Archive for the 'Doc élec' Category



JSTOR teste un nouveau modèle économique

JSTOR est un projet d’archivage et de mise à disposition de revues scientifiques, majoritairement dans les domaines des science humaines et des sciences sociales (mais pas que). JSTOR vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle offre à destination du public : « Register & read », c’est son nom, permet à n’importe quel individu d’accéder, en échange de quelques informations, aux articles de 70 des 2400 revues hébergées sur la plateforme. Le choix des revues s’est fait notamment en fonction des statistiques de refus d’accès constatées par JSTOR au cours des années précédentes : annuellement, plus de 150 millions de tentatives d’accès infructueuses seraient enregistrées par l’éditeur.

Au niveau de l’accès, pas la peine de trop s’emballer : il s’agit en fait d’un droit de consultation (pas de téléchargement), en mode image (exit les publics non-voyants, les images ne pouvant pas être lues par un logiciel spécialisé, corrigez-moi si je me trompe), de 3 articles maximum, et ce pour une durée de 14 jours*. C’est presque pire que les règles de prêt en bibliothèque… 🙂
Pour ce qui est des « quelques informations » ensuite, faut voir : outre votre nom et vos adresses postales et électroniques, on vous demande également vos informations bancaires. Plus toutes les informations techniques liées à votre connexion pour la consultation : le type de navigateur et de système d’exploitation, le nom de votre fournisseur d’accès. Dans quel but ? Bien sûr, pour améliorer votre expérience utilisateur, vous transmettre des informations ciblées… Mais il semble aussi que les règles d’utilisation du service autorisent JSTOR a partager ces données avec leurs « partenaires » (non définis), ce qui revient, grosso modo, a un modèle tarifaire financé par la publicité (ce billet de Gavia Librarian expose tout ça en détail) : pour une organisation a but non lucratif, ça fait un peu tache.

Cela dit, l’usager donne déjà nombre d’informations à la plupart des éditeurs commerciaux lorsqu’il consulte les ressources électroniques, s’il veut bénéficier des fonctionnalités personnalisées, alors un peu plus ou un peu moins…

* en fait c’est un peu plus compliqué : vous pouvez laisser un article sur votre étagère virtuelle aussi longtemps que vous le souhaitez, mais au moins 14 jours avant de pouvoir le remplacer par un autre…

[photo : dogwelder]

Ipad et ressources documentaires

Je me suis intéressée dernièrement à l’offre documentaire pour les supports mobiles : smartphones et tablettes. Enfin, surtout tablettes (enfin,  surtout ipad !).  Ca a été l’occasion d’alimenter la page consacrée aux applications documentaires pour terminaux mobiles de Bibliopédia. Voici mes observations sur l’offre de contenus actuelle, envisagée dans un contexte de bibliothèque universitaire. Sachant que je me suis concentrée sur les ressources auxquelles mon établissement est abonné, donc surtout dans les disciplines juridiques, économiques et scientifiques, mais, ledit établissement s’étant étendu depuis le début de mon étude, je commence à avoir un bon panel de ressources pluridisciplinaires. Non que tous les éditeurs soient présents sur ce créneau, cependant : à la louche, je dirai qu’un peu moins de 30% du portefeuille de ressources payantes est disponible sur le web mobile (je vérifierai à l’occasion).

Appli et sites dédiés

Au niveau technique, on a affaire à 2 types de dispositifs :
– d’une part  des applications dédiées pour certains systèmes d’exploitation mobiles : Androïd et  iOS (pour les produits Apple). Les applications fonctionnent en « circuit fermé », puisque leur utilisation est subordonnée à un type d’appareil défini. On les trouve assez facilement en tapant le nom de la ressource sur l’Apple store ou le Marketplace (ou nom de la ressource + ‘application’ dans Google).
– d’autre part des sites web spécifiques, optimisés pour une consultation mobile. Leur intérêt principal est d’être consultable depuis n’importe quel appareil.

