Archive pour mai 2006



Et pourtant, ils lisent !

Enfin, il y a des étudiants qui lisent ; j’en veux pour preuve The reading light, une revue animée par des étudiants de l’Université de Drew qui publie des critiques de livres rédigées par des étudiants de tous horizons.

Un portail, des portaux

C’est le printemps, et les portails fleurissent :

– Après TechXtra la semaine dernière, c’est au tour d’Emerald, éditeur en management, business et sciences de l’info, de lancer une plateforme sur les sciences de l’ingénieur, Emerald Engineering ; elle est en accès libre jusqu’en septembre 2006. On y trouve des revues, des bases de données bibliographiques, des articles, mais également des études de cas, des annonces de conférences, des offres d’emploi, etc…

– Il y a aussi Neuroscience gateway, qui couvre comme son nom l’indique les neurosciences et la génomique : c’est une collaboration entre le groupe Nature et l’Allen Brain Sciences institute, qui permet d’accéder, outre à un certain nombre d’articles (tous issus des revues du groupe Nature) à son atlas du cerveau, une application web avec plein d’images et de cartes, et des données qu’on peut récupérer sur excel, ça a l’air super pour les spécialistes ;-))

– Enfin dans un genre un peu différent il y a Dissect medicine, une autre initiative de chez Nature/McMillan, qui propose des news médicales soumises par les utilisateurs, qui votent pour celles qui leur paraissent les plus pertinentes, comme le fait Digg; on peut ajouter les réferences intéressantes directement dans son compte Connotea : normal, c’est aussi une émanation du groupe nature, qui a décidément bien pris le tournant 2.0, je trouve.

Exemple à suivre

« (…) qu’est-ce qu’une archive « exemplaire » ? C’est une archive bien remplie. La réussite d’une archive se mesure à son taux de remplissage par rapport à la production scientifique de l’institution qui l’abrite, par an, puisque l’accessibilité des documents récemment publiés est la référence du LA [Libre Accès]. Si on estime actuellement que seulement 15% de la production scientifique des institutions de recherche est auto-archivée spontanément, quelques rares archives dans le monde atteignent pourtant le taux de 100%.
Il s’agit des Universités de Southampton, de Minho, de Zurich, du Queensland University Technology et du CERN. Le secret de cette réussite est simple et peut être appliqué partout : les responsables ont exigé que leurs chercheurs auto-archivent leurs travaux. »

Hélène Bosc, « Les meilleures Archives ouvertes dans le monde : le modèle à suivre et pourquoi » (résumé, ppt), communication lors de la journée sur les archives ouvertes (présentations ici) organisée par l’URFIST de Toulouse en avril dernier.

[Repéré sur la brique documentaire de l’ENT de Grenoble universités]

Libérons nos données !

C’est (pour une fois) pas moi qui le dit, mais Frédéric Martin, du département de la bibliothèque numérique de la BNF. Voici ce que dit la présentation de son intervention du 11/05/06 lors de la journée d’étude sur « La bibliothèque entre physique et virtuel : objet complexe de sens, objet d’usages complexes » organisée par Paris 8 :
Libérons nos données ! – le catalogue dans l’espace documentaire du web
Le catalogue de bibliothèque est encore trop souvent considéré comme un outil unique de gestion des ressources documentaires au niveau local. L’approche fédérative au sein de portails ou de catalogues collectifs est un premier pas vers la capitalisation des données et la multiplication des accès dans un cadre élargi. Or, l’espace documentaire du web représente une opportunité pour nous d’ouvrir nos catalogues et de « libérer » les informations dont ils sont riches. Reposant sur un format de données pivot, cette ouverture peut revêtir plusieurs formes : la réutilisation des informations pour des usages différenciés au sein d’interfaces dédiées, l’échange des données et leur visibilité sur le web (interopérabilité syntaxique, OAI-PMH), la création de nouveaux services liés aux données (système d’alertes RSS personnalisées signalant les nouvelles acquisitions par thèmes). Enrichir l’offre des services internes axés sur le catalogue est certes un moyen efficace d’en valoriser l’utilisation. Mais il faudrait aller plus loin encore, en laissant les tiers créer leurs propres services sur nos catalogues (Web services).

Et pour ceux qui, comme moi, n’auront pas l’occasion d’aller faire un tour dans le 9-3, la journée sera retransmise en direct.

[Vu sur Biblio-fr]

C’est Xtra

TechXtra est un portail de ressources spécialisées en sciences de l’ingénieur, mathématiques et informatique, à l’initiative des bibliothèques de l’Université Heriot-Watt au Royaume-Uni. Il permet une recherche fédérée dans plus d’une vingtaine de sources libres (surtout) et payantes (IoP, Inderscience). En plus des documents de type rapports techniques, articles ou e-prints, on y trouve aussi des offres d’emploi, des cours, des thèses…

L’approche disciplinaire, un pas de plus vers la bibliothèque 2.0 ? (l’approche par support étant définitivement 1.0, et l’approche orientée utilisateur étant le top du 2.0)

Squidoo-be-doo

Connaissez-vous Squidoo ? C’est un service qui propose de créer en un clin d’oeil (c’est du web 2.0) une page web sur le sujet de votre choix, avec plein de facilités pour y agréger des blogs, des images, des fils rss, des cartes…

Comme souvent avec les choses en 2.0, on a l’impression que c’est quelquechose qui existe déjà, mais en fait en y regardant d’un peu plus près, on s’aperçoit qu’en fait non, et que donc ça peut peut-être bien servir à quelquechose.

Ca ressemble à un liste de signets : sauf que la dimension dynamique n’existe pas dans la plupart de nos listes de signets

Ca ressemble à un wiki : sauf que tout le monde ne peut pas intervenir sur la page

Ca ressemble à un blog : sauf qu’on ne peut pas commenter, et puis c’est plus neutre

Ca ressemble à un site web dynamique : sauf que c’est concentré en une page

Ca me fait penser à un mémo, une synthèse courte sur un sujet divers : à la fin on doit comprendre de quoi il s’agit, connaître le contexte et les acteurs, entrevoir des perpectives/des solutions ; l’avantage ici, outre que tout est naturellement partageable et rss-ifié, c’est que si on veut en savoir plus, ya qu’à cliquer.

Quelques exemples : la lentille Library 2.0 Reading list (oui, sur Squidoo les pages s’appellent des « lenses », à prendre plutôt côté optique que petit salé). On y trouve des définitions, des commentaires, des images, des graphiques, des podcasts, des posts de blogs… ; c’est en fait une base de travail préparatoire pour suivre l’atelier Library 2.0 organisé par l’ALA ce mois-ci.

Ou celles sur Google Earth, sur une conférence sur la numérisation, sur le conseil aux lecteurs, sur le format RDF

De l’OA à i-expo

En préparation au salon i-expo, plusieurs documents (des « clés de lecture« , ils appellent ça) sont disponibles sur le site de la manifestation, notamment L’Open Access : une problématique à l’âge de raison ? qui, je trouve, fait un bon point sur le sujet, avec une approche plus bizness un peu différente du discours biblio/doc.


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