Archive pour août 2006

L’éduc entre dans la danse du rss

Regardez donc ce que j’ai trouvé sur le site relooké du Ministère de l’Education Nationale : une page de fils rss toute neuve ! On peut aussi se tenir au courant des actualisations du site par une alerte mail.

Par contre j’ai eu plus de mal à localiser les bibliothèques universitaires : l’IGB et ses rapports sont rangés ici, et le reste est , dans la rubrique Concours, emplois et carrières.

A signaler aussi, une rubrique Outils de documentation et d’information qui donne accès notamment à tous les chiffres et autres statistiques, et aux rapports, dossiers et textes officiels.

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Nue, au soleil

Beth Ritter-Guth, une prof d’anglais qui prépare une thèse à la Texas Tech University, travaille sur l’Open access et ses effets sur la communication scientifique, ce qui est une chose intéressante en soi. Mais l’originalité de son travail est qu’elle a choisi de travailler en toute transparence, en utilisant un wiki et en relatant son expérience sur un blog dédié. Elle commente : « En un sens, c’est un peu comme prendre sa douche en public. Toutes mes idées sont là dehors. C’est une façon complètement nouvelle de faire de la recherche pour moi (qui suis une super-fan des carnets en couleurs, des surligneurs qui flashent et de tout un tas de trucs liés au papier). » Ce n’est pourtant pas une novice des outils sociaux, à voir le nombre de blogs auxquels elle est affiliée sur son profil Blogger : au delà des outils, c’est donc bien la façon de travailler qui change.

Humanités numériques 2.0

Dans ce post sur le web 2.0 appliqué aux sciences humaines numériques (« digital humanities »), sont mises en avant plusieurs fonctionnalités 2.0 susceptibles de servir aux multiples projets de ces disciplines : il s’agit en fait d’utiliser les outils disponibles et de plus en plus populaires (type del.icio.us par ex) dans un contexte de recherche, plutôt que de créer de nouveaux outils spécifiques à tel ou tel projet (qui impliquent un nouvel apprentissage, du temps de travail supplémentaire, etc). La comparaison est faite entre The reading experience database, un projet universitaire anglo-saxon sur la littérature, qui se base sur le recueil de données sur les livres et LibraryThing, le système de catalogage de livres à la portée de tous (OK, c’est pas du super catalogage, même moi, j’ai remarqué, mais bon, l’idée est là) : au lieu de demander à x chercheurs de remplir des questionnaires fastidieux (à remplir et à dépouiller), ce serait plus simple d’utiliser (ou de leur faire utiliser) LT, un système existant dont les données sont facilement réexploitables (puisque c’est du 2.0). Le problème c’est que pour l’instant les API, les moulinettes qui permettent de développer des applications à partir de corpus de données numériques, ne courrent pas les rues, particulièrement pour les ressources du domaine public (contrairement à certaines initiatives privées, Google Maps ou Amazon Web Services, par exemple). Mais sans doute n’est-ce qu’une question d’adaptation technique des ressources existantes à la vague 2.0 ?

Rexa

Vu chez Really Simple Sidi, Rexa est une sorte de mashup scientifique élaboré par l’équipe de l’Information Extraction and Synthesis Laboratory du Département informatique de l’Université du Massachusetts. Il permet de rechercher des références d’articles, de congrès, et autres, mais se distingue des outils existants type Google Scholar par ses algorithmes plus performants (ne me demandez pas de détails !), en tout cas sur la recherche par auteur le dédoublonnage a l’air plus efficace. On peut aussi rechercher par programme de recherche, tagguer les notices, les exporter au format Bibtex,etc… (Voir un exemple : le sujet Web services)

C’est encore en développement, il y a des améliorations à apporter, mais c’est un outil à suivre.

Ca YouTube chez vous ?