Les éditeurs juridiques : oui… mais non

Les éditeurs juridiques (français) qui sont présents se distinguent par le peu de contenus accessibles : Dalloz, Francis Lefebvre et Lamy ne proposent qu’un accès à leurs actualités, aucun lien n’existe vers du texte intégral. Legalnews semble s’être le plus investi sur les interfaces mobiles : l’éditeur propose ainsi une appli pour Androïd, une appli pour iOS et une appli pour Blackberry. Bien qu’il existe de nombreuses applis pour les produits Lexis-Nexis outre-Atlantique, le Juris-Classeur, édité par ce même groupe, n’est pas disponible. Du côté des éditeurs étrangers, Westlaw propose un site mobile pour sa déclinaison Westlaw Next (qui n’est pas celle à laquelle nous avons accès en France), ainsi qu’HeinOnline, toujours très dynamique sur tous les outils web, une appli iOS est également disponible.

Les limites du point de vue des BU
Le principal problème lié à l’accès mobile aux ressources documentaires, c’est la gestion d’accès personnalisés par des services habitués à gérer des accès collectifs : généralement en BU, pour ouvrir les accès, on déclare des listes d’adresses IP, un serveur proxy pour les accès distants, et basta. La gestion de l’authentification des usagers est déportée sur les DSI, qui administrent l’annuaire LDAP, le serveur CAS, etc. Pour accéder à une ressource à distance, on s’authentifie sur un serveur proxy spécifique à son université. Avec une appli, l’accès se fait en direct : du coup, comment faire savoir à l’éditeur que oui, on est bien un utilisateur autorisé de l’université de X… ?
Parmi les applications que j’ai testées, on retrouve 3 grands types de solutions  adoptées par les fournisseurs :
– accès uniquement depuis une IP déclarée de l’établissement. Nécessite quand même l’activation du mode « mobile » depuis un poste fixe du réseau. Donc pas d’accès réellement nomade. Ex : Factiva.
– accès distant activé depuis depuis une adresse IP déclarée – assez pratique : pas de gestion d’identifiants par la BU, tout peut se faire à distance par l’utilisateur en se connectant au site de la BU par le proxy. Inconvénient : l’utilisateur doit réactiver son accès depuis un poste du réseau au bout d’un certain temps. Ex : EbscoHost (9 mois), HeinOnline (30 jours).
– accès aux contenus libres (les actualités), mais demande des identifiants d’administration du compte pour l’accès au texte intégral (Dalloz), donc au final pas d’accès.
Pour les sites mobiles, c’est un peu différent : il est possible de les proxifier, ie de les inclure dans la configuration d’un serveur proxy. Reste à faire en sorte que les usagers se connectent via ce serveur.
Autres problématiques : communication, évaluation, formation
Du coup se pose la question de la communication pour ce type de service : simple ajout d’une entrée « nomade » dans la liste des ressources électroniques, à côté des accès traditionnels, ou bien mise en place d’une page dédiée pour les accès nomades ? Et comment faire apparaître tout ça dans les outils de découverte ?
Autre interrogation : comment mesurer ces usages ? Une solution pourrait passer par une généralisation de l’usage de Shibboleth : inclure ce type d’authentification sur une appli ou un site mobile pourrait permettre de faire le lien entre les usagers et les institutions qui fournissent les accès. Je pense (j’espère !) également que les éditeurs ont les moyens techniques de nous fournir des stats de consultation de leurs ressources depuis des appareils mobiles au sein de nos propres réseaux, ce sera aussi un indicateur important à prendre en compte dans l’évaluation des usages.
Enfin, mais cela va sans dire, le suivi des sites et des applications doit entrer dans le travail de veille du bibliothécaire, qui, idéalement, doit être formé à ces outils ; encore faut-il que celui-ci soit équipé ou ait accès aux outils en question – je n’ai cependant pas l’impression que les tablettes « de service » soient légion dans la plupart des BU pour l’instant. Elles restent, pour ce que j’ai pu constater, vues comme un gadget plus qu’autre chose. Il faudrait que ça change.
[photo : zandwatch]

