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Signalement des périos en SHS

39166067_81476108ef_m.jpgJ’ai assisté il y a peu à la journée d’étude organisée par l’IEP de Lyon sur le signalement des périodiques électroniques en SHS. Et j’en suis sortie perplexe : tout au long de la journée, on a mélangé les choses, le signalement avec l’accès, les contenus (les articles) avec les contenants (les revues) ; preuve que tout cela est très lié, certes, mais complique un peu les choses quant aux outils à mettre en place.

Pour la question du signalement des contenus, les expériences présentées sont certes intéressantes, mais montrent surtout que ce ne sont pas tant les outils de signalement qui manquent, qu’un réservoir de données, une base de connaissances dont chacun pourrait extraire les informations pertinentes pour sa discipline ou son thème de recherche. Là, on a des bibliothécaires et documentalistes qui passent un temps non négligeable à dépouiller (souvent) les mêmes revues, elles-mêmes déjà dépouillées en grande partie par ailleurs, par exemple sur Francis. Certes, tout le monde n’a pas un abonnement à Francis (et d’après ce que j’ai pu tester de la nouvelle interface sur OvidSP, ce n’est pas la peine de se précipiter dessus non plus, mais je m’égare), mais il me semble qu’on doit pouvoir faire mieux, avec les outils dont nous disposons aujourd’hui, que scanner des sommaires ou copier-coller, voire saisir, les mêmes données chacun dans son coin.

Une alternative intéressante à la constitution d’un réservoir ou d’une base de connaissances, c’est ce que propose le projet TicTOCS (presentation), qui utilise les fils RSS produits par les éditeurs pour constituer une sorte d’agrégateur personnalisé (on choisit les titres que l’on souhaite suivre).
3104381379_5718ab35eb_m.jpgIl nous a aussi été présenté l’outil Mir@bel, réalisé par les IEP de Lyon et Grenoble avec l’ENS-LSH, qui se propose de signaler dans un premier temps les revues francophones en SHS. Un peu comme ce que fait la BIMPE, présentée également, en le limitant aux SHS, et en s’intéressant aussi aux revues hors bouquet, voire aux revues au format papier. Une autre différence est que cet outil se veut pérenne, alors que la BIMPE oeuvre à sa disparition : Dominique Rouger, qui en est à l’initiative, plaide pour une standardisation des données fournies par les éditeurs. Le projet Transfer pourrait être un moyen de faire avancer les choses, si l’on étendait ce code de bonnes pratiques pour le transfert des titres de revues entre éditeurs à la mise en place de règles communes sur le format des mises à jour des catalogues des éditeurs. Mais revenons à notre mouton Mir@bel : pour être « rentable » (et donc pas trop gourmand en ressources humaines pour son alimentation), il doit atteindre une masse critique de titres, ce qui passe par la mutualisation avec un nombre important d’établissements – peut-être que le cadre institutionnel dans lequel la base a été développée favorisera les partenariats, on peut le souhaiter en tout cas.

Bref une journée foisonnante et stimulante (et je ne vous parle pas du portail des bibliothèques espagnoles qui nous a aussi été présenté, j’y reviendrai dans un prochain post), comme on aimerait en voir plus souvent.
[photos : *n*o*o*r*, andrefromont/fernandomo rt]

La LOC sur Flickr : bilan positif

2163800850_69784c5e9b_m.jpgLa Bibliothèque du Congrès vient de sortir un rapport sur son expérience de diffusion de ses fonds iconographiques sur Flickr. Le bilan qu’il dessine s’avère assez positif : les 3000 photos de départ ont généré en 9 mois plus de 10 millions de connexions, 7166 commentaires et plus de 67000 tags. 79% des photos ont été sélectionnées comme favorites par les utilisateurs de Flickr. Ce qui me semble intéressant, c’est qu’il y a eu une véritable interaction entre la bibliothèque et le site de partage de photos :
2163493250_5057ec80bf_m.jpg– Les licences CC proposées par Flickr ne convenaient pas à la plupart des photos, il y a eu un travail en commun pour aboutir à une nouvelle licence, « No known copyright restrictions » (Aucune retriction de copyright connue)

– Dans la foulée, Flickr a choisi d’étendre l’initiative à d’autres institutions culturelles demandeuses, et ajouté le projet Flickr Commons (Flickr Organismes publics) à son offre

– Côté bibliothèque, l’engouement du public pour le projet a permis d’enrichir les notices du catalogue (plus de 500 à ce jour) de précisions géographiques ou circonstancielles pour de nombreuses photos, et à Flickr de devenir une source de référence pour les catalogueurs.

