Archive for the 'Choses en 2.0' Category



Ning !

medium_217003339_c507ebeb7b.jpgC’est marrant, comme le buzz va vite dans un micro-milieu comme celui des bibliothèques… Entendu hier : « Il paraît que Marlène Delhaye a fait un nouveau blog, t’es au courant ? »

Non, je n’ai rien fait du tout, ce n’est pas moi qui ai lancé la communauté virtuelle Bibliothèques sur la plateforme Ning, c’est à Willy de la conjuration que nous devons cette initiative, qui me permet depuis d’expérimenter « la vie en communauté » virtuelle…
Et c’est pas évident : on peut créer son blog, mais les billets sont mélangés dans une sorte de méta-blog qui agrège les posts de tous les membres (comme chez René), ce qui rend la lecture des échanges (parce qu’évidemment on peut aussi laisser des commentaires) un peu cahotique. A cela s’ajoute un module de forum, qui semble peut-être plus approprié pour une conversation à plusieurs (mais je demande à voir, je n’ai jamais été emballée par les forums), dont les messages apparaissent aussi sur la page d’accueil du groupe… Un peu confus tout ça donc, mais plutôt convivial pour l’aspect social : en un clic je demande à untel s’il veut « devenir mon ami »,il y a des photos, on peut ajouter des vidéos… Il y a définitivement un côté « fun » dans le web 2.0, qui joue certainement dans l’adhésion – ou non – au « mouvement ».
[crédit photo : Yandle]

Actions pour des bibliothèques 2.0

medium_426576316_592df1bd62_m.jpgDans ce post, Laura Cohen (dont j’avais bien aimé le librarian 2.0 manifesto) expose son plan d’action pour intégrer le web 2.0 dans la bibliothèque universtaire dans laquelle elle travaille : pour chaque principe 2.0, elle propose une série d’actions concrètes à mettre en place. Elle ne s’engage pas sur le détail de la mise en place, mais donne un grand nombre de pistes, du grain à moudre pour les décideurs de son établissement (elle a fait ce travail à la demande de son directeur) comme pour les bibliothécaires en mal d’inspiration… qui trouveront également plein de bonnes idées dans les propositions élaborées en guise de « travaux de fin d’études » par les participants à Five weeks to a social library qui s’est terminé vendredi. Blog interne, blog du club de lecture, gestionnaire de signets, visite virtuelle de la bibliothèque via Flickr, wiki événementiel, wiki-outil de formation, wiki-base de connaissance interne, wiki-outil de gestion de projets… visiblement c’est le wiki qui a le plus séduit les bibliothécaires, mais les retours sur les différents outils utilisés sont vraiment intéressants.

Je reste admirative devant l’organisation de cette formation, mise en place en 2 temps 3 mouvements (ou quelques mois, mais à l’échelle francophone, c’est du rapide), par un groupe d’individus motivés (des biblioblogueurs), pour un coût minime, avec des interventions de qualité et un dispositif technique efficace. Je ne dis pas « à quand une initiative similaire en France ? », j’ai cessé de croire au Père Noël il y a quelques temps déjà… mais si d’aventure il sortait quelquechose qui aille dans ce sens du Bibliocamp (au lieu d’un hypothétique un outil de veille collaboratif), je veux bien en être…

Sacré René !

medium_sticker-web.pngJe reviens 2 secondes sur les initiatives numériques de l’université Paris 5 René Descartes : outre la plateforme de blogs dont je parlais l’autre jour, sachez qu’il y a aussi un
RenéWiki
, censé devenir la base de connaissance de l’université. On y trouve des liens rangés par discipline, qui listent à la fois des projets, des formations, etc. Il y a aussi un glossaire plutôt bien fait, et des signets, comme ceux qu’on trouve dans les bibliothèques universitaires… Enfin, n’exagérons rien, le système est récent, il y a juste une trame de la Dewey avec 2 signets pour l’instant. Et une page par contre foisonnante pour les signets généralistes (avec plein de liens vers les archives ouvertes, l’éducation numérique, les podcasts…). Tout ça, c’est une bonne initiative, que j’applaudis à 2 mains. Je m’interroge juste sur la bibliothèque dans tout ça : j’ai regardé un peu partout, je n’ai vu nulle mention d’une collaboration avec le SCD, alors qu’a priori on reconnaît aux bibliothèques une compétence en la matière, si j’ai bien compris la diapo 27 de l’intervention de l’ABES lors de la réunion des directeurs de BU en janvier dernier. Peut-être qu’elle est naturelle, implicite ? Dommage qu’elle ne soit pas un peu plus affichée en tout cas.

