Revues, ne vous coupez pas du DOAJ

Le Directory of Open Access Journal, au départ (en 2003) simple projet expérimental de la bibliothèque de l’Université de Lünd, recense aujourd’hui près de 5000 revues en open access au niveau international. Pour être incluse dans le DOAJ, une revue doit satisfaire un certain nombre de critères, notamment avoir une validité scientifique (être de niveau universitaire), et être diffusée en open access, suivant la définition de la BOAI ci-dessous (tirée de la FAQ de Peter Suber), qu’il est toujours bon de rappeler :

 » Par « accès libre » à cette littérature, nous entendons sa mise à disposition gratuite sur l’Internet public, permettant à tout un chacun de lire, télécharger, copier, distribuer, imprimer, chercher ou faire un lien vers le texte intégral de ces articles, les disséquer pour les indexer, s’en servir de données pour un logiciel, ou s’en servir à toute autre fin légale, sans barrières financières, légales ou techniques autres que celles indissociables de l’accès et l’utilisation d’Internet. La seule contrainte à la reproduction et la distribution, et le seul rôle du copyright dans ce domaine, devrait être de garantir aux auteurs un contrôle sur l’intégrité de leurs travaux et le droit à être correctement reconnus et cités. »

Un autre critère déterminant concerne l’accès exhaustif au contenu de la revue : ainsi, le choix d’un embargo (une période pendant laquelle le contenu n’est délibérément pas accessible) ou d’une barrière mobile (« moving wall ») sera rédhibitoire pour l’inclusion d’une revue dans le DOAJ.

Et c’est souvent là que le bât blesse : la diffusion des contenus en ligne des revues fait bien souvent l’objet d’un embargo (sur les derniers numéros ou les années les plus récentes), ce qui les disqualifie d’entrée. C’est dommage, parce qu’en 7 ans, le DOAJ a acquis une notoriété grâce à laquelle ces revues pourraient gagner en visibilité : pourquoi s’en priver avec une politique d’embargo sur des revues dites ‘en libre accès’ ? Le but de la publication dans des revues universitaires n’est-il pas, pour le chercheur, *dans l’absolu*, la dissémination des connaissances, la diffusion des idées, l’ouverture à des collaborations, avant la rentabilité économique ? Je ne parle pas ici bien entendu des revues aux mains des multinationales de l’édition, mais plutôt des revues produites « à la main » par des labos, des centres et autres instituts de recherche, qui produisent des contenus de grande qualité, mais qu’il est souvent difficile de repérer pour l’internaute lambda ou l’étudiant intéressé.

Alors responsables éditoriaux et chercheurs, pour optimiser ce vous avez investi dans la production de votre revue, allez jusqu’au bout de la démarche : libérez tous vos contenus, et référencez-vous dans le DOAJ !

[photo : sillygwailo]

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1 Response to “Revues, ne vous coupez pas du DOAJ”


  1. 1 dopoggi 19/07/2010 à 11:38

    Pour « l’internaute lambda ou l’étudiant interessè  » permettez moi de vous signaler La Criée qui est le résultat de ma veille sur les périodiques en accès libre :
    http://periodiques.wordpress.com/
    Il y a à ce jour un peu plus de 5600 titres répertoriés en comptant les inévitables liens brisés et autres doublons.
    Cordialement
    D. Poggi


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