Archive pour juin 2007

Doc en vrac

Une botte de ressources en sciences mais pas seulement :
Wellcome Images : une base de données de + de 40 000 photos autour de la médecine, des origines à nos jours, le tout sous licence creative commons.
Scitalks : des vidéos sur toutes les disciplines scientifiques ou presque, déjà plus d’un millier de conférences disponibles. Des déclinaisons du concept sont prévues dans les mois qui viennent pour les sciences humaines (Humtalks), l’économie (Busitalks) et l’information gouvernementale (Govtalks).
– le Dictionnaire médical Merriam-Webster : accès gratuit à ses 59 000 définitions, et possibilité de rebond vers le portail Healthline.
– le Quid, je l’ignorais, est en libre accès.

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ARWU

medium_78023560_c2f7b929de_m.jpgARWU, ça vous dit quelquechose ? Non ? Mais si, si vous travaillez en université, vous en avez forcément entendu parler ces dernières années, sous son appellation plus courante qui est… « le classement de Shangaï » !!

Pour les non-initiés, il s’agit du classement international des 500 « meilleures » universités mis au point par l’l’institut pour l’enseignement supérieur de l’Université Jiao Tong de Shangaï. L’objectif de l’exercice est de juger de l’excellence des universités, dans un contexte de concurrence mondialisée, à partir d’une série de critères objectifs, parmi lesquels :

– le nombre de Prix Nobel et de Médailles Fields (l’équivalent du Nobel pour les mathématiques)

– le nombre de chercheurs les plus cités (d’après HighlyCited d’ISI

– le nombre total d’articles publiés (=indexés dans la base Web of Science d’ISI)

– le nombre d’articles publiés dans les revues Nature et Science

– la taille de l’établissement (effectifs étudiants et enseignants)

Les universités ont pris l’habitude depuis l’été 2003 de scruter fébrilement la liste de Shangaï, pour voir si elle y sont, si elles ont gagné ou perdu des places… Et ce, malgré la controverse sur ces différents classements : entre autres biais, on leur reproche que les critères pris en compte se focalisent sur les publications dans les revues, ne prennent pas en compte les production non anglophones, et les outils de mesure (la panoplie des bases ISI) ne sont pas fiables, notamment en ce qui concerne le nommage des institutions.

Néanmoins ces jours-ci vient de sortir la première version du classement de Shangaï par discipline : les universités sont classées selon 5 grands champs disciplinaires (Sciences sociales, Médecine et pharmacie, Sciences de la vie, Sciences de l’ingénieur et informatique, Sciences dures et mathématiques), et 2 critères ont été ajoutés : le nombre de publications dans les revues les plus côtées de la discipline (selon le Journal of Citation Report d’ISI), et le montant des dépenses de recherche (uniquement pour les sciences de l’ingénieur, et encore, que pour les US et le Canada).

Blogtannica

medium_550215584_4edda31f66_m.jpgTiens, la Britannica vient de monter un blog ! Ca pourrait être une bonne nouvelle, la prise en compte des nouveaux outils de diffusion de l’information par une référence encyclopédique. Ca pourrait… sauf qu’en creusant un peu, on tombe sur 2 posts de Michael Gorman (oui oui, l’ex-président de l’ALA lui-même, qui s’était distingué l’hiver dernier par un pamphlet anti-bloggueurs…) qui, sous le couvert d’explorer les fonctionnalités du web 2.0, revient en fait sur la notion d’autorité mise à mal sur internet en général, et sur les sites collaboratifs dont le nom commence par Wikip… en particulier ;-). Il oppose la « sagesse des foules » (wisdom of the crowd) à l’expertise de l’individu, selon le discours habituel des détracteurs de Wikipedia. Ce qui me chagrine ici – à part que Gorman critique Wikipedia sur un blog hébergé par une encyclopédie commerciale, ce qui ne me semble pas être un gage d’objectivité 🙂 – , c’est simplement l’opposition de principe à toute nouveauté, à toute nouvelle façon de concevoir et de diffuser le savoir, et finalement le manque d’imagination des acteurs du domaine : les nouveaux usages issus des technologies web amènent forcément à repenser les modèles éditoriaux, quel dommage que les éditeurs « historiques » n’aient pas pris le train en marche dès le début…
[Credit Photo : Sidehike]