Allez, assez de questions, je signale juste pour finir la journée numérique 2007 organisée chez René, sur le thème « Enseigner et apprendre à l’ère nomade », qu’Olivier a repéré en premier. Et qui sera retransmise en direct-live ici.

CongRSS

medium_182897427_21419a9c4f_b.jpgEncore un exemple de syndication thématique performant avec le site d’Open congress, qui agrège des données officielles issues du Congrès américain (projets de lois, amendements,…) avec des posts de blogs et des infos de presse. Tout grace à quoi ? Au format xml, qui est proposé en « sortie » standard pour la plupart des données disponibles sur Thomas (l’équivalent de notre Légifrance en mieux, si j’ai bien compris), et peut se mixer avec tous les fils rss imaginables.
Il y a aussi une page pour chaque parlementaire, comme on en voit ici sur le site du Sénat (tiens, il y a un blog) et de l’Assemblée Nationale (tiens, il y a un fil rss), qui liste leurs différentes activités, mandats et affiliations. Là où ça change, c’est dans l’utilisation des outils sociaux pour croiser les données : on trouve en bas de chaque fiche un indicateur du vote des parlementaires (le sénateur X vote le plus souvent avec le sénateur Y, comme chez Amazon), ainsi qu’un fil d’info sur les parlementaires dans la presse et dans les blogs.

On trouve également des infos sur les multiples commissions et sous-commissions, les lobbies industriels, etc…

5 semaines…

medium_370043832_192a349c68_o.jpgEt c’est parti : coup d’envoi aujourd’hui de 5 weeks to a social library, le séminaire gratuit entièrement en ligne pour maîtriser les outils 2.0 et les intégrer dans sa bibliothèque. Cette semaine, le blog est à l’honneur et quelques screencasts sont disponibles :
– Un blog de bibliothèque, pour qui, pourquoi, et surtout comment : From writer’s block to library blog par Anne Welsh (le débit vocal est très lent, mais ça aide à comprendre l’accent rocailleux de l’intervenante)
Using the tools – how millenials use the world wide web, ou comment les « millénials » (« milléniaux » ? « milléniens » ? « millénistes » ?), brefs les djeunz de moins de 20 ans utilisent le web, par Jami Schwarzwalder, une bibliothécaire de 23 ans, spécialiste des jeux vidéos. Ca me paraît important de comprendre ces usages pour qui veut faire de la prospective en bibliothèque, je me demande seulement si tout est transposable ici, j’ai la vague impression que les technologies sont moins maîtrisées par les jeunes en France, si quelqu’un a des données + précises qui confirment ou infirment ce sentiment, je suis preneuse.

A suivre…

Les entretiens de la BnF (4)

La dernière session était consacrée à l’accès aux nouveaux services numériques. Impossible de résumer la prestation d’Hervé Le Crosnier, car, d’une part il est allé super-vite (faut dire que une petite demie heure pour présenter les tenants et les aboutissants du web 2.0, c’était pas beaucoup), d’autre part son .ppt était très bien fait. Par contre j’ai réussi à prendre des notes lors de l’intervention de la guest-star 😉 : medium_311303105_0216ab40e0.jpgLorcan Dempsey, OCLC
En résumé : Le réseau est de + en + au coeur de nos comportements. On est passé de la base de données > Site Web > Flux d’informations (workflow)
Les bibliothèques doivent construire leurs services autour du workflow des utilisateurs, en développant des outils de découverte de l’information, en ‘poussant’ les ressources vers l’utilisateur ; le crédo c’est « il faut que les services de la bibliothèque s’insèrent dans le workflow de l’utilisateur ».