– La communication autour du projet, largement relayée par la blogosphère et les média traditionnels, a boosté les statistiques des interfaces « officielles » de consultation des images sur le site de la bibliothèque (+ de 60% au premier semestre).

Le rapport préconise de poursuivre le projet, non plus à titre d’expérience, mais comme service officiel, et d’explorer d’autres outils et services du web 2.0.

En résumé, tout ça c’est plutôt une bonne idée, qui n’a pas coûté grand chose à la bibliothèque : un compte Flickr Pro ($24,95), et une charge de travail estimée à un seul ETP, réparti sur une équipe de 7 personnes.
[photos : Library of COngress, bien sûr]

Le marché du mardi, n°23

3079363932_ac78fd86bc_m.jpgA ma grande surprise, plusieurs personnes m’ont pour ainsi dire « réclamé » le marché du mardi. J’ignore si c’est une opinion partagée par le reste des lecteurs, ou si ce sont des cas isolés, mais dans le doute, voici donc un nouveau marché :
OA & AO
Twidox (blog) est une archive ouverte ni thématique, ni institutionnelle. Elle s’adresse aussi bien au chercheur isolé qu’aux universités ou aux ONG (elle travaille avec plusieurs départements de l’ONU), et accueille des publications de recherche, des rapports et mémoires, des données et statistiques. Tous les documents peuvent facilement être affublés de la licence Creative Commons de son choix lors du dépôt dans l’archive.
– Stuart Lewis a mis au point une application pour déposer des articles dans une archive ouverte depuis Facebook. Bonne idée que ce concept de « dépôt social », qui permet une plus grande dissémination de l’information en utilisant les fonctions sociales du web2.0.
– Les presses de l’Université du Minnesota ont lancé un projet de numérisation de la totalité de leur catalogue. Grâce à un partenariat avec notamment Google Books et BookSurge, la filiale d’impression à la demande d’Amazon, Minnesota Archive Editions, c’est son nom, dispose déjà de plus de 600 titres, qui seront référencés et cherchables sur Amazon Search Inside the Book et Google Book Search. Fait notable, un énorme travail de recherche a été accompli par les Presses pour retracer les droits, car seuls les ouvrages dont les Presses détiennent les droits sont numérisés.
– La moitié des thèses déposées dans l’archive de l’Université de Lünd en 2008 sont en Open Access. Important de le souligner, parce que ce que le dépôt d’un document dans une archive ouverte n’est pas forcément synonyme de libre accès.
3050151815_32ff016b57_m.jpg– Toujours à Lünd, un quizz sur l’Open Access en 10 questions.
Digital New Zealand est un projet collaboratif mené par la bibliothèque nationale qui a pour objectif de fournir des outils pour aider à la création de contenus numériques et en assurer une meilleure diffusion. On y trouve déjà plus d’une quarantaine de widgets.

DOC ELEC
– Un guide d’utilisation des références bibliographiques, par l’INSA de Lyon, daté de 2004, mais dont le contenu reste d’actualité (et puis les règles de présentation bibliographiques sont indémodables, non ?)
– Emerald propose des podcasts pédagogiques sur le management en libre accès, a priori.
– Une petite revue des sites juridiques sortis plus ou moins récemment dans la rubrique Legal technology de Law.com
– Des tonnes de stats sur le site Economic indicators du gouvernement US.
[photos : gipe25, julie70 ]

Neige en novembre, Wikio en décembre

235283507_dd01e981c7_m.jpgJe me marre !! Marlene’s corner est dans le classement des blogs de sciences de Wikio (dont je vous livre l’édition de décembre 2008 ci-dessous). Moi qui n’ai jamais dépassé 2 de moyenne en maths, il y a de quoi ironiser…
Cela dit soyons sérieux 5 minutes : quand la moitié des blogs de la catégorie « Sciences » comprend des blogs de bibliothécaires ou assimilés, il me semble qu’il y a quand même un problème de définition. Nous avons certes des « Sciences de l’information », mais j’aurai tendance à voir la bibliothéconomie plutôt comme un art, voire un artisanat ;-), qu’une science…
Et je reste dubitative sur les catégories : s’il est dit que tous les blogs de bibliothécaires font partie de la catégorie Sciences, où sont donc passés Assessment librarian, Bibliothécaire?, De tout sur rien, Des bibliothèques2.0, Kotkot, La bibliothèque apprivoisée, Le nombril de Belle-Beille, pintiniblog ? Pourquoi ne sont-ils pas indexés correctement ? C’est quand même un comble ! :-))

