Archive for the 'e-volution' Category



La journée d’un bibliothécaire 2.0

59d0a341e32d3fc54954141ae3231d66.jpgDavid Lee King, responsable de la bibliothèque numérique publique de Topeka & Shawnee, raconte dans ce post ce qu’il fait au cours de sa journée de travail :

– assisté à une réunion sur l’évolution des projets autour de Second Life

– assisté à une réunion sur l’année électorale à venir et les possibilités en matière de contenus numériques (blogs, partenariats,…)

– créé un brouillon de directive en terme de contenus et de personnel pour la bibliothèque numérique, et l’ai envoyé à notre groupe sur les directives pour validation

– salivé devant le nouveau iPod Touch de la bibliothèque – le dernier arrivé de nos joujoux technologiques !

– travaillé sur un projet de signalisation électronique – récupéré des infos sur les panneaux et les bornes LCD, puis les ai refilées à quelqu’un d’autre pour trouver les tarifs (et puis j’ai déjeuné)

– joué les garçons de courses, pris un café

– rédigé un compte-rendu annuel pour quelqu’un

– bidouillé sur Second Life jusqu’à ce que mon ordi plante sérieusement (avec l’écran bleu et tout…)

– redémaré, et travaillé sur des images et des captures d’écran pour une présentation sur Second Life lors de la conférence Internet Librarian 2007

– décidé de prendre mes propres clichés de notre projet SL pour les ados, donc retour sur Second Life… balade autour de notre île pour prendre des photos

– allumé mon Mac, mis à jour ma présentation sur Keynote avec mes clichés

– créé des pdf des présentations à venir et des supports papier

– tout au long de la journée : consulté une tonne de blogs, lu et répondu à des mails, jeté un oeil à Twitter (et essayé Twitteroo pour la deuxième fois)

– et, bien sûr, rédigé ce post !
[photo : davidleeking of course !]

Information R/evolution

Nouvel opus de Michael Welsch, auteur de l’emblématique The machine is Us/ing us :

LOCKSS

c6b39085b950d42f74b1fefb47ae03bf.jpgPour suivre la discussion entamée avec Daniel l’autre jour par posts interposés, voici une autre possibilité de ré-affectation des ressources humaines au tour de services émergents, inspirée par ce post sur Free range librarian : Karen Schneider y parle de la mise en place, par une bibliothécaire de l’université de l’Indiana, d’un dépôt local LOCKSS. LOCKSS ? Oui, LOCKSS ! Le système de sauvegarde partagée des périodiques numériques, basé sur le principe que « Lots Of Copies Keep Stuff Safe », ce que l’on peut traduire sauvagement par « Plein de copies, sauvegarde garantie ».

Ce programme de conservation partagée s’appuie sur un logiciel (en open source) qui moissonne le web à la recherche de nouveaux contenus pour les revues sélectionnées, compare sa récolte avec les contenus présents sur les autres machines du réseau et effectue les mises à jour si ces contenus ont changé (principe de réplication des données). L’outil peut être installé (assez simplement, c’est ce que montre la vidéo de la bibliothécaire de l’Indiana) sur n’importe quel PC, le transformant de fait en « LOCKSS Box« . La seule « box » en France est localisée à l’INIST. Prévu à l’origine surtout pour les périodiques (liste des éditeurs concernés), le système s’ouvre désormais à d’autres types de contenus comme les blogs.

Quel intérêt pour la bibliothèque de participer à ce type d’opération ? En dehors du fait qu’elle garantit ainsi un accès pérenne aux titres qu’elle héberge ainsi qu’à ceux hébergés par les autres bibliothèques du réseau, elle peut aussi utiliser la machine dédiée à Lockss comme serveur proxy – ce qui lui permet de gagner en temps de connexion et d’être à l’abri des défaillances techniques des éditeurs.

Karen Schneider explique ça très bien dans cette vidéo pour la LITA BIGWIG Showcase, une non-conférence en ligne en marge de la dernière conférence annuelle de l’ALA.
[Crédit photo : freerangelibrarian]

Retour en salle des machines

456d25c54997acbab53daa33aa04fee5.jpg« Concrètement, le SIGB ne sera plus au centre de l’offre en ligne des bibliothèques. Au lieu de cela, tout tournera autour d’une solution de recherche centralisée. Le SIGB ne disparaîtra pas, parce qu’on a toujours besoin de lui pour les tâches essentielles que sont les acquisitions, le récollement, le prêt. Mais il sera relégué à l’arrière-plan, dont il a toujours fait partie.

