Archive pour octobre 2009



Le marché du mardi n°36

vert_ban_add_120x240.jpgOn continue la semaine de l’OA avec un marché spécial : OA & AO

– L’Open Access Directory propose une pleine caisse à outils (brochures, affiches, scénarios, questions/réponses…) pour promouvoir l’Open Access, à personnaliser pour son établissement.

– Dans certaines formations en sciences de l’informaton et des bibliothèques, il y a des cours sur l’Open Access

– Un comparatif des licences OA et OER (Open Educational Resources) : voilà ce qu’ont réalisé les étudiants de David Wiley, professeur à l’Université Brigham Young, dans le cadre d’un séminaire sur les « politiques d’éducation ouverte ».

– L’Open Access selon Nature, ce n’est pas donné : il faut compter 3570 euros pour publier en OA dans Nature Communications, la nouvelle revue du groupe à paraître en 2010… (source OANews)

– Le livre « Digitize This Book! The Politics of New Media, or Why We Need Open Access Now » de Gary Hall, professeur à l’Université de Coventry, est disponible en texte intégral (source Open humanities)

– Le B.A-BA de l’OA expliqué en 3 minutes 20 dans la vidéo Open Access 101, produite par SPARC (Scholarly Publishing and Academic Resources Coalition), un acteur majeur de l’OA aujourd’hui, qui a également contribué à la mise en ligne de The right for research coalition, un site pour sensibiliser les étudiants aux enjeux de l’ouverture de l’accès aux publications de la recherche.

– Ca aurait pu/dû être en open access, mais non : les documents audio et vidéo de l’Open Video Project, s’ils sont en consultation libre, et bien qu’ils aient été réalisés avec des fonds publics (par des agences gouvernementales américaines comme la NASA ou les Archives fédérales), ne sont pas libres de droits pour autant. Plus de 4000 vidéos à visée pédagogique et/ou documentaire sont disponibles.

OA week : sélection de lectures

vert_ban_add_120x240.jpgCa vous aura peut-être échappé, tant le sujet est finalement assez ignoré en France*, mais c’est la semaine de l’Open Access. Marlene’s corner s’y associe, et vous propose, pour commencer, cette petite sélection de documents consacrés à l’OA :

Open Access Resources, Services, and More par Andrew Waller

Open Access Dissemination Challenges: A Case Study par Young Philip

Open Access (OA) immersion: librarians report from the field par A. Waller et Leah Vanderjagt

Open access e-books par Jennifer Dekker

Open Access. Chapter 6 of Scholarly Communication for Librarians par Heather Morrison

Libre Accès à la recherche scientifique (Open Access) et dépôts institutionnels : contexte et enjeux par Kumiko Vezina

Le coût du libre accès dans le cas du modèle hybride par Caroline Collette

Une plus grande portée pour vos recherches par l’association CARL

L’ « Open Access », pour une réelle liberté de la communication scientifique : état des lieux et problématiques par Christian Gérini

It’s a Repository, it’s a Depository, it’s an Archive…: Open Access, Digital Collections and Value par Jean-Claude Guédon

* à l’exception notable de l’IFREMER, qui est le seul organisme participant à l’OA week en France recensé sur le wiki de l’opération, bravo l’Ifremer !

Bref, de l’Open Access au menu tous les jours cette semaine !

Le marché du mardi, n°35

DOC ELEC

– Plusieurs outils ont fait leur apparition ces dernières semaines pour aider les juristes (américains essentiellement mais pas que) :3988420368_4961783812_m.jpg

  • RECAP, une extension firefox qui permet d’accéder aux différents dcuments produits par la Cour fédérale (gratuitement qui plus est, contraitement au mode de diffusion officiel, qui facture 0,8 cts la page), en passant par une base miroir hébergée sur l’Internet Archive.
  • Openregs, un site pour s’y retrouver dans la jungle des réglements et autres recommandations publiés par les différentes agences, services et commissions de l’administration fédérale. Avec une couche 2.0 en plus.
  • Freie Juristische Internet projekte, un portail des projets juridiques libres, en langue allemande.

– Sur Précisément, Emmanuel Barthe signale les lettres produites par les juridictions administratives, qui intéresseront sans aucun doute les publicistes.

AIP lance son appli pour Iphone : les abonnés peuvent consulter les articles des revues de l’éditeur et en + les télécharger pour une consultation hors ligne.

AO & OA

UCOP est une base des politiques des universités en matière de droits d’auteur, à l’initiative de Creative Commons. C’est un wiki, donc tout un chacun peut y ajouter ses infos.

– Deux services autour des contenus de recherche : Scholas, un mix d’archive ouverte et de réseau social à destination des chercheurs, et Acawiki, qui propose des résumés d’articles de recherche ; le tout en libre accès.

Rémy le rappelle (avec raison !) sur twitter : l’ouvrage « Wikipédia : découvrir, utiliser, contribuer », qu’il a chroniqué dans le BBF, est disponible en ligne en libre accès – à conseiller aux formateurs en info-doc, donc.

3956794282_cd5a90b10d_m.jpgNUMERISATION

– Depuis mars dernier on pouvait consulter le fonds iconographique de Life via Google, c’est l’intégralité de l’hebdomadaire Life Magazine (1936-1972) qui est désormais disponible sur Google Books.

– Internum a fait peau neuve et s’appelle désormais e-corpus : cette plateforme, gérée par le Centre de Conservation du Livre à Arles, propose un grand nombre de documents anciens (dont ceux de mon établissement !), numérisés dans le cadre de programmes européens et internationaux, avec une thématique fortement méditérranéenne (mais pas que).

