Archive Page 58

Un portail, des portaux

C’est le printemps, et les portails fleurissent :

– Après TechXtra la semaine dernière, c’est au tour d’Emerald, éditeur en management, business et sciences de l’info, de lancer une plateforme sur les sciences de l’ingénieur, Emerald Engineering ; elle est en accès libre jusqu’en septembre 2006. On y trouve des revues, des bases de données bibliographiques, des articles, mais également des études de cas, des annonces de conférences, des offres d’emploi, etc…

– Il y a aussi Neuroscience gateway, qui couvre comme son nom l’indique les neurosciences et la génomique : c’est une collaboration entre le groupe Nature et l’Allen Brain Sciences institute, qui permet d’accéder, outre à un certain nombre d’articles (tous issus des revues du groupe Nature) à son atlas du cerveau, une application web avec plein d’images et de cartes, et des données qu’on peut récupérer sur excel, ça a l’air super pour les spécialistes ;-))

– Enfin dans un genre un peu différent il y a Dissect medicine, une autre initiative de chez Nature/McMillan, qui propose des news médicales soumises par les utilisateurs, qui votent pour celles qui leur paraissent les plus pertinentes, comme le fait Digg; on peut ajouter les réferences intéressantes directement dans son compte Connotea : normal, c’est aussi une émanation du groupe nature, qui a décidément bien pris le tournant 2.0, je trouve.

Exemple à suivre

« (…) qu’est-ce qu’une archive « exemplaire » ? C’est une archive bien remplie. La réussite d’une archive se mesure à son taux de remplissage par rapport à la production scientifique de l’institution qui l’abrite, par an, puisque l’accessibilité des documents récemment publiés est la référence du LA [Libre Accès]. Si on estime actuellement que seulement 15% de la production scientifique des institutions de recherche est auto-archivée spontanément, quelques rares archives dans le monde atteignent pourtant le taux de 100%.
Il s’agit des Universités de Southampton, de Minho, de Zurich, du Queensland University Technology et du CERN. Le secret de cette réussite est simple et peut être appliqué partout : les responsables ont exigé que leurs chercheurs auto-archivent leurs travaux. »

Hélène Bosc, « Les meilleures Archives ouvertes dans le monde : le modèle à suivre et pourquoi » (résumé, ppt), communication lors de la journée sur les archives ouvertes (présentations ici) organisée par l’URFIST de Toulouse en avril dernier.

[Repéré sur la brique documentaire de l’ENT de Grenoble universités]

Libérons nos données !

C’est (pour une fois) pas moi qui le dit, mais Frédéric Martin, du département de la bibliothèque numérique de la BNF. Voici ce que dit la présentation de son intervention du 11/05/06 lors de la journée d’étude sur « La bibliothèque entre physique et virtuel : objet complexe de sens, objet d’usages complexes » organisée par Paris 8 :
Libérons nos données ! – le catalogue dans l’espace documentaire du web
Le catalogue de bibliothèque est encore trop souvent considéré comme un outil unique de gestion des ressources documentaires au niveau local. L’approche fédérative au sein de portails ou de catalogues collectifs est un premier pas vers la capitalisation des données et la multiplication des accès dans un cadre élargi. Or, l’espace documentaire du web représente une opportunité pour nous d’ouvrir nos catalogues et de « libérer » les informations dont ils sont riches. Reposant sur un format de données pivot, cette ouverture peut revêtir plusieurs formes : la réutilisation des informations pour des usages différenciés au sein d’interfaces dédiées, l’échange des données et leur visibilité sur le web (interopérabilité syntaxique, OAI-PMH), la création de nouveaux services liés aux données (système d’alertes RSS personnalisées signalant les nouvelles acquisitions par thèmes). Enrichir l’offre des services internes axés sur le catalogue est certes un moyen efficace d’en valoriser l’utilisation. Mais il faudrait aller plus loin encore, en laissant les tiers créer leurs propres services sur nos catalogues (Web services).

Et pour ceux qui, comme moi, n’auront pas l’occasion d’aller faire un tour dans le 9-3, la journée sera retransmise en direct.

[Vu sur Biblio-fr]

C’est Xtra

TechXtra est un portail de ressources spécialisées en sciences de l’ingénieur, mathématiques et informatique, à l’initiative des bibliothèques de l’Université Heriot-Watt au Royaume-Uni. Il permet une recherche fédérée dans plus d’une vingtaine de sources libres (surtout) et payantes (IoP, Inderscience). En plus des documents de type rapports techniques, articles ou e-prints, on y trouve aussi des offres d’emploi, des cours, des thèses…

L’approche disciplinaire, un pas de plus vers la bibliothèque 2.0 ? (l’approche par support étant définitivement 1.0, et l’approche orientée utilisateur étant le top du 2.0)

Squidoo-be-doo

Connaissez-vous Squidoo ? C’est un service qui propose de créer en un clin d’oeil (c’est du web 2.0) une page web sur le sujet de votre choix, avec plein de facilités pour y agréger des blogs, des images, des fils rss, des cartes…

Comme souvent avec les choses en 2.0, on a l’impression que c’est quelquechose qui existe déjà, mais en fait en y regardant d’un peu plus près, on s’aperçoit qu’en fait non, et que donc ça peut peut-être bien servir à quelquechose.