Ce n’est pas tout. Le SIGB doit pouvoir fournir des données locales aux outils de recherche unifiés, pour des opérations d’indexation de masse, aussi bien que sur les prêts en cours. C’est là que ça se complique : s’il est virtuellement possible d’exporter des données de n’importe quel SIGB, tous les SIGB ne proposent pas d’interface de programmation (API, c’est à dire un moyen d’échanger des informations entre des logiciels différents) pour fournir des données de prêt. Cela pourrait s’améliorer, mais nul ne sait dans quel délai. »

Roy Tennant, Demise of the local catalog, Library Journal 15/07/2007.

Jungle

medium_179850614_591a8ae32c_m.jpg« Si l’information était la jungle, Internet en serait un guide touristique écrit par une personne n’y serait jamais allée. Un bibliothécaire serait un guide qui y aurait passé toute sa vie. Bien sûr, le guide-livre vous donnerait toutes sortes d’informations interessantes sur la jungle, mais le bibliothécaire vous conduirait dans cette jungle en toute sécurité, et en empruntant la route la plus agréable, tout en vous montrant en chemin tout ce que vous voudriez savoir. »
Emily Valenza, en réponse à David Warlick qui s’interrogeait sur l’intérêt des bibliothécaires à l’ère de l’informatique et d’internet.
[vu chez the distant librarian][Crédit photo : Vibin]

Amuse-toi avec ton OPAC

medium_sampd413b46743076b66.jpg Vu sur Thing-ology, le blog de LibraryThing, quelques conseils pour améliorer le côté convivial de son OPAC – si si, c’est possible, et pas avec des animations en Flash 🙂
Extraits :
– Parlez aux utilisateurs dans leur propre langage, pas avec du jargon
– Laissez les utilisateurs agir sur le catalogue avec des tags, des critiques et des évaluations (et pourquoi pas des pages pour et par les lecteurs ?)
– Laissez les utilisateurs accéder à vos données via des API – certains utilisateurs créatifs en feront sûrement quelquechose d’intéressant auquel vous n’auriez pas pensé.
– Incitez les utilisateurs à visitez le site tous les jours, avec de l’actu sur vos contenus, et idéalement sur eux et ces contenus
Et il y a plein d’autres comme ça dans ce post.

L’utilisateur n’est pas en panne

Sur Free Range librarian, Karen Schneider liste quelques principes autour des concepts de bibliothèque 2.0 ; extraits :

– Toutes les technologies évoluent et meurrent. Toutes les technologies que l’on vous a apprises à l’école des bibliothécaires mourront un jour ou l’autre.

– Vous n’êtes pas un format. Vous êtes un service.

– L’OPAC n’est pas le soleil. L’OPAC est au mieux une planète lointaine, qui s’éloigne chaque année un peu plus de l’orbite de son système solaire.

– L’utilisateur est le soleil.

– L’utilisateur est l’élément magique qui transforme la bibliothéconomie d’un commerce de la conservation en une profession de services.

– L’utilisateur n’est pas en panne.

– Votre système est en panne jusqu’à preuve du contraire.

– Ce commercial qui vient de vous vendre un système à 1 million de dollars parce que « les bibliothèques sont là pour aider les gens » n’a aucune idée de ce dont il parle, et son système est aussi en panne.

– Vous ne rencontrerez jamais en face à face la plupart de vos utilisateurs les plus passionnés.

– Vous ne rencontrerez jamais en face à face la plupart de vos utilisateurs les plus fous.

– L’aide la plus significative que vous pouvez apporter à vos utilisateurs consiste à ajouter de la valeur et du sens à leur expérience de l’information, où qu’elle ait lieu ; défendez leur droit à l’information, et effacez-vous.

– Votre site web est votre ambassadeur envers les contribuables de demain. Ils visiteront le site web bien avant de visiter votre bâtiment, de voir vos ressources physiques, de rencontrer vos personnels.

– Il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chât d’une aiguille que de trouver un site web de bibliothèque qui soit utilisable, convivial, et fournisse des services plutôt d’en parler dans un jargon bibliothéconomique abscons.

– Allez à la rencontre du public où qu’il soit — et pas où vous voulez qu’il soit

– L’utilisateur n’est pas « distant ». Vous, le bibliothécaire, êtes distant, et c’est votre boulot de réduire cette distance.

– Le temps moyen de prise de décision pour l’implémentation d’une nouvelle technologie en bibliothèque est plus long que le cycle de vie moyen des nouvelles technologies.

– Si vous entendez parler [d’une technologie] dans le Times ou Newsweek et que votre bibliothèque ne la propose pas ou n’est pas adaptée pour, vous êtes à la ramasse.

– Arrêtez de ronchonner à propos du bon vieux temps. Le catalogue à cartes, c’était nul, et vous pensiez de même à l’époque.

– Votre ignorance ne vous mettra pas à l’abri.

