Archive pour mars 2008

National library week

La semaine nationale des bibliothèques revient cette année à partir du 13/04. Le thème en est cette année « Join the circle of knowledge @ your library® », soit approximativement « entrez dans le cercle de la connaissance @ la bibliothèque ». Comme chaque année, l’éditeur Gale propose des accès libres à certains de ses contenus d’ordinaire payants : une vingtaine de bases de données (surtout en sciences sociales) sera disponible gratuitement (après enregistrement individuel) entre le 13 et le 19 avril. La base de recommandations Books & Authors, sera elle accessible pendant tout le mois d’avril.

ACS change d’avis

Retournement de situation : la puissante ACS, société savante en chimie, qui s’opposait à la diffusion des références CAS dans le cadre du portail sur la chimie sur Wikipedia (voir épisode 1) autorise finalement leur utilisation, et prévoit même de collaborer avec Wikipedia pour la fourniture de ces identifiants.

Via OAN.

DOK rocks

bc36b72e8defb622f7639d48b71caf18.jpgA passer en boucle aux bibliothécaires en quête d’idées sur le futur de la profession : le diaporama de la visite de DOK, la bibliothèque municipale de Delft, par Jenny « Shifted » Levine.
C’est neuf, c’est beau, c’est design, et c’est surtout bien pensé : l’espace formation multimedia, l’espace jeux vidéo (à utiliser sur place ou à emprunter), des coins repos, des coins repas, une future cabine d’enregistrement audio, des fauteuils d’écoute sur place… Oui, je veux bien croire le slogan de l’une des slides finales : « La vie c’est s’éclater plus que vous ne pouvez l’imaginer – et ça commence à la bibliothèque ! »
Update : Voir le compte-rendu plus détaillé de Jenny sur son blog.

GBS dans ton SIGB

9e68f8bb56ead1da30269dc26555c059.jpgBien vu : la société Ex-Libris (productrice entre autres des SIGB Aleph et Voyager), qui a elle aussi fait joujou avec l’API de Google Book Search, annonce qu’elle va l’intégrer dans ses produits Primo, SFX, Aleph et Voyager, et les enrichir ainsi de liens vers le texte intégral, vers des extraits, vers des couvertures…

Des bibliothèques ont déjà mis en pratique (avec plus ou moins de succès d’après mes tests) :
University of Iowa
Kansas State University
University of Texas at Austin
A suivre…

[photo : Leo Reynolds]

Le marché du mardi, n°8

TECHNO

– Tout, tout, tout vous saurez tout sur les API, par the other librarian.

Scopus vient de sortir son API, qui permet d’afficher les données de Scopus par des sites tiers ; ça donne dans un premier temps Topcited, un équivalent des Essential Science Indicators du concurrent ISI.

– Worldcat permet désormais d’enregistrer ses requêtes au format rss.

b73b0baa0b30f6a2d1a13fc7d30fcbe2.jpg2.0

– Les bibliothèques de science de l’Université de Yale sont très présentes sur le web : voici la liste des services et réseaux où l’on peut les contacter.

Bookforears : un site de recommandation de livres audio (voyez-vous jusqu’où on peut aller dans les services de niche ?)

– Un panorama des outils en ligne pour gérer des photos, chez le swiss army librarian

Flickrstorm, un moteur de recherche dans les millions de photos disponibles sur Flickr, avec la possibilité de sélectionner le type de licence CC voulu.

DOC ELEC

– Le Request for proposal database blog met en avant les derniers cahiers des charges listés parmi les centaines d’autres qui composent la base.