Shibboleth tu m’embêtes*

Quand on achète de la documentation électronique, on fait en sorte qu’elle soit accessible aussi bien en local (=sur les campus) qu’à distance. On utilise pour ce faire un serveur spécifique, un (reverse) proxy. Toutes les URLs des ressources sont enregistrées sur le serveur, afin que l’utilisateur final puisse, de façon transparente, y accéder comme s’il était connecté depuis le réseau local. En gros, le serveur proxy est la porte d’entrée obligatoire pour tous les accès distants. Sauf que, depuis plusieurs années maintenant, se développent d’autres systèmes d’authentification : OpenID entre autres dans le web commercial, Shibboleth dans le monde de la recherche et de l’enseignement. L’idée (en très très simplifié), c’est que l’authentification de la personne qui se connecte est en quelque sorte « déportée » : l’utilisateur peut se connecter directement à la ressource, il lui suffit d’entrer ses identifiants (la correspondance se fait au moyen d' »attributs » échangés entre la fédération d’identité Education-Recherche, qui rassemble, en France, les universités et grandes écoles, et les fournisseurs de services, ie les éditeurs, pour ce qui nous intéresse). Plus besoin de passer par le proxy. L’intérêt, c’est que le bibliothécaire s’affranchit de la maintenance des URLs de chaque ressource, à modifier à chaque changement de plateforme des éditeurs (au mois un par an ces dernières années) dans le paramétrage du serveur proxy. Le problème, c’est que toutes les ressources ne sont pas compatibles Shibboleth : il faut donc quand même garder un serveur proxy.
La question que je me pose – et que je vous pose – c’est : comment signaler ces ressources ? On a souvent le cas de pages de connexion via Shibboleth en anglais, dans lesquelles il est difficile de trouver, si on n’est pas averti, la « french federation », puis son établissement dans la liste qui s’affiche… Je ne dis pas que c’est compliqué, je dis que ce n’est pas naturel, et que ça nécessite un minimum d’explications.
Et j’aimerai savoir comment c’est géré dans les autres universités, où si d’autres se posent aussi ce genre de questions.
[Photo : D.H. Parks]
*mais non, je rigole

Travailler avec un iPad

« Je n’ai pas l’intention de me débarrasser de mon micro-portable. Je ne recommanderai à aucun de mes collègues techniciens de laisser tomber leur PC. Mais, pour la majorité de mes amis et de mes relations, j’affirme sans réserve qu’un iPad est tout ce dont ils sont besoin. »
C’est la conclusion à laquelle arrive Tony Bradley, de PCWorld, à la suite de son expérience 30 jours avec un iPad. Il s’agissait pour lui de voir s’il pouvait utiliser professionnellement, au quotidien, un iPad en remplacement de son micro-portable. Pour l’utilisateur lambda, qui n’a ni les compétences ni l’envie  d’utiliser un PC correctement, c’est très suffisant, mais professionnellement, pas question.
C’est une démarche similaire qui a été menée il y a quelques mois par 2 bibliothécaires du Texas, relatée dans iPotential: Mobile electronic resource management on an iPad (accès payant sur ScienceDirect), qui ont voulu voir s’il était possible d’effectuer leur travail de gestion des ressources électroniques avec un iPad. Ils ont testé les versions mobiles de tous les outils qu’ils utilisent, de la messagerie au traitement de textes, en passant par le SIGB, l’ERM et le résolveur de liens. Ils pointent plusieurs difficultés pour un usage au quotidien, particulièrement :
– l’impossibilité de gérer des dossiers et une arborescence
– le manque d’un port USB pour charger des documents, la difficulté pour les manipuler
Leur conclusion est quand même plus nuancée que celle du journaliste de PCWorld  :
« La réponse aux questions posées par les auteurs en début d’article (Est-il possible de travailler à distance, et, plus spécifiquement, de gérer des ressources électroniques avec un iPad ?), si on se base sur l’expérience des auteurs, est peu satisfaisante : ça dépend. Si l’iPad est pratique pour de courtes périodes de temps, comme pour un déplacement à une conférence, il n’est en aucun cas prêt à être utilisé au quotidien. En fait c’est la nature des tâches à accomplir qui va déterminer la pertinence de l’usage de l’iPad. Par exemple, si la majeure partie des tâches comprend l’usage d’interfaces web […], alors peut-être un iPad peut-il répondre au besoin, si on est prêt à passer sur quelques problèmes mineurs occasionnels. Mais si il est aussi nécessaire de travailler directement sur un serveur, comme un serveur proxy ou un SIGB, alors un iPad sera beaucoup moins utile. » Ils entrevoient néanmoins des possibilités d’amélioration, avec le développement  probable d’applications mobiles dédiées par les fournisseurs de logiciels professionnels, qui permettront sans doute un usage plus fluide.
Les 2 articles se focalisent sur l’iPad, mais je me demande si on obtient des résultats similaires avec d’autres tablettes, comme les Transformer d’Asus qui semblent si prometteuses ?