  1. Technologies du Langage
  2. Actualité de la Recherche en Histoire Visuelle
  3. Affordance
  4. Bibliobsession 2.0
  5. La feuille
  6. Tom Roud
  7. Langue sauce piquante
  8. Marlene’s corner
  9. Aïe ! tech
  10. Urfirstinfo
  11. Figoblog
  12. Baptiste Coulmont
  13. Tour de toile du BBF
  14. Vagabondages
  15. Fred O Fenua
  16. Inclassables Mathématiques
  17. Klog
  18. Le guide des égarés.
  19. Les indispensables mathématiques et physiques
  20. Blog à Maths

[photo : mouton.rebelle]

Des outils pour les acquisitions

2420094600_f7c08c050a_m.jpgJe suis tombée ces derniers temps sur plusieurs outils de repérage, qui m’ont l’air utiles pour les personnes en charge des acquisitions, notamment en BU ; je me dis d’ailleurs que si, comme le subodore DB, le profil de l’acquéreur disparaît dans sa forme actuelle, au profit d’une plus grande polyvalence, autant se familiariser tout de suite avec ces ressources :

– J’ai déjà parlé d’e-reference ratings du Library Journal, pour les produits électroniques

– Pour l’informatique et les technologies, The tech static propose tous les mois des critiques d’ouvrages spécialisés

Librarything recense aussi plus de 552 000 critiques (pour 251 000 ouvrages) – le programme LT Early reviewers permet même de recevoir un exemplaire d’un ouvrage que l’on s’engage à commenter.

Côté francophone, je suis avec intérêt nonfiction.fr – mais je n’ai pas encore testé la version papier qui sort ces jours-ci, d’ailleurs je me demande ce que le kioskier va me donner quand je vais lui demander s’il a « none fikchione » … 🙂

Modeste pendant de LT, Babelio propose plus de 10 000 critiques, plus orientées fiction que documentaire, ne semble-t-il comme ça à vue de nez.

Et puis j’ai eu l’idée d’aller voir sur Wikipoldoc… mais les spams et le manque d’actualité des informations ont eu raison de ma bonne volonté. L’initiative était pourtant bonne, mais il eût fallu trouver des moyens de l’alimenter dans la durée. A ce sujet, j’ai une suggestion : pourquoi ne pas faire travailler les élèves d’IUT, de l’ENSSIB là dessus ? Je suis sûre que nombre d’enseignants font faire des bibliographies ou bien des recensements d’outils de référence sur des sujets divers et variés, qui restent inexploités une fois rendus : pourquoi ne leur demanderait-on pas de les mettre en ligne sur Wikipoldoc ? Le fait de savoir que leur production sera mise en ligne motiverait les étudiants pour faire un travail plus rigoureux. Et la validation, alors ? Et bien disons qu’il vaut sans doute mieux avoir un wiki actif, même avec quelques erreurs (quoique, les enseignants et modérateurs sont là pour rectifier le tir, non ?), qu’un wiki mort, enfin, il me semble.
[photo gbaku]

Un B.A-BA des ERMs

309594569_08c23a75a3_m.jpgA la demande de certains, j’ai mis en ligne mon Projet Professionnel Personnel (PPP), l’espèce de mémoire réalisé dans le cadre de la formation initiale de bibliothécaire d’état (que j’ai suivie entre novembre 2007 et octobre 2008), portant sur un projet de l’établissement dans lequel on exerce. Cela m’a semblé être une bonne occasion de faire le point sur ce que sont les ERMs, les solutions existantes, les acteurs du marché, les apports de ces outils à la gestion actuelle (souvent manuelle ou presque), l’état de la réflexion sur le sujet etc… le tout dans une perspective inter-universitaire, les universités d’Aix-Marseille étant engagées dans un processus de fusion à plus ou moins brève échéance. Bref, si ça intéresse quelqu’un, c’est disponible ici : ERM is good for you : Pistes de réflexion pour l’acquisition d’un outil de gestion des ressources électroniques dans un cadre interuniversitaire.
[photo : Gato Azul]

Lis sur ta Wii

2693180330_9a7083f708_m.jpgTiens, une autre application possible des consoles de jeu dans les BU : la wii comme outil de consultation des revues et magazines, et de tout imprimé numérique. Ben oui, si ces contenus sont dispo sur le web, ils sont a priori consultables depuis n’importe quel outil connecté au web, une console de jeu par exemple.