Un site qui monte, qui monte : YouTube, le site d’hébergement de vidéos créées par tout un chacun. Bibliothèques et bibliothécaires y sont présents, de multiples façons (2222 résultats pour le tag library ce jour) :
– vus avec humour : Super Librarian, Conan the librarian, Mr Bean at the library
– plus professionnellement :

– des vidéos de présentation du métier de bibliothécaire (librarian, library assistant, library technician)
I’m a librarian, une vidéo pour lutter contre les stéréotypes attachés au métier de bibliothécaire par vonjobi (The filipino librarian)

Par ailleurs Brian Matthews (The ubiquitous librarian) utilise YouTube comme un outil de formation à destination de ses usagers : il a ainsi monté plusieurs tutoriels pour apprendre à utiliser les bases de données que sa bibliothèque universitaire propose aux étudiants en ingéniérie, en informatique, etc. Il nous montre encore une fois qu’il est important que la bibliothèque s’intègre dans l’environnement de travail, mais pas uniquement : la présence de la bibliothèque dans l’environnement global de l’utilisateur, sur les réseaux sociaux type MySpace par exemple (article d’Mlive sur le sujet), peut contribuer non seulement à modifier l’image de la bibliothèque dans l’esprit de l’utilisateur, mais aussi l’amener à se tourner de façon plus automatique vers la bibliothèque pour ses recherches, à développer un genre de ‘réflexe bibliothèque’. Enfin, il me semble.

Open Nature

Bonne nouvelle : Nature ouvre ses archives ! A partir du 01/01/2007, les archives de toutes les publications de Nature Publishing Group seront accessibles librement, du début de la publication en ligne à janvier 2003. Encore un bon point pour Nature !

PS : Non, je n’ai pas d’actions chez Nature, mais… je vous ai déjà dit qu’ils proposent aussi des podcasts ? 🙂

Des outils pour la Science 2.0

Selon ses concepteurs, « Notate est né du constat que, bien que les contenus scientifiques accessibles en ligne augmentent, ils ne sont pas indexés et très peu taggués. Les références citées vous mènent au début d’articles qui peuvent être longs de plusieurs pages, au lieu de vous diriger directement sur le passage cité. Nous devions pouvoir faire mieux que ça, étant donné le potentiel des navigateurs web modernes en terme d’expérience utilisateur interactive, et permettre aux utilisateurs un usage plus extensif du volume considérable d’articles et autres documents en ligne. « 
Notate est donc un nouvel outil pour la science 2.0 : il permet d’ajouter des annotations (genre post-it ou insérées entre crochets dans le texte) sur toutes les pages web que vous consultez, qu’il met en cache. Et of course avec une « 2.0 touch » : on peut tagguer ses notes, les partager avec d’autres utilisateurs ; elles sont listées dans un index, et on peut suivre les « discussions » rendues possibles par la fonction ‘reply’ disponible sur chaque note – un genre de mashup entre Google Notebook, Furl et Connotea, en quelque sorte.

Il me semble important de noter que cet outil pourrait servir à n’importe quel type de navigation, mais que l’objectif de départ porte sur les contenus académiques et de recherche. On dirait qu’un « état d’esprit 2.0 » est en train d’émerger chez les chercheurs et scientifiques, ce que vient confirmer la mise en ligne d’aggademia, un agrégateur de blogs scientifiques (basé sur le top 50 des blogs scientifiques publié dans Nature) en version beta développé par l’équipe de Nature (encore elle). On est là dans la même veine que Postgenomic, mais en plus généraliste ; il y a même une rubrique ‘Law’ prévue, pas encore alimentée.

Cette évolution est à suivre de près, à la fois au niveau des contenus, et au niveau des interactions entre ces outils et les contenus que nous fournissons à nos utilisateurs ; certains éditeurs de bases de données suivent, d’autres pas : ce sera sans doute aux pros de la doc de trouver des solutions pour récupérer les données et les faire passer d’un environnement à l’autre. Va y avoir du boulot.


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