Avant il y avait peu de ressources, et l’utilisateur avait beaucoup de temps disponible (d’attention). Aujourd’hui les ressources abondent, mais l’utilisateur a moins d’attention > les bibliothèques doivent être plus pro-actives et mettre leurs ressources là où sont les utilisateurs, exemples :
– Activation d’un résolveur de lien qui permet de faire apparaître des liens directs vers la bibliothèque dans les résultat de recherche sur Google Scholar ou Google Book Search
– Référencement dans les outils internationaux (par ex Wikipedia)
– Utiliser les outils 2.0 pour générer du trafic sur le site de la bibliothèque (ex PictureAustralia sur Flickr)
– Créer des plug-ins pour faciliter le signalement des ouvrages disponibles dans la bibliothèque depuis des sites web à forte audience (sur Amazon avec xISBN) > en + cela ne nécessite aucune installation pour la bibliothèque, l’utilisateur fait tout.

Il est nécessaire également que les bibliothèques exploitent mieux leurs données, qu’elles investissent dans le traitement des données existantes. Exemples :
Fiction Finder (en bêta) : Indexe le contenu des ouvrages de fiction disponibles dans Worldcat. Utilise les FRBR. Affichage d’une notion de niveau en fonction du type de bibliothèques qui possèdent un ouvrage donné.
Worldcat identities (pas encore en ligne) : Permet de récupérer et de centraliser toutes les informations disponibles dans Worldcat sur un auteur donné > une sorte de data mining, le but est d’utiliser les données dont on dispose dans le catalogue.

medium_314882853_536a13c9db_m.jpgQuestions / Réponses
Q : Quelle compatibilité entre tous ces services 2.0 ?
R : Ils sont plus compatibles que la plupart des systèmes de bibliothèques… Les bibliothèques doivent comprendre comment fonctionne le web pour pourvoir en être des actrices. Pour ce qui est de la normalisation, il faut être optimiste : XML est un format intermédiaire qui fonctionne bien, les problèmes seront résolus. Les outils vont vite, les institutions vont lentement, ce qui n’est pas forcément un handicap, le tout est qu’elles comprennent comment tout cela fonctionne.

Crédits pour les photos illustrant cette série de posts : le groupe BnF sur Flickr (Merci à Got pour l’info).

Manifeste 2.0 du bibliothécaire

Sur son blog Library 2.0 : an academic’s perspective, Laura Cohen vient de poster son librarian’s 2.0 manifesto, que je traduis ici :
« – Je reconnais que l’univers de la culture de l’information change rapidement et que les bibliothèques doivent répondre positivement à ces changements pour fournir à leurs usagers les ressources et les services dont ils ont besoin.

Je vais me former à la culture de l’information de mes usagers, et rechercher des moyens d’intégrer ce que j’aurai appris dans les services de la bibliothèque.

– Je ne serai pas sur la défensive au sujet de ma bibliothèque, mais j’examinerai clairement sa situation et ferai une évaluation honnête de ce qui peut être accompli.

– Je vais devenir un participant actif de l’évolution de ma bibliothèque.

– Je reconnais que les bibliothèques changent lentement, et je vais travailler avec mes collègues pour améliorer notre réactivité au changement.

J’aurai le courage de proposer de nouveaux services et de nouvelles façons de fournir du service, même si certains de mes collègues résistent.

– J’apprécierai l’enthousiasme et le fun amenés par un changement positif et le transmettrai à mes collègues et à mes usagers.

– Je me débarasserai des pratiques antérieures s’il y a une meilleure façon de faire, même si ces pratiques étaient très bien à l’apoque.

– J’aurai une approche expérimentale du changement, tirant profit des erreurs.

– Je n’attendrai pas que quelque chose soit parfait avant de le mettre en service, et je le modifierai en fonction des retours des usagers.

– Je n’aurai pas peur de Google ou de ses services, j’essayerai plutôt d’en tirer avantage au bénéfice des usagers tout en fournissant l’excellent service de bibliothèque dont les usagers ont besoin.