WEB 2.0

– un panorama de 8 clients pour Twitter repéré par Resourceshelf

Storytlr s’arrêtera fin 2009 et c’est dommage, si vous connaissez d’autres plateformes de lifestreaming similaires (pas Friendfeed, que je pratique déjà), merci de les signaler dans les commentaires.

[photos : tubal, Sauvageonne]

Merci Bernard

2985716823_b66d58f867_m.jpgDans un commentaire à un post précédent, que je reprend ici (parce que la visibilité des commentaires sur cette plateforme de blog, c’est une horreur, de même que le référencement, mais bon, c’est une autre histoire), Bernard Teissier nous signale une information loin d’être anodine :

« Désolé de squatter ainsi le blog, mais comme ni je twitte, ni je blogue moi-même je ne vois pas ou mieux qu’ici mentionner cette info : dans le document annexe auProjet de Loi de Finances 2010pour la MIRES, l’indicateur du programme 150 sur la consultation de la doc electro a purement et simplement disparu… [En 2009 il était formulé ainsi : INDICATEUR 6.3 Consultation des ressources électroniques : nombre de documents téléchargés et taux de demandes satisfaites. Il est vrai que c’était débile de vouloir synthétiser cela en seul chiffre, mais du coup notre activité n’existe plus !]« 

Ce qui m’interpelle, c’est ce qui est mentionné dans les commentaires de l’un des 2 indicateurs restants, celui sur le taux de fréquentation des bibliothèques : « Les bibliothèques universitaires, au même titre que certains grands équipements publics, ont réussi depuis plusieurs années à fidéliser leurs lecteurs. Cependant, le développement de l’accès à distance pour les usagers, qui est un autre des axes de la politique des bibliothèques universitaires, joue en sens contraire de la fréquentation comptabilisée à travers les entrées : les usagers n’ont plus besoin de se déplacer et ont ainsi accès aux ressources électroniques des bibliothèques dans le cadre d’une « fréquentation » non comptabilisable mais qui, elle aussi, va croissant. Ce biais pèse de manière défavorable sur le numérateur du ratio.« 

Au lieu d’essayer de bâtir des indicateurs plus en phase avec la réalité des pratiques des étudiants et des chercheurs (car bizzarement les questions documentaires ne trouvent leur place que dans l’amélioration des condition de travail des étudiants, alors que la majorité des ressources électroniques achetées par les BU sert les chercheurs), prenant en compte la fréquentation sur place et à distance, on déduit abruptement que cette (« pseudo ») fréquentation n’est pas comptabilisable et on supprime l’indicateur. Alors à quoi ça sert que nous nous décarcassions à récupérer, pondérer, harmoniser et mettre en forme nos statistiques d’usage ? Pour notre gestion locale, c’est sûr, mais quel dommage de ne pas utiliser ce type d’outil d’aide au pilotage à plus grande échelle…

PS : Bernard, tu reviens quand tu veux… 😉

[photo : andre5]

Savoir-faire et faire savoir

3977741615_41ebcabdd0_m.jpg« Alors, que faire des « sans commentaires » ? Quelle que soit la perception que chacun peut avoir de l’Enssib, pourquoi et comment une école emblématique de la profession peut ne pas s’ouvrir au dialogue tel qu’il est pratiqué aujourd’hui, peut ne pas accepter une discussion sur les sujets communs de préoccupation ? Nous ne lui demandons pas d’être derrière un F Bon ou un O Ertzscheid mais plutôt DEVANT.« 

Mercure, réagissant dans Enssib, édito et commentaires, à la fin de non-recevoir de la directrice de l’enssib pour qui « Un édito n’est pas un forum. Donc, pas de commentaires.« 

Où l’on réalise que la question posée dans ledit édito : « Comment mettre en œuvre de nouveaux outils (en particulier numériques) qui permettent […] le dialogue ? » trouvera vraisemblablement sa réponse ailleurs qu’à l’enssib.

[photo : victius]

D’autres marges

2428939280_c127743b00_m.jpgJ’ai trouvé dans ce post sur le blog de Lauren Pressley quelques suggestions pour alimenter le questionnement de Daniel sur Face-écran sur les marges de manoeuvre disponibles en bibliothèque :

« – Arrêter avec nos OPACs compliqués et le temps de formation des usagers qui va avec – utiliser la moitié du temps (et de l’énergie !) consacré à la formation pour améliorer le design de nos systèmes.

– Réinventer le service de référence

– Lever le pied sur le catalogage et autres questions d’AACR2-MARC-OCLC…

– Réaffecter les personnels sur les ressources électroniques. Faire du traitement des documents imprimés une spécialité, et des ressources en ligne la norme »

Lauren rend compte de l’intervention de Kenning Arlitsch (University of Utah) et Kristin Antelman (North Carolina State University) lors de la conférence annuelle de la LITA, qui a lieu ces jours ci. Celles-ci ont enquêté sur la perception de la culture organisationnelle qu’ont de futurs responsables de bibliothèques (voir le détail de l’enquête). Il en ressort qu’il existe un fort écart entre leur perception d’une organisation réellement opérationnelle et l’organisation qu’ils connaissent actuellement. Ils se disent limités par la structure actuelle des bibliothèques (rigides, hierarchisées, auto-centrées), notamment universitaires, pour faire évoluer le service rendu et leur profession. Le manque de réactivité face aux technologies est également pointé, ce qui a donné lieu à débat à l’issue de la présentation, notamment sur les rapports entre les bibliothécaires et les services informatiques, et sur les compétences techniques des bibliothécaires : faut-il des informaticiens formés à la bibliothéconomie ? Les écoles de bibliothécaires doivent-elles former aux nouvelles technologies ? Des questions que l’on se pose aussi ailleurs sur Face-écran

[photo : thomasbrandt]


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