Toutes suggestions d’amélioration de la traduction sont les bienvenues (marlenePOINTdelhayeATgmailPOINTcom).
Update : Klog a eu la même idée, on devrait faire un mix des traductions 😉

BDD juridiques et RSS

Tiens, une question qui me trotte dans la tête depuis quelques temps : pourquoi les fournisseurs de bases de données n’investissent-ils pas massivement dans l’implémentation de RSS ? Et plus particulièrement les éditeurs français ? Et plus particulièrement les éditeurs juridiques ? Je m’explique :

Ces éditeurs proposent à destination de leur clientèle « historique » (les cabinets d’avocats et autres centres juridiques) des produits auxquelles les BU ont désormais accès : les modèles économiques ont heureusement évolué et prennent en compte à la fois la « masse » des publics universitaires et la logistique propre aux universités (accès au réseau universitaire global, contrôle par adresses IP). OK.

Mais certaines fonctionnalités pourtant fort utiles, même aux étudiants, ne sont pas exploitables par les universités, et, de fait, rarement mises en service par les BU : tout ce qui est service d’alertes, enregistrement de recherches, veilles… est limité à, disons, 5 ou 10 requêtes pour toute l’université dans le meilleur des cas. Quand on s’en étonne auprès des commerciaux, on nous répond que c’est trop compliqué à mettre en place, qu’il faudrait créer des codes d’accès pour tous les étudiants, que ce n’est pas gérable par les serveurs, etc. On se demande pourquoi les bases de données américaines scientifiques y arrivent sans problème depuis plusieurs années, mais bon, ne rentrons pas dans ce vieux débat, et cherchons des solutions 🙂

Il me semble que l’intégration de fonctionnalités RSS permettrait de gérer des services d’alertes ou de veille à moindre frais : pas besoin de développer des systèmes compliqués d’identification, de sessions ; l’utilisateur s’abonne simplement au fil rss généré par sa recherche, et hop, il reçoit en temps opportuns les mises à jour directement dans son agrégateur. Celles-ci n’affichent que le titre de la référence, le texte intégral (ou la notice complète) ne s’affiche que si l’utilisateur est connecté via une adresse IP déclarée (donc sur le réseau informatique de l’université). Il ne restera ensuite aux BU plus qu’à former leurs utilisateurs à l’usage des agrégateurs ;-), encore que, ça risque de rentrer dans les usages des étudiants bien plus tôt que dans ceus des bibliothécaires, amha.

YAMDBL*

Qu’on en commun ces trois sites (je précise tout de suite que ce ne sont que des exemples, je ne critique pas) ? Ce sont trois listes de biblioblogues. Bien. Mais encore ?

Ce sont des bête listes à mettre à jour à la main, à l’ancienne, dont on ne peut quasiment rien faire, à part un banal copier-coller, ce qui n’est déjà pas si mal, certes, mais quand même un peu limité : on est quand même en 2006, quoi, au temps du web 2.0 et bientôt 3.0, et il faut encore se taper de la liste statique, on croit rêver ! ;-))

Pourquoi ne pas utiliser justement les outils 2.0 et faire, plutôt qu’une liste, un lien vers un tag del.icio.us pour les biblioblogs ? Ca nous permettrait de gagner du temps (en évitant des mises à jour fastidieuses de vieux posts, et de la saisie en utilisant un bookmarklet), on serait plusieurs à le faire, et on aurait tout au même endroit. On pourrait même exporter tout ça (ou autre chose : des références d’articles via CiteULike, ou Connotea) et s’en resservir dans d’autres applications professionnelles – quand elles auront évolué :-). Bon, d’accord, pour le moment il manque quelques fonctionnalités de tri, mais ça finira par arriver.

Bref, commençons par utiliser nous-mêmes ces outils dans nos pratiques de tous les jours, si nous voulons amener nos utilisateurs à s’en servir.
La semaine prochaine, je vous parlerai des menus déroulants – non, je plaisante ;-))
*Yen a marre des bêtes listes !

Mashup et tableaux de bord

Aaron sur Walking Paper réfléchit à l’utilisation des pages d’accueil personnalisées (genre Netvibes ou Google ig) pour les bibliothécaires.

Dans l’idéal, on devrait pouvoir avoir d’un seul coup d’oeil les documents les plus empruntés, le nombre d’inscriptions, des stats de consultation du site web, le calendrier des réunions, … Ca pourrait constituer un genre de tableau de bord carrément performant sur l’activité de la bibliothèque. Evidemment, cet idéal ne sera accessible que le jour où nos sigb supporteront nativement xml et rss, mais bon…

En attendant, on peut toujours aller voir des mix d’applications (on dit mashup quand on est dans la hype) sur Web2.0 Mashup Matrix, une grille qui recense les expériences réalisées en croisant par applis et services du web2.0.


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