Archive pour juin 2006



Library mashups welcome !

Talis, un fournisseur de services UK pour les bibliothèques, organise Mashing up the library, un concours de mashups, ces mélanges de web services, d’APIs, bref de technologies 2.0, autour des bibliothèques (plein d’exemples sur the Mashup Matrix).

On peut soit présenter sa démo, soit proposer des idées de collaboration, et il y a 1000£ à gagner.

J’ai l’impression que nos fournisseurs de SIGB ici sont bien loin de ce type de fonctionnement / de réflexion sur les outils qu’ils nous proposent (même si il s’agit ici, ne soyons pas dupes, aussi d’une bonne opération de comm’ pour la société en question). Talis propose aussi quelques blogs et anime une série de podcasts autour des concepts de bibliothèque 2.0.

L’utilisateur n’est pas en panne

Sur Free Range librarian, Karen Schneider liste quelques principes autour des concepts de bibliothèque 2.0 ; extraits :

– Toutes les technologies évoluent et meurrent. Toutes les technologies que l’on vous a apprises à l’école des bibliothécaires mourront un jour ou l’autre.

– Vous n’êtes pas un format. Vous êtes un service.

– L’OPAC n’est pas le soleil. L’OPAC est au mieux une planète lointaine, qui s’éloigne chaque année un peu plus de l’orbite de son système solaire.

– L’utilisateur est le soleil.

– L’utilisateur est l’élément magique qui transforme la bibliothéconomie d’un commerce de la conservation en une profession de services.

– L’utilisateur n’est pas en panne.

– Votre système est en panne jusqu’à preuve du contraire.

– Ce commercial qui vient de vous vendre un système à 1 million de dollars parce que « les bibliothèques sont là pour aider les gens » n’a aucune idée de ce dont il parle, et son système est aussi en panne.

– Vous ne rencontrerez jamais en face à face la plupart de vos utilisateurs les plus passionnés.

– Vous ne rencontrerez jamais en face à face la plupart de vos utilisateurs les plus fous.

– L’aide la plus significative que vous pouvez apporter à vos utilisateurs consiste à ajouter de la valeur et du sens à leur expérience de l’information, où qu’elle ait lieu ; défendez leur droit à l’information, et effacez-vous.

– Votre site web est votre ambassadeur envers les contribuables de demain. Ils visiteront le site web bien avant de visiter votre bâtiment, de voir vos ressources physiques, de rencontrer vos personnels.

– Il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chât d’une aiguille que de trouver un site web de bibliothèque qui soit utilisable, convivial, et fournisse des services plutôt d’en parler dans un jargon bibliothéconomique abscons.

– Allez à la rencontre du public où qu’il soit — et pas où vous voulez qu’il soit

– L’utilisateur n’est pas « distant ». Vous, le bibliothécaire, êtes distant, et c’est votre boulot de réduire cette distance.

– Le temps moyen de prise de décision pour l’implémentation d’une nouvelle technologie en bibliothèque est plus long que le cycle de vie moyen des nouvelles technologies.

– Si vous entendez parler [d’une technologie] dans le Times ou Newsweek et que votre bibliothèque ne la propose pas ou n’est pas adaptée pour, vous êtes à la ramasse.

– Arrêtez de ronchonner à propos du bon vieux temps. Le catalogue à cartes, c’était nul, et vous pensiez de même à l’époque.

– Votre ignorance ne vous mettra pas à l’abri.

Toutes suggestions d’amélioration de la traduction sont les bienvenues (marlenePOINTdelhayeATgmailPOINTcom).
Update : Klog a eu la même idée, on devrait faire un mix des traductions 😉

i-expo 2006 : les archives institutionnelles

Juste 2 remarques connexes sur i-expo cette année :
– le salon est désormais vraiment riquiqui, du reste les éditeurs de certains domaines (juridique notamment) sont carrément absents.
– ça y est, blogs, wikis et rss sont entrés dans le « mainstream » : il y avait foule aux conférences sur cette thématique – j’ai même vu Olivier « hard blogging scientist » Ertzscheid, de loin 🙂

Sinon, j’ai mis mes notes en ligne sur Writely (notes sur l’atelier La mise en place des archives institutionnelles en IST et notes sur la conférence Nouvelles stratégies de production et de diffusion de l’IST).

Souvenirs en vrac :
– l’évolution des métiers de la doc est inéluctable, et les fonctions de catalogage et de magasinage ont fait long feu
– les chercheurs ont quand même besoin d’une assistance tant au niveau de la recherche que du dépôt dans les archives ouvertes – ouf ! ;-))
– l’archivage ouvert comme unique source d’information ne convient pas à toutes les disciplines, les modèles économiques traditionnels et OA doivent cohabiter pendant encore un certain temps.
Je ferai une mise à jour dès que les présentations des différents intervenants seront en ligne.

Update : Ca y est, les présentations sont en ligne ici pour l’atelier, et pour la plénière.

i-expo 2006 : blogs, wikis et rss

Soyons clairs, je n’ai assisté qu’à la 2ème heure de cette séance sur Blogs, wikis, fils rss : de nouveaux modes de production et de diffusion de l’information. J’en garde une impression plutôt mitigée : d’un côté c’est plutôt bien qu’on s’intéresse à ces « nouveaux » outils, qu’on les explique si on veut que les gens se les approprient, et un bref sondage dans la salle a montré que s’il y a encore relativement peu de bloggueurs (nous étions 6 sur environ 200 personnes), un nombre croissant de personne lisent les blogs (un tiers de la salle) et utilisent les fils rss (la moitié de la salle).

D’un autre côté, on a quand même eu droit a un condensé de clichés, notamment de la part du journaliste des Echos :
– les blogs niveau contenu c’est « je raconte ce que j’ai déjeuné ce matin », et accessoirement les bloggueurs sont les glandeurs
– les wikis c’est bien pour travailler en interne sur des projets à plusieurs
– les fils rss c’est une vraie révolution

Le must, ce fut « les blogs sont des outils de veille, pas des outils d’information », bravo, celle-là fallait la trouver.
Quoi que, la mise en opposition systématique de la presse en ligne avec Google news, c’était pas mal non plus ; en tout cas ça montrait surtout un certain mépris pour l’utilisateur : comme si celui-ci n’avait aucun recul, aucun sens critique face à l’information et aux outils d’information à sa disposition. Et surtout ça semblait exclure le fait qu’un utilisateur puisse avoir des besoins d’information différents – qu’il va satisfaire avec des outils différents – selon les situations.

Quelqu’un dans la salle a fait le parallèle entre la disparition annoncée du journaliste et celle du bibliothécaire : c’est curieux comme le changement fait peur dans ces professions.


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