[photo : Brett Jordan]

Comparatif des revues de droit sur JSTOR vs Westlaw et HeinOnline

Pas toujours évident de s’y retrouver dans les bases qui proposent des archives de revues, notamment pour les revues de droit anglophone. On a toujours l’impression d’acheter plusieurs fois les mêmes revues, et bien sûr quand on cherche une revue qu’on croyait comprise dans tel bouquet, on s’aperçoit qu’elle n’y est pas… Avec l’aide d’un doctorant*, nous avons donc établi ce comparatif entre les ressources JSTOR, Westlaw et HeinOnline. Nous sommes partis de la liste des titres du domaine « Droit » sur JSTOR (73 titres), et nous avons cherché s’ils étaient présents sur HeinOnline et Westlaw. Si c’était le cas, nous avons ajouté la période de couverture disponible pour chaque base. Nous avons également mentionné dans quelle(s) collection(s) les titres étaient disponibles sur JSTOR.

On note 36 titres uniques sur JSTOR, et 18 titres présents dans les 3 bases ; sur ces 18, seulement 2 ont une période de couverture similaire. Juste 2 particularités : on trouve les années les plus récentes assez fréquemment sur HeinOnline, et sur Westlaw une partie des titres n’existe que pour un seul numéro, ou une sélection d’articles.

Enfin, et c’était aussi un peu l’objet de cette investigation, les collections JSTOR contenant du droit sont surtout Art & Sciences 4, et dans une moindre mesure Arts & Sciences 6 (15 titres sur 120, soit 12.5% de la collection).

Maintenant que c’est fait, je partage ici pour vous éviter d’avoir à refaire le travail. Logique, non ?

[photo : Yves.]

*Un grand merci à Wilfried Bigenwald, étudiant en thèse dans mon université, qui a effectué la majorité du travail ingrat 🙂

Bilan mitigé pour les ERMS

Une enquête du Library Journal sur les attentes des bibliothécaires en matière d’ERM (Electronic Resources Management systems) fait ressortir les priorités suivantes :
Gestion des workflows (suivi du cycle de vie des ressources électroniques)
C’est sans doute la partie la plus difficile à gérer : chaque établissement disposant de spécificités locales, il est difficile de faire entrer ses particularités dans les interfaces standard des systèmes du marché ; les bibliothécaires, souvent obligés de trouver des solutions de contournement, en sont moyennement satisfaits.
Gestion des licences (stockage des informations contractuelles, et diffusion des conditions d’utilisation)
Un bon point pour les solutions existantes, qui permettent toutes de dépouiller les clauses des licences, d’y faire référence et de les diffuser auprès du public, dans l’OPAC par exemple. Un bémol : l’accès aux ressources se faisant via les nouveaux outils de découverte (à la Summon) ne permet pas pour l’instant de récupérer les données de licences.
Gestion des statistiques (récupération et traitement des données)
Malgré l’adoption de SUSHI par un nombre grandissant d’éditeurs, son utilisation n’est pas universelle, et son intégration dans les outils du marché met du temps à arriver. Les bibliothécaires ont donc toujours une bonne partie des données à traiter manuellement.
Stockage des infos d’administration (identifiants d’accès à l’interface administrateur)
Un autre bon point pour la centralisation des urls, identifiants, et informations de contact qui, malgré une saisie manuelle, permet un gain de temps certain en fonctionnement courant.
Gestion des acquisitions (infos budgétaires et comptables, facturation)
C’est une demande forte des bibliothécaires, qui doivent rendre des comptes aux tutelles, et qui ne sont pas satisfaits par les outils existants. Le calcul du coût à l’usage, une analyse chronologique des dépenses s’avèrent difficiles voire impossible à obtenir. Il reste du pain sur la planche aux éditeurs de ce côté.
Interopérabilité (alimentation automatisée du système, transfert vers d’autres applications)
Gros échec pour les répondants à l’enquête du LJ que celui de l’interopérabilité. Que ce soit avec les SIGB, les résolveurs de liens ou les interfaces publiques, rien n’est intégré, la compatibilité ne va pas de soi. La faute aux standards, toujours émergents, pas encore achevés ou adoptés malgré les groupes de travail collaborant sur ces sujets. Avec pour conséquence une augmentation de la charge du travail de mise à jour, multipliée par le nombre d’outils utilisés par la bibliothèque, qui ne communiquent pas entre eux.
Du coup, beaucoup observent avec attention Web-scale management service (WMS), la solution de gestion « dans les nuages » d’OCLC, qui promet, outre la gestion des collections physiques, une gestion des accès et des modèles économiques spécifiques aux ressources électroniques. Et du coup une interopérabilité certaine entre tous ses produits…
[photo : vince viloria]