J’éviterai de demander aux usagers de voir les choses comme s’ils étaient des bibliothécaires, je tâcherai plutôt d’organiser mes services de façon à ce qu’ils reflètent les attentes et les préférences des usagers.

– J’accepterai d’aller là où sont les usagers pour exercer ma profession, que ce soit dans les espaces physiques ou dans les espaces virtuels.

Je créerai des sites web ouverts qui permettent aux usagers de collaborer avec les bibliothécaires pour créer des contenus, afin d’enrichir leur expérience d’apprentissage et de fournir une assistance à leurs pairs.

Je militerai pour un catalogue ouvert qui fournisse les fonctionnalités personnalisées et interactives que les usagers sont en droit d’attendre dans un environnement numérique.

– J’encouragerai l’administration de ma bibliothèque à blogguer.

– Je validerai, par mes actions, le rôle professionnel vital et pertinent des bibliothécaires dans toute culture de l’information qui évolue. »

Amen.

FruitX

Repéré par l’efficace Fred Cavazza, Xfruits est un outil multi-modulaire pour rss : on peut s’en servir comme agrégateur (j’ai testé), transformer un fil rss en site web (genre blog), en site pour mobile, en pdf, et générer un fil rss à partir d’une messagerie.

Rigolo, mais je ne sais pas vraiment si ça peut servir à quelque chose – normal c’est du web 2.0 ;-))

ebounce

ebounce.info est une suite de mashups : un ensemble d’outils tournés vers la santé et la nutrition, qui permettent de faire des recherches dans pubmed, de lire des fils rss, de rechercher des images… Il utilise les fameuses API dont je parlais l’autre jour.

Ce que j’ai trouvé d’intéressant, c’est d’abord la possibilité de stocker les résultats de recherche dans un espace (le Clipboard, accessible après enregistrement) qui peut être privé ou public, et donc partageable (un exemple vite fait) . Ca m’a fait penser à Squidoo : on peut afficher les posts, résumés d’articles, liens, images de façon structurée sur une seule page.

Et puis aussi le Query maker, qui créé à la demande une requête sur une douzaine de sites scientifiques (Scirus, Connotea…) et de moteurs de recherche (G bien sûr, mais aussi Internet Archive ou Wikipedia).

Enfin Nutriputri intéressera sans doute les férus de nutrition : ça permet entre autres d’afficher la composition des différents aliments, en fonction de leur quantité (enfin, d’après ce que j’ai compris, mais je ne suis pas spécialiste).

Humanités numériques 2.0

Dans ce post sur le web 2.0 appliqué aux sciences humaines numériques (« digital humanities »), sont mises en avant plusieurs fonctionnalités 2.0 susceptibles de servir aux multiples projets de ces disciplines : il s’agit en fait d’utiliser les outils disponibles et de plus en plus populaires (type del.icio.us par ex) dans un contexte de recherche, plutôt que de créer de nouveaux outils spécifiques à tel ou tel projet (qui impliquent un nouvel apprentissage, du temps de travail supplémentaire, etc). La comparaison est faite entre The reading experience database, un projet universitaire anglo-saxon sur la littérature, qui se base sur le recueil de données sur les livres et LibraryThing, le système de catalogage de livres à la portée de tous (OK, c’est pas du super catalogage, même moi, j’ai remarqué, mais bon, l’idée est là) : au lieu de demander à x chercheurs de remplir des questionnaires fastidieux (à remplir et à dépouiller), ce serait plus simple d’utiliser (ou de leur faire utiliser) LT, un système existant dont les données sont facilement réexploitables (puisque c’est du 2.0). Le problème c’est que pour l’instant les API, les moulinettes qui permettent de développer des applications à partir de corpus de données numériques, ne courrent pas les rues, particulièrement pour les ressources du domaine public (contrairement à certaines initiatives privées, Google Maps ou Amazon Web Services, par exemple). Mais sans doute n’est-ce qu’une question d’adaptation technique des ressources existantes à la vague 2.0 ?


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