Tout savoir sur les analyses PESTLE et SWOT utilisées en marketing pour comparer les entreprises, par le JISC Infonet

– Le Legal Information Institute de l’Université de Cornell vient de lancer son blog: LII Announce.
[photo : skol-louarn]

Peer-review par le blog

c6ea2d3df5d7bdedb22bbe9b34ced1a2.jpgC’est l’expérience, relatée dans cet article du Chronicle, qu’a tentée Noah Wardrip-Fruin, un enseignant en communication de l’Université de Californie à San Diego, qui a mis en ligne sur un blog des chapitres de l’ouvrage universitaire sur les jeux vidéo qu’il était en train d’écrire. Sa version de travail a ainsi pu être corrigée, commentée notamment par certains auteurs des jeux vidéo analysés dans le livre, ce qui en a enrichi le contenu. Reste à passer l’épreuve de peer-review traditionnel (l’ouvrage doit être édité par les Presses du MIT) : l’auteur s’attend à ce que « les résultats soient complètement différents, axés sur les arguments de fond, alors que les critiques émises par les lecteurs du blog portent sur les spécificités de mes exemples et des points particuliers. Mais il se pourrait aussi que les 2 reviews disent des choses contradictoires. J’attend de voir. » Effectivement, le résultat peut être intéressant, voire faussé si les reviewers vont lire le blog… 😉 A suivre.
[photo : dukeyearlook]

Question de survie

Ces dernières semaines, je me connecte depuis un réseau un peu lent et sur des machines +/- bridées, équipées exclusivement d’IE7. Je ne dis pas que c’est fait exprès, mais les applications « vitales » que j’utilise habituellement (Netvibes et Bloglines par exemple) plantent systématiquement avec ce navigateur.
fe531d858b9325f3aabb06a8930951d0.jpgPour survivre dans ce milieu hostile ;-), je suis passée à igoogle et surtout Google Reader, et ma foi je ne suis pour l’instant pas déçue du voyage : l’interface est simple, la recherche et l’ajout de fils rss sont très faciles, la possibilité d’afficher les posts par titre seul ou texte complet rend bien service pour suivre les sites prolifiques. Et puis il y a des stats (toujours un peu gadget), et la possibilité de partager les articles intéressants avec qui veut : oui, comme si on avait mixé l’agrégateur avec del.icio.us – et sans avoir à ajouter un plug-in…

Bref une expérience intéressante, que je n’aurai pas tentée si je n’y avais pas été contrainte, j’avoue, et à laquelle je ne sais pas trop quelle suite je vais donner : pour l’instant ça fait un outil en plus, mais le reader de Google est vraiment séduisant, et va sans doute remplacer ce bon vieux Bloglines (qui n’a pas évolué depuis des mois, et dont la version béta ne m’a pas encore convaincue).

Allez, un sondage express : vous les lisez avec quoi, vous, vos fils rss ?
[photo : *owen]

Le marché du mardi, n°7

2.0
– Le festival SXSW, et sa déclinaison geek (SXSWinteractive) a démarré : au programme comme tous les ans de la bonne musique, des films et le tout libre comme l’air
Twemes : un mix des ‘memes’ sur Twitter – débrouillez-vous avec ça 😉
– Ca fait old news, mais Facebook existe maintenant en français, pour ceux qui ne s’en sont pas encore lassés… A voir si cela va vraiment attirer du monde ?
Computers in Libraries 2008 démarre le 7 avril, il y a un wiki et un compte Twitter pour suivre la manifestation.

OPEN
Soundzabound : un site de musique libre avec des licences et des technologies qui vont bien pour une utilisation pédagogique dans les écoles.
ScienceWatch est la nouvelle vitrine ouverte de Thomson, fabriquée à part des données de la base Essential Science Indicators (ESI) du groupe. Interviews, articles sélectionnés, données et analyses sont proposés tous les 15 jours.
Live content 2.0 est un projet de diffusion d’un DVD plein d’outils open source et de contenus sous licence CC.