Fliqueure

medium_542747322_cce4a923ce_m.jpgUne bonne nouvelle : l’arrivée de la version française de Flickr ! C’était un gros défaut de la plateforme, qui limitait l’adhésion des utilisateurs (et des collègues à qui je l’ai présenté) ; maintenant plus d’excuse pour s’y mettre, d’autant plus que de nouvelles fonctions intéressantes ont fait leur apparition sur le plateforme ces derniers mois :
– les collections (=classeurs), qui permettent de rassembler plusieurs « sets » (=albums)
– l’ouverture d’accès limités par set
– la carte des photos géotagguées

A signaler aussi :
Slickr permet de créer un économiseur d’écran à partir de photos dans Flickr ; j’en ai installé un sur le tag ‘books’ au bureau de références. Idée-marketing à pas cher : pourquoi une bibliothèque ne mettrait pas des photos de ses fonds numérisés, de ses locaux, de son personnel… sur tous ses postes publics ?
SlideFlickr utilise l’API de Flickr pour créer des diaporamas, à installer sur son site par un simple copier-coller.
– et puis, sur Dumpr, plein de gadgets pour transformer ou habiller vos photos.

Auto-archivage : l’exemple des physiciens

medium_374530959_96a7b6d6de_o.jpg« Les physiciens des hautes énergies ont été les premiers à auto-archiver leurs publications dans ArXiv tout en les publiant aussi dans les revues de l’American Physical Society (APS). En utilisant la force de leur nombre, les physiciens ont réussi à faire changer les règles du copyright de l’APS. L’auto-archivage permanent des publications dans ArXiv a finalement été admis par l’éditeur.

Le copyright de l’APS est devenu le premier modèle de copyright de « revue verte » (revue qui autorise l’auto-archivage) et aujourd’hui, plus de 10 ans après, les périodiques de APS ne semblent pas en faire les frais.

Pour parler encore de l’esprit d’indépendance des physiciens qui contraste tant avec la réticence des chercheurs des autres disciplines, je rappellerai qu’Alma Swan a trouvé en octobre 2005 que 7 articles sur 8 du premier numéro de “Nature Physics” étaient en ligne accessibles librement quelque part, alors que ce périodique exige un embargo de 6 mois pour l’auto-archivage.

Il paraît donc évident que l’avantage de rendre visible leurs publications à tous et le plus rapidement possible a bien été compris par les physiciens et qu’ils n’attendent pas le bon vouloir des éditeurs de donner des droits (ce bon vouloir ne viendrait pas seul) : ils le provoquent. »

Hélène Bosc, sur Opening scientific communication, le blog du groupe de travail sur le libre accès d’Euroscience, l’association européenne pour la promotion de la science et de la technologie.

La fin des épuisés

medium_labyrinthe01_copie.jpg« Désolé, mais ce titre est épuisé. » Bientôt une réalité qui n’aura plus cours, si l’on en croit Amazon. En effet la librairie en ligne, via sa filiale Booksurge spécialisée dans l’impression à la demande, vient d’annoncer un partenariat avec une douzaine d’éditeurs américains, qui devrait leur permettre de fournir leurs livres jusque-là épuisés, et accessoirement de distribuer à moindre frais les ouvrages les plus demandés, en gagnant en rapidité sur la livraison par dessus le marché ; finies les ruptures de stock, donc.

Les classements en questions

medium_109578033_f62ee8d712_m.jpg« Tous les classements d’universités actuels sont faussés dans une certaine mesure, et la plupart à la base.
Les classements du U.S. News & World Report, et ceux publiés par le Times Higher Education Supplement (THES) britannique dépendent fortement d’enquêtes menées par des centaines d’experts – système que certains contestent. Un troisième classement, celui de l’Université Jiaoi Tong à Shangaï, se base sur des mesures plus quantitatives, comme le nombre de citations, de prix Nobel et de publications dans Nature et Science. Mais même ces mesures ne sont pas très claires.
Il est notoire que les données sur les citations d’ISI (Thomson Scientific) ne sont pas satisfaisantes pour les classements ; le nom d’une même institution est écrit différemment d’un article à l’autre, et les affiliations à une université sont souvent oubliées. Après avoir « nettoyé »i, pour éviter ces défauts, les données d’ISI pour tous les articles du Royaume-Uni, le nombre d’articles pour l’Université d’Oxford, par exemple, s’avère être supérieur de 40% à celui fourni par ISI… »

Extrait de cet article de Nature (sur abonnement), via S. Harnad, qui milite ici pour une scientométrie par le libre accès (et liste les équipes de recherche qui travaillent sur ces questions au niveau international).
[Crédit photo : pbo31]


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