Ca ressemble à un liste de signets : sauf que la dimension dynamique n’existe pas dans la plupart de nos listes de signets

Ca ressemble à un wiki : sauf que tout le monde ne peut pas intervenir sur la page

Ca ressemble à un blog : sauf qu’on ne peut pas commenter, et puis c’est plus neutre

Ca ressemble à un site web dynamique : sauf que c’est concentré en une page

Ca me fait penser à un mémo, une synthèse courte sur un sujet divers : à la fin on doit comprendre de quoi il s’agit, connaître le contexte et les acteurs, entrevoir des perpectives/des solutions ; l’avantage ici, outre que tout est naturellement partageable et rss-ifié, c’est que si on veut en savoir plus, ya qu’à cliquer.

Quelques exemples : la lentille Library 2.0 Reading list (oui, sur Squidoo les pages s’appellent des « lenses », à prendre plutôt côté optique que petit salé). On y trouve des définitions, des commentaires, des images, des graphiques, des podcasts, des posts de blogs… ; c’est en fait une base de travail préparatoire pour suivre l’atelier Library 2.0 organisé par l’ALA ce mois-ci.

Ou celles sur Google Earth, sur une conférence sur la numérisation, sur le conseil aux lecteurs, sur le format RDF

De l’OA à i-expo

En préparation au salon i-expo, plusieurs documents (des « clés de lecture« , ils appellent ça) sont disponibles sur le site de la manifestation, notamment L’Open Access : une problématique à l’âge de raison ? qui, je trouve, fait un bon point sur le sujet, avec une approche plus bizness un peu différente du discours biblio/doc.

Presqu’OA

Je ne connaissais pas cette variante de l’Open Access utilisée par BePress (Berkeley Electronic Press) depuis 5 ans : le quasi-open access. Le principe est simple : j’accède gratuitement à l’article de mon choix, moyennant le remplissage d’un formulaire mentionnant le nom de mon université, labo, école,… L’éditeur se charge ensuite de contacter la bibliothèque de mon institution pour l’informer de mon intérêt pour ses publications, et lui suggérer de s’abonner à ses revues (une trentaine de revues peer-reviewed, essentiellement en éco, droit, sciences po et un peu en sciences).

BePress fait l’actualité ces jours-ci avec Researchnow, son moteur de recherche, qui permet d’interroger, outre les revues publiées par BePress, près d’une centaine d’archives institutionnelles utilisant les services d’hébergement proposés par l’éditeur (pour le droit et les statistiques), ou la plateforme Digital Commons de Proquest.

J’ai trouvé un autre service innovant chez cet éditeur décidément intéressant : ExpressO, un système de soumission d’articles auprès des comité éditoriaux des revues de droit. Moyennant 2$ par revue, ce service se charge de transmettre la copie électronique de votre dernière contribution à xx revues spécialisées en une seule opération, ce qui vous économise les coûts de copie, d’envois multiples, etc.

Il me semble que les éditeurs comme les bibliothécaires devraient s’intéresser de près à ce type de services à valeur ajoutée : les premiers parce qu’il leur faudra bien se diversifier si les archives ouvertes se développent (même si ce n’est pas pour tout de suite), et les seconds parce que ces ‘services plus’ sont des moyens de faire valoir leur expertise, leurs compétences et finalement leur rôle dans l’accès à l’information.

Du rss en ppt, sans ppt

Un petit outil sympa pour utiliser un blog comme support de présentation (histoire de changer un peu du power point des familles) : ce script de Pascal Van Hecke transforme les posts (et n’importe quel fil rss en fait) en une présentation en ligne sous S5. Et c’est une bonne chose, vu que S5, même quand on est motivé, c’est un peu compliqué à utiliser.

[Vu chez Amanda]

Sur mon 31*

A défaut d’investir dans un lifting pour masquer les rides liées à l’âge canonique que j’atteinds aujourd’hui:-) – et que des collègues bien intentionnés ne cessent de me rappeler depuis ce matin – Marlène’s corner se paye un léger relookage : modif de la bannière & changement de couleur des liens – spéciale dédicace pour le club des lecteurs-contre-les-liens-vert-clair-illisibles ;-).

Que tout ceci ne vous dispense pas de suivre mon conseil bibliothéconomique du week-end : jetez-donc un oeil au dernier Cites & Insights : c’est le retour de la rubrique Library Access to Scholarship, dans laquelle Walt fait le point sur les développements autour de l’Open Access ces derniers mois.

* Bon, d’accord, je triche un peu, mais « sur mon 35 » ça ne voulait rien dire 🙂

De l’OA pour les étudiants en SIB

Les étudiants du département SIB de l’école d’informatique de l’Université de Buffalo viennent de lancer une nouvelle revue en open access, Library Student Journal. En + d’être une initiative étudiante, d’être en OA (et peer-reviewed !), le site est joliment fait : on ouvre les pages de la revue, il y a des coups de stabilo, des post-it… Les contributions seront acceptées à partir de mai, pour une publication courant 2006. A suivre.


janvier 2026
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Archives

Licence

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 France.