LibraryThing dans ton OPAC

Vue sur ACRLog, le blog de l’Association of Colleges and Research Libraries, cette interview des responsables techno des bibliothèques du consortium de grandes écoles de Claremont (Californie) donne un exemple des enrichissements possibles du catalogue grâce à LibraryThing : ajout des tags de LT lorsqu’ils sont disponibles (sous la forme d’un nuage), ajout de suggestions (lien vers des ouvrages similaires), gestion des éditions multiples (FRBR).
13101ff28108b3b45c40b505afe9ed68.jpgComment ça marche : la bibliothèque envoie sur le serveur de LT une liste d’ISBNs, le serveur renvoie un morceau de code que la bibliothèque n’a plus qu’à insèrer dans son OPAC. Quand on lance une recherche, le système va vérifier si les ISBNs sont présents dans la base de LT et si c’est le cas afficher les données issues de LT sur les notices correspondantes. (exemple Potter)

Les bibliothécaires interrogées insistent sur la facilité d’implémentation du système, et regrettent de manquer de temps pour utiliser toutes les fonctionnalités disponibles (FRBRisation et personnalisation notamment). Elles aimeraient des améliorations : l’alimentation en temps réel, la connexion avec des ouvrages sans ISBN, l’inclusion de l’indexation LCSH…

Mais l’équipe de LibraryThing ne chôme pas : en effet, d’autres fonctionnalités sont en cours de développement, comme l’affichage des reviews, et la possibilité pour les utilisateurs de tagguer les ouvrages, et de les évaluer (leur donner une note).
LibraryThing for Libraries, ou comment rendre son catalogue un peu 2.0 sans réinformatiser 😉
[photo : j.towbin]

Closed access pour l’ACS

a33926119ba6c7b364daf6778f1fc174.jpgL’American Chemical Society est la société savante de référence de la recherche en chimie (active depuis 1876). Pour ses plus de 160 000 membres, elle organise des congrès, édite des ouvrages et une trentaine de revues scientifiques de haut niveau. Elle produit les Chemical Abstracts : il s’agit au départ d’un index de la littérature scientifique, auquel s’ajoute un ensemble d’outils (SciFinder Scholar) et de bases de données spécialisés, notamment le CAS registry, une base de substances chimiques qui fournit à chaque substance un numéro unique d’identification – une sorte d’ISBN 😉 – largement utilisé par les différents acteurs de la recherche en chimie (plus de 1300 institutions y sont abonnées).
L’ACS est par ailleurs une entreprise florissante, qui représente un chiffre d’affaires de 121 millions de dollars (je ne suis pas bien sûre que ce soit le CA, et j’ai du mal avec les millions, corrigez-moi dans les commentaires) et emploie près de 2000 personnes un peu partout dans le monde.
L’ACS se distingue aussi parce que c’est un éditeur « blanc », selon la terminologie Romeo/Sherpa, c’est à dire un éditeur qui, soit ne s’est pas prononcé par rapport à l’Open Access, soit s’est prononcé contre, et donc n’autorise pas, par exemple, les auteurs à déposer leurs pre- ou post-prints dans des archives institutionnelles ouvertes.
a1b3f2820984561d9e2ea42ef99912d2.jpgPas vraiment étonnant, donc, que la société refuse que les données du CAS registry soient utilisées pour alimenter les données chimiques de plus en plus nombreuses que l’on trouve sur le portail de la chimie de Wikipedia : ces numéros sont protégés par le copyright. Pour donner un ordre d’idées, le registry référence 27 millions de substances, on en trouve 1000 à 2000 sur wikipedia… Ce n’est pas une raison, certes ! Mais ce type de restriction va à l’encontre du mouvement de libération des données pour une plus grande dissémination de la recherche scientifique qui semble prendre chez certains chercheurs, notamment en chimie (voir par exemple l’Open Access Organic Dictionnary, dictionnaire spécialisé à utiliser avec votre traitement de textes préféré).
Certains d’ailleurs appellent au boycott pur et simple du registry, et proposent d’utiliser les identifiants de la base libre PubChem, qui, en référençant plus de 20 millions de substances, est désormais une alternative crédible (et compatible avec les directives de dépôt des NIH, ce qui est un atout).

[via OAN] – [photos : D.Miss(terre), most uncool]


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