livres apportent de la valeur ajoutée à tous les livres > valeur de la recommandation, des liens de comparaison, de mise en perspective. Forge des livres = soumission / commentaires, capitalisation de la conversation scientifique, échanges internationaux (Exemple du Read Write Book, fil rouge de l’Université d’Eté).
Livre papier = objet fermé ; livre électronique = début d’une conversation (y compris pour la fiction).
Importance croissante des métadonnées (autant, voire plus que le livre lui-même) en terme de valeur ajoutée ; le problème est que cela revient très cher à mettre en oeuvre, d’ailleurs Google le fait mal (et le reconnaît : exemple de l’année 1899, qui comprend de nombreux exemplaires, et n’est en fait qu’un choix arbitraire suite à une fusion de plusieurs bases de données…)

Pour donner le meilleur du texte électronique, il faut qu’il puisse être :

  • Lisible dans un format ouvert
  • Recomposable (zoomable comme sur les iphone et ipod touch) – ce qui est une hérésie par rapport au processus de composition de l’édition traditionnelle des livres, il va falloir changer les mentalités.
  • Conservable : l’utilisation est actuellement limitée à une nombre défini de machines, ce qui interdit d’autres usages > objets génétiquement périmés par les DRM.
  • Manipulable – au moins autant que le format papier :
  • Copiable/collable
  • Inscriptible (annotable)
  • Citable : identifiable, avec des url pérennes, des métadonnées correctement renseignées (importance du nommage des fichiers – cf podcasts de France Inter vs ceux de RTL). La mise en place d’une vraie politique d’enrichissement des fichiers est nécessaire.
  • Interopérable : il faut faire communiquer les livres entre eux, les faire entrer dans la conversation (détection des citations entre les livres) – traçabilité de la vie intellectuelle du livre, de ses usages.

[photos : jonas_k, biblicone]

POD dans ta BU

0cb5701964a76cc0c6ae28bb779e410a.jpgAprès les distributeurs de livres dans les lieux publics, voici la machine à faire les livres dans la bibliothèque : les bibliothèques de l’université du Michigan viennent de s’équiper de cet appareil qui imprime à la demande (POD = Print On Demand) les ouvrages du domaine public qui ont été numérisés (et pour cette université ce n’est pas rien : 2 millions d’ouvrages à ce jour). En moins d’une dizaine de minutes, on obtient un ouvrage relié pour un coût de 10$. On peut voir l’Expresso Book Machine, c’est son nom, en action dans cette vidéo. On demand books, la société qui le commercialise, l’a implanté dans plusieurs librairies et bibliothèques publiques, mais c’est à priori une première en BU. Ce qui ouvre des perspectives intéressantes pour les bibliothèques en matière de partenariats : avec les pressses d’université (pourquoi ne pas sous-traiter avec la BU plutôt qu’avec un prestataire privé ?), avec les enseignants (des cours complets « personnalisés »), avec des petits éditeurs (une fois les droits négociés).

Le blog DLTJ a une fiche technique bien plus complète.
[photo : kitgraphics]

Le marché du mardi, n°10

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– A l’instar de la Bibliothèque du Congrès il y a quelques mois, la Boston Public Library a mis en ligne sur Flickr près de 5000 photos et cartes postales (que l’on peut même localiser sur une carte), que les utilisateurs du site peuvent tagguer.
– Une vingtaine de vidéos en streaming chez Nature, en libre accès pour la plupart.

E-BOOKS
– L’éditeur MaranGraphics propose ses livres d’informatique et de loisirs en ligne gratuitement. Il y a une sélection spéciale « Etudiants », qui va du manuel d’algèbre au livre de cuisine, en passant par la méthode de guitare – les fichiers mp3 sont aussi fournis ! -, tout sur les chiots, le yoga ou le sudoku…
– De nombreux albums jeunesse sont à feuilleter librement chez LookyBook, histoire de voir avant d’acheter. On y retrouve critiques et recommandations.ba534445b292d22e7a87162abdea80f2.jpg

OPEN ACCESS
– Une idée qu’elle est bonne : les présentations et supports des interventions de l’Open Repositories Conference ’08 sont rassemblés dans l’archive ouverte de la conférence.
[photos : ecololo, fredpanassac]

Le marché du mardi, n°6

64c3ac4a37f5233ad446893c3abce500.jpgRecherche
– Il n’y a pas que Wikipedia sur internet : un article de la rubrique Bibliothèque du site CollegeDegree.com liste 25 sources alternatives d’information de qualité
Search Pigeon est un outil de recherche en SHS créé avec Google Co-op CSE, qui cherche dans les revues en OA (blog).