Clauses de confidentialité

« Il arrive que, dans certaines des licences régissant l’utilisation des ressources électroniques, des éditeurs exigent que les Bibliothèques de l’Université de Cornell considèrent les informations tarifaires comme des informations confidentielles et ne les divulguent pas à des tiers. Certaines bibliothèques ont toléré ces clauses par le passé, convaincues qu’elles pourraient ainsi obtenir un tarif plus avantageux. Les bibliothèques ne peuvent cependant plus accepter cette situation.
La communauté des bibliothèques a réalisé que le comportement anti-concurrentiel de certaines maisons d’édition résulte en partie de l’inclusion d’accords de confidentialité dans les licences. Comme le faisait récemment remarquer Robert Darnton, « en gardant les termes de sa licence confidentiels, … une bibliothèque ne peut pas négocier des tarifs à la baisse sur l’argument qu’une autre bibliothèque a obtenu un tarif plus avantageux. »
C’est pour cette raison que la « Recommandation pour la sélection et l’acquisition d’informations électroniques » de l’ICOLC établit que « aucun accord de licence ne doit exiger de clauses de confidentialité, en particulier des clauses qui empêcheraient les consortia de bibliothèque de partager entre eux des informations sur les tarifs ou sur les conditions négociées. » Plus les bibliothèques peuvent communiquer entre elles au sujet des offres commerciales, mieux elles sont préparées pour peser [dans les négociations] sur les coûts et les conditions qui leurs sont proposés individuellement. Un marché ouvert permettra d’aboutir à de meilleures conditions dans les licences.

Les accords de confidentialité sont par ailleurs en contradiction avec les exigences d’ouverture, de transparence et de travail collaboratif des bibliothécaires et des personnels des Bibliothèques universitaires de Cornell. Cette contradiction augmente la probabilité de violation involontaire d’éventuelles clauses de confidentialité, et fait du coup courir un risque à l’université.
Les Bibliothèques universitaires de Cornell approuvent donc la position de l’Association of Research Libraries, qui recommande à ses membres de ne pas signer de licences (ni d’accepter de nouvelles licences ou des licences révisées) qui incluent des clauses de confidentialité ou de non- divulgation. Les bibliothèques acceptent de partager, sur demande, les informations contenues dans leurs licences (à l’exception des savoir-faire et des détails techniques spécifiques).
Pour la plupart des éditeurs, les clauses de confidentialité ne sont pas nécessaires. Parmi les nombreux éditeurs et agrégateurs de revues et d’e-books dont les contrats actuels avec Cornell ne comportent pas de clause de confidentialité, on peut citer : American Institute of Physics (AIP), American Physical Society (APS), ASTM International, American Society for Microbiology (ASM), American Chemical Society (ACS), Bloomberg, Cambridge University Press, EBSCO, Elsevier, IEEE, Institute of Physics (IOP), Knovel, Oxford University Press, Proquest, Sage, SPIE, Taylor & Francis, et Wiley. »

Cornell University Library’s Position on Nondisclosure Clauses in Licenses
[photo : SamikRC]


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