Moi je dis ça, je dis rien…
[photo : x-eyedblonde]

Le marché du mardi, n°22

3034584323_dce36ac697_m.jpgDOC ELEC
Lully n’aime pas Periodic… mais me fait connaître cette base de dépouillement de revues de vulgarisation scientifique (American Scientist, La Recherche, Ordinateur Individuel, Pour La Science, Science Et Vie, Sciences Et Avenir) ! C’est une initiative de la BU de Pau, qui malgré un design improbable et les défauts pointés dans le post, a le mérite d’exister.
– Méfiez-vous des imitations : le site http://www.malibrairiededroit.fr/ n’est pas une vraie librairie qui vendrait des livres de droit de tout poil, mais juste une vitrine supplémentaire pour les produits des éditions Litec.

2.0
– Encore un site de lifestreaming, ce système d’agrégation des éléments de votre vie numérique disséminés un peu partout sur le web (Mashable en présente 10 ici) ? Oui, mais Storytlr est plutôt bien conçu, je trouve, d’ailleurs RWW le dit aussi.
2998108951_a4ed9dbc6c_m.jpg

OA & AO
Repositories worldwide est un portail d’information sur les archives ouvertes, qui agrège de nombreux sites et blogs sur le sujet.
– Que faire avec le fil RSS de son archive ouverte ? Les Carr a quelques idées à base de widgets.
– Un comparatif des logiciels d’archives ouvertes est proposé par Neil Godfrey sur son blog, il donne un bon aperçu de ce qui est disponible.
– De l’info sur les AO en français : c’est chez Couperin que ça se passe.
– Toujours pas de français (et peu d’européens) dans la liste des contributeurs de l’Open Content Alliance.

TECHNO
– des guides d’utilisation pour différentes distributions de Linux : Ubuntu, Fedora et Mandriva essentiellement ; il y en a en français aussi.
[photos : escalepade, Christian Bachellier]

Doc élec de référence

2900478421_349c3913ef_m.jpgUne initiative assez géniale, il faut bien le dire, est celle de Mirela Roncevic, qui vient de mettre en ligne, aidée d’une demi-douzaine d’experts, les E-Reference ratings, des listes thématiques de ressources électroniques de référence. Pour chaque ressource, un bref descriptif et une évaluation selon les critères suivants : l’audience (la couverture + le public visé), le niveau d’écriture (en fonction du public), le design (l’ergonomie de l’interface), les fioritures web (les éléments multimédia et 2.0), la facilité d’utilisation, les liens (interopérabilité avec d’autres bases), la valeur (notion toute relative, qui se rapproche un peu du rapport qualité-prix-quantité). Près de 180 bases (toutes payantes) sont évaluées. Encore un outil qui trouverait bien son utilité ici s’il existait un équivalent pour les ressources francophones… Le seul truc qui me chiffonne, c’est que c’est hébergé par le Library Journal, propriété du groupe Reed-Elsevier, éditeur justement de nombreuses ressources électroniques… Bon, ok, j’arrête de faire du mauvais esprit 😉

[photo : cdedbdme]

Bibsdeuxpointzero

dummies.pngMerci aux étudiants du Master 2 Métiers des archives, des bibliothèques et de la documentation de l’Université de Provence de m’avoir accueillie ce matin pour leur parler de bibliothèques et web 2.0. Juste quelques impressions :
– Les fils RSS, c’est vraiment pas encore rentré dans les moeurs, même des jeunes. Nous avons encore du boulot de sensibilisation de ce côté là.
– La différence entre blogs et wikis (et le reste des sites web) est de plus en plus floue dans les usages : on peut utiliser blogs et wikis comme des sites web, juste parce que c’est plus facile, pas forcément pour leurs caractéristiques de blog ou de wiki (c’est d’ailleurs ce que je fais pour mes supports de cours) – et c’est pas facile à expliquer.
– Ca les a bien fait rire quand je leur ai proposé de devenir fans de la page de la BU de droit et d’éco sur Facebook 🙂

J’ai mis mon support sur Slideshare.


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