2.0
– Non pas le mais les blogs de la bibliothèque publique de New-York font un bon travail de valorisation des fonds, notamment iconographiques ; par contre ils ne sont pas trop mis en valeur sur le site (il faut aller dans Digital Collections, puis descendre à NYPL Staff).
– Un outil simple et bien fait pour créer des chronologies : Circavie (exemple avec l’historique du consortium Couperin)
31bd64ec0d25abacd350d8c5e9a2f1b2.jpg– Encore plein de services associés autour de Twitter : Twitter Karma (pour avoir une vue d’ensemble sur qui vous suivez / qui vous suit), Twitterlights (pour envoyer sur Twitter ce que vous avez surligné / annoté sur le web), My Twitter map (pour voir d’où viennent les tweets), Twittermeter (pour afficher une courbe selon les mots-clés utilisés sur twitter)

E-book
Planet e-book édite des textes du domaine public au format pdf , qui ont l’air de bonne qualité. Je n’ai pas réussi à en savoir plus sur l’éditeur ni ses raisons, mais l’idée est bonne. Les nouveautés sont annoncées sur le blog.
2843d5d5aea46fbe38ca30f6aa69e6b9.jpg30 bénéfices des e-books chez epublishers weekly deviennent 30 fausses bonnes raisons sur Off the Mark.

Open Access
– Le numéro de février du magazine i4d (Information for Development) est consacré à l’Open (publishing, access, science…) – téléchargement gratuit au format pdf après enregistrement.
Open Source Business Ressource, une revue canadienne, parle de données ouvertes (‘open data’) ce mois-ci, et parlait d’interopérabilité en janvier.
[photos : @rgs, nathonline, Ghusse]

Le marché du mardi, n°4

798129ce21615b790665a464d38d67ed.jpgTECHNO

Masterkey : un moteur de recherche fédérée en open source, qui interroge dans sa version publique plusieurs ressources en Open Access (OAIster, OCA, Wikipedia et plusieurs catalogues de bibliothèques…), et propose dans la version payante l’interrogation de catalogues, de bases de données commerciales… Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est que pour chaque connecteur développé dans le cadre de la version payante, la société ajoutera un connecteur dans la version gratuite, augmentant ainsi la masse de ressources interrogeables par tous.

– Dans un genre un peu différent, Search Quilt est un mashup entre méta-moteur et agrégateur de news, pourquoi pas (exemple).

– Un plug-in WordPress pour insérer des citations d’articles scientifiques dans des posts de blog – ça marche avec Crossref, DOI, COINS et autres acronymes de bibliogeeks ;-))
E-BOOKS
52c03aa062b873ee31d268d732e1e041.gif– Après la VOD, la FOD, la POD… voici l’EOD : E-books On Demand est un projet soutenu par l’Union Européenne de valorisation des fonds anciens, par la numérisation à la demande d’ouvrages publiés entre 1500 et 1900. A la demande de qui ? De vous, de moi, bref de n’importe quel internaute, via le catalogue des bibliothèques participantes (une douzaine, en Allemagne, Slovénie, Estonie, Autriche, Danemark, Hongrie, Slovaquie, Portugal) ; il suffira de cliquer sur un bouton pour enclencher le processus de numérisation. Les documents numérisés seront accessibles courant 2008 depuis le site. Et qu’est-ce qui se passe si nous sommes des milliers à cliquer sur tous les boutons de toutes les vieilles notices ? 🙂
DOC ELEC

Wildy & Sons, une librairie londonienne spécialisée dans l’édition juridique, propose de suivre ses nouveautés avec de nombreux fils RSS thématiques – en la matière, de ce côté-ci du Channel, Dalloz fait figure d’exception.
[photo : najbo]

Please be kindle

f830fd5b374cecca99c20039f1156097.jpgIl y a débat sur le prêt de Kindle en bibliothèque : chez Tinfoil+Racoon, Rochelle trouve ça plutôt irresponsable, comme achat :

« Le support en lui-même coûte 400$ et peut contenir jusqu’à 200 titres. Disons que le coût moyen d’un titre est de 10$. Cela fait en gros 2500$ pour une ressource qui ne peut être utilisée que par une seule personne à la fois. Pour ce prix là, on peut acheter plus de 100 bouquins à prêter[…] » A quoi s’ajoute qu’à l’heure actuelle, les conditions d’utilisation du Kindle telles que définies par Amazon ne sont pas claires quant à la possibilité de prêt de l’appareil et des contenus, et que les modalités de téléchargement desdits contenus ne sont pas vraiment gérables au niveau collectif : a priori n’importe qui avec un compte Amazon peut télécharger l’ouvrage de son choix, sur le compte de la bibliothèque. Pourtant la bibliothèque publique de Sparta, New Jersey, a fait l’acquisition de 2 Kindle – et ils sont déjà surbookés 😉 D’autres s’interrogent sur la vitesse de téléchargement – à priori c’est toujours plus rapide qu’un prêt-inter…


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